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Assemblée générale de l'AAFC du samedi 14 février 2015

Rapport d'activité

présenté par Patrick Kuentzmann

secrétaire général de l'Association d'amitié franco-coréenne

 

 

 

Dans ses vœux de Nouvel An pour 2014, le dirigeant de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), Kim Jong-un, avait appelé à l'amélioration des rapports entre les Corée du Nord et Sud. Quelques jours plus tard, la Commission de la défense nationale de la RPD de Corée, plus haute instance du pays, renouvelait cet appel, en demandant

  • l’arrêt de tous les actes de provocation et de diffamation contre la partie adverse,

  • la prise de mesures pratiques pour stopper tous les actes militaires hostiles,

  • la mise en œuvre de mesures réciproques de désarmement nucléaire permettant d’aboutir à la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

C’était l’espoir d'un nouveau départ pour le dialogue intercoréen, concrétisé par des réunions de familles séparées du 20 au 22 février 2014.

Mais, parallèlement, en plus des habituelles manœuvres militaires américano-sud-coréennes, s’est développée une offensive médiatique sur le thème des droits de l'homme en Corée du Nord avec, le 17 février 2014, la publication du rapport d’une commission d'enquête des Nations-Unies, largement inspiré par les milieux néo-conservateurs les plus hostiles à la RPDC aux Etats-Unis et s'appuyant sur des témoignages qui se sont avérés plus tard mensongers, notamment celui de la « star » Shin Dong-hyuk.

Le 18 décembre suivant, une résolution, hélas soutenue par la France, était adoptée à l’assemblée générale des Nations Unies, demandant la saisine de la Cour pénale internationale pour faire condamner la RPDC et ses dirigeants.

Presque le même jour, éclatait l’affaire du piratage informatique de la société Sony dans laquelle, a déclaré le FBI américain, était impliquée la RPD de Corée. Ces accusations ont laissé plus que perplexes les meilleurs experts occidentaux mais ont quand même servi à une nouvelle série de sanctions prise par les Etats-Unis contre la RPDC.

En fait, malgré les signaux positifs du début d’année 2014 - ou à cause d’eux -, on a vu se développer une opération de gestion de la perception du public montée par les ennemis de la RPDC. Selon le département de la Défense des Etats-Unis, la gestion de la perception (Perception Management) est une technique qui « recouvre les actions consistant à fournir et/ou à camoufler une information sélectionnée et des indices à des audiences étrangères de façon à influencer leurs émotions, leurs motivations et leurs raisonnements objectifs ».

Prépare-t-on l'opinion publique mondiale à une nouvelle guerre en Corée ?

Dans le même temps, on a assisté à un rapprochement spectaculaire entre la République populaire démocratique de Corée et la Fédération de Russie : restructuration de la dette nord-coréenne à l'égard de la Russie, ouverture du service ferroviaire entre le port nord-coréen de Rajin et la ville russe de Khasan, visite de Choe Ryong-hae, membre du praesidium du bureau politique et secrétaire du Comité central du Parti du travail de Corée... Cela donne davantage corps à l’idée de l'émergence d’un monde multipolaire allant à l’encontre des intérêts de la superpuissance américaine.

En Corée du Sud, l’offensive a redoublé contre l'opposition à la présidence de Park Geun-hye et, plus généralement, contre les militants pro-réunification, sous couvert d’application de l'inique loi dite de sécurité nationale : condamnation du député Lee Seok-ki à 12 ans de prison et 10 ans de privation des droits civiques, le 17 février, suivie de l’interdiction, le 19 décembre, du Parti progressiste unifié (10,3% des voix aux élections législatives de 2012) sur de fausses accusations de complot contre l'Etat. Le dernier accusé d'un complot anti-Etat avait été, en 1980, Kim Dae-jung, futur président de la Corée du Sud, signataire de la Déclaration Nord-Sud du 15 juin 2000 et prix Nobel de la paix…

Rappelons que, en Corée du Sud comme ailleurs, il ne peut y avoir de progrès social durable sans réelle indépendance ni souveraineté, l’indépendance et la souveraineté de la Corée du Sud passant aussi par le dialogue et le rapprochement intercoréens, lesquels dépendent eux-mêmes d'un environnement pacifique en Corée.

C’est dans ce contexte fait d’espoirs et de menaces que s’est inscrite l’action de l’Association d’amitié franco-coréenne (AAFC) en 2014.

Solidarité avec les Coréens du Nord, du Sud et d'outre-mer

En 2014, la solidarité de l’AAFC avec les Coréens du Nord, du Sud et d'outre-mer s’est exprimée de diverses façons.

L'AAFC était aux côtés du peuple coréen dans les drames qui l'ont frappé en 2014 : le 5 mai 2014, le président de l’AAFC a adressé un message de condoléances au proviseur du lycée Danwon de la ville sud-coréenne de Ansan, où étaient scolarisée la plupart des 304 victimes du naufrage du ferry Sewol, le 16 avril ; le 22 mai 2014, le président de l’AAFC a adressé un message de condoléances au président du comité populaire de la ville de Pyongyang suite à l'effondrement d'un immeuble, le 15 mai, ayant fait de nombreuses victimes.

Le 7 mai 2014, le président de l’AAFC a adressé un message à l’Association générale des résidents coréens au Japon (Chongryon) à l'occasion de son 23ème congrès tenu les 24 et 25 mai, réaffirmant le soutien de l'AAFC dans la lutte contre les discriminations touchant les Coréens du Japon et appelant à la reconnaissance par le gouvernement japonais des crimes commis pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 31 mai 2014, M. Ho Jong-man, président du comité exécutif central de la Chongryon, a envoyé à l’AAFC un message de remerciement.

Le 30 juin 2014, à l'occasion du mois de solidarité avec le peuple coréen (25 juin-27 juillet), l’AAFC a organisé une réunion consacrée à l'action du président Kim Il-sung, dont c'était le 20ème anniversaire de la disparition, en faveur de la réunification de la Corée, avec la participation des diplomates de la délégation générale de la RPD de Corée.

Le 19 décembre 2014, le bureau national de l'AAFC a publié une déclaration en réaction à la résolution du 18 décembre sur les droits de l'homme en RPDC, « La défense des droits de l'homme ne doit pas servir de prétexte à une guerre destructrice en Asie ».

Au cours du voyage d’août 2014 en RPDC, divers dons ont été remis en mains propres à nos partenaires coréens : dans le cadre de la lutte pour la sécurité alimentaire dans le pays, don de 1000 € pour l'achat d'engrais en RPDC ; don de semences de betterave, réunies par le Foyer rural de Tousson (Seine-et-Marne), à l'Académie d'agriculture de RPDC ; don d'un vidéo-projecteur à l'école secondaire n°1 de Moranbong, jumelée avec l'AAFC ; don de livres d'architecture à l'Institut Paektusan et à l'Agence d'urbanisme de Pyongyang.

Voyages de délégations de l'AAFC

Du 12 au 21 août 2014, une délégation de huit personnes s’est rendue en RPD de Corée. Ce déplacement a donné lieu à une réunion de compte rendu le 31 août.

Du 17 au 24 septembre 2014, une délégation de l'AAFC et du Foyer rural de Tousson a participé au 14ème Festival international du film de Pyongyang. Grâce à ses contacts dans le secteur cinématographique, le Foyer rural de Tousson, partenaire de l'AAFC depuis 2011, avait proposé quatre films (trois documentaires et un court-métrage de fiction) au comité de sélection du Festival mais ces films n'ont pas été retenus.

Interventions auprès des institutions françaises

L’action de l’AAFC auprès des pouvoirs publics français s’est poursuivie en dépit, ou en raison, du climat défavorable entourant la Corée.

Le 14 février 2014, le Comité national de l’AAFC a publié une déclaration « La France doit tout faire pour favoriser la paix en Corée ». Par cette déclaration, le Comité national a souhaité que la France, directement concernée en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, favorise un accord des deux parties sur cette proposition préconisée par la Commission de la défense nationale de la RPDC et, dans ce but, a décidé d’intervenir auprès des divers groupes parlementaires.

L’AAFC n’a pas pu intervenir de manière formelle auprès de tous les groupes, mais son travail a inspiré au député Jean-Jacques Candelier (GDR, Nord) une question écrite posée le 25 février au gouvernement sur la réponse qu’entendait apporter la France aux propositions émises en début d'année par le dirigeant nord-coréen et par la plus haute instance politique de la RPDC en faveur de la paix.

Le 22 avril, le ministère des Affaires étrangères a répondu que « la France encourage le dialogue intercoréen » et « a noté la déclaration de la Commission nationale de la défense de la République populaire démocratique de Corée du 17 janvier 2014, ainsi que la tenue du dialogue intercoréen en février et l'organisation des rencontres de familles séparées (du 20 au 25 février 2014) ». Toutefois, dans sa réponse, le gouvernement français a continué d’insister sur l’application des cinq résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sanctionnant la RPDC pour ses programmes nucléaire et balistique. Selon l’analyse de l’AAFC, ces résolutions sont un obstacle à une solution pacifique en Corée, l’absence de paix étant précisément la justification de la force de dissuasion nord-coréenne.

Le 18 novembre 2014, le député Jean-Jacques Candelier a déposé une proposition de résolution visant à la pleine reconnaissance de la République populaire démocratique de Corée par la République française, partageant ainsi les analyses développées par l'AAFC. Il est à noter que cette proposition a reçu le soutien du député Jean-François Mancel (UMP, Oise), signe supplémentaire que la question coréenne dépasse les clivages politiques.

Combat pour la mémoire historique en France et dans le monde

Le combat pour la mémoire revêt un caractère particulier à l’approche du 70ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le 25 janvier 2014, le Conseil coréen pour les femmes requises pour l'esclavage sexuel japonais pendant la Seconde Guerre mondiale (« femmes de réconfort ») a tenu un rassemblement à Paris, place du Trocadéro, avec la participation de l’AAFC, pour lancer une campagne de pétition internationale en faveur de la reconnaissance du crime commis à l’encontre des « femmes de réconfort ».

En juin 2014, l'AAFC s'est à nouveau associée à la visite d'une délégation du Conseil coréen pour les « femmes de réconfort »  : Le 24 juin 2014, avec le Conseil coréen pour les « femmes de réconfort », l’AAFC a organisé une rencontre à Paris entre Mme Kil Won-ok, ancienne « femme de réconfort », et 48 jeunes Sud-Coréens visitant l'Europe ; le 25 juin 2014, l’AAFC a participé à un rassemblement place du Trocadéro en faveur des « femmes de réconfort » ; le 27 juin 2014, grâce à la correspondante de l'AAFC en Limousin, la délégation des jeunes Sud-Coréens a visité le village martyr d’Oradour-sur-Glane, en compagnie de Mme Camille Senon, rescapée du massacre du 10 juin 1944.

Le 27 novembre 2014, sollicitée par M. Humihiro Himori, président du Comité japonais pour la réunification indépendante et pacifique de la Corée, l'AAFC a rejoint l'Association de solidarité civile pour avancer vers une nouvelle Asie orientale à l'occasion du 70ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, basée au Japon. Le 3 décembre, l’AAFC a reçu un message de remerciement de M. Humihiro Himori.

Du 26 novembre au 2 décembre 2014, l'AAFC a participé aux manifestations marquant la visite en France d'une délégation du Conseil coréen pour les « femmes de réconfort » en organisant le 2 décembre une rencontre entre les adhérents de l'AAFC et Mme Kil Won-ok.

Interventions extérieures (médias, conférences...)

L'expertise de l'AAFC est reconnue comme en témoignent les diverses sollicitations de la part de médias ou d'établissements scientifiques, sollicitations auxquelles l'AAFC ne donne pas toujours suite.

En janvier et novembre 2014, le vice-président de l’AAFC en charge des actions de coopération a répondu aux questions des médias sud-coréens lors des visites à Paris de délégations du Conseil coréen pour les « femmes de réconfort ».

Benoît Quennedey, auteur du livre L'économie de la Corée du Nord en 2012 (paru en 2013 aux Indes Savantes), a donné deux conférences sur le thème de l'économie de la RPDC : le 7 février 2014, dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire du Centre de recherche sur la Corée de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, et le 19 mars 2014, devant les étudiants en langue coréenne de l'INALCO.

Le 12 avril 2014, a eu lieu un colloque organisé conjointement par l'AAFC et le Forum coréen international sur la paix et la démocratie en Corée (Corée du Sud) sur le thème « Démocratie et paix : analyse et perspectives de la situation en Corée et en Asie de l'Est ». Parmi les divers intervenants, le vice-président et le secrétaire général de l'AAFC ont évoqué la dérive autoritaire en Corée du Sud et l'enjeu que représente la péninsule coréenne dans la nouvelle stratégie américaine du « pivot asiatique ».

Le17 mai 2014, dans le cadre de la journée de l'Afrique, l'AAFC a participé à la conférence-débat organisée par l'Association malienne pour la culture, l'échange et la solidarité avec une intervention sur le thème « Afrique-Asie, singularité des partenariats avec les deux Corée, la Chine, le Japon ».

Fonctionnement interne de l'AAFC

Les différentes instances nationales de l'AAFC ont été réunies régulièrement : outre l'assemblée générale du 5 avril 2014, le comité national s'est réuni les 14 février et 2 décembre, et le bureau national s'est réuni chaque mois (hors période de vacances).

La permanence hebdomadaire de l'AAFC a continué d'accueillir, sans rendez-vous, les personnes souhaitant s'informer sur les activités de l'association chaque jeudi de 19h à 20h à la Maison des associations du 16ème arrondissement de Paris.

Pour ce qui concerne les moyens de communication de l'AAFC, 176 articles ont été publiés en 2014 sur le site Internet national fréquenté chaque mois, en moyenne, par près de 5 200 personnes différentes (+ 8 % par rapport à 2013), venant d'une centaine de pays et territoire (75 % de France). Trois numéros (dont un numéro double) du bulletin « papier » trimestriel ont été publiés

En région, il convient de noter l'activité régulière du comité Bourgogne de l'AAFC dont l'assemblée générale s'est tenue le 24 mai.

Faiblesses de l'AAFC

Le bulletin « papier » de l'AAFC, publié avec retard, n'apparaît pas comme un moyen adapté pour suivre l'actualité mouvante de la Corée. Le bulletin « papier » reste néanmoins un moyen de communication nécessaire, au moins pour toucher les gens non connectés à Internet.

L'activité de l'AAFC a tendance à reposer toujours sur les même personnes, ce qui risque de constituer, à terme, un problème. Pour y faire face, l'AAFC a besoin de volontaires pour :

  • écrire sur le site Internet, sous le contrôle d'un comité éditorial, et ainsi accélérer son rythme de publication (en moyenne, un article tous les deux jours en 2014),

  • répondre aux sollicitations des médias sur divers sujets,

  • assurer les permanences hebdomadaires de l'AAFC, désormais de 18h à 19h le jeudi, à la Maison des associations du 16ème arrondissement,

  • aider à l’organisation des manifestations « festives » (installation des salles, achat des nourritures et boissons...).

Enfin, hormis le comité Bourgogne, l'activité des comités régionaux de l'AAFC n'a pas été aussi soutenue qu'au cours des années précédentes. L'expérience démontre pourtant que l'activité en région est un excellent vecteur pour la diffusion de nos idées. L'AAFC nationale est toujours disponible pour aider les comités régionaux, y compris financièrement, dans leurs activités.

 

L'année 2015 marque le 70ème anniversaire de la victoire contre l'Allemagne Nazie en Europe et contre l'Empire du Japon en Asie, mais c'est aussi l'année du 70ème anniversaire du début de la division de la Corée après 40 ans d'une colonisation féroce. Cette division est une grande injustice pour le peuple coréen et est porteuse de menaces pour la paix du monde entier. L'Association d'amitié franco-coréenne ne dispose pas de 600 milliards de dollars, comme le département de la Défense des Etats-Unis, pour gérer la perception du public vis-à-vis de la question coréenne. Pourtant, en 2015, plus que jamais, l'Association d'amitié franco-coréenne, dont l'action est reconnue, y compris au niveau international, doit être à l'avant-garde du combat pour la réparation d'une injustice historique en Corée. Il ne s'agit pas d'une affaire lointaine, mais bien d'une action à mener dans notre propre intérêt.

Je vous remercie.

 

Assemblée générale de l'AAFC du samedi 14 février 2015

Rapport d'orientation

présenté par Benoît Quennedey

vice-président de l'Association d'amitié franco-coréenne

en charge des actions de coopération

 

 

L’année 2015 devrait marquer un tournant majeur pour la péninsule coréenne. Le contexte est en effet propice à des progrès décisifs sur la voie de la paix en Asie du Nord-Est et vers la réunification de la Corée, soixante-dix ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, alors qu’a pris fin la période de deuil de trois ans qui a suivi la disparition du dirigeant Kim Jong-il, le 17 décembre 2011, et l’accession aux plus hautes responsabilités du Maréchal Kim Jong-un, et alors que la présidente sud-coréenne, Mme Park Geun-hye, aura accompli plus de la moitié de son mandat. Demain comme hier, il est de notre rôle de notre Association de fédérer les initiatives qui, en France, permettront de favoriser l’avènement d’une ère de paix et de prospérité dans la péninsule coréenne.

A cet égard, les contacts institutionnels noués de longue date avec le Gouvernement et le Parlement français, comme les échanges tissés dans les milieux universitaires, notamment spécialistes de la Corée, représentent un atout incomparable pour faire partager notre expertise des questions coréennes et nous permettre de jouer un rôle toujours plus grand d’intermédiaire entre la France et l’ensemble de la péninsule coréenne, grâce notamment à nos relations privilégiées avec les représentants de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), dans tous les domaines, politique, économique, social, sportif et culturel. L’Association s’emploiera également à expliquer les idées du Juche, idéologie directrice de la RPD de Corée. Des relations ont été nouées tout particulièrement avec la délégation générale de la RPD de Corée en France et avec nos homologues de l’Association d’amitié Corée-France, partenaire de premier plan, puisqu’il a été la cheville ouvrière de nos visites en Corée. L’AAFC sera une fois encore à l’initiative de cérémonies qui marqueront les grandes fêtes nationales de la RPD de Corée, notamment le 16 février, le 15 avril, le 15 août, le 9 septembre et le 10 octobre. Pour le 70ème anniversaire de la fondation du Parti du travail de Corée, nous envisageons le déplacement à Pyongyang d’une délégation de notre Association.

En particulier, l’établissement de relations diplomatiques complètes entre la France et la RPDC reste un objectif fondamental de l’Association d’amitié franco-coréenne, afin de créer les conditions de relations normalisées entre la France et les deux Etats qui couvrent la péninsule coréenne. De même, soixante-dix ans après la cessation des combats de la Seconde guerre mondiale en Orient, en août 1945, la cause de la paix et la reconnaissance des crimes de guerre commis par le Japon impérial, tout particulièrement à l’égard des anciennes esclaves sexuelles ou « femmes de réconfort », répondent à un engagement constant de notre Association pour faire prévaloir les valeurs qui s’attachent aux libertés fondamentales. Des initiatives seront prises dans un cadre international, dans le cadre notamment de notre participation à l’Association de solidarité civile pour avancer vers une nouvelle Asie orientale à l’occasion du 70ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, que l’AAFC a rejoint le 27 novembre 2014.

Notre premier devoir est, toujours en relation avec des journalistes partenaires, d’informer et de sensibiliser l’opinion publique française et internationale, pour qui les affaires coréennes restent trop souvent lointaines, fondées sur une vision caricaturale et à l’emporte-pièce de la République populaire démocratique de Corée, et une perception erronée de la République de Corée comme d’un pays qui aurait définitivement réussi sa mue démocratique. Il nous faut aussi faire connaître l’existence d’une communauté coréenne active au-delà des frontières de la péninsule qui, en Chine, dispose à Yanbian d’un statut d’autonomie.

A cette fin, nous disposons d’un journal papier trimestriel, également accessible sur Internet, qui s’est affirmée comme une revue de référence pour, notamment, connaître les relations franco – nord-coréennes. Il peut être envisagé la diffusion d’une version de style magazine, en couleur et par impression laser, à destination notamment de nos partenaires institutionnels. La poursuite de l’enrichissement et de la mise à jour régulière des sites Internet de l’Association (sites nationaux en français et en coréen, sites des comités régionaux Bourgogne et Nord) en fait un support de communication, un vecteur d’influence de l’Association et une porte ouverte vers toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à la Corée et souhaitent s’engager dans des actions d’échanges concrètes. Une page Facebook est aujourd’hui suivie par plus de 340 personnes. Il importe de parvenir à un renforcement constant de son équipe éditoriale, en nous appuyant notamment sur les connaissances spécialisées de nos différents membres. Plus les sujets évoqués en lien avec la Corée seront divers, plus nous pourrons nous positionner comme un acteur incontournable des relations franco-coréennes dans tous les domaines. Nous devons aussi constituer des équipes qui seraient chargées de la diffusion, notamment par une présence accrue sur les réseaux sociaux, en particulier par la création d’un compte Twitter, et qui posteraient également sur Internet des commentaires avec des liens vers les sites de l’AAFC, en développant ainsi une activité de veille.

Pour assurer le rayonnement national de l’Association, nous devons renforcer nos comités locaux et régionaux déjà en place et en créer de nouveaux dans les régions où nos adhérents ne sont pas encore organisés. A cette fin, la direction nationale de l’AAFC apportera tout le soutien logistique et financier nécessaire, pouvant également animer des réunions ou faire venir des partenaires de notre Association. La diversification des moyens d’action de l’Association passe encore par la possibilité de fédérer des initiatives liées à des thématiques précises, à travers notamment la constitution d’un comité dédié à la question des droits des femmes, ou encore au renforcement des échanges économiques entre la France et la RPD de Corée, alors que les informations sont éparses et que l’embargo à l’encontre de la Corée du Nord crée un obstacle majeur au développement de relations commerciales et d’investissements français au Nord de la péninsule qui seraient pourtant bénéfiques à nos deux pays.

Sur la question nucléaire, nous expliquerons la position de la République populaire démocratique de Corée, pour mettre fin à un « deux poids deux mesures » : on ne peut pas créer une distinction entre des Etats qui auraient droit de disposer d’une force de dissuasion nucléaire et d’autres qui en seraient privés ; par ailleurs, la dénucléarisation de toute la planète supposer que les puissances nucléaires membres du Conseil de sécurité des Nations Unies acceptent également d’abandonner leur arsenal nucléaire.

S’agissant des échanges culturels et sportifs, l’AAFC a d’ores et déjà été sollicitée comme partenaires de programmes traduisant des engagements de longue date. Outre une participation récente, en ce début d’année, à une conférence-débat de l’association littéraire Lapelle à Dijon, le 3 février dernier, et à des cours donnés aux étudiants en coréen de l’Institut national des langues et civilisations orientales, le 4 février, l’AAFC a été sollicitée pour participer aux journées d’études consacrées à la Corée de l’IUT de Sceaux, les 18 et 19 mars prochains. Une conférence-débat, suite à la participation d’une délégation de l’AAFC au Festival international du film de Pyongyang, aura lieu le 28 février prochain au Foyer rural de Tousson, partenaire de longue date de l’AAFC. Il importe à chacune et chacun d’entre nous de multiplier de telles initiatives, nombre d’entre nous étant membres d’autres structures associatives, syndicales ou politiques où la question coréenne fait débat, rendant ainsi possible l’organisation de rencontres spécifiques avec des membres de l’AAFC.

Les relations concrètes d’échanges avec la République populaire démocratique de Corée, y compris dans le domaine de la solidarité matérielle, constituent une spécificité de notre Association, déjà active dans la défense de la francophonie. Du 22 au 26 février, l’ONG britannique DULA fera venir, en France, une délégation de la Fédération coréenne des personnes handicapées, forte de 22 personnes. L’AAFC a été sollicitée comme partenaire de cet événement, qui donnera notamment lieu à un débat-spectacle donné par les jeunes handicapés coréens le 24 février prochain à l’Institut national des jeunes sourds de Paris. Les adhérents de l’AAFC sont les seules personnes privées conviées à cette manifestation, ouverte aux ministères français, aux parlementaires et aux ONG spécialistes du handicap en France.

L’AAFC poursuivra, en 2015, son soutien actif à la visite d’universitaires français au Nord de la Corée pour permettre la conclusion d’accord interuniversitaires. Par ailleurs, dans le domaine de l’architecture, suite aux échanges noués par l’AAFC depuis 2012 dans le cadre de déplacements de délégations de notre Association en RPD de Corée, nous avons décidé d’apporter notre soutien à la visite en France de professeurs de l’Université d’architecture et des matériaux de construction, qui pourrait avoir lieu cet automne.

Enfin, l’AAFC est gravement préoccupée par l’évolution de la situation politique au Sud de la péninsule coréenne, où la mise en place d’un régime de démocratie parlementaire a été le fruit du combat acharné des militants pour la démocratie : des milliers d’entre eux sont morts et nous devons, aujourd’hui et demain comme hier, porter haut en France le flambeau de la lutte pour la démocratie et les droits des travailleurs au Sud de la péninsule coréenne. L’interdiction en décembre 2014 du Parti progressiste unifié (PPU), troisième plus importante formation politique, s’est effectuée au mépris des standards démocratiques internationaux. Elle s’inscrit dans un mouvement d’emprisonnement accru des militants progressistes, de poursuites contre les médias indépendants et d’expulsions d’étrangers. Face au silence assourdissant du Gouvernement français et des principaux médias, il est de notre rôle d’alerter des évolutions gravissimes en cours, la solidarité internationale pouvant permettre d’enrayer un processus qui n’a rien d’irréversible. Les militants de l’AAFC seront présents dans les initiatives prises en ce sens, et nous proposons notamment d’organiser à nouveau cette année le colloque pour la paix et la démocratie, qui s’était tenu au printemps dernier avec les militants progressistes sud-coréens en France.

La cause de la paix et de la justice internationale, dans le respect de la souveraineté des peuples, ont marqué de leur empreinte la tradition des relations internationales en France. Avec la Corée, nous devons nous affirmer, à l’Association d’amitié franco-coréenne, comme les dignes héritiers d’un combat historique qui fait de notre pays la patrie des Lumières et de la Révolution française.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne

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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)