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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 11:51

Le 25 janvier 2014, le Conseil coréen pour les femmes requises pour l'esclavage sexuel militaire du Japon a organisé un rassemblement public place du Trocadéro, à Paris, pour faire signer la pétition internationale exigeant une reconnaissance par le gouvernement japonais des crimes de guerre commis contre les "femmes de réconfort", à la veille de et pendant la Seconde guerre mondiale. Esclaves sexuelles de l'armée nippone, elles doivent aussi bénéficier d'une réparation à la hauteur des souffrances qui leur ont été infligées.

signature_campagne-petitions_femmes-de-reconfort.png
En septembre 2013, l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) s'était jointe à l'ensemble des manifestations organisées en France à l'occasion de la visite en France de Mme Kim Bok-dong, ancienne esclave sexuelle ("femme de réconfort") de l'armée japonaise, pour que plus jamais les femmes ne soient utilisées comme des armes de guerre. C'est donc tout naturellement que l'AAFC a répondu présente à l'appel du Conseil coréen pour les "femmes de réconfort", lors de l'organisation à Paris, le 25 janvier 2014, d'un rassemblement public pour signer et faire signer la pétition internationale exigeant du Japon des excuses et une indemnisation des victimes. Les Coréens de France, mais également d'Allemagne, ont été le fer de lance de cette manifestation, couverte par les médias sud-coréens (chaîne de télévision et de radio KBS, agence de presse Yonhap). Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC en charge des actions de coopération, a répondu aux questions de KBS, insistant sur la nécessité pour Tokyo de reconnaître les crimes de guerre commis, et qui ont brisé à jamais la vie de 200 000 femmes asiatiques.

appel_Japon_excuses_esclavage-sexuel-copie-1.png
Organisateur de manifestations chaque mercredi depuis le 8 janvier 1992, dispensant des services sociaux, notamment médicaux, aux survivantes, le Conseil coréen mène aussi des travaux de recherche à partir des témoignages des victimes et tient depuis 2001 des ateliers ayant permis l'inauguration du Musée de la guerre et des droits humains des femmes le 5 mai 2012, célébré comme le jour des enfants au Sud de la péninsule. Sensibilisant l'opinion internationale sur l'ensemble des violences faites aux femmes de par le monde, il a noué un réseau de contacts internationaux dans les pays dont sont originaires les anciennes esclaves sexuelles de l'armée japonaise - notamment la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), la République populaire de Chine, Taïwan, l'Indonésie et les Philippines. Du 7 au 12 décembre 2000, le Tribunal international sur les crimes de guerre commis à l'encontre des "femmes de réconfort" s'est tenu à Tokyo, en présence des représentants de dix pays.

La manifestation de la place du Trocadéro prenait place avant l'organisation, dans le cadre de la 41e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême et sous l’impulsion du ministère de l’Egalité des genres et de la Famille de Corée, de l’exposition « Les fleurs qui ne se fanent pas », du 30 janvier au 2 février 2014. La ministre se déplacera officiellement en France à l'occasion de cette exposition, qui reviendra sur la tragédie vécue par les victimes de l'esclavage sexuel de l'armée japonaise, à partir d'une oeuvre composée de 100 planches réalisées à l’encre de Chine sur un papier coréen traditionnel, fruit de la collaboration entre le scénariste Jeong Ki-young et le dessinateur Kim Gwang-sung, et de la projection du film d’animation Une histoire pas encore finie et du court métrage Herstory de Kim Jun-ki.

L'AAFC appelle à poursuivre et à amplifier les actions menées, en France et dans le monde, pour faire connaître le drame des "femmes de réconfort", et obtenir des excuses et des réparations des autorités japonaises.

paris_trocadero-manifestation_coree_25-janvier-2014.png
Photos Alain Noguès 
Plus d'informations concernant l’exposition « Les fleurs qui ne se fanent pas »sur le site de la revue Muze.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Japon-Corée
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Sébastien 02/04/2014 10:00


C'est à cause de ce genre de comportement que la France et l'Allemagne se sont tapé dessus pendant 200 ans. En effet, à chaque guerre, la rancoeur est allé bon train pendant des décennies, et à
chaque fois, les petits enfants ont continué à se trucider à causes des erreurs de leur grand père.  Alors plutôt que faire la politique de la pleureuse à vouloir demander de l'argent au
Japon, (argent qui d'ailleur a déja été donné en masse par ce dernier, mais dont les entreprises coréennes ont tout récupéré en prenant le soins de ne rien donner au citoyens), prenez donc
l'exemple de La France et de l'Allemagne après la seconde guerre mondiale : faire table rase du passé, oublier les horreur d'hier, s'unir et aller de l'avant.
Sinon, vous pouvez continuer à pleunicher et à continuer à prendre à parti les japonais à travers le monde (verbalement ou physiquement) et planter petit à petit les graines de discordes de
demain pour voir peut être la prochaine génération aller joyeusement s'étriper. Et avec de la chance, ça aidera la Chine à se renforcer dans cette histoire. Diviser pour régner???

Bande d'imbéciles.

Association d'amitié franco-coréenne 09/04/2014 00:40



La différence entre l'Allemagne et le Japon est que l'Allemagne n'honore pas ses criminels de guerre, à la différence du Japon... Il y a fort à douter que l'Allemagne et la France auraient jamais
pu se réconcilier si l'Allemagne n'avait pas dénoncé le nazisme. Plus fondamentalement, la question n'est pas de savoir la nationalité des victimes et des bourreaux, mais de considérer que les
femmes ne doivent plus jamais être considérées comme des armes de guerre : en ignorant les crimes du passé, au prétexte d'une réconciliation et sous couvert de relativisme, on ferme les yeux
sur les crimes du présent et on tolère l'inacceptable.



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* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)