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Assemblée générale de l'AAFC du samedi 27 février 2016

Rapport d'activité

présenté par Patrick Kuentzmann

secrétaire général de l'Association d'amitié franco-coréenne

 

Cette assemblée générale se tient dans un contexte particulier : les relations inter-coréennes sont au plus bas et les tensions à leur paroxysme en Corée après l'essai nucléaire effectué par la République populaire démocratique de Corée (RPDC) le 6 janvier 2016, les nouvelles sanctions à l'égard de la RPDC que cet essai a suscitées, et alors que s'annoncent des manœuvres militaires américano-sud-coréennes d'une ampleur inédite.

Rappelons que, faute d'un véritable traité de paix après le conflit de 1950-1953, la Corée reste « techniquement » en état de guerre et les tensions actuelles, appelées à encore s’accroître avec les manœuvres militaires américano-sud-coréennes à venir, doivent alerter sur la possibilité d'un conflit mondial éclatant à partir de la « poudrière » coréenne.

Rappelons aussi que la force de dissuasion nucléaire nord-coréenne (une dissuasion du faible au fort qui, dans son esprit, n'est pas sans rappeler celle voulue en son temps pour la France par le général de Gaulle) est la conséquence, et non la cause, de l'absence d'un régime de paix permanent dans la péninsule coréenne.

Dès lors, il appartient aux États-Unis - dont le budget militaire est, selon une estimation raisonnable, cent fois plus élevé que celui de la Corée du Nord - d'adopter une attitude responsable et d'accepter les discussions proposées de longue date par la RPDC pour mettre fin à un état de guerre qui dure depuis plus de soixante ans dans la péninsule coréenne.

Quant au lancement d'une fusée et la mise sur orbite d'un satellite par la RPDC le 7 février 2016, il a suscité un appel au durcissement des sanctions à l'égard de la RPD de Corée, laquelle détient donc le triste privilège d’être le seul pays à devoir être puni pour un programme spatial.

Il est avéré que l’administration Obama recherche l’effondrement de la RPDC en inscrivant sa politique nord-coréenne dans les pas des néo-conservateurs américains de l'ère Bush. Cet objectif final, avec les moyens d’y parvenir, avait été clairement exposé en mars 2008 dans les colonnes du Wall Street Journal par John Bolton, ancien ambassadeur américain auprès de l’Organisation des Nations Unies et membre éminent de l’American Enterprise Institute, think tank inventeur de la notion d’« axe du mal » et grand promoteur de l’intervention américaine en Irak... Dans cet article, Bolton exposait cinq moyens :

  • affirmer que la Corée du Nord refuse de respecter ses engagements ;
  • stopper les pourparlers à six sur le programme nucléaire nord-coréen, voire négocier sans (sic) la Corée du Nord ;
  • renforcer la pression internationale contre la Corée du Nord, en contraignant ses principaux partenaires, en premier lieu la Chine et la Russie, à appliquer plus durement les résolutions de l’ONU et à obéir aux initiatives américaines « contre la prolifération »" ;
  • étrangler économiquement la Corée du Nord en la coupant du système financier international ;
  • se préparer à fournir une aide humanitaire suite à un afflux de réfugiés nord-coréens ou à un effondrement du pays.

En Corée du Sud, le régime Park Geun-hye semble vouloir faire plaisir aux néo-conservateurs  américains en appliquant à la lettre tout ou partie de ce programme. Le régime Park a anéanti les derniers fruits du rapprochement inter-coréen qui avait été opéré depuis 1998, alors que l'évolution de la situation politique en Corée du Sud confirme un tournant autoritaire et un retour aux pratiques d'avant 1987.

C’est pour tenter d’enrayer ce retour en arrière que plusieurs membre de l’AAFC ont adhéré au Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) créé en janvier 2015 et présidé par le professeur Jean Salem.

On le sait, Mme Park Geun-hye a été élue à la présidence de Corée du Sud le 19 décembre 2012, suite à une campagne de manipulation de l'opinion publique par les services de renseignement sud-coréens, lesquels entendaient ainsi favoriser l'accession au pouvoir de la fille du général Park Chung-hee, dirigeant de la Corée du Sud de 1961 à 1979. Pour de tels agissements, le chef des services secrets sud-coréens alors en fonction a même été condamné à deux ans de prison en février 2015, malgré les tentatives répétées des autorités de masquer l'ampleur de la fraude par des manœuvres de diversion grossières, y compris en s’attaquant aux mouvements d’opposition.

Et les motifs de colère sont nombreux en Corée du Sud :

  • persécution des militants du Parti progressiste unifié interdit en décembre 2014 pour des raisons iniques ;
  • dissimulation des circonstances du naufrage du ferry Sewol, le 16 avril 2014, ayant entraîné la mort de 304 personnes, en grande majorité des lycéens, allant jusqu’à l’arrestation d’un militant historique des droits de l’homme, Park Rae-gun, qui exigeait la vérité avec les familles des victimes ;
  • libéralisation du marché du travail ;
  • révision des manuels scolaires pour présenter sous un jour favorable la période de la dictature de Park Chung-hee ;
  • accord au rabais pour la résolution de la question des « femmes de réconfort » (les femmes enrôlées de force comme esclaves sexuelles par l’armée japonaise) conclu entre les gouvernements sud-coréen et japonais sans consultation des principales intéressées.

Tous les mouvements, sociaux ou politiques, de protestation sont durement réprimés par les autorités sud-coréennes. Et la répression ne semble pas devoir s’arrêter à la Corée, l’année 2015 ayant révélé l’ampleur des attaques contre l'Association d'amitié franco-coréenne :

  • interdiction d’entrée en Corée du Sud, où il était invité par le Conseil national des pasteurs pour la paix et la justice, du secrétaire général de l’AAFC, le 17 février, au motif d'une inscription sur « liste noire » (en 2013) parce qu'il est « une personne au sujet de laquelle il existe de grands motifs d'inquiétude quant à la possibilité qu'elle commette des actes nuisant à l'intérêt national ou à la sécurité publique de la République de Corée » ;
  • interdiction faite aux spécialises français de la Corée de rencontrer, en France, des responsables de l’AAFC, révélée par Marie-Orange Rivé-Lasan, maître de conférences en études coréennes à l'Université Paris Diderot au cours d’une rencontre le 4 juin avec le groupe d’amitié France-Corée du Sud du Sénat. Ainsi, devant les sénateur français, Mme Rivé-Lasan a déclaré : « La loi de sécurité nationale en Corée du Sud autorise l’emprisonnement sans procès si vous êtes identifié comme un ‘suiveur du Nord’. Moi-même, j’ai été taxé de ce qualificatif à cause de mon enseignement à Paris – pourtant bien loin d’être de la propagande – simplement parce que les Sud-Coréens ne supportent pas que l’on parle du Nord sans avoir leur point de vue sur la question. » Mais surtout : « Lorsque [l’ancien ambassadeur de Corée du Sud en France] était en poste, les services de renseignement au sein de l’ambassade s’étaient autonomisés et cherchaient à influencer les spécialistes, allant jusqu’à m’interdire de rencontrer le représentant de l’association française pro-Corée du Nord. En vain ! »

En l'occurrence, Mme Rivé-Lasan faisait référence à une conférence sur l’économie nord-coréenne donnée le 7 février 2014 par Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC en charge des actions de coopération, au Centre de Recherches sur la Corée de l’EHESS… et animée par Marie-Orange Rivé-Lasan.

Il est dommage que les autorités françaises, pour ce que nous en savons, ne protestent pas avec plus de véhémence contre ce genre de pratiques.

Et maintenant, les autorités sud-coréennes s’apprêtent à faire voter une « loi anti-terroriste » en faisant grand bruit autour d’une prétendue menace terroriste venue de Corée du Nord. La ficelle est énorme : il s’agit d’assimiler les personnes et associations qui ne sont pas, de manière univoque, opposées à la Corée du Nord à des terroristes ! Cela doit-il aussi inclure ceux qui soutiennent l’application des déclarations inter-coréennes du 15 juin 2000 et du 4 octobre 2007, signées au plus haut niveau des deux Etats coréens mais que le régime sud-coréen actuel voudrait voir reléguées dans les oubliettes de l’histoire pour satisfaire des intérêts qui ne sont assurément pas ceux du peuple coréen ?

La paix en Corée est une des conditions de la paix mondiale, et les combats pour la paix, pour la démocratie et pour la réunification de la Corée sont imbriqués.

D’après Michel Collon, écrivain et journaliste indépendant belge, cinq principes, vieux comme le monde, sont utilisés à outrance par la propagande pour justifier toute expédition guerrière :

  • cacher les intérêts,
  • cacher l’histoire,
  • se faire passer pour les défenseurs des victimes,
  • diaboliser l’adversaire,
  • monopoliser et empêcher le débat.

Ces principes sont à l’œuvre à l’égard de la Corée du Nord, particulièrement dans les médias français. Pour les contrer, et malgré toutes les pressions, l’action de l’AAFC continue donc de suivre les cinq mêmes objectifs :

  • encourager les changements positifs en cours en République populaire démocratique de Corée,
  • soutenir la mise en œuvre des déclarations inter-coréennes du 15 juin 2000 et du 4 octobre 2007 pour un dialogue inter-coréen faisant avancer la cause d'une réunification de la péninsule coréenne dans l'indépendance et dans la paix,
  • ouvrir des négociations pour qu'advienne une véritable paix en Corée,
  • en finir avec le « deux poids et deux mesures » dans les relations internationales, singulièrement quand il s'agit de la Corée,
  • faire en sorte que la France adopte une politique envers la Corée digne d'un grand pays attaché aux valeurs d'indépendance et de souveraineté et dont la voix reste écoutée dans le monde.

Pour cela, l'AAFC a mené plusieurs actions dans de multiples domaines en 2015.

 

L'Association d'amitié franco-coréenne a mené des actions en solidarité avec la lutte du peuple coréen et des autres peuples d’Asie pour la paix.

Le 7 août, à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Asie, l'AAFC et l'Alliance coréenne (proche du Parti progressiste unifié interdit en Corée du Sud) ont organisé une conférence à Paris sur le thème « Agir pour la paix et la sécurité collective en Asie du Nord-Est, 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

L’AAFC s’est associée aux actions du collectif SOLIDA (solidarité, liberté, démocratie en Asie), constitué notamment de Japonais et de Coréens, contre la révision de l'article 9 de la Constitution japonaise (adoptée le 19 septembre par le Parlement japonais) qui autorisera, pour la première fois depuis 1945, l'envoi de troupes japonaises à l'étranger pour intervenir sur des terrains de bataille :

  • rassemblement le 29 août, place du Trocadéro, en solidarité avec les 120 000 manifestants attendus à Tokyo le 30 août,
  • rassemblement le 12 septembre, place de la République,
  • rassemblement le 27 septembre, place du Châtelet,
  • rassemblement le 10 octobre, également place du Châtelet, avec des victimes des bombardements nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki.

Le 24 novembre, l’AAFC accueillait une conférence du collectif SOLIDA, animée par Lee Yeda, premier objecteur de conscience sud-coréen à avoir obtenu l'asile politique - en l'occurrence en France -, sur le thème de l'objection de conscience en Corée du Sud.

Agir pour un avenir pacifique en Corée, en Asie et dans le monde passe aussi par des échanges sur nos expériences historiques respectives.

Le 31 décembre, 50 étudiants sud-coréens se sont rendus sur le site d'Oradour-sur-Glane, dans le cadre de leur quatrième tour d'Europe pour la paix. Ce déplacement sur un lieu de mémoire de la Seconde Guerre mondiale en France a été soutenu et organisé par Liliane Boussel, correspondante régionale de l'Association d'amitié franco-coréenne en Limousin.

Le lendemain, 1er janvier 2016, ces étudiants sud-coréens organisaient un rassemblement au Trocadéro, à Paris, pour protester contre l’accord conclu le 28 décembre entre les ministres des Affaires étrangères japonais et sud-coréen, censé régler la question des femmes enrôlées de force comme esclaves sexuelles par l’armée japonaise avant et pendant la Seconde Guerre mondiale (les « femmes de réconfort »). L’AAFC a participé à ce rassemblement, comme elle l'avait fait le 1er juillet, toujours place du Trocadéro, en soutien aux anciennes « femmes de réconfort ».

Il convient d'autant plus de s'opposer à l'accord du 28 décembre 2015 qu'il ouvre la voie à une collaboration accrue, y compris et surtout militaire, entre le Japon et la Corée du Sud, pour le plus grand bénéfice des Etats-Unis, lesquels n’ont d'ailleurs pas caché leur satisfaction, mais il ne résout en rien la douloureuse question des « femmes de réconfort ». Comme l’a rappelé le Conseil coréen pour les « femmes de réconfort » dans la déclaration lue le 1er janvier au Trocadéro, « l’accord est le fruit d'une collusion d'intérêts diplomatiques qui trahit toutes nos demandes ». Car, dans tous les pays victimes des pratiques de l'armée japonaise, ce n'est pas une aumône (8 millions de dollars, soit une minute de PIB du Japon, selon l'accord du 28 décembre) que demandent les survivantes, mais bien des excuses des autorités japonaises au plus haut niveau où celles-ci reconnaîtraient juridiquement leur implication dans un crime de masse.

L’AAFC continuera de s’associer aux actions du Conseil coréen pour les « femmes de réconfort » jusqu’à ce que justice soit faite, comme elle le fait depuis 2013.

 

L'Association d'amitié franco-coréenne a interpellé les pouvoirs publics français et étrangers.

Le 1er mars, dans la continuité de la déclaration adoptée par le bureau de l'AAFC le 19 décembre 2014 (« La défense des droits de l'homme ne doit pas servir de prétexte à une guerre destructrice en Asie »), le bureau de l'AAFC a adressé une lettre ouverte au président du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, l'ambassadeur d'Allemagne M. Joachim Rücker. En effet, du 2 au 27 mars 2015 s'est tenue à Genève la 28e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, avec à l'ordre du jour l'examen d'un rapport sur la situation des droits de l'homme en RPDC, un an après la présentation, le 17 février 2014, des conclusions d'une très controversée « Commission d'enquête sur les droits de l'homme en RPD de Corée » (en fait une officine néo-conservatrice).

Suite à l’interdiction d’entrée en Corée du Sud signifiée au secrétaire général de l’AAFC le 17 février, le bureau de l’AAFC a adressé des lettres de protestation au président de la République, au ministre des Affaires étrangères, aux groupes France-Corée du Sud de l’Assemblée nationale et du Sénat, et à l’ambassadeur de Corée du Sud en France. Toutes ces lettres sont restées sans réponse, à part celle de la cheffe de cabinet du président de la République… écrivant qu’elle transmettait au ministre des Affaires étrangères.

Le 23 mai, l'AAFC a adressé au Premier ministre japonais Shinzo Abe une lettre pour dénoncer les discriminations dont sont victimes les Coréens du Japon. Une copie de cette lettre a été jointe à un message de félicitations de Guy Dupré, président de l'AAFC, à M. Ho Jong Man, président du Comité central de la Chongryon, association des Coréens du Japon, à l'occasion du 60e anniversaire de la Chongryon.

Le 5 octobre, Bernard Ferrand, vice-président de AAFC chargé des relations avec les organisations politiques françaises, a écrit à Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, pour l’interpeller sur l'absence de relations diplomatiques complètes entre la France et la RPDC, en observant que cette position n'était pas conforme à la tradition diplomatique française de reconnaissance des Etats, et non des gouvernements, et préjudiciable à nos intérêts dans cette partie du monde. Il a ajouté que l'année croisée France-Corée (du Sud) offrait un cadre favorable au franchissement d'une nouvelle étape dans les relations diplomatiques entre Paris et Pyongyang. Le 10 novembre, Emmanuel Lenain, directeur d'Asie et d'Océanie du ministère, a, très classiquement, rappelé les conditions mises par la diplomatie française à l'établissement de relations diplomatiques complètes (les relations inter-coréennes, la question nucléaire et les droits de l'homme).

 

L'Association d'amitié franco-coréenne a mené des actions de coopération.

Du 22 au 26 février, une délégation de 22 personnes de la Fédération coréenne des personnes handicapées (FCPH) de la RPDC, conduite par son vice-président M. Kim Mun-chol, est venue à Paris après avoir séjourné en Grande-Bretagne. Cette visite a été rendue possible par l'ONG britannique DULA, présidée par le pasteur Lee Seok-hee, qui l'a préparée en partenariat avec l'AAFC. L'AAFC avait rencontré la FCPH lors de sa visite en RPD de Corée en août 2014. Les deux représentations données à Paris par les handicapés coréens ont réuni au total plus de 150 personnes, le 23 février au Secours populaire français et le 24 février à l'Institut national des jeunes sourds. Par ailleurs, le programme de visite des responsables de la FCPH a permis de nouer des contacts en vue d'échanges ultérieurs dans les domaines sportif, éducatif et culturel sur la question du handicap.

Le 25 septembre, l'IUT de Saint-Dié-des-Vosges a organisé une conférence-débat « La Corée du Nord, au-delà des idées reçues », avec les interventions de Damien Jamet, maître de conférences à l'Université de Lorraine, et Benoît Quennedey. Cette conférence faisait suite à un séjour - préparé par l'AAFC à partir de juillet 2014 - de Damien Jamet en RPDC au début de l'été 2015, afin de jeter les bases d'une future coopération universitaire en mathématiques avec l'Université Kim Il-sung, l'une des plus prestigieuses universités de RPDC.

Du 30 octobre au 2 novembre, une délégation de l'Association coréenne des musées de la RPDC a visité Paris, à l'invitation de l’AAFC. La délégation était conduite par M. Jon Hyong-jong, curateur de l'Exposition d'amitié internationale.

 

Des responsables de l'Association d'amitié franco-coréenne sont intervenus publiquement.

Le 4 février, Benoît Quennedey est intervenu devant les étudiants en coréen de l'Institut national des langues et civilisations orientales, à l'invitation du professeur Patrick Maurus, sur le thème des relations entre la France et la RPDC.

Le 28 février, plusieurs membres de l’AAFC étaient présents au Foyer rural de Tousson (Seine-et-Marne) pour une réunion autour du voyage effectué lors du 14e Festival international du film de Pyongyang (17 au 24 septembre 2014). Depuis 2011, le Foyer rural de Tousson a organisé plusieurs manifestations culturelles dédiées à la Corée en partenariat avec l'AAFC.

Le 14 mars, l'Alliance coréenne et l'AAFC ont organisé une journée d'études et de débats dans le cadre de la 4e Conférence internationale de Paris sur la Corée. Alors que les atteintes de plus en plus graves aux droits de l'homme et aux libertés publiques en Corée du Sud exigent une mobilisation internationale d'ampleur pour sauver la démocratie sud-coréenne, les participants français et coréens (dont une délégation de Coréens d'Allemagne) ont échangé sur les moyens nécessaires à la victoire dans le combat pour la paix, la réunification et les droits de l'homme dans la péninsule coréenne.

Du 16 au 19 mars, l'ISEG Business and Finance School, à Paris, organisait la Semaine de l'international. Benoît Quennedey était l'un des trois intervenants de la conférence organisée le 16 mars sur le thème du management interculturel en Asie, aux côtés de Laurent Amelot, doctorant à Paris IV, rédacteur en chef de la revue de géopolitique Outre-Terre, membre de Asie21, et Jean-Joseph Boillot, conseiller du Club du CEPII.

Les 18 et 19 mars, le département Techniques de commercialisation de l'IUT de Sceaux (Hauts-de-Seine) dédiait à la Corée ses Journées internationales. Le 19 mars, Benoît Quennedey et Patrick Kuentzmann sont intervenus sur la thème de la géopolitique de la Corée.

Le 29 juin, à Paris, à Pairs, Benoît Quennedey a donné une conférence sur le thème « Du refus de la guerre de Corée en France au combat pour un traité de paix : retour sur les victimes de la manifestation contre le général Ridgway, le 28 mai 1952 ». Cette conférence s'inscrivait dans le cadre des activités menées par l'AAFC à l'occasion du mois de solidarité avec le peuple coréen qui, tous les ans, entre le 25 juin (début de la guerre de Corée en 1950 ) et le 27 juillet (armistice en 1953), permet de rappeler le combat pour un traité de paix en Corée.

 

L'Association d'amitié franco-coréenne est restée en contact avec les diplomates coréens à Paris.

En plus des échanges réguliers avec les diplomates coréens à Paris, l'AAFC a tenu à marquer avec eux les grands dates anniversaires.

Le 14 août, à l'occasion du 70e anniversaire de la libération de la Corée de l'occupation japonaise (15 août 1945), l'AAFC a organisé un dîner avec Son Excellence M. Kim Yong-il, délégué général de la RPD de Corée, ambassadeur auprès de l'UNESCO, et M. Ri Ho-yong, conseiller à la délégation générale de la RPDC.

Le 7 septembre, à l'occasion du 47e anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée (9 septembre 1948), le bureau de l'AAFC a reçu S.E. M. Kim Yong-il et M. Ri Ho-yong.

Le 30 septembre, à l'occasion du 70e anniversaire de la fondation du Parti du travail de Corée (10 octobre 1945), l’AAFC a organisé une conférence-débat à Paris en présence de S.E. M. Kim Yong-il et de M. Ri Ho-yong.

 

L'Association d'amitié franco-coréenne a entretenu des contacts avec les associations étrangères d'amitié et de solidarité.

Le 10 juillet, l'AAFC a apporté son soutien à la déclaration du 23 juin de l'Association de solidarité civile pour avancer vers une nouvelle Asie orientale à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, dite Association de solidarité civile, fondée au Japon et que l'AAFC a rejointe le 27 novembre 2014.

Le 5 septembre, une délégation de l'AAFC s'est rendu à Helsinki à l'invitation de la Société Finlande-Corée pour un séminaire avec la participation d'associations d'amitié de plusieurs autres pays européens et d'une délégation du Comité coréen des relations culturelles avec les pays étrangers, venue de RPDC. Cette manifestation marquait le 70e anniversaire de la libération de la Corée et le 45e anniversaire de la fondation de la Société Finlande-Corée.

En octobre, le voyage d'une délégation de l'AAFC en Corée a été l'occasion de rencontres avec les 20 associations d'amitié présentes en même temps en RPDC. Lors d'une réunion de ces associations d'amitiés, le chef de la délégation du Congo, M. André Lohekele, a publiquement souligné la qualité du travail accompli par l'AAFC.

 

Une délégation de l'Association d'amitié franco-coréenne s'est rendue en Corée.

Du 8 au 15 octobre, à l’occasion des célébrations du 70e anniversaire du Parti du travail de Corée, une délégation de l’AAFC s'est rendue en RPDC à l’invitation du Comité des relations culturelles avec les pays étrangers.

 

L'Association d'amitié franco-coréenne s'est appuyée sur ses instances nationales et régionales.

En 2015, se sont tenues sept réunions du bureau national de l'AAFC et deux réunions du comité national.

Par ailleurs, les comités régionaux de l'AAFC ont mené diverses activités.

Le 28 mars, le Comité Bourgogne a tenu son assemblée générale, réélisant Benoît Quennedey à sa tête. Le 3 février, à Dijon, Benoît Quennedey, avait donné une conférence consacrée à la société et la culture coréennes vues par les Occidentaux, à l'invitation de l'Association des passionnés de l'écriture, du livre et de la lecture (APELLE).

Le 19 septembre, le Comité Bretagne s’est réuni en assemblée générale et a élu un nouveau président, M. Djimadoum Ley-Ngardigal.

Le Comité Ile-de-France tient toujours une permanence hebdomadaire, le jeudi de 18h à 19h, à la Maison des associations du 16e arrondissement de Paris.

Il est rappelé que les instances nationales de l'AAFC se tiennent à la disposition des comités locaux déjà créés ou des adhérents qui souhaiteraient en créer un. En effet, l'expérience montre que les comités locaux sont des relais essentiels pour l'action de l'AAFC.

 

L'Association d'amitié franco-coréenne a continué d'accorder une grande importance à ses moyens de communication.

La communication de l'AAFC est assurée par un site Internet (ouvert en février 2008) et par un bulletin trimestriel imprimé (publié depuis mars 1972).

La publication désormais souvent tardive du bulletin « papier » traduit la multiplication des activités de l'AAFC, empêchant l'équipe rédactionnelle - réduite - de tenir les délais.

En 2015, le site Internet de l'AAFC a été fréquenté, en moyenne, par 5 500 visiteurs mensuels différents, venus de 160 pays et territoires. 75 % des visites ont eu lieu à partir de la France métropolitaine et 90 % à partir de 10 pays seulement : France, Canada, Belgique, Corée du Sud, Suisse, Etats-Unis, Algérie, Maroc, Japon et Royaume-Uni. La fréquentation mensuelle moyenne était de 5 100 visiteurs en 2014 et 4 800 visiteurs en 2013. L'expérience montre que le site Internet de l'AAFC n'est pas à l'abri d'attaques informatiques dites par déni de service (multiplication des requêtes adressées à un site Internet afin d'empêcher son fonctionnement). Ainsi, les chiffres de fréquentation de 2015 sont-ils peut-être « anormalement » élevés.

 

Nous le voyons, beaucoup des actions menées en 2015 ont été la suite d'initiatives plus anciennes.

Tous les adhérents de l'AAFC sont invités à multiplier les initiatives, aussi modestes soient-elles, dans tous les domaines, car de telles initiatives peuvent mener à de grandes choses. Cela nécessite parfois énergie et patience, mais ils peuvent toujours compter sur la mobilisation et l'appui des instances nationales de l'association.

La diversité de ses adhérents et la continuité de son action sont deux des grandes forces de l'AAFC.

Il convient de rendre hommage au travail accompli par tous ceux qui nous ont précédé et continuent de nous accompagner, au premier rang desquels les présidents André Aubry et Guy Dupré, qui ont fait de l'Association d'amitié franco-coréenne l'organisation performante qu'elle est aujourd'hui.

La division de la péninsule coréenne en 1945, par le jeu des grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, soit la division d'un peuple uni pendant plusieurs siècles, partageant une même langue et une même culture, constitua une erreur historique. Cette erreur fut d'autant plus injuste et tragique qu'elle engendra une guerre civile atroce, vite internationalisée, qui faillit dégénérer en un conflit mondial destructeur.

La défense de la justice et de la paix en Corée, en Asie et dans le monde est une cause éminemment juste, et les causes justes finissent toujours par triompher.

Nous ne devons pas avoir peur des pressions et des attaques. Au contraire, nous devons les considérer comme les signes de notre succès.

Assemblée générale de l'AAFC du samedi 27 février 2016

Rapport d'orientation

présenté par Benoît Quennedey

vice-président de l'Association d'amitié franco-coréenne

en charge des actions de coopération

 

Depuis 1969, notre Association est la seule qui, en France, joue un rôle de promotion des échanges et des relations de coopération avec toute la Corée, animée par la ferme certitude que la compréhension mutuelle se fonde sur le dialogue – et qu’il n’y a pas d’autre voie pour parvenir à un règlement pacifique de la question coréenne, au-delà des clichés et des anathèmes véhiculés à longueur de flashs d’information et de colonnes de journaux par des médias en quête de sensationnalisme.

Nos objectifs n’ont pas varié depuis 47 ans. Ils figurent à l’article 3 de nos statuts, et c’est sur cette base que nous devons, encore et toujours, déployer notre action.

 

1) Mieux faire connaître en France la civilisation traditionnelle, l’histoire et la situation de la Corée

Pour atteindre cet objectif, le blog – ou plutôt les blogs – de l’AAFC (blog national en français, blogs des comités régionaux Bourgogne et Nord, blog en coréen), associés à la page Facebook de l’AAFC suivie par près de 500 personnes, reflètent au quotidien notre activité et nos prises de position. Les principaux articles sont repris dans le bulletin trimestriel, largement diffusé auprès de nos contacts institutionnels. Il convient d’augmenter le nombre de contributeurs réguliers, y compris dans des domaines spécialisés ou par des traductions d’articles en langues étrangères. Par ailleurs, la publication d’un plus grand nombre d’articles originaux sur le blog en coréen demande l’investissement de coréanophones aguerris. Enfin, nos adhérents et sympathisants pourraient plus systématiquement participer aux discussions sur les réseaux sociaux, les forums en ligne et les pages de discussion des médias, tout en créant des liens vers les articles de nos blogs afin de renforcer le rayonnement de notre association.

Les réunions de compte rendus de voyage jouent un rôle majeur pour faire connaître la réalité de la Corée, photos à l’appui : le déplacement en octobre 2015 d’une délégation de l’AAFC en RPD de Corée a déjà donné lieu à une manifestation à Paris, le 18 janvier. Un autre compte rendu est prévu à Tousson le 19 mars.

La poursuite de nos activités de conférence – qu’elles soient liées à l’actualité, ou visent à mieux faire connaître les spécificités de la Corée – peuvent s’appuyer sur les liens développés avec les progressistes sud-coréens, le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud présidé par Jean Salem et le collectif Solidarité pour la Liberté et la Démocratie en Asie (SOLIDA), formé en août 2015 par des pacifistes japonais, coréens et français vivant dans notre pays. Une conférence commune de l’AAFC et de SOLIDA a d’ailleurs d’ores et déjà eu lieu, le 28 janvier dernier, sur les bases américaines au Japon et en Corée, réaffirmant la position constante de l’AAFC contre l’implantation de nouvelles bases à Jeju et Okinawa qui s’inscrit dans une course aux armements que nous dénonçons.

 

2) Travailler de façon permanente à la défense, au maintien et au renforcement des relations amicales entre les peuples français et coréen

Outre les traditionnelles manifestation organisées par l’AAFC à l’occasion des fêtes nationales de la RPD de Corée, l’AAFC poursuivra et amplifiera en 2016 sa politique de déplacement en RPD de Corée de délégations sur des thématiques spécifiques – qu’il s’agisse d’échanges économiques, scientifiques ou universitaires – dans la continuité des déplacements qui ont eu lieu en 2015. En particulier, la visite de Damien Jamet, maître de conférences en mathématiques à l’Université de Lorraine, à l’été 2015, a ouvert un nouveau champ de coopération qui pourrait s’inscrire dans une logique internationale avec les chercheurs d’autres pays. Ce déplacement a fait suite aux échanges qu’avait déjà initiés l’AAFC, les années précédentes, dans les domaines de l’architecture, de la géographie et des études coréennes.

Par ailleurs, alors que les comités régionaux de l’AAFC ont vocation à organiser des manifestations spécifiques en dehors de l’Ile-de-France, il convient de tirer pleinement parti de la disponibilité des diplomates de la délégation générale de la RPD de Corée pour venir à la rencontre de nos adhérents et sympathisants dans les régions et à favoriser, lors de ces déplacements, des échanges avec des acteurs politiques, économiques et culturels.

A cette fin, l’objectif de couverture de l’ensemble du territoire national par des comités régionaux permettra de renforcer l’organisation de l’AAFC et de mieux structurer les initiatives d’adhérents en province.

La direction nationale de l’AAFC est également à la disposition des adhérents, en Ile-de-France comme en province, pour présenter l’association et ses objectifs et participer à son renforcement.

 

3) Favoriser et susciter les échanges intellectuels, culturels, économiques, artistiques et sportifs entre les peuples français et coréen, sans discriminations

De nouvelles perspectives se sont ouvertes pour le déplacement et l’accueil d’étudiants et d’universitaires coréens en France ou français en Corée, en liaison étroite avec des universitaires français spécialistes de la Corée. Une conférence est déjà programmée le 9 mars prochain, avec le professeur de coréen Patrick Maurus de l’INALCO, sur le cursus d’études à l’Université Kim Il Sung qu’ont suivi, en fin d’année dernière, des étudiants en coréen de l’INALCO.

L’AAFC poursuivra la couverture de la présence de sportifs et artistes coréens en France et s’efforcera de continuer à organiser – ou d’aider à l’organisation de – la venue en France de délégations sportives ou artistiques, en répondant notamment aux demandes qui lui sont adressées.

Une attention particulière sera portée à la conservation préventive, d’une part, et au handicap, d’autre part, suite au déplacement en France d’une troupe de jeunes artistes nord-coréens handicapés (en février 2015) et d’une délégation de l’Association coréenne des musées (en octobre-novembre 2015).

 

4) Soutenir les aspirations du peuple coréen à la réunification de son pays, avec le départ de toutes les troupes étrangères présentes sur la péninsule coréenne

Après la participation d’une délégation de l’AAFC à une conférence internationale à Helsinki en septembre 2015, aux côtés d’autres associations d’amitié européennes, l’AAFC envisage d’organiser à Paris une rencontre internationale : compte tenu des délais de préparation, celle-ci pourrait avoir lieu en début d’année 2017, coïncidant ainsi avec le 40e anniversaire de la fondation du Comité international de liaison pour la paix et la réunification en Corée (CILRECO).

Alors que le retour au pouvoir des conservateurs à Séoul depuis 2008 a progressivement ruiné les acquis de la politique de coopération intercoréenne de la décennie du « rayon de soleil » (1998-2008), l’AAFC continuera, par ses publications, ses déclarations et l’organisation de conférences, à soutenir toute initiative de nature à promouvoir le dialogue et les échanges intercoréens, en continuant de plaider pour la paix et la réunification en Corée, en liaison avec toutes les organisations coréennes – du Nord, du Sud et de la diaspora – qui concourent à l’atteinte de ces objectifs.

 

5) Agir auprès des autorités françaises pour que celles-ci jouent un rôle positif et prennent les initiatives nécessaires en vue d’une paix durable et de la stabilité en Asie du Nord-Est

L’AAFC poursuivra et approfondira ses contacts avec les groupes interparlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’avec le gouvernement français (notamment le bureau français de coopération à Pyongyang), en vue de l’établissement de relations diplomatiques complètes entre la France et la RPD de Corée et pour une approche équilibrée de la question coréenne.

L’association réaffirmera son opposition au déploiement du système antimissiles THAAD en Asie du Nord-Est. Elle continuera aussi son combat pour une réponse équitable à la question des « femmes de réconfort », rejetant l’accord conclu entre Tokyo et Séoul en fin d’année 2015.

A la suite de la conférence organisée le 29 juin 2015 à Paris, il serait souhaitable de permettre l'apposition d'une plaque place de Stalingrad, à Paris, où sont tombés en 1952 deux manifestants contre la guerre en Corée : Hocine Belaïd et Charles Guénard.

 

6) Tant que se prolongera la division de la Corée, agir pour faire disparaître toute discrimination entre les deux Etats, notamment par l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la République Populaire Démocratique de Corée

Outre les contacts institutionnels précités, l’AAFC sensibilisera l’opinion publique en intervenant dans les médias et sur des sites Internet spécialisés.

 

7) Organiser la solidarité en vue d’obtenir la libération des prisonniers de conscience et l’abrogation de la loi de sécurité nationale dans la péninsule coréenne

La dégradation des libertés publiques en Corée du Sud, qui s’est accélérée depuis l’arrivée au pouvoir à Séoul en décembre 2012 de Mme Park Geun-hye, a justifié une implication croissante de l’AAFC aux côtés des démocrates et des défenseurs des droits de l’homme en Corée du Sud. Les législatives sud-coréennes d’avril 2016 et la présidentielle de décembre 2017 justifient un renforcement de notre action pour obtenir la libération des prisonniers politiques, le rétablissement du Parti progressiste unifié, la défense des libertés syndicales, l’opposition au révisionnisme dans les manuels scolaires et la lutte contre l’ingérence des services secrets tant dans la vie politique sud-coréenne.

Les actions qui seront conduites en 2016 s’appuieront notamment sur la commémoration du 70e anniversaire du soulèvement ouvrier et paysan de l’automne 1946 au Sud de la Corée.

Ce programme est d’autant plus ambitieux qu’il intervient dans un contexte international particulièrement tendu en ce début d’année 2016, qui impliquera de compter sur nos seules forces en n’attendant aucun appui des autorités gouvernementales françaises, si promptes à dénoncer la situation des droits de l’homme en Corée du Nord tout en fermant les yeux sur les atteintes aux libertés publiques de plus en plus flagrantes en Corée du Sud. Il implique également une vigilance accrue face aux tentatives de déstabilisation que ne manquera pas de fomenter, une nouvelle fois, l’appareil militaire et policier sud-coréen. Mais l’AAFC a pris l’habitude de naviguer à contre-courant des idées reçues, avec la conviction que la cause des peuples mérite autre chose que des volte-faces opportunistes et une soumission à des intérêts qui lui sont étrangers.  Plus que jamais, dans les circonstances qui sont les nôtres, le peuple coréen – tout le peuple coréen – a besoin de notre appui et de notre solidarité.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne

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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)