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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 17:58

Alors que s’achève la saison 2018-2019 de football, l’heure est au bilan des réussites - et des échecs - qu’ont connu les diverses sélections de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et de la République de Corée (Corée du Sud). Malgré un exercice assez contrasté - pour ne pas dire mitigé – les années à venir s’annoncent très prometteuses et notamment du fait des équipes juniors, tant masculines que féminines, qui ont brillé à plusieurs reprises. Alors que les diverses sélections de la RPDC n’ont pas participé à de nombreuses compétitions internationales cette saison, celles de la Corée du Sud ont, malgré un titre aux Jeux asiatiques, manqué l’occasion de franchir un palier.

L’année 2018 a bien entendu été marquée par la Coupe du monde, compétition reine de toutes les compétitions internationales de football. Après sa participation en 1966 et 2010, la sélection masculine de la RPDC n’a pas pu se qualifier pour l’édition 2018. En effet, une défaite en match éliminatoire face aux Philippines (3 à 2), le 29 mars 2016 à Manille, a privé la RPDC - pourtant favorite de son groupe - de participer à la Coupe du monde en Russie.

C’est donc à l’équipe de Corée du Sud qu’est revenue la lourde tâche de représenter la péninsule coréenne. Pour sa neuvième participation consécutive, les Guerriers Taeguk - placés dans un groupe extrêmement relevé où figuraient aussi l’Allemagne, le Mexique et la Suède – n’ont logiquement pas pu se qualifier pour les matchs à élimination directe. Une victoire face à l’Allemagne, tenante du titre, a cependant permis de sauver l’honneur. Mais, comme en 2014, la Corée du Sud a été éliminée dès le premier tour, suscitant la colère de ses supporters.

 

De retour de Russie après avoir été éliminée au premier tour de la Coupe du monde 2018, la sélection sud-coréenne a subi la colère de supporters mécontents

 

La Coupe du monde féminine de football s’est, elle, déroulée en France, en juin et juillet 2019. Pour s’y qualifier, les équipes asiatiques devaient réaliser un bon parcours lors de la Coupe d’Asie féminine de football 2018. Non qualifiées, les joueuses de la RPDC n’ont donc logiquement pas pu décrocher leur billet pour la Coupe du monde, ce qui constitue leur deuxième non qualification de suite après leur exclusion par la FIFA de la Coupe du monde 2015.

De leur côté, les joueuses sud-coréennes ont atteint la cinquième place dans la Coupe d’Asie féminine de football, se qualifiant de facto pour la Coupe du monde. Mais cette Coupe du monde en France fut loin d’être un succès pour les joueuses de la Corée du Sud. En effet, battues d’entrée par la France (4 à 0), puis par le Nigéria (2 à 0) et enfin par la Norvège (2 à 1), les Sud-Coréennes n’ont pas réussi à confirmer le parcours prometteur de la dernière Coupe du monde au Canada, lorsqu’elles avaient atteint les huitièmes de finale.

Concernant la Coupe du monde des moins de 20 ans (U-20), l’édition masculine s’est déroulée en Pologne en 2019. La Corée du Sud, seule équipe coréenne en lice, est passée tout près de l’exploit, avec une défaite en finale face à l’Ukraine (3 à 1). On retiendra cependant qu’au terme de ce beau parcours, la Corée du Sud est devenue la première équipe coréenne masculine à atteindre une finale de Coupe du monde.

Finale de la Coupe du monde U-20 2019 opposant l’Ukraine à la Corée du Sud

 

La Coupe du monde féminine U-20 s’est, elle, déroulée en 2018 en France, plus précisément en Bretagne. Alors que pour l’édition 2014, la RPDC avait été sacrée championne du monde en Papouasie-Nouvelle-Guinée en l'emportant en finale face aux Françaises, cette fois, les Françaises se sont imposées en quart de finale. Notons que les Sud-Coréennes ne se sont pas qualifiées pour cette compétition.

Outre la Coupe du monde, l’année 2019 a été marquée par la 17e édition de la Coupe d’Asie AFC, qui s’est déroulée aux Émirats arabes unis. C’est, à notre connaissance, le seul tournoi majeur cette saison, avec les Jeux asiatiques, où les équipes coréennes du Nord et du Sud ont réussi à se qualifier conjointement, sans cependant avoir eu l’occasion de s’affronter.

L’équipe masculine de Corée du Sud, arrivée première du groupe C, après une belle série de trois victoires et aucun but encaissé, a éliminé Bahreïn en huitièmes de finale (2 à 1, après prolongation) mais s’est inclinée face à une surprenante équipe du Qatar en quarts de finale (1 à 0). L'équipe du Qatar a d'ailleurs remporté le tournoi.

En ce qui concerne la RPDC, le bilan pour cette compétition n’est guère positif, puisque terminant la compétition dernière du groupe E, avec un bilan très peu satisfaisant de trois défaites pour quatorze buts encaissés contre un seul but marqué. Difficile entrée en matière pour Kim Yong-jun, qui avait participé à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud en tant que joueur, nommé entraîneur quelques semaines avant le début de la compétition.

Mais le plus bel exploit du football coréen cette année demeure sans conteste la victoire de l’équipe masculine sud-coréenne de football aux Jeux asiatiques qui se sont déroulés en septembre 2018 en Indonésie. Si la RPDC a atteint les quarts de finale, éliminés de justesse par les Émirats arabes unis, l’équipe de Corée du Sud – menée par Son Heung-min, qui évolue à Tottenham - a remporté la finale face au Japon (2 à 1). Cette victoire dans une compétition internationale évite aux joueurs d'avoir à effectuer leur service militaire, conformément aux règles en vigueur en Corée du Sud... L’équipe féminine sud-coréenne a quant à elle atteint la troisième place.

​​​​​​​Victoire de la Corée du Sud lors des Jeux asiatiques de 2018

 

D’autres tournois ont eu lieu au cours de cette saison 2018-2019. Moins prestigieux, et donc moins médiatisés, ils ont cependant permis à des équipes de se mettre en avant et d’engranger de l’expérience, surtout pour les jeunes.

Du 27 février au 6 mars 2019, s’est ainsi tenue la 12e édition du Tournoi de Chypre, une compétition internationale de football féminin qui se déroule chaque année. Les joueuses de la RPDC, après avoir terminé premières de leur groupe, se sont imposées en finale face à l’Italie (7 à 6 aux tirs au but) et c’est une joueuse coréenne, Kim Yun-mi, qui a terminé en tête du classement des buteurs avec cinq réalisations.

Plus tard, en mai 2019, les joueuses de l’équipe féminine U-20 de la RPDC ont remporté la Sud Ladies Cup – Tournoi Maurice Revello qui se déroule en France, et ce au terme d’un parcours quasi-parfait : quatre victoires sur les cinq matchs, seize buts marqués et aucun but encaissé (hors tirs au but). Ce tournoi a permis de révéler au grand public plusieurs joueuses de la RPDC, lesquelles devraient offrir de beaux jours à leur sélection dans les années à venir.

En juillet 2019, les étudiantes de la RPDC ont remporté les 30e Jeux mondiaux universitaires d'été qui se sont déroulés en Italie. Rassemblant les équipes de douze pays - dont la Chine, la Russie, le Brésil et le Mexique - les joueuses de la RPDC ont battu en finale leur rivale japonaise sur un score de 2 buts à 1.

Le quotidien nord-coréen "Rodong Sinmun" annonce la victoire de l'équipe féminine de football de la RPDC aux Jeux mondiaux universitaires d'été 2019

 

Toujours en juillet 2019, l’équipe masculine de la RPDC a remporté l’édition 2019 de la Coupe intercontinentale (ou Coupe intercontinentale Hero, du nom du sponsor de la compétition), en Inde, dans la ville d’Ahmedabad. La compétition a regroupé quatre équipes : l’Inde, la Syrie, le Tadjikistan et la RPD de Corée. Les deux équipes arrivées en tête du tournoi se sont affrontées en finale, et en finale, la RPDC s’est imposée face au Tadjikistan (1 à 0).

Les joueurs de la RPDC fêtant leur victoire à la Coupe intercontinentale 2019

 

La Coupe du monde masculine 2018 est terminée mais, déjà, il faut préparer les qualifications pour la Coupe du monde 2022 qui devrait se jouer – sauf retournement de situation – au Qatar. Le 17 juillet 2019, a eu lieu à Kuala Lumpur le tirage au sort pour les matchs du deuxième tour de qualification mais aussi pour la Coupe d’Asie AFC 2023.

Avec quarante équipes réparties dans huit groupes, la qualification pour le troisième tour sera réservée aux équipes arrivées premières de leur groupe et aux quatre meilleures équipes arrivées en deuxième position, soit douze places qualificatives au total. Les matchs se disputeront du 5 septembre 2019 au 9 juin 2020.

Les Corée du Nord et du Sud, comme en 2008 lors de la qualification pour la Coupe du monde 2010, figurent dans le même groupe, le groupe H. Les deux équipes coréennes s’affronteront donc à Pyongyang le 15 octobre 2019 et à Séoul le 4 juin 2020. En 2008, pour des raisons de protocole, aucun match ne s’était déroulé à Pyongyang et la rencontre entre les deux équipes avait été délocalisée en Chine, à Shanghai. A l’époque, le Nord et le Sud s’étaient qualifiés pour la Coupe du monde 2010 se jouant en Afrique du Sud.

Cette fois, avec l’amélioration des relations inter-coréennes, on peut espérer que les rencontres se disputent dans des conditions « normales », notamment sur le plan protocolaire. En effet, la FIFA exige que les hymnes des deux équipes soient joués, motif suffisant pour une délocalisation en 2008. Aucun match entre les deux équipes masculines de football ne s’est déroulé à Pyongyang depuis un match amical en 1990.

Les trois autres équipes du groupe H sont le Liban, le Turkménistan et le Sri Lanka. Ces dernières ne doivent pas être sous-estimées. Par exemple, lors de la Coupe d’Asie AFC de 2019, le Liban avait sèchement battu la RPDC (4 à 1).

Si, sur le papier, la Corée du Sud est favorite de ce groupe pour accéder au troisième tour de qualification, la RPDC pourrait réaliser un exploit.

Le tirage au sort du deuxième tour de qualification pour la Coupe du monde 2022 au Qatar

 

D'autres clubs des deux Corée ont participé à des compétitions en Asie. Les clubs sud-coréens du Jeonbuk Hyundai Motors et du Ulsan Hyundai, qualifiés pour l’édition 2019 de la Ligue des champions AFC, ont tous les deux étés éliminés en huitième de finale, respectivement par les Chinois du Shanghai SIPG et les Japonais du Urawa Red Diamonds. Le Jeonbuk Hyundai Motors avait remporté l’édition 2016 de cette compétition, la plus prestigieuse compétition des clubs en Asie.

L’équipe nord-coréenne du 25-Avril réalise actuellement un très bon parcours en Coupe AFC – l’équivalent européen de la Ligue Europa - et jouera en août et en septembre un match de type aller/retour face à l’équipe du Dhaka Abahani Limited (Bangladesh). En cas de victoire, les joueurs du 25-Avril se qualifieront pour la demi-finale de la compétition.

Comme pour la saison 2017-2018, deux joueurs sud-coréens ont évolué cette saison dans le championnat de France de football : Kwon Chang-hoon à Dijon et Suk Hyun-jun à Reims. Gravement blessé au terme d’une très bonne saison 2017-2018 (douze buts en quarante matchs), Kwon n’avait pu participer à la Coupe du Monde en Russie. Après avoir repris la compétition en janvier 2019, il a inscrit quatre buts en vingt-cinq matchs, dont un but très important face au Racing Club de Lens, lors des barrages de maintien en Ligue 1. En juin 2019, après trois saisons passées en France, il a rejoint l’équipe allemande du SC Fribourg.

Transféré l’été dernier de Troyes à Reims, l’attaquant coréen Suk Hyun-jun a réalisé une saison en demi-teinte, avec trois buts pour un total de vingt-cinq matchs joués.

Il est à noter qu’un deuxième joueur coréen jouera dans le championnat de France pendant la saison 2019-2020. En effet, Hwang Ui-jo, 26 ans, qui évoluait au sein du club japonais du Gamba Osaka, a été transféré à Bordeaux. Attaquant très prometteur, il a inscrit vingt-sept buts en deux saisons à Osaka. Bien qu’international (vingt-sept sélections) et vainqueur des Jeux asiatiques en 2018, il était pourtant absent lors de la Coupe du monde 2018 en Russie. En cas de transfert, Hwang deviendra le deuxième joueur sud-coréen à évoluer à Bordeaux, après Kim Kyung-jun, prêté six mois en 2012 par le club estonien du FC Olimpi mais qui n’avait pas joué de match en équipe première.

 

Sources : ​​​​​​​

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 14:39

Pour inaugurer la huitième Coupe du monde de football féminin, qui se déroule en France du 7 juin au 7 juillet 2019, l'équipe de France affrontait celle de la République de Corée (Corée du Sud). A Paris, dans un Parc des Princes à guichets fermés, les Bleues se sont logiquement imposées (4 à 0) face aux Guerrières Taeguk et se lancent idéalement dans la compétition. Pour l’équipe sud-coréenne, qui a livré un match peu satisfaisant, la suite s’annonce plus difficile.

Sur le papier déjà, la partie s’annonçait déséquilibrée. En effet, l’équipe de France de football féminin multiplie depuis plusieurs compétitions internationales les bons parcours, sans toutefois jamais réussir à faire mieux que la quatrième place, tant en Coupe du monde qu’en Championnat d’Europe. Une Coupe du monde se déroulant en France, « à la maison », est donc l’occasion pour les Bleues de franchir un pallier et, enfin, d’aller au bout.

De leur côté, les Sud-Coréennes ne disputent que leur troisième Coupe du monde et essaieront de confirmer leur exploit de 2015 au Canada, où elles avaient atteint les huitièmes de final, éliminées par la France (3-0). Le classement de la FIFA donne lui aussi l’avantage aux Bleues. En effet, alors que la France figure à la 4e place, les Sud-Coréennes sont 14e. L’équipe de football féminin de la RPD de Corée (Corée du Nord), qui n’a pas pu se qualifier pour cette Coupe du monde, est, elle, classée 11e.

En club, la France domine la scène européenne, notamment grâce aux performances de l’Olympique lyonnais, quintuple vainqueur de la Ligue des champions. D’ailleurs, nombre de joueuses de l’équipe de France évoluent ensemble à Lyon et, à ce titre, ont pu développer des automatismes qui devraient s’avérer décisifs tout au long de la compétition.

En ce qui concerne l’équipe sud-coréenne, beaucoup de joueuses évoluent au sein des Incheon Hyundai Steel Red Angels, en Corée. Et la numéro 10, Ji So-yun, qui évolue à Chelsea, fait office de leader de son équipe et - sans vouloir offenser ses co-équipières en sélection - est la seule qui aurait pu inquiéter les Bleues ce 7 juin 2019.

Tout au long du match, malgré les encouragements des spectateurs coréens venus nombreux au Parc des Princes, les guerrières Taeguk ont souffert et n’ont que très rarement su se montrer dangereuses pour la charnière défensive Mbock-Renard, souvent considérée comme la meilleure du monde.

D’entrée de jeu, les Bleues affirment leur supériorité et il s'en faut peu pour que les Sud-Coréennes préservent un score nul malgré les attaques répétées d’Eugénie Le Sommer et de Delphine Cascarino, évoluant toutes les deux en club à l’Olympique lyonnais. Mais les efforts des Sud-Coréennes sont vains : à la 9e minute, Eugénie Le Sommer, sur un centre d’Amandine Henry, inscrit son 75e but en équipe de France. A la 26e minute, les Bleues ont l'occasion de doubler la mise grâce à une superbe reprise de volée de la numéro 19, Griedge Mbock, mais pour un fait de hors-jeu, le but est refusé après visionnage de la vidéo. Finalement, à la 35e minute, sur corner, grâce à un coup de tête de Wendie Renard, la France inscrit son deuxième but. Juste avant la fin de la première mi-temps, dans le temps additionnel, Renard récidive et les Bleues retournent au vestiaire sur un score sans appel de 3 à 0. En seconde mi-temps, les Bleues enfoncent le clou la marque grâce à un but de la capitaine, Amandine Henry, à la 85e minute. Les Bleues l'emportent finalement sur un score de 4 à 0, une addition qui aurait être pu être plus élevée si les Françaises ne s’étaient pas contentées de gérer leur avantage lors de la seconde période.

Les joueuses de la sélectionneuse Corinne Diacre entament idéalement cette compétition en prenant provisoirement la tête du Groupe A. Elle devront confirmer face à la Norvège le 12 juin à Nice. Pour la Corée du Sud, si rien n’est encore perdu pour une qualification dans la phase à élimination directe, les deux prochains matchs face au Nigéria (le 12 juin à Grenoble) et à la Norvège (le 17 juin à Rennes) sont déjà décisifs.

Il est à noter que la Corée du Nord sera présente pendant cette huitième Coupe du monde de football féminin en la personne de Madame Hong Kum-nyo, arbitre assistante très expérimentée.

 

Plus d'informations sur le match France-République de Corée du 7 juin 2019 sur le site de la FIFA

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 14:00

Le 18 mai 2019, l’équipe de football féminine de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) des moins de 20 ans a remporté la deuxième édition de la Sud Ladies Cup - Tournoi Maurice Revello qui se déroulait dans le département français des Bouches-du-Rhône. Les joueuses de la RPDC ont tout au long de ce mois de mai 2019 fait preuve d’une incroyable maîtrise technique et d’une très haute maturité dans leur jeu. Pour la France, pourtant considérée comme la grande favorite de la compétition, c’est une immense désillusion.

L’équipe féminine U20 de la RPDC remporte l'édition 2019 de la Sud Ladies Cup - Tournoi Maurice Revello

Rassemblant des équipes féminines de moins de 20 ans (U20), la première édition de la Sud Ladies Cup s’est tenue en 2018. Mais alors que la première édition avait réuni quatre équipes et vu la victoire des États-Unis, l’édition 2019 a permis à six équipes de s’affronter : la France, la RPD de Corée, le Japon, Haïti, le Mexique et le Gabon. Deuxième l’an dernier, la France tenait cette année son destin entre ses mains jusqu’au dernier match et pouvait espérer l’emporter. Mais la défaite de la France contre le Japon (0-1) et la victoire quelques heures plus tôt de la RPDC contre Haïti (4-0) a permis aux joueuses coréennes de remporter ce tournoi.

Sur les 21 joueuses formant la sélection nationale des moins de 20 ans de la RPDC, 14 d’entre elles évoluent au sein du Naegohyang FC, club de football situé à Pyongyang et propriété du consortium du même nom spécialisé dans la production de produits divers allant des cigarettes aux équipements de sport, en passant par le Soju, alcool traditionnel coréen. Cette proximité en club a permis aux joueuses de la RPDC de développer des automatismes dans le jeu et, au terme des cinq rencontres, emmenées par leur capitaine Ri Kum Hyang, elles ont enregistré quatre victoires pour une seule défaite.

Cette victoire de l’équipe féminine U20 de la RPDC n’a finalement rien d’étonnant. Depuis déjà plusieurs décennies, la RPD de Corée a développé ses infrastructures dans le secteur du football et les sélections féminines ont très souvent brillé à l’international, remportant des titres majeurs (triple vainqueur de la Coupe d’Asie, par exemple) et réussissant à se hisser plusieurs fois en phase finale de Coupe du monde, dont un quart de finale en Chine en 2007. D’ailleurs, dans cette équipe U20, plusieurs joueuses ont remporté la Coupe du monde des moins de 17 ans (U17) il y a 3 ans, et en 2016, les U20 féminines de la RPDC avaient remporté la Coupe du monde pour la deuxième fois de leur histoire, en battant la France.

Les observateurs ont pu apprécier les qualités de jeu mises en œuvre par la RPDC : une très solide assise défensive, accompagnée de contre-attaques rapides et d’étonnantes qualités en matière de coup de pied arrêtés, notamment sur corner. En effet, la RPDC n’a encaissé aucun but dans le temps réglementaire, sa seule défaite – contre la France – fut aux tirs au but. Le sélectionneur, Sung Gwon Song, l’a d’ailleurs reconnu dans une conférence d’après match contre le Gabon : « c’est très important pour nous de ne pas encaisser de but, c’est notre marque de fabrique d’avoir une défense de fer. » En ce qui concerne l’attaque, la RPDC a marqué 16 buts, dont un score fleuve contre le Gabon (10-0).

Le collectif déployé n’a pas empêché certaines joueuses de mettre en avant tout leur talent. Les organisateurs de la Sud Ladies Cup ont ainsi attribué le « Trophée de meilleur gardienne » à Son Gum Yu (numéro 18), récompensant celle qui a su garder les cages de son équipe inviolée. La numéro 17, Kim Kyong Yong, a aussi démontré ses capacités d’adresse devant le but et termine le tournoi avec 5 réalisations, recevant de facto le « Trophée de la meilleure buteuse ».

D’autres joueuses n’ont pas reçu de trophée mais ont marqué cette compétition par leurs capacités footballistiques. La numéro 15, Yun Ji Hwa a ainsi fait parler sa force de frappe, inscrivant deux magnifiques buts en dehors de la surface de la réparation contre Haïti (4-0). C’est encore la numéro 3, Ri Kum Hyang, devenue capitaine après la blessure de Ri Su Gyong (numéro 7), qui a démontré ses talents de leader et qui a su insuffler un état d’esprit très combatif auprès de ses coéquipières. Enfin, il ne fait nul doute que les joueuses Son Ok Ju (numéro 5) et Pak Hyon Jong (numéro 12) sont promises à un très brillant avenir.

On reverra certainement beaucoup des joueuses de cette équipe U20 en Équipe A, et probablement dans des tournois internationaux de plus grande envergure. Si la RPDC a échoué à se qualifier pour la Coupe du monde féminine de juin 2019 en France, cette sélection des moins de 20 ans devrait permettre à la RPDC de connaître à nouveau des heures de gloire dans le football féminin.

Certaines joueuses pourraient même susciter l’intérêt de clubs étrangers. Le propriétaire de l’Association sportive Nancy Lorraine (ASNL, qui évolue actuellement en Division 2), Jacques Rousselot, et le nouvel entraîneur de l'ASNL, Maxime Vautrin, ont ainsi publiquement annoncé leur volonté de recruter des joueuses de la sélection féminine U20 de la RPDC.

Dans les tribunes du Stade d’honneur de Salon-de-Provence, on a ainsi pu apercevoir une délégation nancéienne.

Outre son intérêt pour les qualités sportives évidentes des joueuses de la RPDC, Jacques Rousselot a déclaré, au sujet de ce futur recrutement : « je trouve que c’est bien pour les échanges. Ça permet aussi de faire une ouverture contre l’intolérance et tout un tas de phénomènes que la nature humaine réprouve. Ça va dans le sens de l’ouverture et du bien vivre ensemble. » Affaire à suivre.

 

Résultats de la RPDC pendant la Sud Ladies Cup - Tournoi Maurice Revello 2019 :

8 mai 2019 : France 4 – 3 RPDC (tirs aux but)

10 mai 2019 : Mexique 0 – 1 RPDC

12 mai 2019 : Japon 0 – 1 RPDC

15 mai 2019 : RPDC 10 – 0 Gabon

18 mai 2019 : RPDC 4 – 0 Haïti

Classement de la Sud Ladies Cup - Tournoi Maurice Revello 2019

 

 

J

V

D

BP

BC

GA

PTS

1

RPD de Corée

5

4

1

16

0

+16

13

2

Japon

5

4

1

18

3

+15

12

3

France

5

4

1

11

2

+9

10

4

Mexique

5

2

3

13

5

+8

6

5

Haïti

5

1

4

7

11

-4

4

6

Gabon

5

0

5

0

44

-44

0

 

Les matchs sont disponibles sur la chaîne YouTube officielle du tournoi : 

https://www.youtube.com/channel/UCdgpyvry6iohbu9y1BjTmEg

 

Sources :

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 20:47

Il y a quatre ans, l'équipe nationale féminine de moins de 20 ans de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) avait été sacrée championne du monde en Papouasie-Nouvelle-Guinée en l'emportant en finale face aux Françaises. Mais ces dernières ont pris leur revanche aux championnats du monde qui se déroulent cette année sur le sol français, et plus exactement en Bretagne : lors du quart de finale qui a opposé les deux équipes à Concarneau le 16 août 2018, les Bleuettes l'ont emporté avec un écart minimal sur le score de 1-0, grâce à un penalty transformé par Amélie Delabre (28').  

Mondial féminin U20 : les Nord-Coréennes s'inclinent face aux Françaises en quarts de finale

Très offensives en début de match, les Françaises ont ouvert le score (28') sur penalty, après une faute peu discutable (une main dans la surface). Malgré quelques belles occasions, notamment un coup franc des Coréennes (39'), les Françaises ont dominé la première mi-temps.

Tout change après la mi-temps avec une équipe coréenne désormais dominatrice dans ses duels, qui fait un effort acharné pour revenir au score et opère plusieurs remplacements. Un coup franc est dévié par la très efficace gardienne française (75')...

Après s'être inclinées face aux redoutables Anglaises en matchs de poule, mais avoir dominé les Brésiliennes, les championnes du monde en titre quittent donc le mondial français, mais après avoir fait preuve d'une belle endurance qui promet des lendemains qui chantent pour le football féminin nord-coréen. 

Source : Ouest France

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 12:04

Le 8 août 2018, les médias ont annoncé que l'attaquant sud-coréen Suk Hyun-jun quittait l'Espérance sportive Troyes Aube Champagne (ESTAC) pour le Stade de Reims, alors que le club champenois vient d'être rétrogradé en Ligue 2 quand les Rémois ont, quant à eux, accédé en Ligue 1 - et d'ailleurs remporté leur premier match de la saison, face à Nice. Un choix logique au regard du déroulement de carrière du Coréen de 27 ans, salué comme l'un des moteurs de la "hype sud-coréenne" de la Ligue 1 (avec son compatriote Kwon Chang-hoon, qui évolue à Dijon) par le quotidien sportif L'Equipe, mais qui a revanche déplu aux dirigeants du club de Troyes. 

Reims souhaite la bienvenue à Suk Hyun-jun sur son site Internet

Reims souhaite la bienvenue à Suk Hyun-jun sur son site Internet

Malgré une saison plus que satisfaisante sous les couleurs de Troyes (6 buts en 27 matchs), Suk Hyun-jun n'avait pas été retenu dans la sélection nationale ayant disputé le Mondial 2018. Dès lors, rester dans un club de Ligue 2 lui faisait courir le risque majeur de stagner au plan sportif. Souhaitant continuer à jouer en Ligue 1, le joueur natif de Chungju n'avait donc pas d'autre choix que de rejoindre un autre club de Ligue 1, ce qui a déplu aux dirigeants du club de Troyes qui ont visé non seulement Suk, mais aussi ses agents sportifs, dans une communication stipendiant des agissements prétendument "non professionnels" :  

Alors que l’ESTAC avait affiché sa volonté de poursuivre l’aventure avec Hyun-Jun Suk, ayant pour objectif de se montrer ambitieux dans ce nouvel exercice de Domino’s Ligue 2, le club a pris la décision de se séparer de l’attaquant sud-coréen. Cette décision est consécutive à des agissements non-professionnels du joueur pourtant sous contrat jusqu’au 30 juin 2021. L’ESTAC ne peut, dans le projet qu’elle tâche de mettre en place, conserver les individualités qui ne se sentent pas concernées par celui-ci. Le club défend certaines valeurs qui ne sont, aujourd’hui, plus respectées par le joueur et ses conseillers.

Foot01.com

Les dirigeants du club font sans doute allusion à l'éthique du capitalisme, la morale (et pas le profit) étant bien évidemment la boussole du libéralisme économique... La rancune est décidément mauvaise conseillère, car si le club de Troyes était si mécontent, pourquoi ne pas s'être opposé à ce transfert par ailleurs d'un montant juteux pour le club relégué en Ligue 2 (3 millions d'euros) ? 

Pour revenir au joueur prodige coréen, Suk Hyun-jun est un habitué des clubs européens : c'est à l'âge de 18 ans qu'il commence à jouer, en 2009, sur le "vieux continent", sous les couleurs de l'Ajax Amsterdam, avant de rejoindre (de 2011 à 2013) un autre club néerlandais, le FC Groningue, où il marque 5 buts en 27 matchs. Il était arrivé à l'ESTAC Troyes en 2017, après être passé par des clubs portugais, saoudien, turc et hongrois. 

Au sein de l'équipe nationale, il a d'abord joué dans les équipes U17 (dès 2006), U20 et U23 et a fait partie de l'équipe olympique en 2016. C'est à 19 ans qu'il fait ses débuts dans l'équipe nationale "senior", le 7 septembre 2010, lors d'un match contre l'Iran. Il a marqué à quatre reprises en 11 matches sous les couleurs nationales depuis 2010, ce qui en fait une valeur sûre, promis encore à une belle carrière, qui pourra désormais se poursuivre sous les couleurs rémoises.

Suk Hyun-jun, après un but marqué à Hwasung par la Corée du Sud contre le Laos, le 3 septembre 2015, lors d'un match de qualification pour la Coupe du monde 2018

Suk Hyun-jun, après un but marqué à Hwasung par la Corée du Sud contre le Laos, le 3 septembre 2015, lors d'un match de qualification pour la Coupe du monde 2018

Sources : 

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 20:32

Incroyables Coréens ! Donnés d'avance battus par les Allemands (ils estimaient eux-mêmes leurs chances de qualification à 1 %, c'est-à-dire de victoire large sur l'Allemagne à moins de 2 %) par la plupart des commentateurs (mais pas l'AAFC), ils ont réussi un exploit ce 27 juin 2018 en l'emportant 2-0 sur les champions du monde du titre, éliminés de la compétition - ce qui, pour l'Allemagne, a représenté une première depuis 1938 en termes d'élimination à l'issue de la première phase de la compétition, les Allemands ayant de surcroît terminé derniers de leur groupe - au demeurant, c'est la quatrième élimination depuis 2002  des champions du monde en titre en phase de groupes (France en 2002, Italie en 2010, Espagne en 2014 et enfin Allemagne en 2018). Cette époustouflante réussite des Sud-Coréens n'a toutefois pas suffi à leur ouvrir les portes des huitièmes de finale, compte tenu de la victoire le même jour de la Suède sur le Mexique (0-3) dans le groupe F, qui était donc bien le "groupe de la mort" de ce Mondial 2018 disputé en Russie.

Quand cela ne veut pas le faire cela ne le fait pas... pendant plus de 90 minutes, les Allemands ont désespérément cherché les filets coréens, possédant la balle à plus de 70 % mais sans jamais concrétiser. Il faut dire que la défense coréenne a été d'une redoutable efficacité, tandis que par son excellence le gardien Cho Hyun-woo a mérité le titre de meilleur joueur du match. Le sélectionneur des guerriers Taeguk, Shin Tae-yong, avait pour sa part retenu une formation 4-4-2, en plaçant à l'avant Son Heung-min et Koo Ja-cheol.

Puis l'improbable est survenu, à deux reprises dans les arrêts de jeu, avec un premier but de Kim Young-gwon, trois minutes après le début du temps additionnel, initialement jugé hors jeu... puis enregistré après un recours à l'assistance vidéo ! (ce qui était au fond un juste retour des choses, puisque la même assistance vidéo avait valu aux Suédois, neuf jours plus tôt, d'obtenir un penalty à l'origine du seul but de leur rencontre contre les Coréens).

Le gardien allemand ayant alors quitté ses cages pour tenter l'exploit qui empêcherait l'élimination des champions du monde condamnés à la victoire pour continuer en huitièmes de finale, Son Heung-min a pu doubler la mise en marquant un but (90e + 6) dans des cages qui n'étaient plus défendues. Le talentueux Son Heung-min compte ainsi deux buts à son compteur pour cette compétition, ayant déjà marqué dans un superbe tir contre le Mexique le 23 juin. Le joueur de Tottenham, surnommé par la presse Sonaldo, voit toutefois la suite de sa carrière compromise, car à 26 ans il n'a toujours pas effectué son service militaire... et ne devrait pas être exempté faute de qualification de son équipe en huitièmes de finale. En attendant, la star - qui a joué le match contre l'Allemagne en temps que capitaine (en remplacement de Ki Sung-yueng, blessé) - est convoitée au regard de son impressionnant palmarès pendant la saison 2017-2018 : on parle de Son à Manchester United, Arsenal et Liverpool pour un transfert estimé à quelque 70 millions d'euros.

Avec leur belle victoire, les Coréens ont aussi effacé le mauvais souvenir de la coupe du Monde 2014 au Brésil - lors de laquelle ils n'avaient gagné aucun match (un nul contre la Russie [1-1], puis deux défaites, face à l'Algérie [2-4] et à la Belgique [0-1]). 

Difficilement qualifiés, décevants face à la Suède, les guerriers Taeguk terminent leur Mondial 2018 sur une note positive - qui témoigne de leur potentiel pour l'avenir.

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 20:54

A Rostov-sur-le-Don, les guerriers Taeguk sud-coréens ont dû s'incliner face au Mexique (2-1) le samedi 23 juin, à l'issue de la deuxième journée des phases de groupes (groupe F) du Mondial 2018, après avoir déjà concédé une (courte) défaite face aux Suédois le 18 juin. Pour leur troisième et dernier match le 27 juin, les joueurs du pays du Matin calme devraient quitter la compétition - sauf exploit, qui consisterait à remporter une victoire face à l'Allemagne, championne en titre (qui le même jour a ensuite battu les Suédois en toute fin de match, 2-1), tandis que pour les Coréens il faudrait également que la Suède soit défaite par le Mexique lors de son dernier match  et que la Corée du Sud gagne avec un différentiel d'au moins 2 buts ou que la Suède perde avec le même différentiel (dans cette configuration, la deuxième place du groupe derrière le Mexique, synonyme de qualification, se jouerait en effet au différentiel de buts, aujourd'hui nul pour l'Allemagne et la Suède, mais à - 2 pour les Coréens). 

Son Heung-min frappe et marque face au Mexique

Son Heung-min frappe et marque face au Mexique

Alors que le président Moon Jae-in, en visite en Russie, était dans le gradins, les Coréens ont été nettement plus offensifs face aux Mexicains que lors du match qui les avait opposés aux Suédois cinq jours plus tôt, avec 17 tirs au but contre 13 pour le Mexique - qui a en revanche davantage eu le contrôle du ballon (59 %). Mais le jeu des guerriers Taeguk a aussi été brouillon, ratant de belles occasions (notamment à la 75e minute), et surtout marqué par trop de fautes (sanctionnées par plusieurs cartons jaunes) : les Diables rouges ont ainsi écopé d'un penalty qui a permis à Vela d'ouvrir le score à la 26e minute, avant que les Mexicains ne doublent le score (66') avec Chicharito, bien servi par Lozano.

Les vaillants Coréens ont alors tenté le tout pour le tout en fin de match, réduisant l'écart (93') grâce à une prouesse de l'attaquant vedette Son Heung-min, qui a réussi une frappe du pied gauche dans les 25 mètres.

Si certains commentateurs font observer que la République de Corée subit une série ininterrompue de défaites en Mondial depuis 2010, c'est oublier qu'elle est soumise cette année à des adversaires de gros calibre face auxquels elle oppose une farouche résistance. Et le dernier match face à l'Allemagne pourrait montrer le potentiel coréen pour l'avenir, de la part d'une équipe dont il faut quand même rappeler qu'elle ne pointe au niveau mondial qu'à la 57e place. 

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 22:17

Il s'en est fallu de peu que les guerriers Taeguk sud-coréens n'obtiennent un nul (0-0) face à la Suède pour leur premier match de coupe du monde à Nijni-Novgorod, ce 18 juin 2018... L'unique but de la rencontre, à la 65e minute, a été marqué par le Suédois Andreas Granqvist, qui a transformé un penalty accordé par l'arbitre Joel Aguilar après recours à l'assistance vidéo. Dur pour les Coréens qui n'ont pas ménagé leurs efforts, et seront désormais confrontés aux redoutables équipes mexicaine et allemande - alors que, dans le groupe F, l'Allemagne s'est inclinée contre toute attente face au Mexique. 

Arrêt de Jo Hyeon-woo sur un tir de Marcus Berg

Arrêt de Jo Hyeon-woo sur un tir de Marcus Berg

Très entreprenants en début de rencontre, et tentant à nouveau le tout pour le tout en fin de match après avoir été menés au score, les Coréens n'ont finalement pas su trouver le chemin des filets - contrairement aux Suédois, sur un penalty certes accordé après recours à l'assistance vidéo, mais sanctionnant un tacle dans la surface de réparation de Kim Min-woo sur Viktor Claesson qui n'était guère discutable.

Si la défaite est rageante - dans un match plutôt équilibré en termes de possession du ballon (53 % pour la Suède), mais dans lequel les Suédois ont dominé en termes de tirs - le gardien Jo Hyeon-woo a réussi plusieurs arrêts spectaculaires, témoignant du potentiel des guerriers Taeguk. 

Prochains adversaires : le Mexique le 23 juin, et enfin l'Allemagne le 27 juin. Les Coréens partent certes avec un handicap au score, mais à force de volonté ils ont su montrer qu'ils étaient capables de surprendre des équipes partant favorites sur le papier.

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 22:23

Qualifiés pour la neuvième fois consécutive en coupe du monde, les guerriers Taeguk sud-coréens seront soumis à une forte concurrence au sein du groupe F, où ils rencontreront successivement la Suède (le 18 juin), le Mexique (le 23 juin) et l'Allemagne (le 27 juin). Eclairage. 

Le 23 sud-coréen

Le 23 sud-coréen

L'entraîneur Shin Tae-yong a fait durer le suspense, en révélant d'abord une liste de 28 noms (le 14 mai), réduite à 26 après les blessures de Kwon Chang-hoon (un coup dur pour la sélection nationale) et Lee Keun-ho, avant que les 23 ne soient finalement connus le 2 juin dernier, à douze jours de l'ouverture de la compétition.

Principale surprise : l'ailier droit de Crystal Palace, Lee Chung-yong, qui évolue dans le championnat britannique depuis 2009 (en 2010 il avait été élu meilleur joueur de la saison par les supporters du club de Bolton, à l'issue de sa première saison britannique) ne figure pas dans la liste. 

Les derniers matchs avant la compétition ne lèvent pas tous les doutes sur la sélection nationale sud-coréenne,  qui s'est qualifiée dans la douleur, certes en progrès (elle vient de redépasser le Japon comme troisième meilleure équipe asiatique) mais qui sera confrontée à de grosses pointures lors du Mondial : après une victoire (2-0) contre le Honduras le 28 mai, grâce à des buts du joueur vedette Son Heung-min, sur une frappe du pied gauche, et de Moon Seon-min (retenu pour le Mondial 2018 en Russie), les guerriers Taeguk se sont inclinés face à la Bosnie-Herzégovine (1-3) le 1er juin et ont terminé sur un nul décevant face au Honduras (0-0) le 7 juin, un dernier match amical devant opposer les Coréens aux Sénégalais le 11 juin [MàJ : match remporté par le Sénégal, 2-0]. Premier verdict le 18 juin contre la Suède, adversaire a priori le moins redoutable du groupe G. 

Son Heung-min (à gauche) célèbre avec Lee Seung-woo son but lors de la rencontre amicale face au Honduras, le 28 mai 2018

Son Heung-min (à gauche) célèbre avec Lee Seung-woo son but lors de la rencontre amicale face au Honduras, le 28 mai 2018

La liste des 23 Coréens :
Gardiens (3) : Kim Seung-gyu (Vissel Kobe/JAP), Kim Jin-hyeon (Cerezo Osaka/JAP), Cho Hyun-woo (Daegu FC).
Défenseurs (10) : Kim Young-gwon (Guangzhou Evergrande, CHN), Jang Hyun-soo (FC Tokyo/ JAP), Park Joo-ho (Ulsan Hyundai), Lee Yong (Jeonbuk Hyundai Motors), Go Yo-han (FC Seoul), Kim Min-woo (Sangju Sangmu), Hong Chul (Sangju Sangmu), Yun Young-sun (Seongnam FC), Jung Seung-hyun (Sagan Tosu/JAP), Oh Ban-suk (Jeju United).
Milieux (7) : Ki Sung-yueng (Swansea City, GAL), Koo Ja-cheol (FC Augsburg, ALL), Lee Jae-sung (Jeonbuk Hyundai Motors), Jung Woo-young (Vissel Kobe/JAP), Ju Se-jong (Asan Mugunghwa), Lee Seung-woo (Hellas Vérone/ITA), Moon Seon-min (Incheon United).
Attaquants (3) : Son Heung-min (Tottenham Hotspur/ANG), Kim Shin-wook (Jeonbuk Hyundai Motors), Hwang Hee-chan (Red Bull Salzbourg, AUT). 

 

Sources : 

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 14:37

Les guerriers Taeguk de la République de Corée (Corée du Sud) ont signé, en septembre 2017, leur neuvième qualification consécutive à la coupe du monde de football de la FIFA, et leur dixième participation à la compétition : après une qualification en phase finale en 1954, les Coréens n'ont à nouveau décroché leur billet pour le mondial de football qu'en 1986 - mais depuis cette date, ils ont toujours accédé à la phase finale, se hissant même aux demi-finales (quatrième place) lors de la Coupe du monde de 2002, qu'ils avaient co-organisée avec le Japon. Toutefois, leur parcours pour la qualification au mondial 2018, dont les épreuves se tiendront en Russie du 14 juin au 15 juillet, a été pour le moins chaotique. Ils affronteront, dans le groupe G, l'Allemagne (largement favorite), le Mexique et la Suède.

Coupe du monde 2018 : 9e qualification consécutive pour les Sud-Coréens

Comme leurs compatriotes nord-coréens du Cheollima, les guerriers Taeguk sud-coréens sont capables du meilleur... comme du moins bon, ainsi que l'a illustré leur parcours pour la qualification à la coupe du monde au sein du groupe Asie. Si au deuxième tour ils ont remporté leurs huit matchs (certes contre des équipes moins fortes : le Koweït, le Laos, le Liban et Myanmar), ils ont péniblement arraché leur qualification à l'issue du troisième tour au sein de la Confédération asiatique de football. En dix matchs du troisième tour, ils n'ont remporté que quatre victoires, subi trois défaites et fait trois matchs nuls. Au final, au sein du groupe A des équipes retenues au troisième tour, ils ont fini seconds avec 15 points (contre 22 points pour l'Iran), devançant, dans cet ordre, la Syrie (13 points), l'Ouzbékistan (13 points), la Chine (12 points) et le Qatar (7 points).

Les cinq équipes sélectionnées en phase finale de la compétition, au sein du groupe Asie-Océanie, sont ainsi, dans l'ordre alphabétique :
- l'Arable Saoudite (2e du groupe B),
- l'Australie (3e du groupe B, vainqueur de la Syrie au 4e tour de qualification pour la Confédération asiatique de football, puis du Honduras lors d'un match de barrage intercontinental), 
- la Corée du Sud (2e du groupe A),
- l'Iran (1er du groupe A),
- le Japon (1er du groupe B).

Les résultats en dents de scie des Coréens ont coûté sa place à l'entraîneur Uli Stielike, remplacé, en août 2017, par Shin Tae-yong, ancien international sud-coréen qui a évolué au poste de milieu de terrain.

Shin Tae-yong

Shin Tae-yong

Le collectif des guerriers Taeguk pourra compter sur des joueurs talentueux, comme Son Heung-min, meilleur buteur de la sélection nationale qui évolue à Tottenham, en Angleterre (vice-champions de la Premier League en 2017), au poste d'ailier, depuis 2015, et a marqué 37 buts en 110 matchs, le Dijonnais Kwon Chang-hoon, révélation coréenne de ces derniers mois, ou encore l'attaquant du FC Augsbourg Ji Dong-won.

Parmi les autres cartes maîtresses des Sud-Coréens, le capitaine de l'équipe, Ki Sung-yueng est milieu de terrain à Swansea, tandis que le défenseur Kim Young-gwon, qui évolue à Guangzhou, a effectué son retour après une interruption due à une blessure.

Ki Sung-yueng

Ki Sung-yueng

Les hommes de Shin Tae-yong peuvent ainsi créer la surprise, alors que la sélection nationale sud-coréenne est de nouveau sur une pente ascendante : victoire fleuve contre le Japon (1-4) le 16 décembre 2017 lors de la finale de la Coupe d'Asie de l'Est, après une victoire quatre jours plus tôt contre la résistante équipe nord-coréenne (0-1) et un match nul (2-2) face à la sélection chinoise, toujours lors de la coupe d'Asie de l'Est, le 9 décembre 2017 ; victoire intéressante contre la Colombie le 10 novembre (2-1) et nul encourageant contre la Serbie (1-1) le 14 novembre, la seule ombre au tableau étant la nette défaite face au Maroc le 10 octobre (1-3).

Principales sources :

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