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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 21:22

Le 22 avril 2017, l'avocat Daniel-Charles Badache, professeur d'université en droit international à l'Université de Caen, nous a quittés, à l'âge de 70 ans, des suites d'une longue maladie. L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) salue la mémoire d'un homme qui s'était également engagé, avec nous, pour la paix et la réunification de la Corée, et présente ses condoléances à sa famille, ses collègues et ses amis.

L'AAFC salue la mémoire de Maître Daniel Charles Badache

La triste nouvelle nous est parvenue de la part de sa famille : son épouse, Véronique Demillière-Badache, nous a remerciés pour avoir permis à Maître Badache d'effectuer, en famille, un voyage en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) qui l'avait « passionné ».

Effectivement passionné et passionnant, Daniel-Charles Badache avait en effet voulu contribué à résoudre la question coréenne : spécialiste de l'histoire récente, notamment des deux guerres mondiales, il avait ainsi fait visiter le Mémorial de Caen à une délégation diplomatique nord-coréenne conduite par S.E. Yun Yong-il, délégué général de la RPD de Corée, ambassadeur auprès de l'UNESCO. Après une première visite en RPD de Corée, il avait pour projet de retourner dans le pays, mais ses soucis de santé ne lui avaient pas permis de concrétiser cette nouvelle visite.

L'intérêt qu'il avait manifesté pour la question coréenne était dans la suite logique de ses centres d'intérêt et de ses engagements, multiples : membre du Parti socialiste (aux côtés de l'avocat Louis Mexandeau) puis de la Gauche moderne, Européen convaincu, sportif accompli et notamment grand amateur de basket (il avait été président du Caen Basket Calvados - Caen BC), il avait aussi été un membre actif de l'Association France-Israël et était un fin connaisseur des Etats-Unis. Rapprocher les points de vue de parties a priori irréconciliables était ainsi pour cet humaniste un défi, à la mesure du rôle que joue ou devrait jouer le droit international public pour préserver la paix dans le monde.

L'AAFC a par ailleurs le regret de signaler la disparition de deux ses plus anciennes et fidèles adhérentes : sa doyenne, Suzanne Chevallier (née Lecureur), dans le Loiret, le 9 février 2017 à 103 ans, et la doyenne du comité régional Bourgogne-Franche-Comté, Germaine Hauet-Mercier, le 10 décembre 2016 à Buxy, en Saône-et-Loire, à l'âge de 94 ans. Germaine Hauet-Mercier était membre du comité du souvenir Jean Pierson, qui a pour but d'assurer la mémoire de la Résistance dans la côte chalonnaise, en particulier du maquis FTP qui avait été créé à Bissy-sur-Fley et actif dans le bois de Collonge-en-Charollais. L'AAFC présente ses condoléances à leurs familles et à leurs proches.

Source :

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 23:08

Ancien maire communiste de Châtillon (Hauts-de-Seine), grande figure du mouvement pacifiste en France, Jacques Le Dauphin est décédé le 2 mai 2017. L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) rend hommage à un homme qui avait été de tous nos combats pour la paix et la réunification dans la péninsule coréenne. Nous adressons nos condoléances à sa famille, à ses camarades et à ses proches.

Né à Paris le 20 mars 1933, Jacques Le Dauphin s'était engagé très jeune pour la paix, marqué à jamais par l'expérience tragique de la Seconde guerre mondiale  : signataire de l'appel de Stockholm, il avait été élu au Conseil national du Mouvement de la paix en 1962, devenant ensuite membre du bureau national de l'organisation pacifiste française  secrétaire départemental des Hauts-de-Seine.

Militant communiste, tout d'abord membre de l'Union de la jeunesse républicaine de France dès 1952, ce technicien diplômé du Conservatoire des arts et métiers avait notamment été secrétaire de la section du 2e arrondissement de Paris (1959-1961), maire de Chatillon-sous-Bagneux de 1974 à 1983 et conseiller général de 1976 à 1982 - étant parallèlement secrétaire national de l'Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr) de 1976 à 1983.

Secrétaire national du Mouvement de la paix de 1983 à 1994, il avait fondé l'Institut de documentation et de recherche sur la paix (IDRP), dont il était encore le directeur lors de sa disparition, témoignant de l'importance qu'il consacrait à l'activité théorique. Vice-président de l'AAFC chargé des contacts avec les organisations pacifistes, Bernard Hugo est par ailleurs président de l'IRDP. 

Jacques Le Dauphin s'était engagé contre les armes nucléaires et la course aux armements : il avait participé activement à la première manifestation sur le plateau d'Albion, en 1989, contre les missiles nucléaires, puis au rassemblement à Suippes en 1990 contre les euro-missiles.

L'AAFC rend hommage à Jacques Le Dauphin

Jacques Le Dauphin était aussi un militant actif pour le développement, ayant été un des animateurs du Comité national pour l'indépendance et le développement (CNID).

Il appartenait à la génération ayant grandi sous la guerre de Corée, et ayant connu la menace de l'emploi d'armes atomiques par les Américains contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Ses engagements politiques et associatifs l'avaient à de multiples reprises rapproché de l'AAFC, en militant non seulement pour la paix en Corée mais aussi pour la coopération et l'amitié franco-coréennes : il avait été un membre actif de la première délégation de maires de France en RPD de Corée organisée par l'AAFC, et il avait œuvré à l'établissement à Châtillon, ville dont il était alors maire, du siège du Comité international de liaison pour la paix et la réunification en Corée (CILRECO).

Sources :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Activités AAFC CILRECO
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 13:51

Du 4 au 12 avril 2017, les membres du bureau du comité Espéranto de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) ont visité la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), à l'invitation du Comité des relations culturelles avec les pays étrangers - avant de rencontrer les membres du club espérantiste de Dandong, à la frontière sino-coréenne. Après un premier compte rendu de leur déplacement au château de Grésillon, maison culturelle de l’Espéranto, le 16 avril 2017, deux des membres du comité Espéranto de l'AAFC - Nathalie Kesler et François Lo Jacomo - ont donné une conférence à Paris, devant les adhérents de l'AAFC, le 28 avril dernier. Ils ont montré que, dans le contexte actuel de graves tensions autour de la Corée, le message de paix de l'Espéranto doit plus que jamais se faire entendre dans cette région du monde, au-delà des différences de cultures et de systèmes politiques.

Les espérantistes de l'AAFC ont rendu compte à Paris de leur voyage en Corée du Nord

Cet été, le Congrès mondial d'Espéranto se tiendra à Séoul, capitale de la République de Corée (Corée du Sud). Il accueillera 1 000 à 2 000 espérantistes du monde entier, et la question de la nécessité de la paix et de la réunification de la Corée sera très certainement abordée. Dans cette perspective, les espérantistes de l'AAFC, membres du bureau de son comité Espéranto, ont souhaité visiter la Corée du Nord pour répondre à une question simple : qu'en est-il de l'Espéranto au Nord de la péninsule coréenne ?  Dans quelle mesure l'Espéranto peut-il contribuer à la paix et à la réunification de la Corée ?

Leur quête a commencé avec un dictionnaire coréen-espéranto, édité en 1964 à Pyongyang : les participants au voyage de l'AAFC ont pu rencontrer à deux reprises un linguiste nord-coréen, Jong Sung-gi - qui participe par ailleurs à l'élaboration du dictionnaire coréen commun au Nord et au Sud, et a visité le Sud en 2005 - qui connaissait l'éditeur du dictionnaire de 1964, Kim Hyung-ro, et a pu leur donner de nombreuses informations sur l'Espéranto en RPD de Corée.

Jong Sung-gi se souvient de la diffusion d'affiches en Espéranto dès 1951, en pleine guerre de Corée. Les membres du club d'Espéranto de Pyongyang, polyglottes, ont maintenu leurs activités pendant de nombreuses années, jusqu'à ce que le départ de Pyongyang ou le décès de ses animateurs ne mette le club en sommeil. En tout cas, les membres du bureau du comité Espéranto de l'AAFC ont pu constater que la langue internationale était bien connue des linguistes rencontrés à Pyongyang, et estimée pour son système linguistique, dans les trois universités qu'ils ont eu l'occasion de visiter : l'Université Kim Il-sung, l'Université des langues étrangères de Pyongyang et l'Université des sciences et des technologies de Pyongyang - en anglais, Pyongyang University of Science and Technology, PUST - université privée fondée à l'initiative du Coréen américain James Kim, et ayant ouvert ses portes à Pyongyang en 2009.

Leurs interlocuteurs coréens ont indiqué qu'ils conduiraient une enquête sur la possibilité de réintroduire un enseignement en Espéranto dans leur pays. A cet égard, ils ont indiqué que la visite d'autres groupes espérantistes serait un encouragement à l'apprentissage de la langue internationale. Dans ce cadre, le Comité des relations culturelles avec les pays étrangers pourra les accueillir, et il a été évoqué la possibilité que les visiteurs bénéficient alors des services d'un(e) interprète espérantophone.

En conclusion, les conférenciers de l'AAFC - qui ont également assisté à un match de football féminin Nord-Sud pendant leur séjour - ont souligné l'intérêt de promouvoir, via l'Espéranto, les échanges culturels favorisant les contacts et la réunification entre les deux parties de la Corée divisée mais aussi avec le reste du monde, notamment en invitant des espérantistes nord-coréens : des objectifs entièrement partagés par l'AAFC, qui sont sa raison d'être première depuis sa fondation en 1969.

Les espérantistes de l'AAFC ont rendu compte à Paris de leur voyage en Corée du Nord
Les espérantistes de l'AAFC ont rendu compte à Paris de leur voyage en Corée du Nord
Les espérantistes de l'AAFC ont rendu compte à Paris de leur voyage en Corée du Nord
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 18:49

Les membres du bureau du comité Espéranto de l’Association d’amitié franco-coréenne (AAFC) – Marianne Dunlop, présidente du comité, professeure de russe et de chinois, Nathalie Kesler, professeure de lettres classiques et d’histoire-géographie, et François Lo Jacomo, membre de l’Académie internationale d’Espéranto, professeur de mathématiques et linguiste,) – ont visité pendant 9 jours la République populaire démocratique de Corée, du 4 au 12 avril 2017, avant d’achever leur périple par la visite du club d’Espéranto de Dandong (situé à la frontière sino-coréenne, lieu chargé d’histoire avec le fleuve Yalu où nombre de Chinois sont morts pour repousser les assaillants américains de leurs frontières pendant la guerre de Corée), où Zhang Wei rêve de marcher sur les pas de son prédécesseur chinois qui organisait des voyages en RPDC autrefois. Leur voyage fut beaucoup plus fructueux qu’ils ne le pensaient initialement, et ponctué de rebondissements très intéressants pour le développement de l’Espéranto. Un premier compte rendu du voyage a eu lieu au château de Grésillon, maison culturelle de l’Espéranto, le 16 avril 2017.

Des espérantistes invités à Pyongyang…

Les membres du comité Espéranto de l’AAFC avaient été fort surpris de savoir que des traces de militantisme pour faire connaître cette langue avaient pu être décelés en évoquant une initiative intéressante à initier en Corée dans le cadre du prochain congrès d’Espéranto en Juillet prochain qui aura lieu à Séoul, au Sud de la péninsule.

L’action a donc été amorcée grâce au dictionnaire Espéranto-coréen retrouvé entre les mains d’un linguiste nord-coréen reconnu comme très célèbre (en Corée du sud !) du nom de Jong Sun Gi, et à présent d’un âge respectable. Il a confié aux membres de la délégation de l’AAFC avoir été invité lors d’un congrès de linguistes sur l’analyse de la langue coréenne qui a évolué de manière très différente entre le Nord et le Sud (le lexique au Sud étant empli d’anglicismes quasi-inexistants au Nord). Avec étonnement les participants ont également appris qu’il avait pu effectuer des rencontres dans le Sud grâce à cette association de linguistes.

Voici la réponse d’un correspondant sud-coréen aux participants au voyage en RPDC à leur proposition d’invitation d’une délégation nord-coréenne au congrès universel d’Espéranto à Séoul en juillet 2017 :

1. inviti delegacion de lingivistoj. d-ro Jong Sun Gi estas la membro de ‘Kun-eldona Asocio de Granda Vortaro de Koreio Sud- kaj Nord-, financata de ambaŭ registaro. ĝi fondiĝis en 2006, kaj havas apartan oficejon kun 30 labarantoj en Seulo(en Nordo la Insutucio). notindas, ke la asocio publike dungis novan oficiston en 2016, kio signifas, ke la asocio ankoraŭ bonege funkcias, kvankam momente la libera iroreveno haltis pro la politika kialo. jen, ni vidas, ke ni ne povas havi apartan pli valoran eventon, per kiu esperantistoj povas kontribui ion por la lingva problemo de ambaŭ koreioj, ili nun uzas gigantan budĝeton de la ambaŭ ŝtatoj. sola ebleco estas inviti delegacion de esperantistoj. unue mi volas diri du eventojn de ambaŭ Koreioj. en la 6a de aprilo, antaŭ 11 tagoj okazis la matĉo de glacihokeo en Suda Koreio, en kiu Norda teamo partoprenis, kaj en la 7a de aprilo, antaŭ 10 tagoj okazis la matĉo de virina piedpilko en Norda Koreio, en kiu Suda teamo partoprenis.

(Le docteur Jong Sun Gi est membre de l’association du Grand Dictionnaire des deux Corée Sud et Nord, financée par les deux parties, fondée en 2006 et qui possède son propre bureau qui fonctionne à l’aide de 30 salariés à Séoul, et une institution au Nord). À noter que l’association a employé une nouvelle recrue en 2016, ce qui signifie que l’association fonctionne encore très bien, bien que les aller-retour ont cessé pour l’instant à cause de la situation politique. Voilà, nous constatons donc qu’il serait difficile de concurrencer un tel événement et que les espérantistes ne pourraient guère contribuer mieux à faire avancer la cause linguistique de la langue entre les deux Corée. De plus ils disposent d’un budget très conséquent déjà.
Une meilleure idée serait donc d’inviter une délégation d’espérantistes nord-coréens. En premier lieu il faut préciser que deux événements récents réunissant les deux Corée ont pu avoir lieu récemment, le 6 avril [2017], le match de hockey sur glace au sud, où une équipe nord-coréenne a pu participer et le 7 avril [2017], le match de football féminin a eu lieu à Pyongyang, avec la participation d’une équipe du Sud.)

Jong Sun Gi nous a donné une version différente de celle des participants issue d’un blog espérantiste « libera folio », qui annonçait que c’est un ancien ministre qui avait fondé le groupe Espéranto en RPDC, avant de subir une répression politique. Au contraire, le linguiste leur a affirmé que le groupe avait été fondé par de très grandes figures intellectuelles de l’époque, en 1951, tous étudiants en langues européennes (allemand, espagnol, anglais, russe…), avec un président en études de médecine qui avait dû quitter l’université à la suite d’une promotion l’ayant conduit à déménager dans une autre ville, et le second principal protagoniste qui était décédé d’une maladie par la suite. C’est donc selon lui le départ de ces deux éminentes figures, qui portaient le mouvement, qui est à l’origine de la fin de la dynamique Espérantiste en RPDC.

En outre, il a ajouté six noms d’autres personnes profondément impliquées dans le mouvement, Yang Hyong Man, Kim Hui Chol, Ri Yong Nam, Hwang Kyong Ae, Kim Su Gyong, et a évoqué ses souvenirs concernant les premières affiches qu’il avait pu lire au sein de l’université, vantant les mérites de la langue universelle.

En tant que linguiste il trouvait que la structure même de présentation du dictionnaire Espéranto-coréen n’était pas dénuée d’intérêt.

Des espérantistes invités à Pyongyang…

Par ailleurs, les participants ont été très heureux de constater l’ouverture d’esprit affichée par leurs interlocuteurs lors de leurs diverses rencontres, avec des représentants des départements des sciences sociales de trois grandes universités (Université Kim il Sung, Université des langues étrangères de Pyongyang et Pyongyang University of Science and Technology, PUST). Un autre professeur a confirmé que l’Espéranto était une langue connue chez les Nord-Coréens. Redynamiser cette langue est donc un objectif qui a semblé séduire au vu de l’accueil très chaleureux et privilégié reçu par les membres de la délégation de l’AAFC.

Par-contre, ceux-ci n’ont pu visiter (à cause du match de foot auquel ils ont assisté mais qui a désorganisé le programme) qu’à la fin seulement de leur séjour les studios de cinéma de Pyongyang, alors que cette visite était prévue à l’origine au début du séjour, et le mystère du nom de l’association des cinéastes et autres artistes coréens « korea artista proleta federacio » n’est ainsi toujours pas levé à ce jour.

Ils ont pu revoir en revanche une seconde fois le linguiste qui était en possession du dictionnaire d’Espéranto, toujours accompagné du nouveau directeur des sciences sociales d’une des universités,(docteur Pang Jong Ho) preuve de la volonté de tenter de renouer avec cette langue. Ils ont alors longuement discuté du rôle de l’association universelle d’Espéranto dont le fonctionnement a intéressé les Nord-Coréens, puis des documents remis lors de leur première entrevue (le « fundamento » : livre écrit par le fondateur de la langue (Zamenhof), avec les règles qu’il a lui-même édictées sur l’Espéranto). Entretemps le linguiste Jong Sung Gi a pu effectuer quelques recherches en bibliothèque et leur a confié avoir retrouvé un exemplaire du « fundamento » dans une bibliothèque de Pyongyang. Il était intrigué par l’aspect deux fois plus volumineux de l’exemplaire que les membres de la délégation venaient de lui offrir. En effet ce dernier a été augmenté par cinq traductions en différentes langues, tout simplement. De manière logique, c’est le dictionnaire de référence qui fut sollicité par les linguistes et nous avons regretté de ne pas avoir emmené de PIV, le grand dictionnaire unilingue de l’Espéranto.

En conclusion, les participants remercient leur guide féminine, jeune et l’esprit vif, qui a réussi à absorber en huit jours les règles essentielles de l’Espéranto, et le second guide, moins motivé en début de séjour par la langue universelle mais qui était conquis à leur départ, très motivé pour apprendre la langue en comprenant ses enjeux (langue propédeutique, facile à assimiler, aux réseaux déjà creusés dans le monde entier.) Les participants sont donc très confiants pour la dynamique de création peut-être extrêmement rapide d’un nouveau club d’Espéranto en RPDC.

Enfin, des professeurs de toutes origines sont sollicités, pour lesquels seul le billet d’avion devrait être la plus grosse dépense car les professeurs qui seraient volontaires pour donner des cours dans les universités pourraient bénéficier des mêmes avantages que les Coréens. (logement, nourriture, énergie et transports quasi gratuits…).

Les participants espèrent que les tensions politiques n’entravent pas des relations si bien amorcées pour l’avenir de l’Espéranto en RPDC.

Des espérantistes invités à Pyongyang…
Des espérantistes invités à Pyongyang…
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 10:03

Le 15 avril 2017, l'Association d'amitié franco-coréenne a tenu son assemble générale annuelle à Paris. Après un retour sur l'année 2016, l'accent a été mis, en 2017, sur la nécessité de défendre la paix dans la péninsule coréenne, ainsi que sur l'organisation d'une conférence internationale à Paris les 23 et 24 juin 2017 - afin de renforcer la coopération entre associations d'amitié nationales. A la fin de l'assemblée générale, les participants ont été rejoints par les diplomates nord-coréens en poste en France et leurs familles, alors que la République populaire démocratique de Corée célébrait, ce même jour, la Fête du Soleil.

Assemblée générale de l'AAFC : organiser et renforcer la solidarité, en France et dans le monde

Organisant les débats, Guy Dupré a souligné les tensions particulièrement graves qui touchent la péninsule coréenne  en ce début d'année 2017 : dans ce contexte, l'AAFC défend avec force la paix et le retour à une solution diplomatique pour mettre fin à l'escalade. Pour reprendre une observation de l'écrivain Juliette Morillot, spécialiste de la Corée, dans le face-à-face américano-nord-coréen, le plus imprévisible est bien le président des Etats-Unis Donald Trump, comme l'a prouvé son attitude en Syrie.

Patrick Kuentzmann, secrétaire général de l'AAFC, a ensuite présenté le rapport d'activité de 2016. L'année passée a été marquée par la solidarité concrète des militants de l'AAFC avec les luttes des Sud-Coréens, en France et dans le monde, pour refuser une législation antiterroriste attentatoire aux libertés, jusqu'à la destitution de la Présidente Park Geun-hye, à la suite des manifestations de millions de Coréens. L'AAFC a agi de concert avec d'autres organisations, notamment le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud.

Le combat de l'AAFC pour la paix (impliquant notamment une forte mobilisation contre le déploiement du système antimissile américain THAAD en Corée du Sud), la réunification et la liberté en Corée s'appuie sur la structuration de l'association en comités spécifiques, deux nouveaux comités régionaux ayant été constitués en 2016 (en Bourgogne-Franche-Comté et en Nouvelle-Aquitaine, avec pour présidente d'honneur Camille Senon, survivante du tramway d'Oradour-sur-Glane) tandis que se sont formés un Comité Espéranto et un Comité jeunes et étudiants.

Au niveau médiatique, le site Internet de l'AAFC, toujours suivi par les journalistes, les ambassades et les experts de plusieurs pays, a connu une progression de 13 % de sa fréquentation en 2016, avec une moyenne mensuelle de 6 200 visiteurs uniques (sur une base quotidienne). Des représentants de l'AAFC se sont exprimés dans les médias, français et même sud-coréens.

Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC chargé des actions de coopération, a ensuite soumis aux participants le rapport d'orientation pour 2017. L'accent a été mis sur une conférence internationale qui sera organisée à Paris, les 23 et 24 juin 2017 : la première journée sera consacrée aux échanges universitaires franco-nord-coréens (l'AAFC ayant participé activement à des échanges en la matière dans les domaines linguistique, de l'architecture et des mathématiques), et la seconde à des échanges de vues et d'expériences avec les associations homologues de l'AAFC dans d'autres pays.

Outre la France, des délégués sont d'ores et déjà annoncés pour huit pays : la Belgique, le Danemark, Haïti, l'Irlande, le Mali, la Pologne, le Royaume-Uni et le Tchad. Une délégation du Comité coréen de solidarité avec les peuples du monde, de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), sera accueillie à cette occasion. A l'occasion du 40e anniversaire de la fondation du Comité international de liaison pour la paix et la réunification en Corée (CILRECO), dont le secrétaire général est Guy Dupré, il s'agit de favoriser à nouveau une solidarité internationale, alors que les risques de guerre en Corée ont atteint un point critique, avec le risque de frappes américaines sur la péninsule pour la première fois depuis 1994.

Assemblée générale de l'AAFC : organiser et renforcer la solidarité, en France et dans le monde

Le débat qui a suivi a abordé, notamment, les activités récentes et à venir du Comité Espéranto et du Comité jeunes et étudiants, ainsi que l'interpellation des candidats à l'élection présidentielle sur la question coréenne - quatre des onze candidats ayant répondu à l'AAFC.

Les rapports d'activité et d'orientation ont été adoptés à l'unanimité, de même que le rapport financier présenté par Jacky Lemeur, trésorier adjoint de l'AAFC : au 31 décembre 2016, compte tenu des charges restant à payer, le bilan de l'AAFC s'élevait à 9 540,96 euros, en augmentation de 1 118,78 euros sur un an. Ces sommes disponibles permettront de financer la conférence internationale de Paris des 23 et 24 juin 2017. Le renforcement des activités de l'AAFC requiert cependant d'augmenter encore le nombre d'adhérents, les dons et adhésions constituant 95 % des ressources de l'association, qui ne bénéficie d'aucunes subventions -  françaises ou étrangères -, ce qui est le gage de son indépendance.

Pour tenir compte de la création des comités thématiques (Espéranto, jeunes et étudiants...), plusieurs amendements ont été adoptés pour modifier les statuts de l'AAFC.

Les participants ont ensuite élu les nouvelles instances nationales de l'AAFC. Benoît Quennedey est devenu le nouveau président de l'AAFC, Patrick Kuentzmann étant secrétaire général et Jacky Lemeur trésorier.

A l'issue de leurs travaux, les participants ont été rejoints par S.E. M. Kim Yong-il, délégué général de la République populaire démocratique de Corée en France, ambassadeur auprès de l'UNESCO, les diplomates de la RPD de Corée en poste en France, leurs familles et d'autres membres de la communauté nord-coréenne à Paris.

Guy Dupré a rappelé que l'assemblée générale coïncidait avec le 105e anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung, fondateur de la RPD de Corée, célébré comme la Fête du Soleil au nord de la péninsule. S'exprimant au nom de l'AAFC, Benoît Quennedey a rappelé les contributions du Président Kim Il-sung à la lutte antijaponaise, à la réunification de la Corée et à la construction économique et politique du nouvel Etat. S.E. M. Kim Yong-il a remercié l'AAFC pour sa solidarité avec le peuple coréen pour la paix, la réunification de la Corée et la construction du socialisme, soulignant les risques de guerre que faisaient peser sur la péninsule coréenne les Américains et leurs alliés, ce qui a justifié le développement par la RPD de Corée d'une force de dissuasion nucléaire.

Les échanges se sont poursuivis autour d'un buffet franco-coréen, pour lequel l'AAFC remercie les familles des diplomates coréens et les membres de l'AAFC ayant participé à sa préparation.

Photos : Dominique de Miscault.

 

Rapports d'activité et d'orientation 2016-2017

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 11:36

L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a interrogé le 18 mars 2017 les onze candidats à l'élection présidentielle sur la question coréenne, après avoir interrogé les candidats aux primaires. Alain Juppé et Bruno Le Maire, candidats à la primaire de la droite et du centre, nous avaient alors répondu, de même que Manuel Valls, candidat à la primaire de la "Belle alliance populaire" (réunissant le Parti socialiste, le Parti radical de gauche et diverses formations écologistes). Après les réponses de Philippe Poutou et de Nicolas Dupont-Aignan, voici celles de Jean Lassalle et de Nathalie Arthaud.

Réponse de Jean Lassalle

Présidentielle 2017 : des candidats répondent à l'AAFC (2)

Paris, le 05/04/2017

Monsieur le Président,

Votre courrier du 24 mars dernier nous est bien parvenu.
Conscient de la gravité et de l'intérêt des questions que vous soulevez, Jean Lassalle, dont je me fais l'interprète, vous remercie de votre contribution sur le maintien de la paix. Cette dernière occupe une place prépondérante dans son projet, dont le programme est consultable sur le site internet jeanlassalle2017.fr
Je vous prie d'agréer, monsieur le Président, l'expression de mes sentiments distingués.

Philippe Metzger

Puisque le secrétaire général de campagne de Jean Lassalle nous y renvoie, voici la proposition du candidat en matière de politique étrangère figurant sur son site Internet et susceptible d'intéresser l'Association d'amitié franco-coréenne :

Relancer la diplomatie française sur les objectifs de paix, de défense, de rayonnement de la France et de développement des partenariats économiques

L'AAFC est d'accord avec cette grande orientation, comme elle est d'accord avec la "place prépondérante" que doit occuper la question de la paix dans le projet d'un candidat à l'élection présidentielle française. Il est cependant à regretter que Jean Lassalle n'ait pas répondu sur la question spécifique des relations franco-coréennes, notamment l'établissement de relations diplomatiques complètes entre la France et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), ni sur les atteintes aux libertés en République de Corée (Corée du Sud), ni au sujet de la responsabilité des grandes puissances dans les tensions en Corée.

Par la voix d'un de ses plus proches collaborateurs, Jean Lassalle se dit "conscient de la gravité et de l'intérêt" de ces questions, et des réponses précises auraient été les bienvenues, à l'heure où la péninsule coréenne redevient un foyer de tensions majeur où pourrait éclater un conflit de première ampleur.

Réponse de Nathalie Arthaud

Messieurs, mesdames

C’est évidemment sans la moindre réserve que je partage totalement vos aspirations et à la réunification de la Corée et à la paix non seulement dans cette région mais partout ailleurs dans le monde.
C’est à ce titre que je partage votre indignation pour ce qui concerne la présence et les exercices de la marine américaine dans cette région comme votre réprobation des sanctions envers la Corée du Nord.
Cela dit, si je comprends parfaitement que votre association cherche à obtenir l’appui de la France pour un "dialogue entre les deux Corée", je suis bien obligée d’émettre quelques réserves concernant ce qu’on peut attendre d’une grande puissance comme la France dont les actions ne peuvent guère être considérées comme neutres et bienveillantes…
En tant que partisane du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, je suis évidemment pour que le peuple coréen s’émancipe de toutes les dominations étrangères mais en tant que communiste je suis aussi pour qu’il se libère des régimes autoritaires qui l’oppriment. Et ce aussi bien au nord qu’au sud.

Recevez, mesdames, messieurs, mes salutations.

Nathalie Arthaud

courrier électronique du 10 avril 2017

L'AAFC se félicite que la candidate de Lutte ouvrière partage pleinement ses positions pour la paix et la réunification en Corée, en condamnant les exercices militaires conduits par les Etats-Unis et les sanctions internationales. Cependant, Nathalie Arthaud ne répond pas quant à l'établissement de relations diplomatiques complètes entre la France et la République populaire démocratique de Corée.

L'AAFC prend note que la candidate ne souhaite pas une implication de la France sur le dialogue intercoréen, conformément au principe de non-ingérence. Par ailleurs, concernant la situation des droits de l'homme, Nathalie Arthaud pose comme principe l'émancipation du peuple coréen vis-à-vis des "régimes autoritaires qui l'oppriment [...] aussi bien au nord qu'au sud", ne répondant pas précisément sur les atteintes aux libertés publiques (politiques et syndicales) en Corée du Sud. S'agissant de la RPD de Corée, comme l'AAFC l'avait déjà indiqué à Philippe Poutou, elle est, pour sa part, favorable à une démarche de dialogue, en menant des actions concrètes - notamment celles menées pour venir en aide aux personnes handicapées, ou encore pour lutter contre l'insécurité alimentaire.

 

A suivre...

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 17:41

L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a interrogé le 18 mars 2017 les onze candidats à l'élection présidentielle sur la question coréenne, après avoir interrogé les candidats aux primaires. Alain Juppé et Bruno Le Maire, candidats à la primaire de la droite et du centre, nous avaient alors répondu, de même que Manuel Valls, candidat à la primaire de la "Belle alliance populaire" (réunissant le Parti socialiste, le Parti radical de gauche et diverses formations écologistes). Voici les premières réponses reçues de Philippe Poutou et de Nicolas Dupont-Aignan.

Réponse de Philippe Poutou

Présidentielle 2017 : des candidats répondent à l'AAFC

Montreuil, le 22/03/2017

En réponse aux questions posées par l’Association d’amitié franco-coréenne (AAFC)

Nous abordons dans sa globalité la situation en Asie du Nord-Est. Nous n’ignorons pas la responsabilité historique des Etats-Unis dans la géopolitique de crise qui domine cette région du monde – en particulier sa militarisation – ; une responsabilité qui remonte à leur volonté de briser les luttes de libération en Chine, au Vietnam ainsi qu’en Corée et dans bien d’autres pays d’Asie orientale. Cette politique a notamment abouti à la division durable de la péninsule coréenne, division qui est devenue un facteur de crise chronique.
Nous n’ignorons pas non plus la responsabilité présente de Washington qui organise de grandes manoeuvres aéronavales avec Tokyo et Séoul et qui implante de façon précipitée, en Corée du Sud, une base de missiles d’interception Thaad – sans attendre le résultat des prochaines élections sud-coréennes. Les Etats-Unis font ici fort peu de cas du droit démocratique de la population à décider de la politique à mettre en oeuvre sur la question de la réunification ou sur le rôle de leur pays dans la situation de crise régionale.
Les forces d’extrême droite, militaristes, sont puissantes en Corée du Sud et la démocratie certainement imparfaite, comme l’a confirmé le scandale d’Etat qui a conduit à la destitution de Park Geun-hye. Nous condamnons en particulier l’interdiction du Parti progressiste unifié, l’arrestation des dirigeants syndicaux combatifs, les attaques contre le droit syndical, la protection dont bénéficient les nantis (y compris après un événement aussi grave que le naufrage du ferry Sewol). Cependant, démocratie il y a. Des millions de personnes ont pu se mobiliser pendant plus de 300 jours, imposant la destitution de Park Geun-hye et l’appel à de nouvelles élections. Rien de tel en Corée du Nord.
Vous nous demandez ce que nous pensons des restrictions démocratiques en Corée du Sud. Etrangement, vous ne nous posez pas la même question concernant la Corée du Nord. Il faut dire que dans ce cas, il n’y a pas « restriction » de la démocratie, des libertés démocratiques. Il n’y a pas de démocratie du tout.
Notre opposition à la politique impérialiste des Etats-Unis ou de Tokyo n’implique en aucun cas un soutien au régime bureaucratique et népotique en vigueur en Corée du Nord. Nous considérons que ce régime n’incarne en rien la tradition communiste coréenne, qui était si vivace au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ; au contraire, il l’a trahie (et même réprimée). Problème majeur, la politique du pouvoir nord-coréen rend plus difficile le rassemblement des forces progressistes contre les dynamiques de guerre en Asie orientale, contre une course folle aux armements (y compris nucléaires). Elle favorise en revanche le renforcement des courants nationalistes militaristes.
L’Asie orientale est aujourd’hui le théâtre d’un conflit majeur entre puissances capitalistes anciennes et nouvelles : les Etats-Unis et le Japon, la Russie et la Chine. La péninsule coréenne est probablement le principal « point chaud » dans cette géopolitique de confrontation. Pékin a gagné durablement l’initiative en mer de Chine du Sud. Washington tente de la garder au nord-est. Le gouvernement japonais poursuit son entreprise de réarmement, à l’encontre de la Constitution et des convictions pacifistes de la population.
Face à ces dynamiques guerrières, nous soutenons tous les efforts engagés dans la région par des mouvements populaires pour définir une politique de paix et de sécurité du point de vue des peuples et non plus du point de vue des puissances. C’est, pour nous, la meilleure façon d’oeuvrer à la réduction des tensions, puis d’aider à la recherche d’une solution durable aux conflits territoriaux et maritimes actuels dans toute l’Asie orientale.

Philippe Poutou

Philippe Poutou est le premier à nous avoir adressé une réponse détaillée, ce dont nous le remercions. Nous partageons très largement les analyses du candidat en ce qui concerne la nécessité de promouvoir la paix et la réunification, de s'opposer aux exercices militaires américano-sud-coréens et au déploiement du système de missiles antibalistiques THAAD au sud de la Corée. De même, nous nous félicitons du soutien de Philippe Poutou aux luttes des Sud-Coréens pour la démocratie et les libertés publiques, même si le candidat ne mentionne pas le rôle de l'appareil répressif d'Etat sud-coréen (notamment des services de renseignement et des forces armées promouvant une culture militariste et emprisonnant les objecteurs de conscience). 

En revanche, le candidat n'a pas répondu à nos questions sur la levée des sanctions à l'encontre de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et sur l'établissement de relations diplomatiques complètes entre la France et la RPD de Corée.

Enfin, Philippe Poutou s'est auto-saisi d'un sujet, les droits de l'homme en Corée du Nord, qui le conduit à un rejet catégorique du système politique et social de la RPD de Corée. Son analyse omet, entre autres, la propriété publique des grands moyens de production, l'éducation et la santé publiques et la généralisation de l'enseignement public gratuit pendant douze ans.

Pour sa part, l'Association d'amitié franco-coréenne juge inutiles, voire contre-productives, les incantations d'observateurs ne s'étant jamais rendus dans le pays, mais dont les prises de position convergent en tout état de cause avec celles des néoconservateurs américains et de leurs alliés sud-coréens, lesquels n'hésitent pas, pour ce faire, à manipuler les témoignages de réfugiés dont la propension à parler dans les médias est inversement proportionnelle à leur fiabilité et à leur impartialité.

En ce qui la concerne, loin des postures moralistes, l'AAFC a choisi de s'engager pour une amélioration concrète des droits de l'homme et des conditions de vie dans la partie nord de la Corée, en apportant, par exemple, son soutien aux personnes handicapées et une aide alimentaire en cas de catastrophes naturelles  tout en dénonçant l'impact des sanctions sur la vie quotidienne de 25 millions de femmes, d'hommes et d'enfants.

 

Réponse de Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour,

Nous avons bien reçu votre document présentant votre action pour l’unité de la Corée, et nous vous en remercions.
Celui-ci a été transmis à Nicolas Dupont-Aignan qui a pris bonne note des éléments qu’il contient et des mesures qu’il lui semble utile de mettre en place.
Nous tenons à vous assurer que son projet présidentiel, que vous pouvez retrouver sur le site internet http://www.nda-2017.fr/ répond à nombre des interrogations et constats que vous avez formulés et qu’il partage.
Nous vous remercions à nouveau pour votre envoi.
Bien cordialement,

L’équipe de campagne NDA 2017

courrier électronique du 26 mars 2017

Puisque, dans son courrier électronique du 26 mars, l'équipe de campagne de Nicolas Dupont-Aignan nous y renvoie, voici les propositions du candidat en matière de politique étrangère figurant sur son site Internet et susceptibles d'intéresser l'Association d'amitié franco-coréenne :

- Retrouver une politique étrangère indépendante qui sert les seuls intérêts du pays.
- Développer notre outil diplomatique qui joue un rôle inestimable dans la diffusion de nos valeurs et le soutien de nos entreprises.
- Réaffirmer le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
[...]
- Développer notre coopération avec les Etats d’Asie, mais établir des taxes anti-dumping quand il est avéré qu’un Etat comme la Chine nous soumet à une concurrence déloyale.
[...]
- Soutenir et développer à grande échelle la francophonie, levier de l’influence française : pour l’action culturelle française hors de France
[...]

L'Association d'amitié franco-coréenne est d'accord avec ces grandes orientations. Toutefois, ces quelques éléments sont loin de répondre aux "interrogations et constats" de l'AAFC concernant plus spécifiquement la Corée et les relations franco-coréennes. Cette absence de réponses précises aux questions posées dans le courrier du 18 mars est d'autant plus regrettable que Nicolas Dupont-Aignan avait, à l'occasion de la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, répondu à une précédente lettre de l'AAFC en déplorant que le sujet des relations internationales ait été si peu abordé durant la campagne. La qualité du débat est-elle devenue à ce point satisfaisante en 2017?


A suivre...
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 23:44

Dans la continuité de la lettre qu'elle avait envoyée aux candidats aux primaires de la droite et du centre et de la "Belle Alliance populaire" (gauche), l'Association d'amitié franco-coréenne a posé le 18 mars 2017 cinq questions aux onze candidats à l'élection présidentielle française : Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou. La paix dans la péninsule coréenne est un enjeu vital pour la paix du monde. Il apparaît donc important de recueillir l'opinion des candidats sur les questions coréennes, le président de la République étant l'acteur principal dans la politique étrangère de la France.

Palais de l'Elysée

Palais de l'Elysée

Les cinq questions posées aux candidats à l'élection présidentielle sont les suivantes :

 

1) Malgré l’armistice de 1953, les deux Corée sont toujours « techniquement » en guerre, et la péninsule coréenne connaît régulièrement des tensions. Alors que les médias et certains pays se plaisent à souligner le programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), les exercices militaires américains menés en République de Corée (Corée du Sud) ne soulèvent aucune réprobation, alors qu’ils simulent clairement une invasion de la RPDC. Aux termes de l’article 39 de la Charte des Nations unies, de telles manœuvres peuvent pourtant être considérées comme une « menace contre la paix ». Estimez-vous nécessaire que la situation dans la péninsule coréenne soit traitée dans sa globalité et que les comportements d’autres acteurs – à commencer par les États-Unis d’Amérique - soient soulignés ?

 

2) Les sanctions internationales et unilatérales adoptées contre la RPDC n’ont nullement entamé la détermination des autorités nord-coréennes, tout en pénalisant en premier lieu la population de ce pays. Depuis des années, ces sanctions ont démontré leur inefficacité et ne font que détériorer la situation. Quelle est votre position sur les sanctions dont la RPDC fait l’objet ?

 

3) À l’exception de la France et de l’Estonie, tous les pays de l'Union européenne entretiennent des relations diplomatiques normales avec la RPDC. Cette situation est contraire à la tradition diplomatique de la France, qui est de reconnaître des États et non des régimes politiques, et nuit à la place de notre pays en Asie orientale, une des régions les plus dynamiques du monde. Après l'ouverture, en 2011, d’un premier bureau français de coopération à Pyongyang, comptez-vous faire évoluer cette situation pour normaliser les relations entre la République française et la RPDC, conformément à la pratique de nos principaux partenaires européens ?

 

4) La République de Corée connaît de vives tensions politiques, notamment depuis 2012 et l’élection de la présidente Park Geun-hye récemment destituée. Le Parti progressiste unifié, un des principaux partis politiques sud-coréens, a fait l’objet d’une interdiction en 2014 et on a assisté à une répression accrue à l'encontre des syndicats ou encore des familles des victimes du naufrage du ferry Sewol (304 morts et disparus le 16 avril 2014), manifestant pacifiquement pour exiger la vérité sur cette tragédie. La République de Corée entend pourtant partager les mêmes valeurs et standards que les pays occidentaux. La répression en cours en Corée du Sud est peu soulignée, alors que les médias se plaisent à relayer la moindre rumeur sur la Corée du Nord. Quelle est votre position sur les différentes restrictions apportées aux libertés démocratiques en Corée du Sud ?

 

5) Le dialogue intercoréen reste peu connu et encouragé à l’étranger. L’AAFC soutient clairement ce dialogue comme seule voie possible pour le règlement des différends entre Coréens et l'apaisement des tensions dans la péninsule coréenne. Estimez-vous que la France doit appuyer le dialogue entre les deux Corée et rappeler qu’il constitue le seul instrument sérieux pour trouver une solution pérenne à la crise coréenne ?

 

L'Association d'amitié franco-coréenne publiera les réponses reçues. L'élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 21:02

À l'heure où une intervention guerrière des États-Unis est envisagée en Corée, il faut dénoncer le conditionnement des opinions publiques et appeler à une solution pacifique.

Toutes les interventions militaires occidentales (Irak, Libye, Syrie...) sont désormais des guerres qui ne disent plus leur nom : débutant par des « frappes préventives » et menées au nom d'un prétendu « droit d'ingérence humanitaire », ces guerres sont longuement préparées par un conditionnement des opinions publiques occidentales, conditionnement qui voit le gouvernement du pays visé dénoncé, à longueur d'articles et de reportages à charge dans les médias, comme odieux et devant nécessairement être renversé. Il s'agit de la forme moderne de la propagande de guerre, où tout est bon pour justifier une guerre à outrance contre l'ennemi.

Pour la première fois depuis 1994, une guerre est ouvertement envisagée contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). En visite en Corée du Sud le 17 mars 2017, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a déclaré qu'un conflit militaire avec la Corée du Nord était une option. Ces déclarations bellicistes s'accompagnent d'actions très concrètes : les manœuvres militaires américano-sud-coréennes en cours, d'une durée de deux mois, sont les plus grands exercices militaires au monde. Elles s'accompagnent du déploiement par les États-Unis du dispositif antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) en Corée du Sud, lequel accélère la course aux armements en Asie du Nord-Est.

En 1994, lorsque l’administration Clinton était sur le point d’attaquer les installations nucléaires de la Corée du Nord, le département de la Défense des États-Unis avait estimé qu'un futur conflit en Corée pourrait faire jusqu'à un million de morts. Mais une telle guerre ne sera pas limitée à la péninsule coréenne et, en décembre 2015, le chef de l’état-major interarmées des États-Unis, le général Joseph Dunford, a déclaré que tout conflit avec la Corée du Nord serait inévitablement « trans-régional, multi-domaine et multifonctionnel », c’est-à-dire une guerre mondiale impliquant d’autres puissances et l’utilisation de toutes les armes, dont des bombes nucléaires.

Fondée en 1969 pour défendre la paix et la réunification de la Corée, l'Association d'amitié franco-coréenne appelle à la cessation immédiate de l'escalade des tensions et des sanctions, en encourageant le retour à un dialogue multilatéral pour résoudre pacifiquement la question des armes nucléaires – de toutes les armes nucléaires - en Corée.

L'Association d'amitié franco-coréenne dénonce la propagande de guerre diffusée par les médias occidentaux, reprenant les éléments de langage de l'administration américaine pour conditionner les opinions publiques et faire avancer les peuples vers la guerre tels des somnambules.

Profondément attachée à la paix, l'Association d'amitié franco-coréenne appelle à la fin des manœuvres militaires américano-sud-coréennes et à interrompre le déploiement du système THAAD en Corée du Sud, en laissant le peuple coréen décider librement de son avenir, sans ingérence étrangère et alors que, suite à la destitution de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, une élection présidentielle anticipée se tiendra le 9 mai 2017 en Corée du Sud.

 

Paris, le 20 mars 2017

 

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 18:00

Début avril 2016, à la veille d'élections législatives finalement perdues par les conservateurs au pouvoir à Séoul, la défection groupée d'employés nord-coréens d'un même restaurant en Chine a soulevé de nombreuses interrogations quant à la volonté réelle de tout ou partie de ces personnes de rejoindre la Corée du Sud. La question du consentement de toute personne de vivre dans le pays qu'elle a choisi  est une question élémentaire de respect des droits de la personne humaine. C'est pourquoi le bureau national de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a décidé d'interpeler le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, dans une lettre adressée le 5 mars 2017 à S.E. M. Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire, et dont nous proposons le texte ci-après.

Palais Wilson, à Genève, siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme

Palais Wilson, à Genève, siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme

Excellence,

Fondée en 1969 pour encourager les relations d'amitié entre la France et l'ensemble de la péninsule coréenne, l'Association d'amitié franco-coréenne a l'honneur d'attirer votre attention sur la situation d'un groupe de citoyens de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) qui sont arrivés en République de Corée (RdC) depuis la République populaire de Chine où ils travaillaient dans un restaurant, au début du mois d'avril 2016.
Selon les autorités de la RPDC, la plupart des membres de ce groupe – sinon tous – ont été emmenés de force en République de Corée. Des juristes et des journalistes de la RdC ont aussi souligné la coïncidence entre cet événement, la façon dont le service national de renseignement de la RdC a pris en charge ce groupe sans le laisser entrer en contact avec d'autres personnes, et les élections législatives à venir en République de Corée.
En mai 2016, huit avocats, membres de l'organisation des Juristes pour une société démocratique (Minbyun) de la République de Corée, ont déposé une pétition en habeas corpus. Néanmoins, les autorités de la RdC ont refusé tout contact entre ces citoyens de la RPDC et leurs familles restées dans leur pays, et ces personnes ne sont pas apparues elles-mêmes à l'audience.
La République de Corée est partie à des conventions internationales, en vertu desquelles les personnes qui arrivent sur son territoire ont le droit de choisir elles-mêmes, sans influence extérieure, dans quel pays elles veulent vivre, en choisissant leurs propres avocats et après avoir pu contacter leur famille ou les autorités de leur pays, si nécessaire. De telles règles ont été appliquées pour d'autres citoyens de la RPDC qui sont arrivés en République de Corée, en particulier des marins dont les embarcations ont dérivé en mer.
C'est la raison pour laquelle nous demandons au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme d'user de son influence pour l'application des droits de de l'homme des citoyens de la RPDC qui sont arrivés en République de Corée en avril 2016.
Dans l'attente d'une réponse positive à notre lettre, nous vous prions d'accepter, Excellence, l'assurance de notre très haute considération.

Le Bureau national de l'Association d'amitié franco-coréenne
Paris, le 5 mars 2017

Excellency,

Founded in 1969 to promote friendly relations between France and the whole Korean peninsula, the France-Korea Friendship Association has the honour of focusing your attention on the situation of a group of Democratic People's Republic of Korea (DPRK) citizens who arrived from the People's Republic of China, where they were working in a restaurant, to the Republic of Korea (ROK) in early April 2016.
According to the DPRK authorities, most – if not all – of the members of this group were forcibly abducted to the Republic of Korea. ROK lawyers and journalists also insisted on the coincidence between this event, the way how the ROK National Intelligence Service took charge of the group without letting them contact other persons, and the upcoming legislative elections in the Republic of Korea.
In May 2016, 8 lawyers, members of the Lawyers for a Democratic Society organization (Minbyun) of the Republic of Korea, submitted a habeas corpus petition. Nevertheless, the ROK authorities refused any contact between the DPRK citizens and their families still living in their country, and the persons did not appear themselves in the court.
The Republic of Korea is part to international conventions, according to which persons who arrived on its territory have the right to chose by themselves, without external influence, in which country they want to live, by selecting their own lawyers - after having been able to contact their own familities or the authorities of their country, if necessary. Such rules have been enforced concerning other DPRK citizens who arrived in the Republic of Korea, in particular sailors whose boats had been drifting at sea.
It is the reason why we ask to the United Nations High Commission for Human Rights to use its influence for enforcing human rights of the DPRK citizens who arrived in the Republic of Korea in April 2016.
We look forward your positive reply to our letter.
We ask you to accept, Excellency, the assurances of our most respectful feelings.

The National Board of the France-Korea Friendship Association
Paris, March 5, 2017

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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)