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Assemblée générale de l'AAFC du vendredi 1er avril 2011

Rapport d'activité

présenté par Patrick Kuentzmann
secrétaire général de l'Association d'amitié franco-coréenne

 

 

 

L’année 2009 s’était achevée par un espoir, celui de voir s’ouvrir un bureau français de coopération culturelle et humanitaire en République populaire démocratique de Corée (RPDC). Telle était la proposition formulée par M. Jack Lang au retour de sa mission en RPDC en tant qu’envoyé spécial du président de la République française.

 

L’ouverture de ce bureau français aurait constitué un signe encourageant, le premier depuis longtemps, pour l’amélioration des relations entre la France et la RPDC, notre pays étant le seul pays de l’Union européenne – avec l’Estonie - à ne pas toujours pas entretenir de relations diplomatiques complètes avec la RPDC. En rééquilibrant ses relations avec les deux parties de la Corée divisée, notre pays dont la tradition diplomatique, au moins depuis le général de Gaulle, est de reconnaître les Etats, non les gouvernements ou les régimes, aurait pu jouer un rôle plus positif dans cette partie du monde.

 

L’année 2010 a vu s’envoler cet espoir, les autorités françaises repoussant toujours, sans donner d’explications précises, l’ouverture d'un simple bureau de coopération à Pyongyang, signifiant un nouvel effacement – pour ne pas dire alignement – de la diplomatie française.

 

La raison de la non ouverture du bureau français en RPDC a finalement été donnée au début de cette année 2011… non par le ministère français des Affaires étrangères, mais par l’ambassadeur de Corée du Sud en France dans un entretien accordé, à Séoul, à l’agence de presse sud-coréenne Yonhap !

 

Selon l’ambassadeur sud-coréen, la France a suspendu les négociations avec Pyongyang pour l’ouverture d’un bureau permanent de coopération « après les provocations nord-coréennes contre le Sud, à savoir le torpillage du Cheonan en mars 2010 et l’attaque sur l’île de Yeonpyeong en novembre dernier ». Il a en outre souligné que « la politique de la France sur la péninsule coréenne met la priorité sur la progression des relations inter-coréennes et, s’il n’y a aucun résultat, l’Hexagone ne fera rien pour se rapprocher du Nord ». A propos du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et la Corée du Nord, il a rejeté l’éventualité qu’il puisse s’effectuer dans l’immédiat en raison des tensions actuelles autour de la péninsule coréenne et de la question nucléaire nord-coréenne.

 

De fait, en Corée, l’année 2010 a été marquée par deux événements lourds de conséquences :

 

- le naufrage d’un navire de la marine sud-coréenne, le Cheonan, en mer de l’Ouest (mer Jaune) le 26 mars 2010, lequel a coûté la vie à 46 marins;

 

- un échange de tirs d’artillerie entre les deux Corée, toujours en mer de l’Ouest, le 23 novembre 2010, qui a fait 4 morts sur l’île de Yeonpyeong administrée par la Corée du Sud.

 

Ces faits sont déjà dramatiques en soi, et l’AAFC déplore tous les morts en Corée, victimes d’une situation qui dure depuis 60 ans et que le peuple coréen n’a pas voulu.

 

Mais au drame s'ajoute l’exploitation honteuse de ces événements par le gouvernement sud-coréen et l’administration américaine.

 

Le « groupe d’enquête international » sur le naufrage du Cheonan, composé de pays alliés des Etats-Unis et de la Corée du Sud (le Royaume-Uni et l’Australie) et d’un pays neutre (la Suède), mais en fait piloté par les gouvernements de Séoul et Washington, a conclu, dès son rapport intermédiaire publié le 20 mai 2010, que le navire sud-coréen avait été coulé par une torpille lancée par un sous-marin nord-coréen. Ces conclusions ont été réaffirmées dans le rapport final publié le 13 septembre 2010,

 

malgré les démentis de la RPDC,

 

malgré l’avis contraire d’un expert sud-coréen, membre du groupe d’enquête et poursuivi par le ministère sud-coréen de la Défense pour « propagation de fausses informations »,

 

malgré les conclusions différentes d’analyses scientifiques indépendantes,

 

malgré les résultats de l'enquête menée par des experts de la Marine russe.

 

En imputant le naufrage du Cheonan à la RPDC moins de deux mois après le drame du 26 mars 2010, le gouvernement du président conservateur Lee Myung-bak espérait faire souffler un « vent du Nord » sur les élections locales du 2 juin en Corée du Sud. Cette manœuvre a échoué et le Grand Parti national au pouvoir en Corée du Sud a subi une lourde défaite.

 

Le 23 novembre 2010, sur l’île de Yeonpyeong, située elle aussi en mer de l'Ouest, l’armée sud-coréenne a effectué des tirs d’artillerie malgré les avertissement de l’Armée populaire de Corée (du Nord). Rappelons que Yeonpyeong est située à une dizaine de kilomètre des côtes nord-coréennes, juste au sud de la « ligne de limite nord » (Northern Limit Line, NLL) tracée unilatéralement en 1953 en mer de l’Ouest par les forces de l’ONU sous commandement américain pour séparer les deux Corée. La NLL est contestée par la RPDC et sa validité juridique a même été mise en doute aux Etats-Unis. Ainsi, dans un télégramme diplomatique du 28 février 1975, le secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger reconnait que la Ligne de limite nord « a été fixée de manière unilatérale et n'a pas été acceptée par la Corée du Nord » et « dans la mesure où [la NLL] consiste en une division unilatérale des eaux internationales, elle est clairement contraire à la loi internationale ».

 

Dans un tel contexte, dans une zone aussi contestée, pourquoi la Corée du Sud s’est-elle évertuée à provoquer la RPDC et à susciter un tir de riposte contre l’île de Yeonpyeong ?

 

On sait déjà que les Etats-Unis ont vu dans les affaires du Cheonan et de Yeonpyeong des prétextes pour un renforcement de leur présence militaire en Asie du Nord-Est, prétendument pour protéger leurs alliés (Corée du Sud, Japon) face à une prétendue « menace nord-coréenne ».

 

Une analyse plus approfondie de la situation démontre en fait que le renforcement militaire des Etats-Unis en Asie du Nord-Est sert leur stratégie d’endiguement de la République populaire de Chine identifiée comme un adversaire stratégique. En cela, l’administration Obama ne se différencie guère de l’administration Bush.

 

Ils ont ainsi amené des moyens aéronavals toujours plus nombreux autour de la péninsule coréenne au cours des manœuvres militaires américano-sud-coréennes qui se sont multipliés à partir du mois de juillet 2010 :

 

Du 25 au 28 juillet, les États-Unis et la Corée du Sud ont effectué l'exercice militaire « Invicible Spirit » en mer du Japon (mer de l'Est).

 

En août, les armées américaine et sud-coréenne ont mené en Corée du Sud l'exercice militaire annuel « Ulji Freedom Guardian », le plus vaste exercice de simulation de commandement et de contrôle au monde.

 

En septembre, Washington et Séoul on effectué un exercice de guerre anti-sous-marine en mer de l’Ouest.

 

Du 28 novembre au 1er décembre, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont organisé de nouvelles manœuvres navales à l’ouest de la péninsule coréenne, auxquelles a participé le porte-avions nucléaire américain George Washington. Selon la presse australienne, des « observateurs français » auraient même assisté à ces manœuvres.

 

Seul l'exercice du mois d'août était de routine, dernier de la série de manœuvres « Ulji Freedom Guardian » qui ont lieu depuis plusieurs décennies.

 

A cette liste déjà longue, ajoutons les exercices de tirs d’artillerie, à munitions réelles, effectués en décembre par l’armée sud-coréenne le long des côtes est, sud et ouest de la péninsule coréenne, y compris sur l’île de Yeonpyeong. L’Armée populaire de Corée a fait preuve de retenue en ne répondant pas à cette nouvelle « provocation ».

 

L’année 2010 a donc été lourde de menaces pour la paix en Asie du Nord-Est, alors que les pourparlers sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, interrompus en avril 2009, n’ont toujours pas repris.

 

Les Etats-Unis n’acceptent une reprise de ces pourparlers qu’à la condition que le dialogue inter-coréen avance, une avancée rendu impossible par les exigences de Séoul qui veut des excuses de la part de la RPDC pour le naufrage du Cheonan – dans lequel la RPDC nie toute implication – et pour le bombardement de Yeonpyeong – qui était la réponse à une provocation délibérée du Sud.

 

En 2010, le président sud-coréen Lee Myung-bak, arrivé au pouvoir en février 2008, conformément à sa vision des relations inter-coréennes, a définitivement cassé les déclarations Nord-Sud, fruits des sommets inter-coréens de juin 2000 et octobre 2007, sans toutefois vouloir en assumer les conséquences. Par la déclaration du 4 octobre 2007, signée par les dirigeants du Nord et du Sud, Kim Jong-il et Roh Moo-hyun, les deux Corée s’étaient engagées à établir une « zone spéciale de paix et de collaboration de la mer de l'Ouest » et la situation serait aujourd’hui bien plus paisible si cette déclaration avait été respectée.

 

La péninsule coréenne est donc dans une impasse dangereuse alors qu'elle reste « techniquement » en état de guerre faute d’un traité de paix entre la RPDC, les Etats-Unis et la République populaire de Chine, signataires de l’accord d’armistice de 1953 (la Corée du Sud avait refusé de signer cet accord).

 

L’administration américaine s’entête à vouloir négocier un éventuel traité de paix avec la RPDC dans le cadre des pourparlers à six, ce qui, compte tenu de la situation actuelle, équivaut à un refus américain. Un tel traité de paix propre à apaiser durablement les tensions dans cette partie du monde entraverait sûrement la stratégie anti-chinoise des Etats-Unis.

 

Face au blocage du dialogue inter-coréen provoqué par le gouvernement du Sud, face au refus américain persistant de signer un véritable traité de paix dans la péninsule coréenne, face aux sanctions de toutes sortes, la République populaire démocratique de Corée continue de consacrer beaucoup de moyens à sa défense et à sa sécurité. Néanmoins, en 2010, la RPDC a aussi mis l'accent sur l'amélioration des conditions de vie du peuple, suivant la ligne fixée par l'éditorial publié le 1er janvier par les principaux journaux nord-coréens.

 

En 2010, dans le contexte de tensions évoqué plus haut, la RPDC a aussi procédé au renouvellement des instances du Parti du travail de Corée (PTC) lors de la 3emeconférence du Parti tenue le 28 septembre, peu avant le 65emeanniversaire du PTC : les délégués ont réélu Kim Jong-il secrétaire général, puis procédé à une révision des statuts du Parti et renouvelé les organes suprêmes du PTC, consacrant ainsi l'émergence d'une nouvelle génération de dirigeants.

 

L'AAFC souhaite que la direction renouvelée du PTC puisse trouver les réponses à tous les défis, sécuritaires et économiques notamment, lancés à la RPD de Corée.

 

Pour cela, notre association a le devoir, demain comme hier, de contribuer à la recherche d’une paix durable en Corée, de soutenir le dialogue inter-coréen et de favoriser la pleine intégration de la RPDC sur la scène mondiale.

 

C’est ce que nous avons fait en 2010, suivant les lignes fixés par notre dernière assemblée générale du 15 avril 2010.

 

1) L’AAFC a poursuivi son travail d’information sur la Corée.

 

Du 11 au 29 janvier 2010, le comité d’Ile-de-France de l’AAFC a organisé la manifestation « Visages de la Corée » à la Maison des associations du 16eme arrondissement de Paris. Cette manifestation comportait deux volets : une exposition des photos d’Alain Noguès prises en RPDC de 2005 à 2009 ; et trois conférences, « Littérature et division : la Corée et ses héros défigurés », « La frontière entre les deux Corée » et « Le football coréen et la Coupe du monde 2010 », présentées, respectivement, par Patrick Maurus, responsable du coréen à L’Institut national des langues et civilisations orientales, Valérie Gelezeau, géographe, maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et Benoît Quennedey, vice-président de l’AAFC. Cette manifestation a attiré un public nombreux, divers et intéressé.

 

Toujours à la Maison des associations du 16eme arrondissement, pour marquer le soixantième anniversaire du déclenchement de la Guerre de Corée, l'AAFC a proposé le 13 septembre 2010 la conférence « La Guerre de Corée, une opération de police », animée par Peter Burchett.

 

Le site Internet de l’AAFC (lancé en février 2008) a encore doublé son audience puisqu’il est maintenant visité chaque mois par environ 4 000 personnes différentes, venues de 80 pays et territoires. En 2010, en moyenne, une quinzaine d’articles ont été publiés tous les mois, portant sur divers sujets.

 

Le bulletin de l’AAFC, lu par environ 200 personnes, a continué de paraître mais, faute de moyens matériels et humains, la confection de ce bulletin qui se veut trimestriel tend à prendre du retard et il a même fallu publier un numéro double, ce qui n’était pas arrivé depuis plusieurs années.

 

Le livre La Corée vers la réunification, écrit par Robert Charvin et Guillaume Dujardin, membres de notre association, a été publié par L’Harmattan en juin 2010.

 

Compte tenu des événements dramatiques survenus en Corée en 2010, la mission d’information menée par l’AAFC est essentielle, notamment pour rappeler le contexte dans lequel ont pris place les affaires du Cheonan et de Yeonpyeong et procéder à une véritable « ré-information » du public français et francophone sur la Corée.

 

2) L'AAFC s’est réunie régulièrement pour faire le point sur les activités de l’association ou pour manifester notre solidarité avec nos amis coréens.

 

En 2010, le comité national de l’AAFC s’est réuni 5 fois et le bureau national 4 fois, ce qui a permis de suivre régulièrement la situation internationale et les activités de l’association.

 

En dehors de la réunion de ses instances, l’AAFC a réuni à trois reprise ses adhérents à l'occasion des grandes fêtes coréennes, le 16 février, le 15 avril et le 13 octobre 2010.

 

Il y eut aussi notre traditionnelle fête de Champlan, le 12 juin 2010, à l'occasion du mois de solidarité avec le peuple coréen. C’était malheureusement la dernière fois que cette manifestation avait lieu à Champlan, la municipalité de Bagneux – « berceau » de notre association -, ayant vendu le Moulin de la Bretèche.

 

3) Une délégation de l’AAFC s’est rendue en RPDC du 7 au 19 octobre 2010.

 

Pour la cinquième fois depuis 2005, et conjointement avec l'association belge Korea-is-One, une délégation de l’AAFC s’est rendue en Corée à l’occasion des manifestations marquant le 65eme anniversaire du Parti du travail de Corée.

 

Cette année, la délégation a apporté 800 euros récoltés auprès de nos adhérents et sympathisants à l’école secondaire numéro 1 de Moranbong, à Pyongyang, avec laquelle est jumelée l’AAFC. Cette somme a permis d’acheter un vidéo-projecteur et un rétro-projecteur pour l’école.

 

En outre, grâce à un adhérent de la région Rhône-Alpes, deux kilos de semences de maïs et de colza ont été remises à l’Académie des sciences agricoles de RPDC à des fins d’expérimentation. Ces semences, offertes par l’Association régionale de développement agricole et rural (ARDEAR) de Rhône-Alpes, nécessitent peu d’intrants chimiques et paraissent adaptées à la situation de la RPDC.

 

Au retour de Corée, les demandes formulées par nos amis coréens pour des coopérations dans le domaine économique ont été transmises aux partenaires français susceptibles d’être intéressés. Ces demandes concernent surtout deux domaines : la construction et la protection contre les incendies.

 

4) L’AAFC a milité pour un traité de paix en Corée.

 

Conformément à sa mission de solidarité avec toutes les forces oeuvrant à la paix et à la réunification de la Corée, l’AAFC relaie depuis le 27 juillet 2010, 57emeanniversaire de l’armistice ayant mis fin aux combats de la Guerre de Corée, une pétition concernant un projet de traité de paix en Corée.

 

Un projet de traité de paix a été rédigé en 2008 par des spécialistes et des juristes sud-coréens, et l’organisation civique sud-coréenne Solidarité pour la paix et la réunification de la Corée (Solidarity for Peace and Reunification of Korea, SPARK) a lancé une pétition qui sera transmise aux gouvernements des quatre pays concernés : la République de Corée, la République populaire démocratique de Corée, les Etats-Unis d'Amérique et la République populaire de Chine.

 

L'Association d'amitié franco-coréenne a traduit ce projet de traité de paix en français et a recueilli une centaine de signatures en 6 mois - sur les 35 000 signatures recueillies par SPARK depuis avril 2008 -, grâce à la mobilisation de ses adhérents dans toute la France.

 

A ce sujet, l'AAFC a cherché à contacter, sans grand succès jusqu'à présent, le Mouvement de la Paix qui devrait pourtant être concerné au premier chef par la question de la paix en Corée, essentielle pour la paix du monde.

 

5) L'AAFC a poursuivi sa coopération avec la Corée dans le domaine éducatif et de la défense de la langue française.

 

Outre le matériel remis à l’école secondaire numéro 1 de Moranbong, des livres ont été remis en Corée aux départements de langue française du Lycée et de l’Université des langues étrangères et de l’Université Kim Il-sung à l’occasion du voyage en Corée d’octobre 2010.

 

En décembre, des livres en français ont été remis à trois professeurs coréens de français venus en stage en France.

 

L'AAFC entend ainsi promouvoir, même au niveau modeste que lui autorisent ses moyens, la francophonie en RPDC, ce qu’aurait pu et dû faire un bureau français de coopération culturelle à Pyongyang.

 

6) L'AAFC a continué d'interpeller les autorités françaises au sujet de la Corée.

 

Les analyses et interrogations de l’AAFC ont été reprises par des parlementaires, de diverses tendances politiques, qui ont été régulièrement interpellés par des membres de notre association et ont posé des questions écrites au gouvernement.

 

En 2010? le député Jean-Jacques Candelier (GDR – Nord) a posé quatre questions au ministre des Affaires étrangères au sujet de la Corée : le 17 août 2010, une question sur le soutien de la France à un traité de paix en Corée et une question sur la reconnaissance diplomatique de la RPDC ; le 23 novembre, une queston sur la position française à propose de l'affaire du Cheonan ; le 28 décembre, une question sur la nature exacte de la mission des observateurs français ayant assisté aux manœuvres militaires américano-sud-coréennes en mer de l'Ouest.

 

Le 11 novembre, le sénateur Christophe Frassa (ratt. UMP – représentant des Français de l’étranger) a, lui, posé une question sur la non ouverture du bureau français de coopération à Pyongyang.

 

A ce jour, le gouvernement français n'a pas répondu à ces questions… la réponse venant parfois de Séoul.

 

Le 13 octobre, les députés Jean-Jacques Candelier et Maxime Gremetz ont également déposé à l'Assemblée nationale une proposition de résolution estimant urgent un traité de paix en Corée. Le dépôt de cette proposition de résolution est directement lié à l’initiative qu’a prise l’AAFC de traduire en français le projet de traité de paix rédigé par l’association sud-coréenne SPARK.

 

Le dépôt de ce projet de résolution est exemplaire de ce que doit être l’articulation entre l’AAFC « nationale », les comité locaux de l’AAFC, et les élus de la nation.

 

7) L'action de l'AAFC a été de plus en plus décentralisée grâce aux efforts de nos adhérents de province

 

Du 17 au 19 septembre 2010, S.E. Son Musin, délégué général de la RPD de Corée, ambassadeur auprès de l’UNESCO, a été accueilli par des adhérents de l’AAFC du département du Lot pour des visites sur les thèmes de la culture (musée Champollion de Figeac consacré aux écriture du monde) et de l’agriculture (laiterie).

 

Le 8 octobre 2010, le comité régional Nord de l’AAFC a organisé un débat-dîner à Lille, en présence du délégué général de la RPDC et de ses collaborateurs, à l’occasion du 65ème anniversaire du Parti du travail de Corée. Le débat et le dîner se sont déroulés dans une ambiance sereine avec des échanges très riches entre les représentants de la RPD de Corée en France, les membres du comité Nord et leurs invités.

 

A l'occasion d'un voyage effectué à titre personnel en Corée du Sud en novembre 2010, la présidente du comité régional Nord de l'AAFC, même si elle ne voyageait pas es qualité, a pu témoigner du soutien de notre association aux forces progressistes sud-coréennes en lutte, et notamment aux travailleurs d'une filiale sud-coréenne de la société française Valeo, victimes de licenciements abusifs.

 

Les activités menées en 2010 par l'Association d'amitié franco-coréenne ont été d'autant plus remarquables que l'AAFC est une petite association – mais à l'histoire déjà longue - qui ne vit que grâce aux cotisations et aux efforts de tous ses membres. Grâce à vous, l'AAFC tient sa place dans un combat mondial pour la solidarité, la justice et la paix et ce, malgré les difficultés de toutes sortes et les imprévus : faute de temps, le bulletin « papier » de l'AAFC a du mal à sortir chaque trimestre comme il le devrait ; depuis 2004, l'AAFC ne dispose plus de stand à la fête de l'Humanité, malgré nos demandes renouvelées chaque année (« Plus de place », répondent les organisateurs) ; l'AAFC doit chercher un nouveau siège, le CILRECO ne pouvant plus l'accueillir, ce qui pose de nombreux problèmes comme celui du stockage des archives... A chaque fois, nous nous efforçons de surmonter ces vicissitudes, lesquelles doivent rester de peu de poids face aux idéaux qui nous animent et permettent à l'AAFC d'être reconnue en France et au-delà des frontières.

 

 

Lire le rapport d'orientation 2011

 

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