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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 15:47

Et de deux titres de championnes du monde ! Après avoir été sacrées face aux Japonaises en finale dans la catégorie des moins de 17 ans le 21 octobre 2016 (0-0, 5-4 aux t.a.b.), les Nord-Coréennes ont récidivé, dans le championnat des moins de 20 ans cette fois, le 3 décembre 2016, face aux Françaises (1-3), à Port-Moresby en Papouasie - Nouvelle-Guinée. L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) revient sur les coulisses de l'exploit.

Football féminin U20 : les Nord-Coréennes championnes du monde après avoir battu les Françaises

Pour leur première finale française en moins de 20 ans, les Bleuettes savaient qu'elles n'étaient pas favorites, devant affronter une redoutable sélection nord-coréenne, qui apparaît comme la meilleure attaque de la compétition (21 buts depuis le début du tournoi, contre 9 pour la France), et en quête d'un nouveau titre après son sacre de 2006.

Pourtant, la chance a tout d'abord souri aux Françaises, qui ont ouvert le score à la 17e minute sur un but de Grace Geroyo.

Mais les Coréennes reviennent au score grâce à Wi Jong-sim à la 30e minute, puis s'imposent logiquement lors de la deuxième mi-temps : 1-2 avec Kim Phyong-hwa (55e, après avoir raté un but deux minutes plus tôt à six mètres de cages vides !) et enfin 3-1 (87e, sur penalty, avec Jon So-yon).

Les Françaises peuvent se consoler avec le titre de meilleure gardienne du tournoi pour Mylène Chavas.

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 12:35

En s'inclinant 3-2 face aux Philippins le 29 mars 2016 à Manille, les Nord-Coréens ont été éliminés de la qualification pour la Coupe du monde de football de 2018. En effet, parmi les huit groupes de cinq équipes en lice au second tour des éliminatoires pour l'Asie, seuls les huit premiers de chaque groupe et les quatre meilleurs seconds sont retenus pour le troisième tour des éliminatoires ; or, les joueurs du Cheollima ne sont que la cinquième meilleure équipe s'étant classée seconde. Retour sur le parcours des joueurs nord-coréens.

Les joueurs coréens, à l'issue du match contre les Philippines.

Les joueurs coréens, à l'issue du match contre les Philippines.

Il aurait suffi d'un match nul pour que le Cheollima accède au troisième tour des éliminatoires de la zone Asie... Las, un but marqué à la 90e minute par le Philippin Ramsay a ruiné les espoirs des Nord-Coréens.

Favoris avant le début de la rencontre, les Nord-Coréens sont pourtant devancés au score à la 43e minute, suite à un but de Bahadoran. Mais ils reviennent au score à la toute fin de la première mi-temps grâce à So Kyong-jin (45 + 2') avant de prendre la tête à la 48e minute sur un but de Ri Hyok-chol. A la 84e minute, un but de Ott donne à nouveau égalité (2-2) avant le but final de Ramsay qui donne la victoire aux Philippins.

Les premiers résultats du groupe H, dont faisaient partie les Nord-Coréens, leur avaient pourtant souri - leur permettant de prendre la tête du groupe, suite notamment à une large victoire (4-2) sur l'Ouzbékistan au stade Kim Il-sung. Mais une défaite lors du match retour face aux Ouzbeks (1-3) le 12 novembre 2015, puis l'échec ce 29 mars en face des Philippins, ont coûté cher - trop cher - aux Nord-Coréens, au final seconds de leur groupe avec 16 points sur 8 matchs (5 victoires, 2 défaites et 1 match nul), derrière les Ouzbeks (21 points), devant les Philippines (10 points), Bahreïn (9 points) et le Yémen (3 points). La non-qualification est due à une moins bonne différence de buts : les Nord-Coréens ont pâti de ne pas avoir d'équipes relativement faibles dans leur groupe - ce qui aurait alors pu leur permettre d'améliorer nettement leur différentiel de buts en remportant de nettes victoires.

Pour leur part, les Sud-Coréens ont été aisément qualifiés pour le troisième tout au sein du groupe G, remportant tous les matchs joués à ce jour.

Malgré leur élimination, les Nord-Coréens ont toutefois regagné la première moitié du classement mondial de la FIFA, où leur rang avant les matchs de groupe H ne correspondait pas à leur niveau réel : ils ont confirmé leur supériorité face à la Philippine et à Bahreïn, qui étaient pourtant mieux classés initialement par la FIFA.

Comptant de jeunes joueurs talentueux, la sélection nord-coréenne a besoin de davantage se frotter à des équipes d'autres pays. Tel est l'un des enjeux des transferts à l'étranger, encore peu nombreux, de joueurs nord-coréens.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 23:02

Les éliminatoires de la coupe du monde de football 2018 se déroulent en quatre étapes, afin de sélectionner quatre ou cinq des 46 équipes nationales affiliées à la Confédératon asiatique de football (AFC) qui seront sélectionnées en phase finale de la coupe du monde. Le premier tour (qui a eu lieu du 12 au 17 mars 2015) a permis de sélectionner six des douze équipes nationales de l'AFC les moins bien classées au classement international de la FIFA. Le deuxième tour (sur dix journées, de juin 2015 à mars 2016) oppose, au sein de huit groupes, les 34 équipes nationales de l'AFC les mieux classées par la FIFA et les 6 équipes retenues à l'issue du premier tour : les 8 premiers de ces groupes et les quatre meilleurs seconds accèdent au troisième tour. Deux groupes de 6 équipes chacun s'opposent lors du troisième tour : les premier et deuxième de chaque groupe sont qualifiées pour la phase finale de la coupe du monde, tandis que les deux troisièmes s'affrontent au quatrième tour (match aller et match retour), et le vainqueur est opposé, dans les matchs de barrages intercontinentaux, à une équipe de la Confédération d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (CONCACAF). Alors que les cinquième et sixième journées du deuxième tour de qualification ont eu lieu les 8 et 13 octobre 2015, de premiers enseignements peuvent d'ores et déjà être tirés pour les deux équipes nationales coréennes.

A gauche, l'équipe nationale de football sud-coréenne. A droite, l'équipe nationale de football nord-coréenne.A gauche, l'équipe nationale de football sud-coréenne. A droite, l'équipe nationale de football nord-coréenne.

A gauche, l'équipe nationale de football sud-coréenne. A droite, l'équipe nationale de football nord-coréenne.

Au sein du groupe G, la République de Corée (Corée du Sud) (69e au classement FIFA lors de la sélection des équipes) est opposée au Liban (122e), au Koweït (125e), à Myanmar (141e) et au Laos (160e).

Les Sud-Coréens ont remporté leurs quatre premiers matchs : d'abord contre le Myanmar (0-2 à Bangkok, le 16 juin 2015), puis contre le Laos (8-0 à Hwaseong, le 3 septembre 2015, dont trois buts de Son Heung-min), ensuite contre le Liban (3-0 à Bangkok, le 8 septembre 2015) et enfin face au Koweït (1-0 à Koweït City, le 8 octobre 2015, grâce à un but de Koo Ja-Cheol à 12').

Demi-finalistes de la coupe du monde 2002, les guerriers Taeguk confirment qu'ils sont l'une des meilleures équipes d'Asie qui devrait logiquement se qualifier, une nouvelle fois, en phase finale de la coupe du monde.

Alors que le classement FIFA lors de la sélection des équipes asiatiques ne plaçait la République populaire démocratique de Corée (RPD de Corée, Corée du Nord) que quatrième au sein des équipes du groupe H (150e), derrière l'Ouzbékistan (71e), Bahreïn (110e) et les Philippines (129e), et seulement devant le Yémen (176e), les premiers résultats confirment que les joueurs du Cheollima valent bien mieux que ce que ne suggère leur classement par la FIFA.

Le 16 juin, les Nord-Coréens ont battu les Ouzbeks au stade Kim Il-sung de Pyongyang (4-2). Le 3 septembre, Bahreïn a dû s'incliner à domicile (0-1) face aux Nord-Coréens, sur un but de Jong Il-gwan. Après un match nul face aux Philippins à Pyongyang (0-0) le 8 octobre, les Nord-Coréens l'ont emporté sur le Yemen le 13 octobre, toujours à Pyongyang (1-0), et grâce à nouveau à un but de Jong Il-gwan (12').

Une nouvelle fois, les deux équipes coréennes, actuellement l'une et l'autre en tête de leur groupe, apparaissent comme de sérieux prétendants pour jouer en phase finale de la compétition au sein de la Confédération asiatique de football.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 23:58

Le 31 janvier 2015, l'équipe sud-coréenne s'est inclinée face à l'Australie, hôte de la compétition, lors de la finale de la Coupe d'Asie des nations, sur le score de deux buts à un après prolongations. Si l'échec pour accéder à la plus haute marche du podium est évidemment décevante, les guerriers Taeguk, récents vainqueurs des Jeux d'Asie à Incheon, ont réalisé un très beau parcours et signé de superbes performances qui les confortent comme une des plus solides équipes d'Asie. Pour leur part, les Nord-Coréens, toujours très irréguliers (ils avaient été finalistes des Jeux d'Asie à Incheon face aux Sud-Coréens à l'automne dernier, ne s'inclinant que dans les dernières minutes du match sur le score minimal d'un but à zéro), n'ont pas dépassé les phases de poules où ils étaient, il est vrai, confrontés à de solides adversaires (Chine, Ouzbékistan, Arabie Saoudite).

Son Heung-min a égalisé dans les dernières minutes du temps réglementaire.

Son Heung-min a égalisé dans les dernières minutes du temps réglementaire.

Après un début de match où les deux équipes s'observent, Son Heung-min, auteur des deux buts contre l'Ouzbékistan, rate de peu un tir victorieux à la 36e minute. Puis Massimo Luongo (qui évolue dans le club anglais de Swindon Town) réussit à déjouer la défense coréenne en ouvrant le score juste avant la mi-temps. Le jeune Australien de 22 ans a été consacré meilleur joueur de la compétition.

Dans la seconde mi-temps les Australiens peuvent croire à leur victoire à domicile, avant que leurs espoirs ne soient douchés par un but de Son Heung-min qui réussit l'exploit d'égaliser, sur une passe de son capitaine Ki Sung-yueng, dans les arrêts de jeu du temps réglementaire.

Repartant à l'assaut dès les premières minutes des prolongations, les Australiens parviennent à mener à nouveau au score, sur un but de James Troisi juste avant la mi-temps des prolongations. C'est la première victoire de l'Australie dans la compétition, que les Sud-Coréens ont pour leur part remportée à deux reprises, en 1955 et 1960.

Les hommes d'Uli Stielike peuvent toutefois se féliciter d'avoir, par leur cohésion, montré leur capacité à atteindre à nouveau, dès demain, les plus hauts sommets. Vainqueurs de tous leurs matchs jusqu'à la finale (y compris contre l'Australie en phase de poules, le 17 janvier, sur le score de 1-0), les guerriers Taeguk ont successivement battu l'Ouzbékistan en quarts de finale (2-0 après prolongations) et l'Irak en demi-finales (2-0), alors que les Emirats arabes unis ont remporté le match pour la troisième place (3-2 face à l'Irak).


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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 23:03

Du 9 au 31 janvier 2015, l'Australie accueillera la seizième édition de la Coupe d'Asie des nations. Alors que les récents championnats d'Asie, à Incheon, ont vu la victoire en finale (1-0) des guerriers Taeguk sud-coréens sur le Cheollima nord-coréen, les deux équipes coréennes sont très attendues. Les guerriers Taeguk figurent parmi les favoris de la compétition, dont ils ont remporté les deux premières éditions (en 1956, puis à domicile en 1960), avant de terminer sur la troisième marche du podium lors de trois des quatre dernières compétitions (2000, 2007 et 2011). Pour sa part, à la lumière de ses performances récentes, le Cheollima - qui s'est qualifié après sa victoire dans l'AFC Challenge Cup en 2012 - peut espérer faire mieux que son meilleur résultat à ce jour dans la compétition, semi-finaliste en 1980. Zoom sur les deux équipes.

Agé de 34 ans, Cha Du-ri est le doyen de la sélection sud-coréenne.

Agé de 34 ans, Cha Du-ri est le doyen de la sélection sud-coréenne.

L’Australie, Oman et le Koweït : les guerriers Taeguk auront maille à partir avec de solides équipes au sein du groupe A, avec au programme des rencontres successives contre Oman (le 10 janvier), les Koweïtiens (le 13) puis les Australiens (le 17), suivant une montée en puissance progressive face à des adversaires de plus en plus dangereux. S'ils se sélectionnent, ils retrouveront en quarts de finale le premier ou le deuxième du groupe B, composé de l'Arabie Saoudite, de la Chine, de l'Ouzbékistan et... de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

Le sélectionneur allemand Uli Stielike a retenu trois gardiens, huit défenseurs, neuf milieux de terrain et trois attaquants, dont la moitié des joueurs ont déjà fait partie de la sélection nationale à la Coupe du monde au Brésil en 2014. L'équipe est largement internationale, avec six joueurs évoluant en Europe et seulement cinq joueurs appartenant à des clubs de la ligue coréenne.

Le doyen, âgé de 34 ans, Cha Du-ri, est le fils du légendaire Cha Bum-kun, considéré comme le meilleur joueur sud-coréen de tous les temps, et élu meilleur joueur asiatique du 20e siècle. Il compte 70 sélections nationales, à égalité, au sein des joueurs retenus pour la Coupe d'Asie 2015, avec Lee Keun-ho. Le benjamin, le défenseur Kim Jin-su, a 22 ans.

Régulièrement sélectionnés en Coupe du monde, trois fois sur quatre demi-finalistes depuis 2000, auréolés de leur médaille d'or aux Jeux d'Incheon, les guerriers Taeguk visent le titre, qu'ils n'ont plus retrouvé depuis 1960.

Les joueurs nord-coréens à l'entraînement à Sydney.

Les joueurs nord-coréens à l'entraînement à Sydney.

Finalistes des Jeux d'Incheon (défaits par un unique but à la 120e minute des guerriers Taeguk !), les Nord-Coréens du Cheollima ne seront pas en reste, dans un groupe difficile où ils seront confrontés, successivement, à l'Ouzbékistan (le 10 janvier), à l'Arabie Saoudite (le 14) et enfin à la Chine (le 18). L'Ouzbékistan, qui les avait éliminés en phases de qualification de la Coupe du monde 2014 avant de rater d'un cheveu son billet pour le Brésil face à la Corée du Sud, sont un adversaire solide capable de créer la surprise.

L'entraîneur Jo Tong-seob, déjà aux manettes pour l'équipe des moins de 19 ans lors du championnat d'Asie de 2010, a retenu des joueurs forts de leurs expérience internationale : Ryang Yong-gi appartient au club japonais Vegalta Sendai, Ri Yong-jik à un autre club japonais, Tokushima Vortis, Cha Jong-hyok au club suisse Wil 1900, et Pak Kwang-ryong au club de Vaduz, du Liechtenstein, qui joue dans le ligue de football suisse.

Le dossard numéro 1 est porté par le gardien Ri Myong-guk. Pak Song-chol compte le plus grand nombre de buts au compteur (dix) parmi les membres de la sélection nationale.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 08:47

Le dimanche 13 juillet 2014, la coupe du monde de football au Brésil s'est terminée sur la victoire de l'équipe allemande face à l'Argentine. Bien organisée, sans réels débordements, cette coupe du monde peut être considérée comme une réussite du point de vue de l'organisation et du spectacle offert. Pourtant, avant l'ouverture d'un des événements sportifs les plus rentables et les plus regardés au monde, de nombreuses voix se sont élevées au Brésil contre son organisation dans un Etat souvent considéré comme le pays du football. Les opposants ont trouvé des relais à l'étranger, notamment en Corée du Sud.

Soutien en Corée du Sud aux manifestants brésiliens contre la coupe du monde

De nombreux Brésiliens sont descendus dans la rue dès le mois de mai. D'abord des manifestations pacifiques, les rassemblements ont ensuite donné lieu à des affrontements avec la police et l'armée qui ont conduit une répression sévère. Parties de Porto Alegre suite à l'annonce de la hausse des tarifs d'autobus, les manifestations se sont étendues à l'ensemble du Brésil et ont débouché sur un mouvement aux revendications plus larges, critiquant la politique du Gouvernement et en particulier les dépenses liées à l'organisation de la coupe du monde de football de 2014, jugées dispendieuses : les opposants ont considéré que ces sommes auraient été plus utilement consacrées à l'action sociale, à la santé et à l'éducation. 

Ces actions ont rencontré un soutien international, notamment du mouvement sud-coréen  세월 호 몰살 에 분노 하는 노동자 행동 (Travailleurs en colère contre le meurtre du Sewol, créé suite au naufrage de ce ferry).

Le groupe, créé par des membres du syndicat coréen KCTU, a vivement critiqué la répression des autorités brésiliennes contre les manifestants. Dans une conférence de presse qui s'est tenue le 16 juin 2014, il a dénoncé le recours par les forces de l'ordre à des pistolets avec des balles en caoutchouc, 200.000 soldats ayant été déployés, ainsi qu'une hausse des prix des biens de consommation courante de plus de 6 % en un mois -  quand dans le même temps les bénéfices de la FIFA tirés de la vente des billets d'entrée aux matchs de la coupe du monde auraient atteint 4,5 milliards de dollars. Le collectif a aussi dénoncé les menaces de sanctions administratives du gouvernement sud-coréen contre les diffuseurs des chaînes de télévision et de radio si les matchs n'étaient pas retransmis - alors que le secteur sud-coréen des médias a connu de nombreux mouvements sociaux.  Les militants sud-coréens se sont ainsi déclarés solidaires de la lutte et de la résistance des travailleurs et des citoyens sud-coréens contre la coupe du monde, événement mercantile.


Les militants sud-coréens ont également entendu dénoncer les relations entre le pouvoir et les médias, dont rend compte la note du gouvernement sud-coréen aux chaînes de télévision et de radio. Déjà, en 2002, lors de la co-organisation de la coupe du monde par le Japon et la Corée du Sud, des scandales de manipulation des médias et de corruption avaient éclaté.

 

Le début des matchs a entraîné une nette baisse d'intensité des manifestations, à laquelle ont contribué tant le renforcement du dispositif militaire et policier qu'une forme d'union sacrée des Brésiliens autour de leur équipe nationale. Mais la contestation sociale devrait reprendre après le mondial raté de la sélection brésilienne suite à sa débâcle en demi-finale (défaite 1-7 contre l'Allemagne).

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 22:59

Hier soir à Sao Paulo, la Corée du Sud s’est inclinée devant la Belgique 0-1, une défaite synonyme d’élimination après le match nul contre la Russie (1-1) et la lourde défaite concédée à l’Algérie (4-2) dimanche dernier dans le groupe H. Dernier espoir de qualification pour la Confédération asiatique dans la coupe du monde brésilienne, l’équipe sud-coréenne n’a pas fait long feu et rentre à la maison avec ses homologues continentales : Iran, Australie et Japon. Chronique d’une déception annoncée.

Le Coréen Son Heung-min aux prises avec le Belge Nacer Chadli

Le Coréen Son Heung-min aux prises avec le Belge Nacer Chadli

Le match : mission impossible pour les guerriers Taeguk

Entrés dans le mondial avec un but gag de l’attaquant Lee Keun Ho contre la Russie, la Corée du Sud de Hong Myung-bo quitte finalement le mondial la tête basse. Versée dans un groupe difficile mais « prenable », en compagnie de la Russie, de l’Algérie et de la Belgique, la sélection du pays du Matin calme nourrissait quelques espoirs de rééditer sa performance du mondial 2010, où elle s’était sortie d’un groupe encore plus ardu (Argentine, Nigéria, Grèce) pour s’incliner de justesse contre les Uruguayens (2-1) en huitièmes. En vain.

Entraînée par le légendaire Hong Myung-bo, capitaine de la glorieuse épopée de 2002, l’équipe reposait sur un socle de jeunes joueurs auréolés d’une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres (2012) et se targuait en outre de quelques talents expatriés avec succès en Europe : Lee Chung-yong (Bolton), Son Heung-min (Leverkusen), Park Joo-ho (Mainz), Kim Bo-kyung (Cardiff), etc. Elle était débarrassée de la plupart des éléments de 2010 et ne présentait plus aucune « scorie de 2002 ». Mais sans «  onze-type » et après 2 matchs amicaux catastrophiques début juin (défaites contre le Ghana et la Tunisie), les Coréens entraient dans la compétition la peur au ventre. La défense centrale paraissait friable, l’attaque peu efficace, le milieu brouillon. Le public coréen désapprouvait la sélection d’un Park Chu-young à court de compétitions, et que le brassard de capitaine échoie au jeune Gu Ja-cheol avait de quoi déconcerter les spécialistes. En l’absence du héros national Park Jin-sung, retraité, ou était d’ailleurs le leader de cette équipe ? C’est simple, il n’y en avait pas.

Le premier match contre la Russie confirmait hélas le malaise. Les Sud-Coréens jouaient contractés, mal assurés dans leurs gestes, peu inspirés et jamais dangereux. Par chance, la Russie ne se montrait étonnamment guère entreprenante. C’est donc un peu par bonheur que les Sud-Coréens ouvraient le score en deuxième mi-temps, par le remplaçant Lee Keun-ho (attaquant élu joueur asiatique de l’année en 2012 par l’AFC) après avoir pataugé une mi-temps. Un but qui devait plus à la maladresse insigne du portier russe Akinfeev qu’à la qualité de frappe du natif d’Incheon. Malheureusement, dix minutes plus tard,  Koo Ja-cheol et ses coéquipiers gâchaient leur précieux avantage en concédant un but stupide à la Russie (Kerzhakov, 74ème), et n’obtenaient finalement que le nul.

Ce but sonnait en fait le glas des espoirs coréens et annonçait une déconfiture spectaculaire, prenant toute sa dimension lors du second match contre l’Algérie. Cette fois encore, les Coréens entraient dans le match sans conviction, timorés, perdus, subissant la loi des enthousiastes « Fennecs » de Vahid Halillodzic. En une mi-temps, ils encaissaient trois buts, et demeuraient groggys (0-3). Il fallut de bien vertes remontrances du « coach Hong » dans les vestiaires pour que les guerriers Taeguk retrouvent sur la pelouse leur « tuhon », l’esprit de combativité qui est normalement la marque de fabrique de la sélection sud-coréenne. Mais si la jeune star de l’équipe Son Heung-min trouvait avec talent le chemin des filets en 5 minutes seulement (50ème, 1-3), les Coréens voyaient leur siège imprudent des cages de M’Bohli sanctionné par un cruel quatrième but  sur un contre algérien à l’heure de jeu (Brahimi, 62ème). Maintenus sous pression, les guerriers Taeguk trouvaient la ressource pour réduire encore la marque par Koo Ja-cheol (4-2) et tentaient courageusement leur chance, sans succès. Première défaite et coup de massue au moral.

L'entraîneur Hong Myung-bo, 136 sélections nationales, 4 participations en coupe du monde (1990, 1994, 1998 et 2002)

L'entraîneur Hong Myung-bo, 136 sélections nationales, 4 participations en coupe du monde (1990, 1994, 1998 et 2002)

Dès lors, alourdis par une différence de buts extrêmement défavorable, nos Coréens n’avaient  déjà plus leur destin entre leurs mains. Ils se voyaient condamnés à vaincre la toute puissante Belgique (qui avait entretemps dominé le groupe en vainquant Algériens et Russes) par plusieurs buts d’écart au troisième match en espérant un nul entre Algériens et Russes pour se qualifier. Autant dire mission impossible. Et ce qui devait arriver arriva : la rencontre entre une sélection belge en pleine possession de ses moyens, confiante, conquérante, et une sélection coréenne déboussolée, prête à rentrer chez elle avec des joueurs penauds.

Les Coréens eurent beau se montrer volontaires d’entrée, êtres favorisés par le coup de sang du milieu belge Steven Defour (expulsé juste avant la mi-temps pour un mauvais geste sur Kim Shin-wook), rien n’y faisait : lenteur consternante dans les attaques, absence de combinaisons, de dribbles audacieux, de percées dans les intervalles, centres et décalages toujours laborieux, passes en profondeur mal dosées, incompréhension entre les joueurs, mauvais choix individuels, un véritable catalogue de ratés qui permettait aux Diables rouges de faire tranquillement le dos rond en défense en attendant le moment du contre favorable. Les avants belges Januzaj, Dembélé, puis Chadli et Origi se montraient a contrario menaçants et très capables de trouver la faille par leurs incursions précises et rapides dans le camp coréen.

Balle au pied le plus clair du temps, à 11 contre 10 les Coréens ne donnèrent jamais l’impression qu’ils étaient en mesure de marquer et de bousculer l’équipe européenne. Ils perdaient plutôt leurs nerfs et leur lucidité au fil des minutes. Les deux seules occasions sérieuses furent un centre tir lointain de Son Heung-min qui atterrit sur la barre transversale du gardien Courtois et une talonnade de Lee Keun-ho sur corner, bien contrée par Courtois. Bien maigre pour une équipe censée inscrire trois buts. Aussi, ce fut sans trop de surprises que les 60 000 spectateurs de l’Arena de Sao Paulo virent à la 78ème minute le capitaine Vertonghen envoyer le ballon dans les filets coréens en profitant d’un tir de son coéquipier Origi repoussé par le gardien Kim Seung-kiu (0-1). Un but qui scellait le sort des Coréens, pendant que les Algériens tenaient le nul contre la Russie et validaient leur billet pour les huitièmes. Il y eut bien un dernier face-à-face entre Lee Keun-ho et le portier belge, mais le virevoltant attaquant d’Ulsan envoyait le ballon largement au dessus d’une maladroite pichenette, en même temps que l’espoir de sauver l’honneur.

L’arbitre au coup de sifflet final laissait des Coréens dépités, abattus, déshonorés, mais qui avaient mérité l’élimination, en proposant l’un des jeux les plus médiocres du tournoi. Quant à l’entraîneur Hong, il devait certainement méditer sur son choix : partir, ou rester.

 

Les joueurs : responsabilité collective ou individuelle ?

Quand le sélectionneur Hong présenta sa liste des 23 joueurs pour la coupe du monde, le public et les journalistes étaient globalement en accord avec les choix du plus capé des joueurs coréens (136 sélections !) mais émettaient de sérieuses réserves : pourquoi retenir l’ancien monégasque Park Chu-young, qui n’avait joué que 2 matchs pour Watford (club du milieu de tableau de la D2 anglaise) sur toute la saison 2013-2014 et plus marqué en sélection depuis novembre 2011 ? Plutôt que des Yun Il-lok, Kim Seung-dae, Lee Dong-guk ou Lee Myung-joo, tous en excellente forme en K-League et qui ne demandaient qu’à rendre service ? Pourquoi maintenir coûte que coûte titulaire le portier Jung Sung-ryong malgré ses piètres performances répétées année après année devant des gardiens autrement plus réactifs (Kim Seung-kyu) ? Pourquoi avoir convoqué si peu de joueurs d’expérience en défense (Cha Du-ri, Lee Jung-soo) et pourquoi une confiance si totale à des jeunes joueurs clairement en manque de temps de jeu en club (Yoon Suk-young, Kim Chang-soo, Han Kuk-young, Park Jong-woo) ? Bref, les choix ne faisaient pas l’unanimité mais le public s’inclinait. Sans doute Hong savait ce qu’il faisait, et peut-être les choix étaient-ils aussi liés à la bonne vie sociale du groupe.

Dans les cages, Jung Sung-ryong, lors de la victoire des guerriers Taeguk contre la Grèce en 2010

Dans les cages, Jung Sung-ryong, lors de la victoire des guerriers Taeguk contre la Grèce en 2010

Malheureusement, Hong Myung-bo, venu sur le tard à la sélection (fin juin 2013), succédant en catastrophe à Choi Kang-hee qui avait atteint l’objectif de la qualification au mondial (mais sans la manière), n’a a posteriori pas eu le temps nécessaire pour bâtir une équipe compétitive. Un an, c’est très court, et 16 matchs, peu pour établir une équipe type et une stratégie à long terme. D’autant plus que Hong a voulu imprimer sa patte en écartant des joueurs appréciés de Choi Kang-hee (qui lui avait succédé de décembre 2011 à juin 2013) et de Cho Kwang-rae (juillet 2010-novembre 2011) et qui avaient contribué à la qualification de l’équipe au mondial (Hong Chul, Oh Beom-seok, Jung In-hwan, Park Won-jae,  Lee Seung-gi; Lee Dong-guk, Kim Chi-woo, Shin Kwang-hoon,  Lee Myung-joo, Kim Jung-woo, Yoon Bitgaram) plutôt qu’en tâchant de gérer l’héritage. L’équipe alignée par Hong au mondial n’avait ainsi été alignée qu’à 2 reprises avant la compétition !

Si l’on passe à présent en revue les performances individuelles des joueurs, voici ce qu’on l’on pourrait dire :

Jung Sung-ryong : découvert par le grand public au mondial 2010, quand il fut choisi comme titulaire au détriment du héros de 2002 Lee Won-jae, cet imposant gardien (1m90) a immédiatement encaissé beaucoup de buts (8 buts en quatre matchs au mondial 2010, 5 en deux matchs cet été) et n’a jamais présenté de garanties sérieuses, même en qualifications. Pourtant, et de manière incroyable, il a gardé la confiance de trois entraîneurs successifs. C’est bien simple, en 4 ans, la Corée a disputé 69 matchs, et Jung n’a su garder ses cages inviolées que 16 fois ! Lenteur, mauvais placement, réflexes inexistants, il aura fallu le carton encaissé contre l’Algérie pour que l’entraîneur Hong admette enfin qu’il n’avait pas le niveau pour le remplacer par Kim Seung-kyu (Ulsan) autrement plus vif et rassurant. Un peu tard.

Kim Seung-kyu (Kim Seung-gyu)

Kim Seung-kyu (Kim Seung-gyu)

Kim Young-kwon – Hong Jeong-ho : annoncée comme LA grosse faiblesse de l’équipe coréenne, la paire de defense centrale n’a pas été si catastrophique que cela, mais n’a pas su monter en puissance. On ne peut pas les accabler de reproches sur les trois matchs sur le plan défensif, car ils ont été énormément mis à contribution, mais ils n’ont rien apporté sur les coups de pieds arrêtés où leur gabarit aurait pu favoriser la Corée.

Les latéraux Yoon Suk-young et Lee Yong ont beaucoup plus travaillé défensivement et n’ont pas beaucoup aidé les attaquants en termes de débordements et de centres. Ils ont souvent été dépassés par les attaquants adverses par un mauvais placement (ou replacement) et de piètres anticipations. En phase offensive, ils n’ont jamais combiné avec succès ni offert de courses pouvant faire la différence. Le gaucher Yoon s’est avéré un peu meilleur que son homologue arrière-droit, et on pourrait le revoir en sélection, s’il parvenait enfin à devenir titulaire en Angleterre (Queen Park Rangers).

Les milieux défensifs Ki Sung-Yeung et Han Kook-young ont livré des parties assez viriles (sanctionnées par des cartons jaunes) et courageuses mais ont trop peu apporté le danger sur le front de l’attaque. Ki s’est montré entreprenant à plusieurs reprises avec des tirs lointains sans jamais faire mouche, et n’a jamais pu faire parler la qualité de passe qui avait fait sa réputation, ni trouver la faille entre les lignes adverses. Quant à Han Kook-young, dont les prestations ont été honorables, il a l’excuse de l’inexpérience, mais fallait-il que la Corée paie pour cela ?

Au milieu de terrain, le leader technique Lee Chung-yong était à des années lumières du rayonnement de 2010 : dribbles et débordements souvent ratés, ses passes également, et il s’est trop souvent retrouvé esseulé balle au pied, abandonné par ses coéquipiers. Le gaucher Kim Bo-kyung (Cardiff City), remplaçant en 2010, n’a joué que deux petits bouts de matchs  et n’a pas eu un impact majeur, alors qu’on attendait beaucoup de sa vivacité. On imagine que cela a été un mondial très frustrant pour lui. Quant au capitaine Gu Ja-cheol, il s’est montré dans une méforme étonnante, rarement inspiré, manquant de lucidité aux moments clés, même si on lui saura gré d’avoir marqué un but. Bien loin de sa brillante coupe d’Asie (meilleur buteur en 2011) et de ses meilleurs moments avec Ausburg puis Mayence en Allemagne. Une des plus grandes déceptions coréennes du mondial, d’autant plus forte qu’il portait le brassard de capitaine. A revoir à la prochaine coupe d’Asie.

Enfin, parmi les attaquants, seuls Lee Keun-ho et Son Heung-min ont un tant soit peu émergé, inscrivant chacun un but et se débattant comme des beaux diables pour offrir des solutions et créer le danger à chaque match. Le géant Kim Shin-wook n’a pas été à la hauteur (il mesure 2 mètres) de sa réputation, et Park Chu-young a été totalement fantomatique, comme on pouvait hélas s’y attendre vu son manque de compétitions. Quant à Ji Dong-won, il a eu trop peu de temps de jeu pour pouvoir exprimer son talent. Les autres joueurs n’ont pas joué.

Voilà donc un mondial à oublier, si ce n’est pour les leçons cruelles à en tirer, et la Corée du Sud, « Pride of Asia », n’a pas su redorer le blason d’une Asie bien pâle dans cette coupe du monde (Japon, Iran, Australie, tous défaits au premier tour).  Elle nous renvoie à sa triste devancière de 1998, celle qui était balayée par le Mexique et la Hollande, celle d’avant les progrès et les fulgurances de 2002-2010. Voici venir le temps des remises en cause pour l’Association coréenne de football (KFA). Et le temps presse déjà : la coupe d’Asie est pour janvier. Le public, quant à lui, a choisi le joueur autour duquel il fallait construire la sélection : Son Heung-min, l’attaquant du Bayer Leverkusen, le joueur coréen le plus jeune à s’être jamais imposé en Europe.

Lee Keun-ho

Lee Keun-ho

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 08:10

Le 22 juin 2014, la nette défaite des guerriers Taeguk sud-coréens face à l'Algérie (4-2) a pratiquement signifié une élimination de la compétition. Même s'il faut encore attendre le dernier match qui opposera les Coréens aux Belges le 26 juin prochain pour tirer tous les enseignements de la coupe du monde 2014, l'Association d'amitié franco-coréenne a d'ores et déjà recueilli les impressions d'Edouard Dupas, spécialiste du football coréen, que nous avions déjà interrogé sur ce blog.

Face à l'Algérie le 22 juin 2014, les Sud-Coréens ont perdu sur le score de 4 buts à 2.

Face à l'Algérie le 22 juin 2014, les Sud-Coréens ont perdu sur le score de 4 buts à 2.

 

Bonjour Edouard Dupas. Le match entre l'Algérie et la Corée du Sud s'est terminé par un score de 4-2 en faveur de l'Algérie. Quels sont les temps forts de ce match, et quel bilan peut-on en tirer ? Contre la Russie, les Coréens avaient fait de nombreuses fautes techniques... Leur qualité de jeu s'est-elle améliorée ?

 

Bonjour. Lors de cette Algérie-Corée du Sud (opposition inédite dans l'histoire de la compétition), je dirai que les guerriers Taeguk nous ont présenté deux visages :

 

- celui de la première mi-temps désastreuse (0-3), qui les a vu encaisser trois buts en pratiquant un jeu très faible à tous égards (qualité et précision des passes, rythme, enchaînements, propositions de courses/combinaisons/relais, prises de décision, lecture du jeu adverse, etc.), typique d'une formation qui n'est pas dans l’événement, timorée et en manque total de confiance. Ce n'est pas faire injure aux joueurs coréens que de dire les choses ainsi : aucune équipe de ce mondial brésilien n'avait jusque-là paru si démunie et si peu motivée ;

 

- celui de la seconde période, avec beaucoup plus d'engagement et d'envie qui a permis aux coréens de réduire la marque à deux reprises, par Son Heung-min et Gu Ja-cheol, deux joueurs qui évoluent dans le championnat allemand et y ont gagné une certaine réputation. Il y avait encore de la maladresse et de l'imprécision, un manque de rigueur en défense, mais au moins les Coréens ont tenté leur chance.

 

Je pense qu'il faudra attendre le résultat du match contre la Belgique pour tirer un vrai bilan de ce mondial. Mais pour l'heure, il est globalement mauvais : un match nul assez terne contre la Russie, une large défaite contre l'Algérie, avec au total 5 buts concédés pour 3 inscrits. Entre les deux matchs, je ne pense pas qu'on ait vu un grand progrès, sauf peut être dans la seconde mi temps du match de ce soir, où les joueurs se sont libérés de leur peur une fois menés 3-0...

 

Mais ce qui a le plus frappé les esprits, c'est le déchet technique et la fragilité de cette sélection : on est à ce titre bien loin de 2010 ou même de 2006, sans parler évidemment de 2002. La dynamique de 2010 est clairement perdue.

 

Comment voyez-vous la suite de la compétition pour les Sud-Coréens ?

 

Honnêtement, j'avais déjà de gros doutes sur les chances de succès des Sud-Coréens après avoir vu leurs piètres matchs amicaux à l'orée du mondial (défaite contre la Tunisie, la Russie, le Japon, les Etats-Unis, le Mexique, le Ghana), les difficultés dans la campagne qualificative (défaites contre l'Iran, nul contre l'Ouzbékistan et le Liban) et devant les choix de l'entraîneur Hong Myung-bo, qui bénéficie d'un grand crédit en Corée puisqu'il fut le capitaine de la plus glorieuse sélection nationale de l'histoire (celle de 2002) mais n'a peut-être pas toujours été lucide.

 

Les matchs contre la Russie et l'Algérie ont malheureusement confirmé les craintes que l'on pouvait avoir. Je pense que la Corée, à moins d'un miracle, ne pourra pas battre la Belgique. Elle repartira du Brésil avec des enseignements, à la sélection nationale d'en faire quelque chose, par exemple lors de la prochaine coupe d'Asie qui aura lieu en janvier prochain en Australie.

 

La sélection nationale sud-coréenne a repris de nombreux joueurs qui avaient décroché la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres. Ce choix a-t-il été pertinent ?

 

Pas complètement, hélas. Si on peut concéder à Hong Myung-bo que la plupart des individualités avaient leur place dans les 23 de par leurs accomplissements professionnels, comme le défenseur Kim Young-gwon, les milieux Ki Sung-yueng, Koo Ja-cheol ou l'attaquant Ji Dong-won, qui ont beaucoup joué en club depuis 2012, quelques joueurs ne méritaient pas d'être convoqués pour un rendez-vous d'aussi haut niveau : je pense notamment à Park Chu Young (vierge de toute compétition depuis des lustres) ou à Kim Chang-soo, arrière-droit au pedigree peu impressionnant.

 

Ce que je reprocherais en outre à Hong, c'est aussi de n'avoir pas assez essayé de convaincre l'ancien capitaine Park Ji-sung de jouer une dernière coupe du monde, d'avoir convoqué trop peu de joueurs d'expérience, comme Cha Du-ri ou Lee Jung-soo, et d'avoir négligé des joueurs locaux que ses prédécesseurs de 2011 et 2012 avaient identifiés et (re)lancés : Lee Yong-rae, Kim Jae-sung, Han Sang-woon, Yoon Bitgaram, Kim Chi-woo, etc. Pour ce mondial, Hong a fait un pari risqué : celui de la jeunesse. Il ne l'a pas gagné, mais ses choix pouvaient se comprendre après le succès des jeux olympiques et quelques matchs internationaux plutôt convaincants : 2-0 contre la Grèce, 1-0 contre le Costa Rica, 2-1 contre la Suisse.... Et les joueurs que je cite étaient peut-être en méforme, ou de mauvaise entente avec les "olympiques"... La vie de sélectionneur n'est pas de tout repos.   

 

Quel regard peut-on aujourd'hui porter sur les joueurs sud-coréens évoluant en France, notamment par rapport aux autres pays européens ?

 

Il n'y a désormais plus qu'un seul joueur sud-coréen évoluant dans le football professionnel français aujourd'hui, il s'agit du jeune Kim Kyung-jung. Cet élément important de l'équipe nationale espoir fut recruté par Bordeaux après la coupe du monde des moins de 20 ans en 2011, puis prêté au Stade Malherbe de Caen, pour le compte duquel il a joué une dizaine de matchs de ligue 2 et devrait découvrir le plus haut niveau en août prochain, puisque apparemment, le club normand a voulu conserver le joueur.

 

Lee Yong-rae (FC Nantes) Nam Tae-hee (Valenciennes) et Song Jin-hyung (FC Tours) ont tous quitté l'hexagone. La France, si l'on excepte le cas de Park Chu-young, qui a fait une belle carrière à Monaco, n'a jamais été une terre promise pour les footballeurs coréens qui y ont toujours eu les pires difficultés à s'y adapter et s'y épanouir. J'ai lu que le jeune Kim Shin avait été recruté par l'Olympique Lyonnais il y a quelques mois, mais il devrait rester dans la réserve du club un bon moment.

 

Pour voir des joueurs coréens performants en Europe, il faut plutôt lorgner du côté de l'Allemagne (Gu Ja-cheol, Hong Jeong-ho, Park Joo-ho, Park Jung-bin, Son Heung-min, Ryu Seung-woo, Lee Jun-hyeob, Kim Jin-soo, Ji Dong-won) ou de l'Angleterre (Yun Suk-young, Kim Bo-kyung, Lee Chung-yong, Ki Sung-yong).

 

L'Europe méditerranéenne n'accueille elle les Coréens qu'au compte-gouttes : Kang Min-woo au Vitoria de Setubal (Portugal) et Kim Young-gyu dans la réserve de l'Ud Almeria, rien de plus. Le jeune prodige de l'académie du FC Barcelone Baek Seung-ho avait un temps défrayé la chronique en 2010-2011, mais il est retourné en Corée et l'on n'a plus de nouvelles de lui.

 

Ce mondial révèle-t-il une évolution de la hiérarchie des équipes asiatiques, notamment dans la perspective de la prochaine coupe d'Asie ?

 

Les 4 représentants de la confédération asiatique de football ont connu des fortunes diverses mais n'ont pas été ridicules : l'Australie a mis le Chili en difficulté et failli vaincre la Hollande (1-3, 2-3) dans un groupe extrêmement difficile, l'Iran qu'on annonçait comme la plus faible équipe du mondial a su tenir en échec le champion d'Afrique nigérian 0-0 pour son premier match et contenir l'Argentine de Messi pendant 89 minutes lors du second. Une sacrée performance pour une sélection nationale essentiellement composée de joueurs locaux. Le Japon qui était censé être le meilleur espoir de l'Asie dans cette coupe du monde a malheureusement chuté d'entrée contre la Côte-d'Ivoire après avoir mené au score (1-2) et n'a pas su rectifier le tir contre la Grèce (0-0). Quant à la Corée, elle était bien partie avec son nul contre la Russie de Fabio Cappello (1-1) mais a raté son match contre l'Algérie (2-4). Le bilan est défavorable, mais pas totalement catastrophique.

 

Au niveau hiérarchique, il faudra attendre les derniers matchs pour se prononcer mais je dirai que l'Iran est l'équipe qui s'est montrée la plus à son avantage, solide et disciplinée devant une adversité terrible. Viennent ensuite l'Australie, qui s'est admirablement battue pour une équipe à la préparation chaotique et jouant de malchance avec les blessures, puis le Japon, et en dernier la Corée. Nous verrons la semaine prochaine si une équipe asiatique parviendra à se hisser en 8èmes de finales ou non. Le temps est peut-être venu pour les autres équipes asiatiques de monter en puissance : Chine, Iraq, Ouzbékistan, Emirats Arabes Unis, Jordanie, Palestine, ou pourquoi pas... la Corée du Nord ?

 

Merci Edouard Dupas.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 00:40

Comme leurs compatriotes du Sud et les Japonais, les Nord-Coréens sont parmi les plus grands amateurs de football en Asie. Il n'est donc pas surprenant que l'agence de presse KCNA de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ait consacré une dépêche d'agence, dans son édition du 20 juin 2014, aux réactions des fans de football du pays, d'abord surpris par l'élimination des Espagnols, tenants du titre. Si le Cheollima nord-coréen ne s'est pas qualifié cette année - ayant dû s'incliner face à l'Ouzbékistan, qui a ensuite failli faire mordre la poussière aux Sud-Coréens, une nouvelle fois qualifiés, et malgré une victoire face au Japon - il a réussi à battre l'Italie et à accéder en phase finale lors de sa première participation au Mondial en 1966, avant de revenir en 2010 pour mettre à mal les Brésiliens lors du premier match de groupe. Alors que les médias nationaux rediffusent les matchs de l'édition 2014, un effort est actuellement conduit pour former de nouveaux joueurs - et la dépêche de KCNA permet aussi de méditer cette leçon : l'élimination de l'Espagne prouve que, en football, nul n'est jamais assuré de la victoire - ce qui contribue assurément à la popularité de ce sport et ouvre de nouveaux espoirs aux Nord-Coréens pour à nouveau briller dans cette discipline.

Les fans nord-coréens de football jugent  le "tiki-taka" espagnol dépassé

Qui aurait cru que l'agence nord-coréenne KCNA ne pratiquerait pas, elle aussi, le "micro-trottoir" ? Pour rendre compte des réactions des citoyens de la RPD de Corée aux premiers résultats de la Coupe du monde - à laquelle le Cheollima ne participe pas cette année - KCNA a choisir d'interroger des citoyens ordinaires, mais aussi des spécialistes.

Yu Myong-uk, responsable de l'Association de football de RPD de Corée, met en avant la leçon à tirer de l'élimination précoce de l'Espagne : aucune équipe n'est à l'abri d'un revers de fortune, et surtout les techniques évoluent très vite - au point que le style de jeu qui avait fait le succès des Espagnols naguère apparaît maintenant dépassé. Pour Yu Myong-uk, "même une équipe forte peut faire l'expérience amère de la défaite. Mais je suis très surpris de la défaire humiliante de l'équipe espagnole, car l'équipe néerlandaise se classait loin derrière l'équipe espagnole. Il me semble que le "tiki-taka" espagnol a fait faillite".

Pak Chol-nam, professeur à l'Ecole internationale de football de Pyongyang, a déclaré à l'agence KCNA l'importance de s'adapter au jeu de l'adversaire (ce qu'avait du reste fait avec brio la sélection nord-coréenne pour se qualifier à la coupe du monde de 2010, en alliant un jeu défensif et offensif efficace ayant mis en échec des adversaires plus puissants) : "je retire une leçon de la défaite de l'équipe espagnole : le plus important est de comprendre la tactique de ses adversaires et de la contrer intelligemment. J'étudierai avec mes stagiaires les leçons et les expériences à tirer de l'actuelle coupe du monde pour que les entraînements s'appuient sur une base plus scientifique".

Le mot de la fin est revenu à un simple citoyen, qui a montré la grande popularité du football au Nord de la péninsule, qui n'est pas seulement l'affaire de spécialistes. Ryang Min-ho, chef de section à l'Institut des légumes, a livré ces confidences : "je suis de près le résultat de chaque match. La défaite de l'équipe espagnole a été le fait le plus marquant pour tous mes collègues. J'ai appelé un ami au Cheyuk Sinmun (Le Journal des sports) pour lui faire part de mon opinion. Il m'a dit que beaucoup de fans de football dans notre pays envoient des messages ou appellent son bureau pour donner leur avis ou proposer des opinions nouvelles quant au développement national du football".

Source :

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:14

Le groupe H a confirmé toutes ses promesses d'être l'un des plus disputés du mondial 2014 de football : le 17 juin 2014, alors que la Belgique l'a emporté de justesse (2-1) face à l'Algérie qui avait ouvert le score, la République de Corée (du Sud) et la Russie ont terminé sur un match nul (1-1). Après des débuts difficiles pour se qualifier et des résultats décevants lors des matchs préparatoires, les guerriers Taeguk - qui avaient été défaits par la Russie lors d'un match amical à Dubaï en novembre 2013 (2-1) - gardent tous leurs espoirs d'accéder en huitièmes de finale.

Coupe du monde : match nul pour les Sud-Coréens face aux Russes (1-1)

Un match sous haute tension, avec de nombreuses fautes techniques de part et d'autre, dans lequel chaque équipe a retenu son souffle : on pourrait ainsi résumer la rencontre entre les Coréens et les Russes le 17 juin à Cuiaba, devant 40.000 spectateurs.

La première véritable occasion a été russe, à la 31e minute, avec un coup franc tiré par le défenseur russe Sergueï Ignashevitch, déjoué par le gardien coréen Jung Sung-ryong. Puis trois minutes après c'est Koo Ja-cheol qui a failli marquer, dans une frappe à une vingtaine de mètres.

Il a fallu attendre la 68e minute pour le premier but de la rencontre, marqué par Lee Keun-ho, sur un tir de 20 mètres d'abord déjoué par le gardien russe Igor Akinfeev... avant de relâcher le ballon dans son propre but ! Mais six minutes plus tard l'égalisation est venue grâce d'une action négociée par Alexander Kerzhakov.

Le match nul est logique, et annonce de futures et belles batailles. Prochaine étape : la Corée du Sud face à l'Algérie, le 22 juin à 16 heures, au stade des Corinthiens à Sao Paulo.

Source (dont photo) :

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* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)