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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:15

Dans la matinée du 12 février 2017, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a procédé depuis la base de Banghyon à un tir de missile balistique, considéré comme étant de moyenne portée par les experts américains et sud-coréens. La RPD de Corée a procédé à huit tirs de missile de moyenne portée en 2016. Il s'agit du premier tir de missile balistique depuis l'entrée en fonctions,  le 20 janvier 2017, du Président américain Donald Trump, qui reçoit actuellement le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Ce tir intervient par ailleurs à quelques jours de la célébration du 75e anniversaire de la naissance du Dirigeant Kim Jong-il, le 16 février prochain.

Missile nord-coréen à portée intermédiaire sur son véhicule TEL (tracteur-élévateur-lanceur) pendant une parade militaire à Pyongyang

Missile nord-coréen à portée intermédiaire sur son véhicule TEL (tracteur-élévateur-lanceur) pendant une parade militaire à Pyongyang

Comme les précédents tirs de missile ou lancements de satellite par la RPD de Corée, qui contreviennent aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et étaient déjà souvent intervenus à la veille de dates anniversaires de la RPD de Corée, la dernière initiative de Pyongyang a soulevé de vives protestations des administrations conservatrices en fonctions à Séoul et Tokyo, soutenues sans réserves par l'administration américaine. De ce point de vue, Donald Trump - qui a déclaré être "à 100 %" derrière le Japon - s'inscrit dans la continuité de son prédécesseur Barack Obama. Mais pouvait-il faire autrement, alors qu'il reçoit en ce moment même Shinzo Abe ? Enfin, contrairement à ce que d'aucuns observateurs avaient envisagé, l'administration Trump n'a ni procédé à l'interception du missile nord-coréen, ni procédé à des frappes en RPDC sur la base de lancement.

Plusieurs interrogations se posent néanmoins. D'une part, quelle est la nature exacte du tir de missile nord-coréen ? D'autre part, pourrait-il  y avoir de nouvelles sanctions contre la RPD de Corée, ainsi qu'une intensification des exercices militaires américano-sud-coréens (qui reprendront dans quelques semaines) et une accélération du déploiement en Corée du Sud du système américain de missiles antimissile THAAD ?

En réponse à la première question, les experts américains et sud-coréens estiment à ce stade - en l'absence par ailleurs de réaction officielle nord-coréenne - qu'il s'agit d'un nouveau tir de missile de moyenne portée, et non du lancement d'un missile balistique intercontinental (acronyme anglais : ICBM), comme attendu après le discours de Nouvel An du Maréchal Kim Jong-un. Des missiles avaient été repérés par les Occidentaux depuis plusieurs semaines sur leur rampe de lancement ; les militaires sud-coréens avaient estimé, dans un premier temps, qu'il s'agissait d'ICBM, avant de se rétracter en déclarant qu'il s'agissait de missiles de moyenne portée.

Selon l'agence sud-coréenne Yonhap, il s'agirait d'une version améliorée d'un missile de moyenne portée de type Rodong, qui aurait parcouru 500 kilomètres avant de tomber en mer de l'Est - soit 100 kilomètres de plus que les Rodong. Par ailleurs, l'altitude de vol aurait diminué de 1 400 à 550 kilomètres, traduisant un progrès dans la technologie balistique en ce qui concerne la poussée du moteur et le poids de l'engin.

Outre l'intérêt militaire scientifique pour la RPD de Corée de procéder à ce nouveau lancement, le moment retenu semble indiquer une volonté de tester la réaction de l'administration Trump. Cette manière de faire, consistant à agir en premier en prenant une initiative contraire à la volonté des Etats-Unis et de leurs alliés, n'est pas nouvelle pour Pyongyang, qui entend ainsi créer un rapport de forces avant d'éventuelles négociations.

Le pari n'est pas sans risques, puisque ce tir de moyenne portée (s'il est bien confirmé qu'il s'agit d'un tir de moyenne portée) pourrait entraîner, contrairement aux précédents tirs de ce type, l'adoption par le Conseil de sécurité d'une nouvelle résolution alourdissant les sanctions internationales contre Pyongyang. Mais y aurait-il une unanimité en ce sens au sein du Conseil de sécurité, notamment de la part de la Chine et de la Russie, qui condamnent par ailleurs le déploiement de THAAD en Corée du Sud ? Alors que Moscou et Pékin ne se sont pas empressés de réagir à la dernière initiative nord-coréenne, Pyongyang teste sans doute autant la Chine et la Russie que les Etats-Unis de Donald Trump.

Sources :

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:25

Selon des informations provenant de l'armée sud-coréenne, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a installé sur des pas de tir mobiles deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM, qui appartiendraient à la classe KN-08, selon l'appellation américaine et sud-coréenne) d'une portée de 13 000 kilomètres, susceptibles d'atteindre le territoire américain. Si un tir intervenait, il serait dans la continuité des déclarations faites par le Président Kim Jong-un dans son discours de Nouvel An 2017, selon lesquelles « tant que les États-Unis et leurs suiveurs n'abandonneront pas leurs exercices de guerre », la RPDC « continuera de renforcer son potentiel d'autodéfense et sa capacité à mener une attaque préventive avec comme pivot ses forces nucléaires », tout en ayant alors précisé que « les tests d'un missile balistique intercontinental [étaient] en phase finale ».

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un en inspection militaire

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un en inspection militaire

Après avoir rendu compte en termes factuels de l'investiture du Président américain Donald Trump le 20 janvier 2017, le quotidien du Parti du travail de Corée (le Rodong Sinmun) a réaffirmé, ce 23 janvier, la ligne diplomatique nord-coréenne fondée sur le renforcement des capacités d'autodéfense afin de maintenir la pix et la sécurité dans la péninsule et en Asie du Nord-Est, faisant ainsi leurs le proverbe latin si vis pacem, para bellum ("si tu veux la paix, prépare la guerre") :

Notre politique étrangère constante pour sauvegarder la paix tant dans le monde que sur la péninsule coréenne est de renforcer de manière continue notre potentiel d'autodéfense et des frappes préventives basées sur la puissance nucléaire.

Dans ce contexte, la RPDC considère que le changement de présidence aux Etats-Unis ne change en rien son approche des questions de défense, marquées par la poursuite des manoeuvres militaires américano - sud-coréennes, la mise en place du système de missiles THAAD en Corée du Sud, ainsi que le déploiement par Séoul d'une unité spéciale, qui comptera 2 000 hommes en 2019, chargée de mener des opérations clandestines au Nord, notamment pour éliminer le dirigeant nord-coréen.

Le président américain Donald Trump avait déclaré, suite au discours de Nouvel An de Kim Jong-un, que jamais des ICBM nord-coréens n'atteindraient le territoire américain. En déclarant depuis qu'il entendait développer un bouclier antimissile (pour se prémunir, prétendument, d'initiatives de pays tels que la Corée du Nord et l'Iran), Donald Trump a, semble-t-il, précisé ses intentions en la matière, qui ne sont en fait que le recyclage de vieilles lunes de l'administration Obama.

Il y a en revanche une rupture avec l'administration démocrate sortante dans le rôle que le nouveau Président américain entend faire jouer à ses alliés, et en l'occurrence la Corée du Sud, pour qu'ils bénéficient du parapluie nucléaire et balistique américain. Comme l'a observé le Professeur émérite Moon Chung-in de l'Université Yonsei, dans un entretien donné au quotidien progressiste sud-coréen Hankyoreh, alors que Donald Trump est plus intéressé par la géo-économie (notamment en ce qui concerne les relations Chine-Etats-Unis) que par la géopolitique, le nouveau Président entend que la Corée du Sud renforce son effort de défense pour partager ce fardeau :

[Donald Trump] a un sens aigu que les Etats-Unis seraient le bienfaiteur et ses alliés les bénéficiaires. La question primordiale est dans quelle mesure l'ajustement du coût supporté conjointement par l'alliance américano-sud-coréenne doit être assuré par les deux parties. Il y a tout d'abord la question du partage du fardeau de la défense. La Corée du Sud consacre 2,4 % de son PIB aux dépenses militaires, et Trump pourrait demander de l'augmenter au niveau américain de 4,3 %. Se pose ensuite la question du partage du coût de la défense lié aux forces américaines [stationnées en Corée du Sud]. La Corée du Sud en prend en charge environ la moitié et Trump pourrait demander de porter cette part à 100 %. Ces ajustements pourraient être rendus plus difficiles par une résistance en Corée du Sud.

Le pari nord-coréen est visiblement de pousser Donald Trump à négocier, comme Pyongyang l'a fait précédemment avec d'autres administrations américaines. Ce pari est audacieux, sinon risqué, puisque si la Corée du Nord a pu poursuivre son programme nucléaire et balistique en dépit des sanctions internationales, celles-ci pèsent fortement sur l'économie nationale, tout en ayant évité jusqu'à présent que les tensions inhérentes au cycle des sanctions et des initiatives militaires nord-coréennes ne conduisent à un affrontement direct. La conviction des dirigeants nord-coréens est cependant qu'il n'y a pas d'autre possibilité, face aux Etats-Unis qui n'ont manifesté aucune volonté sincère de dialogue, pour dissuader d'une attaque militaire telle qu'elle a été menée par les Américains et leurs alliés dans d'autres parties du monde, et rouvrir un cycle de dialogue dans une position plus favorable - ce qui est en soi cohérent avec la logique de poursuite de l'effort militaire dans un conflit lorsque s'ouvrent des perspectives de dialogue, afin d'ouvrir ces négociations dans la situation la plus favorable sur le terrain militaire.

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 13:37

Alors que le président américain élu Donald Trump doit entrer en fonctions le 20 janvier 2017, une escalade verbale a été observée entre le nouveau numéro un américain et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ; alors que le discours de Nouvel An du Président Kim Jong-un a affirmé que la RPDC envisageait un test de missile balistique intercontinental (donc susceptible d'atteindre le territoire américain), avant que les autorités nord-coréennes précisent que cet essai pouvait intervenir à tout moment, Donald Trump a déclaré, dans deux tweets, d'une part, que "cela n'arriverait pas", et d'autre part a blâmé la Chine pour son absence de soutien, selon lui, sur le dossier coréen. Décryptage.

Comment interpréter l'escalade verbale entre la Corée du Nord et Donald Trump ?

Tout d'abord, il convient de resituer dans leur contexte les propos nord-coréens : Pyongyang a toujours affirmé que, face à la position américaine consistant à refuser tout dialogue sur la question nucléaire, la Corée du Nord n'avait d'autre choix que de se doter d'un potentiel de dissuasion nucléaire - accompagné de capacités balistiques crédibles. Si la RPD de Corée a réussi à mettre sur orbite des satellites, la technologie balistique militaire est sensiblement différente (quoi que prétendent les Etats-Unis en parlant de tests de missile "déguisés") et elle n'a pas encore procédé à un lancement réussi de missile balistique intercontinental (ICBM). Un tel essai s'inscrirait donc dans la continuité du programme balistique nord-coréen poursuivi depuis des années.

S'agissant du Président américain Donald Trump, ses propos ont fait couler beaucoup d'encre : comment envisage-t-il d'empêcher la Corée du Nord de procéder à un lancement d'ICBM ? Compte-t-il, comme ses détracteurs lui en prêtent l'intention, procéder à des frappes militaires sur le site de lancement en Corée du Nord, ou encore intercepter l'ICBM en vol ? Donald Trump ne le dit pas. Or une frappe militaire entraînerait de probables représailles nord-coréennes, tandis que l'interception d'un ICBM en plein vol est une opération technologique complexe - qui pourrait échouer.

Ou bien Donald Trump envisage-t-il de dialoguer, directement avec la Corée du Nord ou multilatéralement (en impliquant les Chinois) ? Sa critique constante de la politique économique extérieure chinoise, associée la puissance du lobby pro-Taïwan dans son entourage, ne plaide pas a priori en faveur d'un tel scénario. Par ailleurs, agir en Corée du Nord sans consultation de la Chine serait une faute diplomatique.

La vérité est qu'il y a loin entre la posture et les déclarations, d'une part, et les actes, d'autre part, et qu'il faut être prudent à ne pas surinterpréter des réactions exprimées "à chaud" sur un compte personnel : il y a une administration présidentielle et des parlementaires dont Donald Trump devra tenir compte, avant de gloser sur ses intentions - même si, à ce jour, l'hypothèse d'un dialogue direct avec Kim Jong-un (qu'il avait avancée pendant sa campagne électorale) a visiblement du plomb dans l'aile.

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 12:27

La désinformation sur la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ne doit rien au hasard : poursuivant des méthodes élaborées pendant la guerre froide, des fonds publics américains ou sud-coréens financent des officines dont le but est de produire des fausses informations à destination des médias. Dans le cas de la Corée du Nord, la ficelle est particulièrement énorme, mais elle marche sur un public occidental peu familier de l'Asie, et a fortiori de la Corée du Nord, comme le montre le chercheur russe Konstantin Asmolov dans un article traduit en français par Diane Gilliard pour New Eastern Outlook, paru sur le site Internet Le Saker francophone, et que nous reproduisons ci-après, après un précédent article de Konstantin Asmolov traduit par Diane Gilliard reproduit dans nos colonnes le 30 novembre 2016, sur la responsabilité des Etats-Unis dans le développement du programme nucléaire nord-coréen.

Corée du Nord : Comment Radio Free Asia a diffusé la série complète d’histoires à dormir debout
Par Konstantin Asmolov – le 26 novembre 2016 – Source New Eastern Outlook

Récemment, une organisation comme Radio Free Asia s’est hissée de manière magistrale au sommet de la liste des auteurs à l’origine de bobards. Cette entité à but non lucratif a son siège aux États-Unis et, théoriquement, occupe la même place que Radio Free Europe / Radio Liberty pendant la Guerre froide. Cependant, comme l’auteur a vécu à une époque où les émissions de Radio Liberty devaient être écoutées plus comme des «voix interdites ou prohibées», il a l’occasion de comparer la qualité et la fiabilité de l’information diffusée par les deux stations de radio. Bien que l’on puisse penser, après les informations sur les coupes de cheveux obligatoires à la Kim Jong-un ou sur la distribution de drogues aux ouvriers construisant des bâtiments nationaux importants économiquement, qu’il soit difficile de trouver quelque chose de plus odieux, l’autre jour, Radio Free Asia a réussi à se surpasser.

Voici une nouvelle info à sensation : le 28 août, le sarcasme a été interdit en Corée du Nord. Pendant les réunions massives d’ouvriers mourant de faim et réprimés, on leur dit que la satire ou le sarcasme, dans des discussions concernant les autorités nord-coréennes, seraient considérées comme un «acte d’hostilité», semblable à de la calomnie. Par exemple, des mots comme «C’est encore une embrouille américaine», que les Coréens utilisent seulement pour plaisanter sur la tendance de leur gouvernement à accuser le Département d’État des États-Unis pour tous leurs problèmes, ont été également interdits. En plus, la phrase «idiot, qui ne voit pas le monde qui nous entoure» avait été prohibée, car elle peut se référer au gouvernement du pays. Ceci a été largement dû au fait que des graffitis sur des murs de Pyongyang et dans d’autres villes contiennent beaucoup de telles expressions. C’est la manière dont le public manifeste son mécontentement croissant à l’égard des autorités, en dépit du fait que celles-ci ont toujours recouvert les graffitis de peinture pour empêcher les slogans de se répandre.

Comme d’habitude, une source anonyme des provinces nord-coréennes de Ryanggangdo et Chagangdo, dans l’arrière-pays pauvre et inaccessible, était à l’origine de la nouvelle à sensation. C’est d’ailleurs très pratique, puisque la vérification de l’existence de la source se heurte à de nombreux obstacles.

L’information a été reprise par plusieurs tabloïds, y compris le Sun, et ensuite elle suit mécaniquement le même chemin que la célèbre information sur l’exécution de Jang Song-taek en le faisant dévorer par une meute de chiens affamés. D’abord les tabloïds reprennent le message de RFA, puis les plus petits tabloïds le diffusent eux aussi et, au bout d’une chaîne de reprises, l’information devient plus raffinée et est encore retouchée. À la fin, la source originelle de l’information est inconnue, ayant été omise intentionnellement ou non.

Ce n’est cependant pas le premier tuyau de poêle de ce genre. Au cours des derniers mois, RFA a franchi d’importantes étapes pour remporter le titre de champion toutes catégories des histoires à dormir debout.

Le 10 juin, «il s’est avéré» que sous le couvert de Coréens du Nord sortant du pays pour travailler et gagner un peu de monnaie étrangère, la RPDC envoie des troupes au Moyen-Orient et que leur nombre a augmenté de manière importante ces deux… trois dernières années. C’est dû au fait que l’armée n’a pas besoin de payer de salaire aux soldats, et ils sont plus faciles à contrôler, puisqu’ils obéissent à des commandements militaires. En 2010, il y avait jusqu’à 70 personnes, mais comme il est suggéré ici, leur nombre a significativement augmenté depuis lors. D’ailleurs, avant d’être envoyés au Moyen-Orient, les militaires laissent pousser leurs cheveux pour ressembler à des civils. Donc si vous voyez quelqu’un qui ne ressemble pas à un soldat, ne vous y trompez pas, son apparence pourrait avoir été modifiée à dessein !

Le 17 juillet, la RFA a rapporté, citant Asia Press International comme sa source, que toutes les photos appartenant aux membres de la famille de Kim avaient été retirées des manuels scolaires pour ne pas laisser les enfants dessiner par dessus.

Il se trouve que leurs sources avaient obtenu 75 types de livres différents sans portraits de Kim Il Sung, Kim Jong Il ou Kim Jong-un. La RFA a été muette sur le fait que de tels portraits ne pouvaient pas se trouver dans des manuels de mathématiques, par exemple ; et que le niveau de la tendances au culte de la personnalité envers Kim est différent de ce que l’on dit sur lui, qui est souvent diabolisé. Et le bobard affirmant que «tout le monde est invité à adopter la même coupe de cheveux que le leader» vient de cette tendance.

Le 15 juillet, on nous a parlé de l’attaque des «forces de la résistance» contre la patrouille frontalière – un soldat a été tué, un autre gravement blessé. La source a dit que les soldats ont été arrosés de pierres, et qu’ils se sont enfuis, oubliant leurs munitions.

Le 10 août, la RFA a fait un reportage sur la famine et les troubles au sein de l’armée de Corée du Nord, où les soldats ne sont nourris qu’avec de la soupe liquide, sans viande : la raison en est la corruption généralisée et le vol parmi les officiers.

Le 26 septembre, on nous a parlé de l’exode massif des habitants du nord vivant dans les zones frontalières de la Corée du Sud, où il y a eu de graves inondations. Comment ils ont réussi à s’échapper à travers tout le pays (les inondations ont touché les régions du nord) et pourquoi cette information n’est pas apparue dans les médias de Corée du Sud reste obscur. Cependant, Free Asia sait mieux. Il s’avère que l’exode de masse est intervenu après que le système de barbelés surveillant la frontière et les passages a été endommagé par les inondations. Aujourd’hui, la région est soumise à des inspections spéciales et des interrogatoires, qui ne se limitent pas uniquement aux questions relatives au contrôle de la frontière, mais aussi à la suppression de l’usage des téléphones mobiles ou au fait que les habitants regardent des films et des séries télévisées sud-coréennes.

Le 5 octobre, se référant au rapport sur l’état du réseau à haut débit présenté par l’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’UNESCO, Free Asia a rapporté que le taux d’utilisation d’Internet par les Coréens du Nord est inférieur à 1%, ce qui correspond à la République de Nauru, située dans l’île corallienne du même nom, dans le Pacifique occidental, dont il est connu qu’elle n’était pas incluse dans le rapport et que les méthodes de calcul elles-mêmes sont discutables.

Enfin, le 14 novembre, RFA a rapporté que la RPDC a lancé une campagne de collecte de feuilles d’aluminium, pour les utiliser dans la fabrication de filets de camouflage. Même les écoliers auraient pris part à la collecte de ce «matériel stratégique», recherchant des paquets de cigarettes vides fabriqués avec des feuilles d’aluminium. Selon les sources de l’émission de radio, les feuilles sont utilisées pour fabriquer des filets de camouflage qui interfèrent avec les satellites espions américains. Les autorités ont pressé les citoyens de soutenir les forces armées nationales et de collecter des feuilles, qu’elles nomment un «matériel stratégique». L’auteur admire l’habileté des propagandistes à faire exploser le mème Internet à propos des «chapeaux en feuilles d’étain» utilisés par un grand nombre de théoriciens du complot pour contrer les «armes psychotroniques».

Bon, on ne peut que souhaiter à Radio Free Asia un succès continu dans la diffusion ce genre d’histoires à dormir debout. L’auteur a hâte d’obtenir l’«information» que la Corée du Nord a tué tous les phoques pour la cinquième fois ou sacrifié des enfants en masse au serpent-crapaud géant. Dans l’ensemble, c’est la Corée du Nord, un lugubre régime tyrannique. Comment peut-on être sûr à 100% qu’il n’y a pas de serpent-crapaud ?

L’auteur a déjà écrit auparavant qu’il est grand temps pour la Corée du Nord de modifier sa propagande, car son style anachronique conduit à des contradictions ou à des déclarations sur la situation actuelle, qui réfutent le point de vue de l’ennemi, conduisant à une réaction contraire à celle attendue parmi l’auditoire européen ou russophone. Néanmoins, il semble que Radio Free Asia et d’autres médias propagandistes similaires se sont fixé pour tâche de rattraper les Nord-Coréens dans l’odieux et l’extravagant. Au point qu’à l’avenir, peut-être, cette diabolisation à outrance cessera d’être efficace.

Konstantin Asmolov, docteur en Histoire, premier chercheur associé au Centre d’études coréennes de l’Institut pour les études sur l’Extrême-Orient de l’Académie des sciences de Russie, exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Nadine pour le Saker francophone

Source :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Corée et médias Relations Etats-Unis-Corée
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 19:00

Il aurait fallu près de trois mois pour que les Etats membres du Conseil de sécurité des Nations Unies (au premier rang desquels les Etats-Unis et la Chine) se mettent d'accord, le 30 novembre 2016, sur une nouvelle résolution renforçant les sanctions contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), suite à l'essai nucléaire nord-coréen du 9 septembre 2016. L'Association d'amitié franco-coréenne déplore vivement une logique d'escalade des tensions, alors que les politiques de sanctions ont montré leur inefficacité quant à l'objectif de bloquer le développement des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, mais frappent en revanche les populations les plus fragiles.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a encore renforcé les sanctions contre la Corée du Nord

Une fois encore, ce sont les sanctions économiques - sans lien avec les programmes militaires et balistiques - qui sont renforcées, dans l'objectif d'une asphyxie de la RPD de Corée et d'un effondrement du régime nord-coréen, conformément à l'idéologie néo-conservatrice : plafonnement des exportations de charbon nord-coréennes vers la Chine (soit une perte de revenus annuelle pour la RPDC estimée à 700 millions de dollars), interdiction d'exportation de plusieurs minerais (cuivre, zinc, nickel), des hélicoptères et des statues, ces dernières constituant l'un des domaines d'excellence de la RPDC.

La liste noire des personnes, administrations et entreprises (gel d’avoirs et interdiction de voyager), ciblées car en lien supposé avec les programmes nucléaire et balistique, comprend 21 nouveaux noms.

La liste des produits de luxe interdits d'exportation vers la Corée du Nord est complétée par les tapis et la vaisselle dite "de luxe", ainsi que par 18 produits ou technologie à usage dual (c'est-à-dire pouvant être utilisés à des fins civiles ou militaires).

Enfin, en méconnaissance du respect de la souveraineté diplomatique des Etats, la résolution jette la suspicion sur chaque diplomate nord-coréen, en entendant limiter la taille des représentations diplomatiques nord-coréennes à l'étranger et en interdisant aux diplomates de la RPD de Corée de détenir plus d'un compte bancaire.

Principale source :

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 13:28

Chercheur associé au Centre d’études coréennes de l’Institut pour les études sur l’Extrême-Orient de l’Académie des sciences de Russie, Konstantin Asmolov est un des meilleurs spécialistes de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et, plus largement, des questions coréennes, dont l'Association d'amitié franco-coréenne a déjà traduit certaines articles (notamment sur l'affaire des mines, qui avait provoqué un bras-de-fer intercoréen en août 2015). Nous publions ci-après la traduction en français d'un article de Konstantin Asmolov pour New Eastern Outlook, parue sur le site Internet Le Saker francophone. Nous remercions la traductrice Diane Gilliard, qui a signalé cet article sur la page Facebook de l'Association d'amitié franco-coréenne  pour qu'il soit reproduit sur le site Internet de l'AAFC : il analyse et met en perspective les démarches américaines faisant pression sur la République populaire de Chine pour que la RPD de Corée abandonne son programme nucléaire militaire, pourtant développé en réaction à la politique anti-RPDC de Washington. 

USA-Chine : qui est responsable du développement du programme des armes nucléaires de la Corée du Nord ?

par Konstantin Asmolov

New Eastern Outlook - 15 novembre 2016

 

Les annonces de la Corée du Nord sur l’achèvement de son programme de développement d’armes nucléaires ont fait exploser les discussions sur «qui est responsable». Plus précisément, cela concerne qui est prioritairement responsable de l’escalade de la situation au niveau actuel. Dans le contexte d’une opposition croissante entre les États-Unis et la Chine, c’est Beijing qui est maintenant accusé, les accusations allant de «n’a rien fait, alors qu’il le pouvait» à «a apporté une aide active».

Commençons par les déclarations de la candidate à la présidence des États-Unis, Hillary Clinton. Le 13 octobre 2016, lors d’une conférence devant des responsables de Goldman Sachs, Hillary Clinton a souligné que l’Armée de libération chinoise est le principal soutien de la Corée du Nord. C’est à ce moment qu’elle a déclaré sa position : si Beijing n’est pas en mesure d’empêcher la Corée du Nord de construire un missile balistique intercontinental capable de transporter des armes nucléaires, les États-Unis peuvent encercler la Chine avec des systèmes de défense antimissile et des bases navales.

Sankei Shimbun (un quotidien japonais) cite le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter: «La Chine est la première responsable des actions présentes de la Corée du Nord. Elle couvre le comportement dangereux de ce pays.» Il suggère aux lecteurs que Beijing est engagé dans un complot évident. Poussant jusqu’au bout la critique de Washington pour sa politique de grande puissance, il a décidé de répondre de cette manière. Comme preuve, le journal japonais se réfère à Chosun Ilbo [un quotidien sud-coréen, NdT], qui a rapporté que, selon un ancien employé de l’Agence de renseignement de la défense des États-Unis, Bruce Vector, dont l’opinion a été publiée le 1er septembre, la fusée nord-coréenne est une copie exacte du missile balistique à gaz propulseur à deux étages chinois Tszyuylan-1, conçu pour être placé sur des sous-marins.

Alors qu’il donnait une conférence à l’Université nationale de Séoul, le secrétaire adjoint au Département d’État américain, Tony Blinken, a aussi annoncé qu’on ne peut pas parler de l’économie nord-coréenne sans mentionner la Chine. Pyongyang dépend totalement de la coopération avec Beijing, donc la Chine est particulièrement responsable de la mise en place de sanctions contre la Corée du Nord.

Le but de ces accusations est de forcer la Chine à être «plus constructive». Pendant ce temps, les politiciens chinois déclarent constamment que le problème nucléaire dans la péninsule de Corée n’est pas provoquée par les actes de Beijing et que la Chine ne peut pas agiter une baguette magique et résoudre la situation. Les racines du problème émanent des conflits entre les États-Unis et la Corée du Nord, et c’est l’Amérique qui devrait faire preuve d’une approche constructive. Le 12 septembre 2016, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a noté que le cœur du problème nucléaire sur la péninsule de Corée, réside dans le conflit entre les États-Unis et la Corée du Nord et que c’est l’Amérique qui devrait en assumer la responsabilité. «Nous appelons une fois encore toutes les parties à examiner la situation générale, à agir avec prudence afin d’éviter les provocations réciproques, ainsi qu’à promouvoir conjointement la dénucléarisation et à faire de réels efforts pour atteindre la paix et la stabilité dans la péninsule de Corée», a dit le diplomate chinois, notant que la situation actuelle témoigne de l’importance et de l’urgence véritables à revenir aux négociations à six, aussitôt que possible.

Le 14 septembre 2016, des suggestions américaines que la Chine devrait participer activement à l’isolement de la Corée du Nord ont été rejetées dans le Quotidien du peuple chinois (Renmin Ribao). Le journal déclare que la responsabilité principale de la situation actuelle ne peut pas être imputée à la Corée du Nord, mais aux États-Unis. Le 21 septembre, dans son discours aux Nations unies, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, n’a pas non plus mentionné les sanctions.

Le 2 novembre 2016, Hua Chunying [la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, NdT] a annoncé une fois de plus qu’il n’est pas possible de parvenir à la solution fondamentale du problème nucléaire dans la péninsule de Corée, uniquement par des sanctions et des pressions. Commentant la récente réunion des chefs des délégations des États-Unis et de la République de Corée lors des négociations à six, pendant lesquelles il y a eu des appels répétés à renforcer les sanctions et à augmenter la pression contre la Corée du Nord dans l’espoir que la nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU introduirait des restrictions forcées des exportations de charbon nord-coréennes, Hua Chunying a dit que le Conseil de sécurité de l’ONU examinait et discutait du problème nucléaire nord-coréen. Cependant, une part importante de la résolution 2270 du Conseil de sécurité fait référence à la nécessité de reprendre les négociations à six et de chercher à réduire la tension en Asie du Nord-Est par des moyens politiques et diplomatiques. C’est ainsi qu’une solution sensée au problème nucléaire nord-coréen peut être trouvée.

Deux jours plus tard, le 4 novembre, elle a déclaré que le déploiement du système de défense antimissile américain sur la péninsule de Corée ruinerait l’équilibre stratégique des forces dans la région, et que Beijing se réserve le droit de prendre les mesures nécessaires pour préserver sa propre sécurité. Les actes des États-Unis vont à l’encontre des efforts déployés pour assurer la paix et la stabilité sur la péninsule de Corée, a dit Hua Chunying, appelant les parties concernées à prendre en compte les préoccupations légitimes de la Chine.

Le cœur de la politique chinoise est à la fois la question THAAD [Terminal High Altitude Area Defense, système de missiles antibalistiques américain, NdT] (vue par la Chine comme visant à contenir ses capacités en missiles) et la perception plus large que les préparatifs militaires étasuniens contre la Corée du Nord sont en fait dirigés contre la Chine. Résultat, en dépit d’un grand nombre de différences importantes entre les pays, les relations entre Beijing et Pyongyang sont fondées sur le principe «l’ennemi de mon ennemi est mon ami». Il est plus facile de soutenir la Corée du Nord, que de risquer davantage de conséquences graves qui pourraient se produire si elle était trop durement mise sous pression. La volonté de la Chine d’enquêter sur les liens illégaux entre un grand nombre d’entreprises chinoises et la Corée du Nord montre que «la fenêtre n’est pas totalement close» et peut être vue comme une tentative d’affaiblir les efforts des États-Unis d’imposer des sanctions contre les sociétés chinoises qui font des affaires légales avec la Corée du Nord.

La Chine et la Corée du Nord étendent en même temps leur coopération économique, malgré les effets des sanctions internationales. Selon le journal Rodong Sinmun, la troisième rencontre de la Commission intergouvernementale de Corée du Nord et de Chine, où les questions frontalières ont été discutées, s’est tenue à Pyongyang le 25 octobre. La partie chinoise était dirigée par Liu Zhenmin, et la nord-coréenne par le vice-ministre des Affaires étrangères Pak Myong-guk. La discussion a porté sur l’organisation d’un nouveau passage de la frontière, puisqu’un pont entre la ville de Sinuiju (en Corée du Nord) et la ville de Junchun (en Chine) a été construit en septembre. En outre, un pont sera ouvert entre Sinuiju et Dandong (en Chine) dans un proche avenir.

Par ailleurs, le chiffre d’affaires entre la Corée du Nord et la Chine, au troisième trimestre de cette année, a augmenté de 3,4% par rapport à la même période de l’an dernier. Les Chinois construisent de nouveaux entrepôts et des bureaux dans la zone économique spéciale de Rason, ce qui signifie un afflux d’investissements. L’importation en Chine de voitures en provenance de Corée du Nord a fortement augmenté.

L’importation de riz chinois a également augmenté. Selon l’administration chinoise des douanes, en septembre 2016, 18 477 tonnes de céréales ont été livrées par la Chine à la Corée du Nord. C’est 2,7 fois plus qu’en août et six fois plus qu’en septembre dernier. Ce mois-là, 16 000 tonnes de riz ont été importées (2 000 tonnes de plus qu’en janvier et août). Bien que les experts sud-coréens expliquent ce fait par la décision du gouvernement de Corée du Nord de stabiliser les prix du riz, puisque les stocks ont baissé l’an dernier, tout fait lié à la Corée du Nord a été considéré exclusivement comme le signe d’une famine imminente et d’un effondrement en cours depuis un certain temps.

De manière générale, tandis qu’une partie accuse l’autre et fourbit ses armes, l’autre cherche des manières de résoudre le problème, ce qui montre clairement qui pourrait encourager le dialogue, mais ne veut pas le faire.

 

Konstantin Asmolov, docteur en Histoire, premier chercheur associé au Centre d’études coréennes de l’Institut pour les études sur l’Extrême-Orient de l’Académie des sciences de Russie, exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Nadine pour le Saker francophone

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 01:51

Alors que la future administration du président élu des États-Unis Donald Trump se met peu à peu en place, le ministère des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a publié le 21 novembre 2016 un mémorandum rappelant le contexte et les raisons du renforcement des capacités nucléaires et balistiques nord-coréennes au cours des dernières années. Ce mémorandum constitue un véritable réquisitoire contre la politique dite de patience stratégique vis-à-vis de la Corée du Nord, suivie par l'administration du président américain Barack Obama, en particulier au cours de son second mandat. Au vu de l'objectif poursuivi - l'abandon des programmes nucléaire et balistique de la RPDC - la politique des États-Unis a été un échec total. Le document du ministère des Affaires étrangères de la RPDC est donc aussi un appel lancé à la future administration Trump, qui entrera en fonction le 20 janvier 2017, pour qu'elle renonce aux trois axes de la politique de l'administration Obama à l'égard de la Corée du Nord : isolement politique, pression militaire et blocus économique. L'Association d'amitié franco-coréenne propose ci-après la traduction française du texte intégral de ce mémorandum, réalisée à partir de sa version anglaise.

Le renforcement par la RPDC de ses forces nucléaires est un choix justifié par sa propre défense face aux actes extrêmes des États-Unis visant à l'étouffer

Mémorandum du ministère des Affaires étrangères de la RPDC

21 novembre 2016

Cinq années ont passé depuis que la RPDC, après avoir perdu son grand dirigeant, s'est engagée dans une confrontation totale avec les impérialistes des États-Unis pour contrecarrer leur actions toujours plus hostiles et leur menace nucléaire croissante contre elle.

Le peuple de la RPDC s'est lancé dans la lutte pour mettre en œuvre les volontés du grand dirigeant le Camarade Kim Jong-il, surmontant la peine et le chagrin de l'avoir perdu. Les États-Unis ont utilisé toutes les sortes de moyens et de méthodes en prenant des mesures brutales pour freiner les progrès de la RPDC et ont essayé de saisir l'opportunité de l'étouffer.

Toutefois, la politique hostile et la menace nucléaire anachroniques appliquées par les États-Unis avec une imprudence jamais vue à l'égard de la RPDC n'ont fait que provoquer les contre-mesures justes et justifiées qu'elle a prises pour son autodéfense et ont abouti à un échec complet et total.

Le ministère des Affaires étrangères de la RPDC publie ce mémorandum pour exposer les actes criminels des États-Unis qui ont poussé la RPDC à renforcer ses forces nucléaires, en accomplissant des actes hostiles de manière ininterrompue à son encontre après qu'elle a subi la plus grande perte pour le pays.

1. Les manœuvres hostiles odieuses contre la RPDC, destinées à l'étouffer politiquement et à abattre son système

Depuis l'année 2012, peu après le décès du grand dirigeant le Camarade Kim Jong-il, les États-Unis ont commencé à poursuivre ouvertement l'objectif d'étouffer politiquement la RPDC et de renverser son système par tous les moyens.

Des remarques bruyantes niant le gouvernement, le système et la politique de la RPDC ont été faites par de hauts responsables des États-Unis et Obama lui-même n'a cessé d'accumuler les calomnies et critiques malveillantes à l'égard de la RPDC lors de ses apparitions publiques.

La gravité des manœuvres hostiles des États-Unis contre la RPDC tient au fait qu'elles sont devenues extrêmement imprudentes et dangereuses comme lorsqu'elles visent la direction suprême de notre révolution.

L'administration Obama a osé diffamer la dignité suprême de la RPDC dans le prolongement des calomnies malveillantes à l'égard de celle-ci. C'est le plus grave de tous les péchés, lequel ne peut être pardonné pour l'éternité.

Cela révèle complètement la vraie nature de la politique de « patience stratégique » poursuivie par l'administration Obama, laquelle n'est rien d'autre qu'une politique agressive et odieuse de « suffocation stratégique » à l'égard de la RPDC.

En même temps, le tapage fait depuis longtemps par les États-Unis contre la RPDC au sujet des « droits de l'homme » a grandi dangereusement, allant jusqu'à une tentative de mettre en pratique leur ambition sauvage de renverser le système de la RPDC.

Les États-Unis sont allés si loin qu'ils ont violé les principes de base des lois internationales et abandonné leur dignité de superpuissance en plaidant auprès d'autres pays pour que la pression soit mise sur la RPDC en diminuant ou en rompant les relations avec elle.

Le caractère choquant des actes politiques hostiles des États-Unis contre la RPDC est illustré par la liste d'événements suivante :

- Le 25 mars 2012, Obama a vociféré à propos de l'« isolement » de la RPDC tout en condamnant le renforcement de sa force de dissuasion nucléaire.

- En juin 2012, l'envoyé spécial des États-Unis pour la question des droits de l'homme en Corée du Nord a révélé que des fonds étaient accordés par le Département d'État aux entités médiatiques anti-RPDC.

- Le 16 août 2012, Obama a signé le « North Korea Human Rights Reauthorization Act ».

- De mars à juin 2013, le Département d'État américain a publié le « International Narcotics Control Strategy Report », le « DPRK Human Rights Report », le « International Religious Freedom Report » et le « Trafficking in Persons Report » pour intensifier sa condamnation de la RPDC à partir d'informations et d'allégations sans fondement ou fabriquées.

- Le 17 janvier 2014, Obama a signé le « Appreciation Act » pour l'année fiscale 2014, lequel alloue des fonds importants au tapage anti-RPDC au sujet des « droits de l'homme ».

- Le 26 février 2014, le secrétaire d'État américain Kerry, lors d'un entretien accordé à la presse, a qualifié la RPDC d'« endroit maudit » et a déclaré qu'elle devrait « être tenue pour responsable ».

- Le 15 avril 2014, le Département d'État américain a officiellement annoncé accorder des fonds aux groupes de « droits de l'homme » anti-RPDC.

- Du 23 au 26 avril 2014, pendant sa visite au Japon et en Corée du Sud, Obama a critiqué la RPDC comme « pire violateur des droits de l'homme ».

- Le 23 septembre 2014, le secrétaire d'État américain Kerry a personnellement appelé à la tenue d'une « réunion de haut niveau sur les droits de l'homme en Corée du Nord » à New York et a suscité une atmosphère de pression à l'encontre de la RPDC.

- Le 18 novembre 2014, une « résolution sur les droits de l'homme » anti-RPDC a été adoptée de manière coercitive lors de la réunion de la Troisième Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, à l'instigation des États-Unis.

- Le 22 décembre 2014, les États-Unis ont fait pression pour que se tienne une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, avec à l'ordre du jour la « situation des droits de l'homme » en RPDC.

- Le 22 janvier 2015, Obama a fait des remarques malveillantes au sujet de l'« effondrement » de la RPDC au cours d'une interview.

- Du 17 au 18 mai 2015, pendant sa visite en Corée du Sud, le secrétaire d'État américain Kerry a provoqué la direction suprême de la RPDC en évoquant son « dangereux mépris pour les droits de l'homme » et les « plus monstrueux exemples ».

- Le 10 décembre 2015, les États-Unis ont inscrit la « situation des droits de l'homme » en RPDC à l'ordre du jour du Conseil de sécurité des Nations unies, en abusant de leur présidence du Conseil.

- Le 18 février 2016, Obama a signé le « North Korea Sanctions and Policy Enhancement Act of 2016 » incluant des moyens de guerre psychologique et une offensive sur les « droits de l'homme » contre la RPDC visant à la désintégrer de l'intérieur.

- Le 6 juillet 2016, le Département d'État américain a publié un rapport, dans la ligne du « North Korea Sanctions and Policy Enhancement Act of 2016 », contenant des remarques impudentes au sujet de la direction suprême de la RPDC tout en condamnant avec malveillance le pays.

- Le 20 septembre 2016, Obama a qualifié la RPDC de « désert » dans son discours à la 71e session de l'Assemblée générale des Nations unies.

- Le 12 octobre 2016, le secrétaire d'État assistant américain pour l'Asie de l'Est et le Pacifique a fait des critiques véhémentes à l'égard de la direction suprême de la RPDC.

- Le 28 octobre 2016, pendant sa visite en Corée du Sud, le secrétaire d'État adjoint américain a condamné la politique du gouvernement de la RPDC comme étant « dangereuse et inhumaine ».

Les actes politiques d'hostilité commis par les États-Unis à l'encontre la RPDC depuis que son grand dirigeant est décédé ont bien été les plus malveillants, frénétiques et méprisables de tous les temps.

2. L'intensification d'une extrêmement dangereuse hostilité militaire, de la menace et du chantage nucléaires

Au cours des cinq dernières années, les États-Unis ont révélé leur intention de procéder à une frappe nucléaire préventive contre la RPDC et ont intensifié à une allure maximale leurs menaces militaires contre nous.

Les États-Unis ont constamment accru l'ampleur et l'intensité des exercices militaires conjoints d'agression qu'ils conduisent sur une base annuelle, créant une tension extrême dans la péninsule coréenne et amenant la situation au bord de la guerre nucléaire, mettant gravement en danger la paix et la sécurité de la région.

Si on prend l'exemple de l'exercice militaire conjoint Key Resolve, typique des exercices militaires menés conjointement par les États-Unis et les marionnettes sud-coréennes, 2 100 soldats américains y ont participé en 2012, mais les États-Unis n'ont cessé d'accroître le nombre de leurs soldats, qui étaient 3 500 en 2013, 5 200 en 2014 et 8 600 en 2015, et 27 000 soldats ont participé aux exercices militaires conjoints Key Resolve et Foal Eagle en 2016.

À côté des exercices militaires conjoints Key Resolve et Foal Eagle, les États-Unis ont conduit plus de quarante exercices militaires agressifs et provocateurs sous des noms divers et sur une base annuelle, dont l'exercice militaire conjoint Ulji Freedom Guardian, l'exercice aérien conjoint Max Thunder, l'exercice de débarquement conjoint Double Dragon, l'exercice naval multilatéral RIMPAC, et des exercices conjoints de frappe navale, impliquant les forces spéciales, à tirs réels, etc. Le nombre total de soldats que les États-Unis ont engagés dans ces exercices a dépassé 500 000.

Non seulement l'ampleur de ces exercices de guerre a augmenté, mais leur caractère, leur objectif et leur contenu est devenu de plus en plus provocateur et frénétique chaque année.

Les États-Unis, obsédés par leur ambition d'envahir la RPDC, ont déployé diverses sortes de moyens et équipements militaires modernes dans et autour de la péninsule coréenne et ont tenté de la menacer et d'exercer un chantage sur elle à l'aide d'armes nucléaires.

Depuis l'année 2012, les États-Unis ont constamment mené divers genres d'exercices militaires contre la RPDC, déployant leurs forces navales dans et autour de la péninsule coréenne, y compris les porte-avions nucléaires USS George Washington, USS Nimitz, USS Ronald Reagan, USS John C. Stennis, le navire amiral de la Septième flotte de la marine américaine USS Blue Ridge, les sous-marins nucléaires USS Ohio, USS San Francisco, USS Bremerton, USS Columbus, USS Olympia, USS North Carolina, USS Mississippi, le croiseur équipé du système Aegis USS Shiloh, les destroyers équipés du système Aegis USS Michael Murphy et USS Kidd, le destroyer équipé de missiles guidés USS Spruance, etc.

De plus, les États-Unis ont fait venir à Guam des bombardiers nucléaires stratégiques B-1B, B-2 et B-52 depuis le continent américain, et ils ont volé en Corée du Sud plusieurs fois pour des exercices d'atterrissage et de largage de bombes nucléaires, dans le but de se tenir prêts à mener par surprise une frappe nucléaire préventive contre la RPDC.

Malgré les critiques et condamnations sévères dans le pays et à l'étranger, les États-Unis sont en voie de déployer complètement le système de défense terminale en haute altitude (THAAD) en Corée du Sud.

Les États-Unis ont rapidement intensifié leurs provocations militaires contre la RPDC depuis l'année 2012 et en voici certains exemples :

- Du 27 février au 30 avril 2012, les États-Unis ont mené les exercices militaires conjoints Key Resolve et Foal Eagle. Ces exercices se déroulaient pendant la période de deuil dans notre pays, consécutive au décès du grand dirigeant, et étaient conduits conformément à leurs scénarios de guerre totale OPLAN 5027 et OPLAN 5029, prétendument destinés à faire face à une « situation d'urgence » au Nord.

- Le 22 juin 2012, les États-Unis ont conduit au sud de la zone démilitarisée (DMZ) le plus grand exercice conjoint à tirs réels jamais mené avec l'armée fantoche sud-coréenne, en utilisant le drapeau de la RPDC comme cible.

- du 20 au 31 août 2012, les États-Unis ont mené l'exercice Ulji Freedom Guardian conformément à leur « scénario de guerre réelle » contre la RPDC. Le navire amiral de la Septième flotte de la marine américaine et plus de 30 000 soldats ont participé à cet exercice.

- Du 1er mars au 30 avril 2013, les États-Unis ont mené les exercices militaires conjoints Key Resolve et Foal Eagle. Le porte-avions nucléaire USS George Washington, un sous-marin nucléaire et un grand nombre de forces et de matériels de guerre ont été mobilisés pour ces exercices pendant lesquels un bombardier nucléaire stratégique B-52H et un bombardier furtif B-2 ont volé dans le ciel de la Corée du Sud et largué des munitions factices, et des chasseurs furtifs F-22 ont été déployés sur la base aérienne d'Osan en Corée du Sud.

- Du 19 au 30 juin 2013, les États-Unis ont mené l'exercice militaire conjoint Ulji Freedom Guardian. Plus de 30 000 soldats ont participé à cet exercice pendant lequel des bombardiers nucléaires stratégiques B-52 ont volé à plusieurs reprises dans le ciel de la Corée du Sud.

- Le 5 février 2014, un bombardier nucléaire stratégique B-52 a survolé la mer de l'Ouest de la péninsule coréenne et a effectué des exercices de frappe aérienne.

- Du 24 février au 18 avril 2014, les États-Unis ont mené les exercices militaires conjoints Key Resolve et Foal Eagle. Le but de ces exercices était de prendre le contrôle des installations nucléaires de la RPDC et d'occuper Pyongyang. Les États-Unis ont appliqué à ces exercices le « protocole des forces combinées des États-Unis et de la République de Corée en cas de provocations localisées de la Corée du Nord » et la « stratégie de dissuasion sur mesure ».

- Le 6 août 2014, trois bombardiers nucléaires stratégiques B-2 ont quitté le continent américain pour rejoindre la base aérienne d'Anderson à Guam.

- Du 18 au 29 août 2014, les États-Unis ont mené l'exercice militaire conjoint Ulji Freedom Guardian. Plus de 30 000 soldats y ont participé et ont effectué un exercice de frappe surprise préventive contre la RPDC conformément à la « stratégie de dissuasion sur mesure ».

- Du 2 mars au 24 avril 2015, les États-Unis ont mené les exercices militaires conjoints Key Resolve et Foal Eagle destinés à « supprimer le quartier général de la RPDC » et à « occuper Pyongyang ».

- Le 10 janvier 2016, un bombardier nucléaire stratégique B-52 a décollé de la base aérienne de Guam et a survolé la Ligne de démarcation militaire.

- Du 7 mars au 30 avril 2016, les États-Unis ont mené les exercices militaires conjoints Key Resolve et Foal Eagle et révélé leur plan d'une « opération de décapitation » et de « frappe de haute densité ».

- Le 26 avril 2016, Obama a déclaré dans une interview : « Nous ne voulons pas les laisser s'approcher. Nous pourrions, évidemment, détruire la Corée du Nord avec notre arsenal. »

- Le 17 juin 2016, une flotte de bombardiers B-52 a effectué un exercice de largage de bombes nucléaires dans le ciel de la Corée du Sud.

- Le 8 juillet 2016, les États-Unis ont annoncé avec les marionnettes sud-coréennes leur accord pour le déploiement de THAAD en Corée du Sud.

- Le 6 août 2016, pour la première fois en dix ans, les États-Unis ont stationné plusieurs bombardiers nucléaires B-1B à Guam et trois bombardier nucléaires stratégiques B-2 supplémentaires le 9 août.

- Autour du 23 août 2016, des bombardiers nucléaires stratégiques B-1B, B-52 et B-2 ont décollé en même temps de Guam et ont survolé la péninsule coréenne.

- Le 23 septembre 2016, deux bombardiers nucléaires stratégiques B-1B ont survolé la Corée du Sud, puis encore le 21 où, cette fois, l'un d'eux a atterri sur la base aérienne d'Osan en Corée du Sud.

Comme on peut le constater à travers les faits mentionnés, les provocations imprudentes et dangereuses des États-Unis cherchant l'invasion militaire et l'effondrement de la RPDC se sont fortement intensifiées et ont atteint une phase extrême.

3. Les sanctions inhumaines destinées à l'étouffement économique

Les manœuvres des États-Unis visant à imposer des sanctions à la RPDC sont anciennes et leur brutalité est largement connue dans le monde. Toutefois, ce que les États-Unis ont fait au cours des cinq dernières années est sans précédent par son rythme et son intensité.

Les États-Unis ont considéré les sanctions économiques comme le principal instrument de mise en œuvre de leur politique hostile à l'égard de la RPDC et ont utilisé des moyens odieux et brutaux pour étouffer la RPDC.

Les États-Unis ont remis en question le droit légitime de la RPDC au développement pacifique de l'espace et au renforcement de sa force de dissuasion nucléaire à des fins d'autodéfense, et ont tenté frénétiquement de concocter des « résolutions sur les sanctions » en usurpant le Conseil de sécurité des Nations unies.

Toutes les « résolutions sur les sanctions » concoctées au sein du CSNU par les États-Unis et ses adeptes contre la RPDC poursuivent l'objectif ignoble de priver la RPDC de son droit à l'existence, à la subsistance et au développement en bloquant ses activités économiques régulières par une série de moyens et méthodes méprisables.

Au travers des prétendues « résolutions sur les sanctions » des Nations unies, les États-Unis cherchent à empêcher les transactions financières habituelles entre la RPDC et les autres pays, à placer toutes les voies de communication vers la RPDC sous un contrôle étroit, à forcer l'inspection de tous les navires en provenance ou à destination de la RPDC et à interdire l'entrée de ces navires dans les ports des autres pays, et à voir les autres pays refuser aux aéronefs de la RPDC de décoller, atterrir et survoler leur territoire.

Les États-Unis sont allés jusqu'à inventer une mesure d'« interdiction d'exportation et d'importation des produits de luxe », ont empêché l'importation d'appareils de sport n'ayant rien à voir avec le développement d'armements, et ont même inclus des biens nécessaires à la vie quotidienne et des jouets pour enfants dans la liste des « produits interdits ».

Tout en appliquant les « résolutions sur les sanctions » anti-RPDC qu'ils ont forgées, les États-Unis sont pris d'une crise de folie furieuse pour imposer des sanctions unilatérales et forcer les autres pays à en faire autant.

Voici les faits et éléments illustrant les abjectes manœuvres en vue de sanctions anti-RPDC accomplies par les États-Unis au cours des cinq dernières années :

- Le 18 juin 2012, Obama a déclaré l'extension de l'état d'urgence et des sanctions économiques visant la RPDC, conformément à l'« International Emergency Economic Powers Act »

- Le 22 janvier 2013, les États-Unis ont pris pour prétexte le lancement pacifique d'un satellite par la RPDC et ont incité le CSNU à adopter la « résolution 2087 sur les sanctions ». Le 24 janvier, le Département d'État et le Département du Trésor américains ont annoncé des sanctions unilatérales sur la base de cette « résolution ».

- Le 7 mars 2013, les États-Unis ont poussé le CSNU à adopter la « résolution 2094 sur les sanctions », en prenant pour prétexte le troisième essai nucléaire de la RPDC, lequel était une mesure justifiée d'autodéfense. Le Département du Trésor a déclaré des sanctions unilatérales sur la base de cette « résolution ».

- En septembre 2013 et en novembre 2014, le Département du Trésor américain a publié un avertissement à l'attention des institutions financières des États-Unis, les enjoignant de maintenir au plus haut niveau les sanctions financières à l'égard de la RPDC.

- Du 23 au 26 avril 2014, pendant sa visite au Japon et en Corée du Sud, Obama a évoqué des « sanctions » et « pressions » plus dures contre la RPDC.

- Le 2 janvier 2015, Obama a signé un ordre exécutif imposant des sanctions à la RPDC suite au prétendu piratage de Sony Pictures Entertainment et, conformément à cet ordre, le Département du Trésor a appliqué ces sanctions.

- En juillet, septembre, novembre et décembre 2015, le Département d'État et le Département du Trésor américains ont désigné des personnes et entités de la RPDC comme cibles de sanctions supplémentaires.

- Le 18 février 2016, Obama a signé le « North Korea Sanctions and Policy Enhancement Act of 2016 », une loi prévoyant des sanctions et moyens de pression complets visant la RPDC.

- Le 2 mars 2016, les États-Unis ont incité le CSNU à adopter la « résolution 2270 sur les sanctions » en prenant prétexte de l'essai d'une bombe H et du lancement pacifique d'un satellite par la RPDC. Le Département d'État et le Département du Trésor américains ont appliqué des sanctions conformément à cette « résolution » et aussi unilatéralement.

- Le 16 mars 2016, Obama a signé un ordre exécutif imposant des sanctions au Parti du travail de Corée (PTC) et au gouvernement de la RPDC. Le Département du Trésor a désigné des personnes, entités et navire de la RPDC comme cibles de ces sanctions unilatérales.

- Le 1er juin 2016, le Département du Trésor américain a désigné la RPDC comme « juridiction source d'inquiétude de premier ordre pour le blanchiment d'argent ».

- Le 6 juillet 2016, le Département d'État américain a durement condamné la RPDC dans son rapport publié à la suite du « North Korea Sanctions and Policy Enhancement Act of 2016 », et le Département du Trésor américain a annoncé des sanctions unilatérales dans la foulée.

- Le 4 novembre 2016, le Département du Trésor américain a publié un dernier règlement en vertu de la section 311 du « Patriot Act » pour encore restreindre l'accès de la RPDC au système financier des États-Unis.

Les sanctions économiques actuelles imposées par les États-Unis sont vraiment les plus dures de tous les temps et constituent de violents actes hostiles cherchant à asphyxier toute l'économie de la RPDC, à détruire les moyens d'existence du peuple, et à finalement isoler et étouffer la RPDC.

Comme le montrent les faits précédemment mentionnés, au cours des cinq dernières années les États-Unis ont fait de la RPDC la première cible d'une attaque et d'un changement de régime dans le cadre de la mise en œuvre de leur stratégie agressive de domination de l'Asie-Pacifique, et ils ont régulièrement et systématiquement intensifié leur pression politique, militaire et économique sur elle.

La politique hostile désespérée des États-Unis à l'égard de la RPDC a poussé celle-ci à prendre des mesures d'autodéfense.

En réponse aux actes hostiles des États-Unis qui ont violé sans raison le droit légitime de la RPDC de lancer des satellites pacifiques et ont fabriqué d'autres « résolutions sur les sanctions » en manipulant le CSNU, la RPDC a effectué son troisième essai nucléaire le 12 février 2013 parmi les contre-mesures pratiques prises pour sauvegarder la sécurité et la souveraineté du pays.

L'essai d'une bombe H effectué pour la première fois par la RPDC en janvier 2016 était une autre mesure d'autodéfense destinée à fermement protéger la souveraineté du pays et le droit de la nation à l'existence et à garantir la paix dans la péninsule coréenne et la sécurité régionale face aux tentatives frénétiques des États-Unis de mettre en place l'isolement politique, le blocus économique et la pression militaire les plus sévères jamais vus, et même de faire subir un holocauste nucléaire à la RPDC.

Profondément énervés par le renforcement des forces nucléaires de la RPDC, les États-Unis ont couru après les provocations militaires imprudentes, parlant même d'« opération de décapitation » et de « frappe de haute densité ». Pour faire face à ces infâmes provocations des États-Unis, la RPDC a fait la démonstration de la puissante capacité de frappe nucléaire de la Corée du Juche à travers la révélation d'une tête nucléaire miniaturisée, les tirs d'essai réussis de missiles balistiques à partir d'un sous-marin et de missiles stratégiques sol-sol à moyenne et longue portée « Hwasong-10 ».

Le 9 septembre 2016, la RPDC a procédé avec succès à la détonation d'une tête nucléaire, entre autres contre-mesures substantielles face aux menaces et sanctions des États-Unis et autres forces hostiles qui ont sévèrement critiqué l'exercice par la RPDC de son droit à l'autodéfense et nié avec obstination sa position stratégique.

Tous les faits précédents étayent clairement la vérité selon laquelle la cause profonde de l'escalade des tensions dans la péninsule coréenne réside dans la politique hostile et les menaces nucléaires des États-Unis à l'égard de la RPDC, non dans les essais nucléaires et balistiques de celle-ci.

La RPDC a choisi la voie de la détention d'armes nucléaires comme mesure d'autodéfense pour sauvegarder son État et son système face à la menace nucléaire constante des États-Unis. Nous renforçons nos forces nucléaires au niveau qualitatif comme quantitatif, nous en tenant fermement à la ligne d'un développement simultané de l'économie nationale et des forces nucléaires au plan stratégique.

Les États-Unis doivent accepter la nouvelle position stratégique de la RPDC et prendre de vraies mesures pour montrer leur volonté de renoncer à leur politique hostile anachronique et à leur menace nucléaire à l'égard de la RPDC.

Cela, et cela seulement, constituera la première base de résolution de toutes les questions.

 

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Etats-Unis-Corée
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 20:17

En décembre 2017 doit se tenir la prochaine élection présidentielle en République de Corée (Corée du Sud). Mais ce calendrier pourrait se trouver accéléré, alors que les Sud-Coréens manifestent depuis des semaines par centaines de milliers pour obtenir la démission de la Présidente Park Geun-hye, embourbé dans le scandale Choi Soon-sil qui a révélé son incompétence : dans ce contexte, les conservateurs au pouvoir à Séoul accélèrent le rythme pour réaliser leur programme de répression politique et antisyndicale, et renforcer l'alignement de Séoul sur l'axe Washington-Tokyo. Plus que jamais, il faut les empêcher de mettre en oeuvre une politique discréditée dans l'opinion : tel est le sens, notamment, de la manifestation à Paris le 26 novembre 2016, à 15h place du Trocadéro, pour le départ de Mme Park Geun-hye, à laquelle l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) appelle à participer.

Une manifestante coréenne le 23 novembre, contre l'accord nippo-sud-coréen en matière de renseignement

Une manifestante coréenne le 23 novembre, contre l'accord nippo-sud-coréen en matière de renseignement

Cela fait quatre ans que l'accord nippo - sud-coréen, de partage d'information en matière de renseignement, était bloqué en Corée du Sud : sentant le risque que cet accord impopulaire ne soit jamais mis en oeuvre après leur départ du pouvoir désormais exigé par une écrasante majorité de Sud-Coréens, les conservateurs qui tiennent encore le haut du pavé à Séoul ont engagé une manoeuvre pour une entrée en vigueur immédiate, le 23 novembre 2016, en prétextant - une fois encore - la menace nord-coréenne. Il n'y a pourtant eu aucune initiative nord-coréenne récente de nature à juger cet empressement... sinon le besoin de Mme Park Geun-hye et de ses affidés de lier les mains de leurs successeurs, comme pour le déploiement en Corée du système de missiles antibalistique THAAD, sans l'accord du Parlement et malgré l'opposition d'une majorité de citoyens. Tel est le sens de la démocratie pour Mme Park Geun-hye, qui trouve opportunément des alliés pour cautionner sa démarche autoritaire dans les dirigeants français, François Hollande en tête. La Corée du Sud de Mme Park accomplit parfaitement son rôle de supplétif des Etats-Unis.

Cette marche à la guerre, par le renforcement des systèmes d'alliances militaires, est indissociable des atteintes grandissantes aux libertés publiques en Corée du Sud, que le bellicisme permet de justifier. Un des symboles de cette dérive autoritaire est la condamnation à cinq ans de prison du syndicaliste Han Sang-gyun, suivant une décision qui a soulevé un tollé international tant elle constitue une atteinte inacceptable à la liberté d'expression et à la liberté de manifestation. Alors que le procureur exige l'alourdissement de cette peine à huit ans en appel (le jugement sera rendu le 13 décembre prochain), l'AAFC appelle toutes et tous à signer la pétition en ligne pour la libération de Han Sang-gyun et assurer le respect des droits des travailleurs en Corée du Sud. Cette pétition, disponible en plusieurs lignes sur le site change.org, a été initiée par le Réseau européen pour une Corée progressiste (basé en Allemagne) et est adressée au juge Shim Dam.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:48

Le 27 octobre 2016, le premier comité de l'Assemblée générale des Nations unies a voté à une très large majorité (123 voix pour, 38 contre et 16 abstentions) la résolution L.41 prévoyant l'ouverture de négociations en 2017 sur un "instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète". Parmi les Etats ayant voté "pour" la résolution on trouve la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ; parmi ceux ayant voté "contre" la France et les Etats-Unis - traduisant, au passage, un nouveau revirement de position de François Hollande qui s'était engagé à favoriser l'interdiction totale des armes nucléaires. Ce vote montre de manière explicite quels sont les pays qui veulent réellement le désarmement nucléaire, comme la RPD de Corée, et quels sont ceux qui, en multipliant les sanctions contre la RPD de Corée après chacun de ses essais nucléaires, révèlent ainsi que leur attitude est guidée par le seul souci de conserver le monopole de cette arme de destruction massive.

Essai nucléaire français "Licorne" (puissance : 1 Mt) sur l'atoll de Mururoa le 3 juillet 1970

Essai nucléaire français "Licorne" (puissance : 1 Mt) sur l'atoll de Mururoa le 3 juillet 1970

La République populaire démocratique de Corée l'a toujours affirmé : elle a dû développer des armes nucléaires à des fins d'auto-défense, face à la politique hostile des Etats-Unis qui ont attaqué les pays dépourvus d'un potentiel suffisant de défense, comme l'Irak et la Libye. Face à cette menace, la Corée du Nord estime qu'elle ne peut donc pas désarmer unilatéralement. Mais sa position de principe est pour un monde sans armes nucléaires, comme l'a rappelé son vote en faveur de la résolution L.41 visant à l'ouverture de négociations dès 2017 pour l'interdiction et l'élimination des armes nucléaires.

Inversement, les Etats-Unis et leurs affidés ont voté contre la résolution L.41 (et donc pour un monde avec des armes nucléaires) : on trouve aussi parmi les opposants à cette résolution la République de Corée (Corée du Sud) et le Japon (dont l'opinion publique, très hostile au nucléaire, appréciera l'attitude de son gouvernement), l'Allemagne, Australie, la Belgique, le Canada, la France, Israël, la Pologne, le Royaume-Uni, la Turquie...

La France a été particulièrement en pointe dans l'opposition à ce texte, en faisant pression sur les eurodéputés français pour qu'ils s'opposent à une résolution au Parlement européen confortant la démarche de l'Assemblée générale des Nations unies. L'argumentaire français est qu'il fallait s'opposer à un texte "inefficace et déstabilisateur", et donc en rester aux instruments existants... qui ont fait la démonstration de leur inefficacité. Pour la France, le désarmement nucléaire est bien un sujet à géométrie variable : oui au désarmement nord-coréen, non au désarmement de tous les autres pays, dont la détention de l'arme nucléaire ne semble guère préoccuper les gouvernants français...

Par ailleurs, la Chine, l'Inde et le Pakistan se sont abstenus. La Russie a voté contre la résolution, approuvée en revanche par l'Iran.

La Corée du Nord est donc le seul Etat doté de l'arme nucléaire a avoir voté pour la résolution L.41.

Pour sa part, l'Association d'amitié franco-coréenne rappelle sa position constante pour la paix et le désarmement dans toute la péninsule coréenne, au-delà des postures soi-disant hostiles aux armes nucléaires d'un Barack Obama ou d'un François Hollande.


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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 12:20

Alors que les dirigeants sud-coréens - à l'instar de leurs homologues japonais - misaient sur une victoire de Mme Hillary Clinton pour renforcer encore davantage l'étau sur la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), jusqu'à une possible intervention militaire, la victoire du candidat républicain Donald Trump à la présidentielle américaine a fait sur eux l'effet d'une douche froide. Si le nouveau chef d'Etat américain a rassuré la présidente sud-coréenne Park Geun-hye lors d'une conversation téléphonique de dix minutes le jeudi 10 novembre 2016, en affirmant que "les Etats-Unis sont toujours aux côtés de la Corée du Sud", et qu'il travaillerait avec la Corée du Sud pour "la protéger contre l'instabilité en Corée du Nord", un certain nombre d'évolutions sont à envisager dans l'alliance américano - sud-coréenne.

Les options de politique coréenne de Donald Trump

Si Donald Trump n'est pas à proprement parler un isolationniste (alors que Mme Hillary Clinton était en revanche clairement une interventionniste), il entend néanmoins établir une hiérarchie entre les objectifs politiques et stratégiques des Etats-Unis. La lutte contre l'organisation Etat islamique (Daech) a ainsi été placée au premier plan. A contrario, la question coréenne ne figure pas au premier rang de ses priorités.

Vis-à-vis de la République de Corée (du Sud), comme à l'égard d'autres alliés des Etats-Unis, Donald Trump entend rééquilibrer le partage financier de l'effort de défense : s'il est hautement improbable que les Etats-Unis retirent leurs 28 500 GIs et leurs armements stationnés au sud de la péninsule, il est attendu une plus grande participation financière des autorités sud-coréennes au financement de cette présence militaire américaine en Corée - ce qui augure de discussions, probablement assez longues, sur ce point. A ce stade, l'idée que la Corée du Sud se dote de l'arme nucléaire (comme l'avaient avancé certains faucons de l'administration sud-coréenne) n'est pas à l'ordre du jour, la Corée du Sud restant sous la protection du parapluie nucléaire américain.

Un autre sujet de préoccupations à Séoul est une éventuelle remise en cause des conditions des échanges commerciaux avec les Etats-Unis. Pendant sa campagne, Donald Trump a dénoncé de manière générale l'impact des accords de libre-échange sur l'activité économique et les emplois aux Etats-Unis. Il n'avait toutefois pas détaillé de programme de remise en cause des accords déjà signés par Washington, notamment sur la possibilité de réinstaurer des barrières douanières.

Alors que la politique de "patience stratégique" de l'administration Obama a échoué dans son objectif de stopper le programme nucléaire et balistique nord-coréen, Donald Trump est attendu sur l'éventualité qu'il choisisse la voie du dialogue pour résoudre la question des armes nucléaires de la RPDC. Pendant sa campagne, il avait déclaré être prêt à discuter avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, mais avait adopté un profil bas après l'essai nucléaire nord-coréen du 9 septembre 2016 - qui n'a d'ailleurs toujours pas donné lieu à un nouveau train de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, lequel passe notamment par un accord américano-chinois. Logiquement, l'administration Obama devrait se rapprocher de la future équipe de Donald Trump pour aborder ce dossier - sauf si Donald Trump laisse la main au président sortant, en considérant que ce n'est pas un sujet prioritaire et/ou qu'il n'a pas de divergences fondamentales sur ce point avec Barack Obama. Un tel choix affaiblirait les chances, à plus long terme, de reprise du dialogue avec Pyongyang, tant bilatéral que multilatéral. Concernant les discussions multilatérales, Donald Trump devra prendre langue avec les dirigeants chinois. Très critique quant à la concurrence commerciale des produits chinois, Donald Trump n'a pas été prolixe sur une possible coopération stratégique sino-américaine.

Sans avoir pour l'heure cité Donald Trump après son élection, la Corée du Nord a rappelé qu'elle devait désormais être considérée comme un Etat doté de l'arme nucléaire, indiquant ainsi le cadre d'un éventuel dialogue sur son programme nucléaire. Elle a fait écho aux déclarations de James R. Clapper, directeur du renseignement national aux Etats-Unis, pour qui la dénucléarisation de la Corée du Nord était "probablement une cause perdue".

Un premier indice de la tonalité de la diplomatie qu'entend conduire Donald Trump sera le choix de ses collaborateurs, en particulier au gouvernement, pour les affaires étrangères et la défense. Pressenti comme secrétaire d'Etat (en charge de la politique étrangère), Newt Gingrich est partisan du libre-échange sur le plan économique, interventionniste dans le domaine militaire.

La question du déploiement du système de missiles THAAD en Corée du Sud n'a pas été un sujet de campagne électorale aux Etats-Unis. Dans la mesure où ce dispositif vise plus la Chine et la Russie que la Corée du Nord, et que Donald Trump entend améliorer les relations russo-américaines, il est probable que cette question sera abordée dans ses échanges avec Vladimir Poutine, également soucieux d'accroître le poids de la Russie sur le dossier coréen - au grand dam des néo-conservateurs au pouvoir à Séoul qui ont adopté cette année une série de mesures unilatérales particulièrement défavorables aux intérêts russes, sous couvert de "punir" la Corée du Nord. Ces derniers, pris dans le tourbillon du scandale Choi Soon-sil et sous le feu des projecteurs pour les atteintes croissantes aux droits de l'homme à Séoul, utilisent une rhétorique toujours plus agressive à l'égard de la Corée du Nord (dont THAAD est une des composantes, à l'instar du discours sur les droits de l'homme au nord de la péninsule) pour se maintenir au pouvoir en faisant souffler, encore et toujours, le vent du Nord.

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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)