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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 20:45

Un paradoxe semble caractériser l'économie de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) : malgré des sanctions internationales toujours accrues, non seulement le pays ne s'effondre pas, mais il connaît même une croissance économique non négligeable. Pour expliquer ce paradoxe, les partisans de la théorie de l'effondrement de la RPD de Corée ont recours à diverses explications qui contournent l'échec de leur modèle théorique : contournement des sanctions, comportement non coopératif de certains Etats (au premier rang desquels ils placent bien sûr la Chine, principal partenaire économique) ou de certaines entités non étatiques (facteur selon eux seul à même d'expliquer la poursuite avec succès des programmes nucléaire et balistique...). Ce faisant, ils ignorent un aspect pourtant largement développé par les auteurs ayant analysé l'effondrement des civilisations (comme le géographe Jared Diamond, auteur de Effondrement) : la capacité (ou non) des sociétés à innover économiquement et à s'adapter. Celle-ci est pourtant très présente dans la société nord-coréenne, comme nous allons l'illustrer par divers exemples. 

Ri Sung-gi (1905-1996), inventeur du vinalon, lauréat du prix Lénine en 1962.

Ri Sung-gi (1905-1996), inventeur du vinalon, lauréat du prix Lénine en 1962.

Inventeurs et découvreurs occupent une place particulière dans les créations artistiques nord-coréennes - l'héroïne du Journal d'une jeune Nord-Coréenne ne se voit-elle pas reprocher que son père soit un savant qui ne découvre rien, avant que ce dernier ne fasse (enfin) une découverte majeure et qu'elle décide d'embrasser à son tour une carrière scientifique ?  

L'innovation et l'adaptation sont hautement valorisées, et les Nord-Coréens sont très fiers de découvertes nationales dont les applications ont permis de pallier certaines carences (ou au contraire les atouts) en ressources premières. Le vinalon et le fer Juche apportent des illustrations ainsi décrites dans le fascicule "Economie" de la série Connaissances sur la Corée (éditions en langues étrangères de Pyongyang, 2016, citations extraites p. 26-27 et 31-32), qui soulignent le processus continu d'innovation et l'utilisation économique faite de ces découvertes : 

37. Fer Juche

Il s'agit du fer produit par un procédé de production n'utilisant pas de coke.
La RPDC, où ce combustible manque, s'est investie depuis longtemps dans la mise au point d'une méthode de production de fer recourant à ses propres ressources et techniques.
Le complexe d'aciérage de Songjin a perfectionné un système de production de fer Juche en reliant directement le four rotatif et le four de fusion à oxygène, une véritable révolution dans l'industrie sidérurgique du pays.
Cette méthode de production de l'acier intégrant le processus de fonte et celui d'aciérage est originale, car elle permet de produire l'acier en maintenant bouillante la fonte jusqu'à son aciérage, innovant ainsi la production de l'acier.

42. Vinalon

Le vinalon, fibre d'alcool issue d'alcool polyvinylique, est une fibre chimique mise au point par le savant coréen Ri Sung Gi (1905-1996) dans les années 1930.
Il suffit de carbure de calcium pour produire du vinalon. Or, la RPDC abonde en gisements de calcaire et d'anthracite, matières premières pour le carbure de calcium.
Le tissu de vinalon, fibre blanche et luisante, est dur et doux, et il absorbe l'humidité mieux que les autres tissus de fibres synthétiques. Il résiste d'ailleurs à l'acide et à l'alcali, et ne s'altère presque guère sous l'action des microbes, dont la moisissure.
Le complexe de vinalon 8-Février sort, outre la fibre de vinalon de qualité, des produits chimiques inorganiques, organiques, macromoléculaires et fines organiques. Il produit encore à partir d'un produit intermédiaire de vinalon plus de 400 sortes de produits chimiques, dont la soude caustique, le chlorure de vinyle, le vinylacétate, l'acide chlorhydrique, des catalyseurs. On y compte aussi des produits phytosanitaires comme herbicide et pesticide efficaces ainsi que des colorants.

Certains aspects de l'économie nationale, souvent interprétés comme des défaillances, traduisent autant des adaptations à un environnement sous contrainte. Si la vitesse des trains est réduite il faut aussi y voir une réponse à la pénurie d'énergie, qui n'a rien d'exceptionnel ni de propre à la Corée : après 2008, les compagnies de navires-cargo ont réduit la vitesse de leurs navires tout en en accroissant le nombre pour compenser l'augmentation des coûts de pétrole. Après 2012, les façades des immeubles nouvellement construits à Pyongyang se sont couvertes d'éclairage led, plus faiblement consommateur d'énergie. 

Dans le contexte des sanctions économiques et d'une fermeture subie aux circuits financiers internationaux, la résilience de la Corée du Nord s'éprouve à sa capacité à faire face : à l'embargo partiel sur le pétrole nouvellement imposé répond ainsi une rationalisation de la consommation d'hydrocarbures et, peut-on supposer, la recherche de sources d'énergie alternatives - la RPD de Corée a multiplié les panneaux solaires, et pourrait demain s'engager sur l'exploitation du gaz de schiste. Peut-être verra-t-on à Pyongyang les prémisses d'une société pionnière dans l'économie post-pétrolière. Innover et s'adapter n'est pas propre à la RPDC, mais à toute société humaine - alors qu'a contrario les civilisations humaines qui se sont effondrées ont souffert d'une pluralité de facteurs, non seulement une dégradation de leur environnement, mais aussi (entre autres) l'action de forces extérieures hostiles, comme l'a montré Jared Diamond. 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 22:24

En 2016, l'économie de la République populaire démocratique de Corée aurait progressé de 3,9 % selon la Banque centrale de Corée (du Sud), soit le taux le plus élevé depuis 1999. Les perspectives 2017 sont toutefois moins favorables, sous l'effet notamment de l'alourdissement des sanctions internationales et d'une sécheresse sans précédent depuis 2001.

Après une accélération de sa croissance économique en 2016, la Corée du Nord confrontée aux sanctions et à la pire sécheresse depuis 2001

Selon la Banque centrale sud-coréenne, le taux de croissance de l'économie nord-coréenne en 2016 (+ 3,9 %) marquerait une inversion de tendance par rapport à 2015 (- 1,1 %) et serait le plus élevé depuis 1999 (+ 6,1 %) - année qui avait été marquée par un rattrapage après le recul continu des années 1990. Ces données doivent être prises avec précaution compte tenu de leur mode de collecte (tenant en partie aux "redressements" opérés par les services de renseignement sud-coréens) et à un biais politique (l'évaluation par Séoul de l'évolution de l'économie nord-coréenne est plus favorable quand les démocrates sont au pouvoir à Séoul - or ils ont gagné l'élection présidentielle du printemps 2017 - que quand il s'agit des conservateurs, qui veulent voir se réaliser leur prophétie d'un effondrement de la RPD de Corée...). Elles rendent toutefois compte d'une croissance relevée par les observateurs indépendants à des niveaux en tout état de cause supérieurs à celui de la population. Sous ces réserves, la progression estimée en 2016 a été portée par la hausse de la production minière (+ 8,4 %), qui représente environ 10 % du produit intérieur brut de la RPD de Corée et constitue le premier poste d'exportations, alors que le commerce extérieur nord-coréen a été estimé à 6,55 milliards de dollars en 2016 par les autorités sud-coréennes (+ 4,6 % par rapport à 2015). 

L'année 2017 se présente cependant sous des auspices moins favorables. D'une part, la Chine applique plus strictement les sanctions internationales contre la Corée du Nord, en ayant notamment annoncé, en février 2017, qu'elle suspendait ses importations de charbon nord-coréens (premier produit d'exportation de la RPDC vers la Chine) jusqu'à la fin de l'année. D'autre part, comme l'a précisé l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (acronyme anglais : FAO), dans une étude rendue publique le 20 juillet 2017, les précipitations dans les principales régions agricoles du pays ont atteint, sur la période avril-juin 2017, leur plus faible niveau depuis 2001, une année où la production céréalière avait atteint un niveau historiquement bas de 2 millions de tonnes. La sécheresse a particulièrement affecté les productions récoltées en juin (blé, orge, pommes de terre), estimées à 310 000 tonnes (contre 450 000 tonnes l'an passé) - faisant courir un risque certain d'aggravation de l'insécurité alimentaire, dans un pays où seulement un sixième des terres sont arables et où les inondations et sécheresses à répétition des années 1990 ont réduit la surface agricole utile. Nous observons cependant que la RPD de Corée a su davantage s'adapter aux aléas climatiques, par le développement en particulier des échanges sur les marchés généraux de biens et services, la diversification des productions et des capacités accrues d'importation de céréales (mais que les politiques d'étranglement des exportations nord-coréennes remettent gravement en cause).

Dans ce contexte, la FAO appelle les pays donateurs à honorer leurs engagements - alors que les gouvernements conservateurs brandissent l'arme alimentaire vis-à-vis des pays qu'ils considèrent comme hostiles : l'AAFC exhorte les démocrates sud-coréens à rompre avec la politique de chantage à la famine à l'égard de leurs compatriotes du Nord qu'ont adoptée les administrations conservatrices de Lee Myung-bak et Park Geun-hye. La FAO exhorte également à rénover et réparer les systèmes d'irrigation pour réduire les pertes de disponibilité en eau et à diversifier les productions - en encourageant notamment les productions résistantes à la sécheresse. A sa modeste échelle, l'AAFC soutient ces efforts en faisant des dons de semences, en organisant des visites d'exploitations agricoles et de sites industriels et en apportant, à plusieurs reprises, une aide d'urgence par l'intermédiaire d'ONG présentes en Corée du Nord.

Sources :

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 10:45

Après l'annonce du Président américain Donald Trump que son pays se retirait de l'accord de Paris (COP21) sur le climat, approuvé en décembre 2015 par 195 pays (en présence notamment de Ri Su-yong, ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée, qui a été le troisième pays d'Asie à ratifier l'accord), les réactions ont été diverses en Corée : si la République de Corée (Corée du Sud), alliée de Washington, a seulement jugé cette décision "regrettable", la RPD de Corée (Corée du Nord) a vivement critiqué l'administration américaine.

Donald Trump annonce le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Donald Trump annonce le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Alors que les sujets de friction ne manquent pas avec Washington (notamment sur le déploiement du système américain de missiles antimissile THAAD, que le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in entend voir suspendu, après qu'un scandale est né du déploiement en catimini de lanceurs sur le territoire sud-coréen), l'administration sud-coréenne a réagi de manière modérée à l'annonce du retrait américain de la COP21 - la Corée du Sud étant par ailleurs mise en cause pour ses efforts insuffisants dans la lutte contre le changement climatique. L'initiative de Donald Trump a en effet seulement été qualifiée de "regrettable" par le ministère sud-coréen des Affaires étrangères :

Il est regrettable que la solidarité et les efforts mondiaux pour une (meilleure) réponse au changement climatique aient été affaiblis en raison de la décision des Etats-Unis de se retirer de l'accord de Paris.

Yonhap

A contrario, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée a vivement critiqué, le 6 juin 2017, une décision "égoïste", alors que le réchauffement climatique est "l'un des plus graves défis actuels auquel fait face l'humanité"

L'annonce américaine du retrait de l'Accord de Paris appelle à une critique et une vive condamnation dans le monde.

La politique de "l'Amérique d'abord" prônée par Trump a conduit au retrait de l'Accord de Paris. C'est le paroxysme de l'égoïsme et d'un vide moral marqué par la recherche de leur propre bien-être même au détriment de toute la planète et, dans le même temps, une décision stupide et à courte vue qui méconnaît que la protection globale de l'environnement est dans leur propre intérêt.

KCNA

Cette décision a été rapprochée de l'égoïsme américain sur d'autres sujets, notamment la question nucléaire en Corée, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères appelant les autres pays Etats à cesser d'être suivistes vis-à-vis de l'administration Trump.

Sources :

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 13:13

Le passage dans le Sud de la Corée du typhon Chaba, qui a également frappé le Japon, a causé de très lourds dommages : selon un bilan provisoire établi par le ministère de la Sécurité publique de la République de Corée (Corée du Sud) le 7 octobre 2016 à 11h, sept personnes étaient décédées (dont un pompier) dans les villes de Busan et Ulsan et sur l'île de Jeju, tandis que trois autres personnes étaient portées disparues. 229.000 ménages ont été temporairement privés d'électricité. Au plan matériel, le typhon a aussi touché 7.500 hectares de terres arables et submergé 508 maisons, tandis que plusieurs centaines de vols ont dû être annulés. L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) présente ses condoléances aux familles des victimes, confiante dans la capacité des Sud-Coréens à faire face, alors que le bilan continue de s'alourdir. Nous revenons ici en images sur la catastrophe.

La Corée du Sud frappée par le typhon Chaba
La Corée du Sud frappée par le typhon Chaba
La Corée du Sud frappée par le typhon Chaba
La Corée du Sud frappée par le typhon Chaba
La Corée du Sud frappée par le typhon Chaba

Sources :

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 19:19

Les inondations qui ont frappé cet été le Nord-Est de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont été particulièrement meurtrières. Pour faire face à l'urgence de reloger des dizaines de milliers de sinistrés avant les premières neiges, attendues fin octobre, l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a décidé le versement de premiers dons, prélevés sur l'actif de l'AAFC, qui seront remis dans les prochains jours à la délégation générale de la RPD de Corée en France. Cette action de solidarité sera complétée par une aide à moyen terme, financée par un appel à dons auprès notamment des adhérents et sympathisants de l'AAFC, dont le produit sera directement versé aux ONG présentes dans le Nord de la péninsule avec lesquelles l'AAFC travaille de longue date - notamment le Secours populaire français. L'affectation de ces dons ultérieurs tiendra compte des besoins de reconstruction à plus long terme et des conséquences des inondations sur la production alimentaire et le besoin de sécuriser l'approvisionnement des populations pendant la période de "soudure" alimentaire, au printemps prochain. 

L'AAFC apporte une aide d'urgence aux sinistrés nord-coréens

Plus de 600.000 personnes touchées par les inondations, plus de 30.000 maisons détruites ou si gravement endommagées qu'elles sont devenues inhabitables : au-delà du très lourd bilan humain (plus de 130 morts et plus du triple de personnes portées disparues), une course contre la montre a été engagée par les autorités nord-coréennes, en liaison étroite avec les agences spécialisées des Nations Unies et les ONG présentes en RPD de Corée, pour faire face à l'urgence de reloger toutes les familles et répondre à leurs besoins élémentaires. Une aide a convergé de tout le pays pour apporter des réponses en termes d'hébergement, de nourriture et de soins médicaux.

Chris Staines, qui dirige en Corée du Nord les activités de la Fédération Internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (acronyme anglais, FICR), a souligné pourquoi il fallait agir maintenant, alors que les premières neiges sont prévues fin octobre et que les températures tombent à - 30°C dans cette partie du pays au plus froid de l'hiver :

A de nombreux égards, la catastrophe a frappé au plus mauvais moment (...) Les conditions sont particulièrement difficiles et c'est pourquoi nous avons besoin de davantage de solutions permanentes en termes d'abri, de services de santé, d'accès à la nourriture, et de résoudre les questions touchant à l'eau potable.

http://www.huffingtonpost.com/entry/north-korea-floods_us_57f25e42e4b024a52d2faf4b

Face à l'urgence, la FICR a décidé de débloquer une aide immédiate de 15,2 millions de francs suisses (soit 13,9 millions d'euros). Les biens de première nécessité proviennent non seulement du reste du pays, mais aussi de la Chine et de la Russie frontalières (les autorités conservatrices sud-coréennes ayant pour leur part refusé d'apporter la moindre aide, brandissant une nouvelle fois l'arme alimentaire), alors que 300.000 personnes ont besoin d'une assistance humanitaire le plus rapidement possible.

L'Association d'amitié franco-coréenne a ainsi apporté une première contribution, modeste au regard de l'ampleur des besoins, sous forme de don prélevé sur l'actif dont dispose l'Association. Elle sera complétée par un appel à dons ultérieur, au regard des conséquences à plus long terme des inondations catastrophiques qui ont ravagé le Nord-Est de la Corée.

L'AAFC apporte une aide d'urgence aux sinistrés nord-coréens
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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Solidarité Environnement Activités AAFC
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 12:49

La ville sud-coréenne d'Ulsan a décidé de lancer des taxis à hydrogène, tandis que par ailleurs la ville de Gwangju s'est lancée dans un projet de partage de véhicules électriques à hydrogène. L'entreprise Hyundai Motor est à l'origine de ces projets dessinant des alternatives aux voitures à essence, en liaison avec le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie dirigé par Joo Hyung-hwan. 

Des taxis à hydrogène à Ulsan

Les dix premiers taxis électriques à hydrogène d'Ulsan, qui appartiendront à la compagnie Tucson ix, s'inscrivent dans une stratégie de couverture progressive du territoire national par ces véhicules innovants : au premier semestre 2018, Hyundai Motor prévoit que 100 taxis à hydrogène desserviront cinq grandes villes - dont Gwangju, après Ulsan.

Par ailleurs, le projet pilote de partage de véhicules électriques à hydrogène, qui sera lancé à Gwangju, comportera initialement une flotte de 15 véhicules électriques à hydrogène et de 15 véhicules électriques.

Selon Chung Jin-haeng, Président de Hyundai Motor, il s'agit d'encourager une évolution des modes de consommation :

Je souhaite que le peuple expérimente la sécurité et l'écologie des voitures roulant à l’hydrogène.

Source :

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 21:09

A l'issue des négociations qui se sont tenues au Bourget dans le cadre de la 21e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l'accord de Paris sur le climat a été approuvé par l'ensemble des 195 délégations nationales présentes, le 12 décembre 2015. L'accord a ensuite été signé le 22 avril 2016 par la plupart des pays de la planète (à l'exception notable, entre autres, de l'Arabie Saoudite, du Chili, de l'Irak, du Nigéria et de la Zambie) - dont la République de Corée (Corée du Sud) et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Alors que l'entrée en vigueur du texte est subordonnée à sa ratification par au moins 55 pays représentant 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, la RPD de Corée a ratifié l'accord de Paris dès le 1er août 2016 - étant ainsi l'un des premiers pays d'Asie à s'engager pour son application le plus rapidement possible. 

Victime d'inondations et de sécheresses aux effets dramatiques, notamment depuis les années 1990, la RPD de Corée a fortement souffert du changement climatique : c'est dans ce contexte que S.E. M. Ri Su-yong, ministre des Affaires étrangères de la RPD de Corée, a participé aux travaux de la COP21, en rappelant la politique conduite par son pays pour lutter contre la déforestation et en fixant un objectif de réduction de 37,4 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux années 1990. L'importance de l'enjeu écologique pour les autorités nord-coréennes expliquait ce déplacement exceptionnel, dans la capitale française, d'un membre du gouvernement de la RPD de Corée, la France n'accueillant généralement que des personnalités ayant rang de vice-ministre. 

Les Etats insulaires, particulièrement menacés par la montée des eaux consécutive aux évolutions climatiques, sont nombreux parmi les 15 premiers pays ayant ratifié l'accord de Paris sur le climat, dès le 22 avril 2016. Parmi ces 15 Etats, deux sont asiatiques : les îles Maldives et la Palestine. La RPD de Corée a été le troisième pays d'Asie (et le 22e au monde) à ratifier l'accord sur le climat, le 1er août 2016, avant la Chine (le 3 septembre 2016, à l'occasion de la réunion du G20 sur son territoire) et le Laos (le 7 septembre). 

Avant que la Chine et les Etats-Unis, qui représentent 20,09 % et 17,89 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ne ratifient l'accord sur le climat, seuls trois Etats représentant plus de 0,1 % des émissions avaient déjà ratifié cet accord : la République populaire démocratique de Corée (0,23 %), la Norvège (0,14 %) et le Cameroun (0,45 %). 

La République de Corée (1,85 %) a signé l'accord mais ne l'a pas encore ratifié.

Principale source : 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 22:11

Le bilan des inondations ne cesse de s'alourdir en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) : selon un bilan provisoire des Nations Unies à la date du 12 septembre 2016, les inondations ont causé 133 morts et 395 personnes sont portées disparues. il s'agit des plus graves inondations depuis 2012 (169 morts, 400 disparus et 212 200 personnes déplacées). L'Association d'amitié franco-coréenne, qui a une longue tradition de solidarité avec les populations coréennes victimes de catastrophes naturelles, appelle à fournir l'aide d'urgence dont les Coréens ont besoin, en refusant les considérations politiques qui ont conduit les gouvernements de certains Etats à poser des conditions politiques à l'aide humanitaire aux Nord-Coréens.

Inondations meurtrières en Corée du Nord

La crue du fleuve Tumen a eu des conséquences dramatiques dans le Nord-Est du pays : 133 morts et 395 disparus selon le bilan des agences humanitaires des Nations Unies à la date du 12 septembre 2016, qui s'était alourdi par rapport au précédent bilan en date du 8 septembre (60 morts). 107 000 personnes ont été déplacées, 24 000 maisons ayant été entièrement détruites. 8 700 bâtiments publics ont aussi été lourdement affectés, de même que les voies de transport routières et ferroviaires, compliquant encore davantage l'aide aux victimes. le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU estime que 140 000 personnes ont besoin d'une aide d'urgence.

La catastrophe a aussi affecté un fragile équilibre agricole, alors que la RPD de Corée lutte toujours pour l'autosuffisance alimentaire, 16 000 hectares de terres ayant été inondés.

Face à l'urgence, les autorités nord-coréennes ont décidé de mobiliser les travailleurs engagés dans la "campagne des 200 jours" dans l'aide aux victimes.

Pour venir en aide aux victimes, l'AAFC appelle à contacter les ONG présentes sur le terrain, notamment - s'agissant de la France - Triangle Génération Humanitaire et Première Urgence.

Source :

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 19:18

Le 26 février 2016, la base navale de Jeju a été officiellement inaugurée, entraînant des dommages irréversibles pour l'environnement, malgré l'opposition des habitants de l'île, dont le combat a été largement relayé dans le monde - y compris par l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC). Mais de nouveaux combats sont à mener ; un projet d'aéroport géant serait un nouveau drame environnemental pour l'île, tandis que des poursuites judiciaires ont été engagées à l'encontre des opposants à la base. L'AAFC s'élève avec force contre ce procès indigne, dont le seul but est de briser les vies de tous ceux qui se sont opposés à la base navale en les ruinant financièrement. Le procédé apporte la preuve que les autorités réactionnaires sud-coréennes sont prêtes à tout pour étouffer toute voix dissidente. L'AAFC appelle tous les défenseurs des libertés publiques à s'opposer à la dérive autoritaire en Corée du Sud en étant solidaires des victimes de l'arbitraire du régime Park Geun-hye.

Les rochers Gureombi

Les rochers Gureombi

C'est la marine sud-coréenne qui a pris l'initiative d'intenter un procès en droit civil à l'encontre de 116 personnes qui se sont opposées à la construction de la base militaire sur l'île de Jeju, ainsi que contre 5 associations ou groupes civiques (dont l'association du village de Gangjeong, sur le territoire duquel la base a été construite). Il s'agit d'une demande de compensation au titre des retards pris sur le chantier, à hauteur de 3 millions de dollars. Elle fait suite à la décision du groupe Samsung d'engager des poursuites contre les autorités sud-coréennes en raison des retards de chantier, du fait de l'opposition à la construction de la base. 

Exiger de telles sommes revient à ruiner les habitants de Gangjeong et les opposants à la base. Il s'agit d'un procédé hélas habituel du patronat sud-coréen contre les syndicalistes et tous ceux qui, selon eux, entravent le processus de production. Le fait que ce soit le gouvernement sud-coréen qui prenne l'initiative d'un procès en dit long sur sa volonté d'éliminer les voix discordantes et de se venger de ses opposants.

En signe de protestation, la mairie de Gangjeong a décidé d'installer l'hôtel de ville sous une tente.

En signe de protestation, la mairie de Gangjeong a décidé d'installer l'hôtel de ville sous une tente.

Vétéran de l'armée américaine, réserviste, ayant servi pendant 16 ans comme diplomate au Département d'Etat, avant de démissionner de la fonction publique en mars 2003 par refus de la guerre en Irak, Ann Wright a rendu compte du combat pour la paix et la défense de l'environnement, notamment dans un article pour le site Consortiumnews où elle souligne la colère des habitants de Gangjeong en citant leurs avocats :

(Le procès) est une déclaration de guerre injustifiée contre le peuple (...) Condamner cette action [l'opposition à la construction de la base] comme illégalesape les fondements de la démocratie.

Plus que jamais, soyons solidaires de la lutte des habitants de Jeju, et des opposants à la base navale !

Source :

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 21:43

Son Excellence M. Ri Su-yong, ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), conduit la délégation nord-coréenne dans le cadre de la 21e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui se tient à Paris, du 30 novembre au 11 décembre 2015. La visite en France d'un membre du gouvernement de la RPD de Corée est exceptionnelle : ordinairement, les délégations nord-coréennes en France sont dirigées au niveau d'un vice-ministre. Elle témoigne de l'intérêt de la Corée du Nord pour cet événement international, qui a réuni les représentants de 195 pays. A cette occasion, Ri Su-yong, qui a également eu des entretiens bilatéraux à Paris (la presse algérienne a fait état d'un entretien au Bourget de Ri Su-yong avec son homologue algérien Ramtane Lamamra, ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale), a réaffirmé l'engagement résolu de son pays dans la lutte contre le changement climatique.

Ri Su-yong

Ri Su-yong

Dans les années 1990, la pénurie de pétrole en RPD de Corée, après la fin des livraisons de pétrole soviétiques à des conditions préférentielles, avait conduit à une importante déforestation menée par les habitants afin d'assurer leur approvisionnement énergétique. Ces décisions individuelles avaient eu des conséquences très lourdes, empêchant la couverture forestière de limiter l'impact des inondations qui avaient ravagé le pays, en le plongeant dans une sévère pénurie alimentaire. Depuis, le reboisement est l'une des priorités nationales, menée en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que S.E. M. Ri Su-yong, ministre des Affaires étrangères de la RPD de Corée, ait déclaré, lors de la conférence sur le climat (COP21) de Paris, que son pays avait déclaré la "guerre à la déforestation", en ayant programmé un programme de reboisement au cours de la prochaine décennie, afin d'accompagner "l'effort national pour atténuer les changements climatiques en réduisant les émissions de gaz à effet de serre".

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un visite une pépinière de l'Armée populaire de Corée

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un visite une pépinière de l'Armée populaire de Corée

Dans son discours aux délégués à la conférence de Paris, Ri Su-yong a précisé que la RPD de Corée visait à une réduction de 37,4 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux années 1990. Il a souligné que la RPD de Corée s'acquitterait pleinement de ses responsabilités en tant qu'Etat partie à la CCNUCC.

Principale source :

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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)