Après le déclenchement le 28 février 2026 d'une guerre en Iran par des frappes israéliennes et américaines (opération "Lion rugissant" en Israël, "Fureur épique" aux Etats-Unis), ayant conduit à la mort d'Ali Khamenei et entraîné en représailles des tirs iraniens sur plusieurs pays du Moyen-Orient et à Chypre (opération "Promesse honnête 4"), les deux gouvernements coréens ont réagi de manière très différente, comme après les bombardements américains au Venezuela et l'enlèvement de Nicolas Maduro. Alors que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a vivement dénoncé une agression israélienne et américaine, la République de Corée (RdC, Corée du Sud) n'a pas pris position.
une école pour filles atteinte par un bombardement américano-israélien à Minab en Iran le 28 février 2026
Dans un communiqué de presse publié par l'agence KCNA, le ministère des Affaires étrangères (MAE) de la RPDC a dénoncé un "acte de banditisme" des Etats-Unis et d'Israël, commis en méconnaissance du droit international public, en estimant que Washington joue un "rôle destructeur dans la remise en cause de la paix et de la stabilité mondiales" avec des conséquences "sur des régions sans lien avec la crise iranienne actuelle", ce qui justifie des mesures de "résistance" face à la "tyrannie" :
La RPDC condamne dans les termes les plus fermes l’acte de banditisme éhonté des États-Unis et d’Israël, qui placent leur droit interne au-dessus du droit international reconnu et n’hésitent pas à recourir à la force militaire pour réaliser leurs ambitions égoïstes et hégémoniques.
Les pratiques tyranniques, arbitraires et impunies de cette puissance, en l’absence de contre-mesures efficaces et de résistance adéquate, font payer un lourd tribut aux pays directement concernés par la situation régionale, et suscitent des inquiétudes quant à leur impact négatif – impossible à ignorer sur les plans politique, économique et géopolitique – sur des régions sans lien avec la crise iranienne actuelle.
Toujours selon le porte-parole du MAE de la RPDC, la défense hégémonique de leurs intérêts par les Etats-Unis date de plusieurs décennies, mais s'est traduite par "un échec géopolitique et un revers stratégique" :
L’histoire mondiale rappelle une fois de plus que les États-Unis ont détruit la paix au Moyen-Orient pour leurs intérêts hégémoniques il y a des décennies, mais ont finalement essuyé un échec géopolitique et un revers stratégique.
Le président sud-coréen Lee Jae-myung, arrivé le 1er mars 2026 à Singapour pour une visite d'Etat de trois jours, a déclaré que le gouvernement se préparait à toutes les conséquences (tant économiques qu'en matière de sécurité nationale), afin que la population "profite de sa vie quotidienne et se concentre sur ses activités sans inquiétude".
Juste avant son départ, Lee Jae-myung avait demandé au Premier ministre de superviser la gestion de crise, s'agissant notamment des conséquences sur l'économie nationale et de la protection des ressortissants sud-coréens (le 4 mars,140 d'entre eux avaient été évacués d'Iran, d'Israël et d'autres pays du Moyen-Orient).
Alors que de possibles difficultés d'approvisionnement devraient en tout état de cause se conjuguer avec une hausse des cours des hydrocarbures (la RdC étant très dépendante de ses importations), la bourse de Séoul a connu un "mercredi noir" en clôturant en baisse de 12 % le 4 mars.
La RdC fait partie des pays qui n'ont condamné ni les frappes américaines et israéliennes, ni les frappes iraniennes. Elle n'a pas non plus lancé d'appel à la cessation des hostilités.
Parmi les expériences qui les ont le plus marqués, les visiteurs de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) citent souvent les spectacles de magie - où figure en bonne place la grande illusion. A l'origine simple composante des arts du cirque, la magie est devenue une discipline à part entière des arts du spectacle (appelés kyoye), dont la forme la plus connue est la gymnastique de masse (plus grand spectacle vivant au monde selon le livre Guinness des records). L'industrie de la magie reçoit un important soutien des pouvoirs publics et bénéficie d'un fort engouement populaire à la faveur de sa diffusion dans les médias. Les récompenses internationales glanées témoignent aussi qu'il s'agit d'un des arts du spectacle au plus grand potentiel en RPD de Corée.
C'est sous l'impulsion de Kim Jong-il que le développement de la magie prend un tournant décisif au début des années 1970, avec une formation alors dispensée dans le cadre des arts du cirque - l'école du cirque de Pyongyang ayant par ailleurs été fondée en 1975. Le cursus, très exigeant, dure neuf ans, et comporte les tours de magie - les cartes, le jeu de piano sans que les mains ne touchent le clavier, ou encore la disparition et la lévitation de personnes et d'objets.
Une figure - ou plutôt une famille - est particulièrement éminente dans les spectacles de magie. Kim Thaek-song, qui a commencé à se produire au cirque de Pyongyang en 1969, est réputé avoir développé 200 tours. Artiste du peuple, il s'est distingué lors de festivals internationaux, notamment à Karlovy Vary (République tchèque) et à Vienne. Il a ensuite dispensé des cours à l'école du cirque de Pyongyang. Président fondateur de l'Association des magiciens de Corée en 2001, qui a rejoint la Fédération internationale des sociétés magiques en 2012, il a transmis le flambeau à ses fils, Kim Chol et Kim Gwang-chol, et ses petits-fils, Kim Ju-song et Kim Gwang-song, devenus, à leur tour, des magiciens de renom. Kim Ju-song et Kim Gwang-song ont introduit des moyens techniques toujours plus sophistiqués dans leurs tours. Depuis 2002, un théâtre à Pyongyang est exclusivement dédié à la magie.
En 2011, devant 100 000 spectateurs réunis dans le stade du Premier mai, le plus grand au monde, la RPDC a organisé un des spectacles de magie majeurs de son histoire, d'une durée de 45 minutes, dans lequel on a vu un bus en lévitation sortir d'une boîte envoyée sur scène à travers un cercle de feu. La magie en Corée du Nord fait non seulement disparaître un bus et ses passagers, mais aussi un éléphant, dans des tours littéralement énormes.
La magie est aussi une carte diplomatique dans le jeu de Pyongyang. Lors du sommet intercoréen d'avril 2018, Kim Gwang-chol, le fils de Kim Thaek-song, avait donné un spectacle de magie. Les participants avaient pu voir un billet de 50 000 won sud-coréens se transformer en un billet américain de 100 dollars, avec le général Kim Yong-chol, alors président du département du Front uni, dans le rôle d'assistant. Pour sa part, le magicien Sud-Coréen Choi Hyun-woo avait donné un numéro de mentalisme.
En 1995, deux diplomates nord-coréens se sont rendus à Las Vegas pour rencontrer David Copperfield avec l'objectif qu'il se produise en RPDC, dans un contexte de réchauffement des relations avec les Etats-Unis. Les équipes de David Copperfield avaient d'ailleurs fait une visite préparatoire à Pyongyang. Mais le brutal coup d'arrêt au dialogue américano-nord-coréen après l'élection de George W. Bush et les attentats du 11 septembre mettra fin aux espoirs de voir David Copperfield donner un spectacle à Pyongyang.
The North Korean magician, who performed at the dinner venue after the summit, reportedly received a big welcome and loud applause when he demonstrated his skill by changing a 50,000 South Korean ...
Après l'opération de bombardement du Venezuela et l'enlèvement du président Nicolas Maduro par les forces américaines, le 3 janvier 2026, dans le cadre de l'opération Absolute Resolve, la République de Corée (RdC, Corée du Sud) et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont réagi de manière très différente. La RdC n'a pas fait mention d'une violation du droit international par son allié américain, quand la RPDC a vivement dénoncé une atteinte aux principes de la charte des Nations unies et des lois internationales.
Le président américain Donald Trump suit en direct l'opération Absolute Resolve depuis Mar-a-Lago
Si elle n'a pas été jusqu'à soutenir le président américain pour l'opération conduite au Venezuela, à l'instar de plusieurs alliés de Washington, la RdC n'a pas non plus jugé utile de dénoncer, comme l'a fait l'Union européenne et la plupart des pays du monde, une violation du droit international public. Dans un communiqué de presse, le ministère des Affaires étrangères de la RdC a simplement appelé toutes les parties à la retenue, "pour apaiser les tensions dans la région", en soulignant que toutes les mesures seraient prises pour assurer la sécurité des ressortissants sud-coréens au Venezuela.
Par ailleurs, le communiqué de presse met l'accent sur le respect de l'état de droit et le "rétablissement de la démocratie" au Venezuela, dans une référence à l'élection présidentielle de juillet 2024 au Venezuela, dont le résultat n'a pas été reconnu par Séoul, en évitant toutefois de critiquer plus avant le gouvernement vénézuelien.
Dans une pétition, 68 des 165 députés du Parti démocrate (centre-gauche, au pouvoir) ont pour leur part dénoncé l'atteinte au droit international ainsi commise, en soulignant qu'elle constituait un dangereux précédent de nature à inciter d'autres puissances à agir de même, tout en appelant également à un retour à la démocratie au Venezuela :
Une mauvaise gouvernance par un régime ne saurait justifier une action militaire contre un Etat souverain (...) Il doit revenir à la population vénézuélienne de décider du retour à la démocratie et cela doit se faire de façon pacifique et diplomatique.
Par ailleurs, des manifestations contre l'opération américaine ont eu lieu en République de Corée.
Quant à elle, la RPDC a réagi par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères en dénonçant une grave violation de la souveraineté des Etats, du droit international public et de la charte des Nations unies, laquelle démontre selon elle, une fois de plus, "la nature voyoue et brutale des Etats-Unis" - ce qui a dû refroidir encore un peu plus les espoirs du président Donald Trump d'une rencontre prochaine avec le dirigeant nord-coréen :
Nous suivons avec une attention particulière la gravité de la situation actuelle au Venezuela, provoquée par les agissements unilatéraux et arbitraires des États-Unis, qui aggravent encore l’instabilité dans une région déjà fragilisée.
Cet incident constitue un nouvel exemple qui confirme, une fois de plus et de manière flagrante, la nature voyoue et brutale des États-Unis, dont la communauté internationale a été témoin à maintes reprises depuis longtemps.
Le ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée condamne avec fermeté l’acte hégémonique commis par les États-Unis au Venezuela, qui représente la forme la plus grave d’atteinte à la souveraineté, ainsi qu’une violation délibérée de la Charte des Nations unies et du droit international, fondés sur les principes du respect de la souveraineté, de la non-ingérence et de l’intégrité territoriale.
La communauté internationale doit prendre la pleine mesure de la gravité de la situation vénézuélienne, dont les conséquences catastrophiques perturbent durablement la structure des relations régionales et internationales, et élever une protestation et une dénonciation légitimes contre les violations répétées par les États-Unis de la souveraineté d’autres pays, devenues une habitude inacceptable.
Si la RPDC et le Venezuela n'ont pas de liens économiques importants, les relations politiques et diplomatiques se sont approfondies sous la présidence de Nicolas Maduro. En 2014, la RPDC a décidé de réouvrir son ambassade à Caracas, et une représentation diplomatique vénézuelienne opère à Pyongyang depuis 2019. Dans le cadre d'une tournée en Amérique latine (Cuba, Mexique, Venezuela), Kim Yong-nam, président de l'Assemblée populaire suprême de la RPDC, avait rencontré le président Nicolas Maduro le 30 novembre 2018 et les deux pays ont alors signé plusieurs accords bilatéraux.
Si de nombreux partis communistes et ouvriers ont signé la déclaration de Pyongyang de 1992, laquelle réaffirmait leur attachement au socialisme après la disparition de l'Union soviétique, en revanche peu ont incorporé dans leur corpus doctrinal le Juche, idéologie directrice de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Un parti communiste a cependant fait du Juche l'un de ses principes directeurs : il s'agit du Parti des travailleurs et des paysans du Népal (acronyme anglais : NWPP), formation d'opposition représentée de manière continue au Parlement depuis 1991.
Né en 1939, Narayan Man Bijukchhe (de son nom de militant : Rohit) a dirigé le NWPP depuis sa fondation.
En désaccord avec Pushpa Lal Shrestha sur le soutien du Parti communiste du Népal (NCP) à l'intervention indienne au Pakistan oriental (ayant conduit à l'indépendance du Bangladesh), ainsi que la recherche d'une coopération du NCP avec le Parti du Congrès népalais, Narayan Man Bijukchhe, qui considérait par ailleurs l'Union soviétique comme une puissance impérialiste, quitte le NCP et fonde en 1975 l'Organisation des travailleurs et des paysans du Népal (NWPO), devenue l'actuel Parti des travailleurs et des paysans du Népal (NWPP). Si le NWPP a fait partie de l'Alliance des sept partis ayant permis l'instauration de la démocratie au Népal et mis fin à la monarchie, il n'a jamais participé au gouvernement.
Dès leur fondation, le NWPO et le NWPP se sont revendiqués du marxisme-léninisme et de la pensée Mao Zedong. Alors que Pushpa Lal Shrestha a visité à plusieurs reprises la RPD de Corée, le NWPP a incorporé les idées du Juche à son corpus doctrinal, y compris à Bhaktapur (80 000 habitants), ancienne cité royale qu'il dirige, située à 13 kilomètres à l'est de Katmandou, et principal bastion du NWPP.
Alors que le Parti du travail de Corée n'a jamais considéré le Juche, à la différence de ses homologues chinois et albanais dans leur approche du socialisme, comme de nature à pouvoir être le soubassement idéologique des partis communistes, l'influence des idées du Juche à Bhaktapur et au sein du NWPP est adaptée aux réalités népalaises : elle met l'accent sur les principes d'autosuffisance et d'indépendance, dans les champs économique, politique et militaire, en refusant les influences étrangères.
The Nepal Workers Peasants Party ( NWPP), also known as the Nepal Workers' and Peasants' Party and the Nepal Majdoor Kisan Party ( Nepali: नेपाल मजदुर किसान पार...
Le 12 décembre 2025, le bureau de la présidence de la République de Corée (RdC, Corée du Sud) a indiqué que 107 Sud-Coréens, suspectés d'être impliqués dans des escroqueries en ligne, avaient été rapatriés du Cambodge depuis octobre. En août, la découverte de la mort par torture près du mont Bokor (province de Kampot) du corps d'un étudiant de 22 ans, Park Min-ho, avait soulevé une vague de protestations en RdC et conduit à la mise en oeuvre d'une coopération judiciaire d'une ampleur inédite entre Séoul et Phnom Penh, alors que le Cambodge est devenu une plaque tournante de la criminalité organisée en Asie du sud-est, s'étendant au Myanmar et au Laos : quelque 1 000 Coréens auraient été kidnappés et forcés de travailler dans des centres d'appel spécialisés dans l'hameçonnage et le pillage de données personnelles.
Ne nous y trompons pas : si les Coréens rapatriés au Cambodge dans le cadre de la lutte contre les escroqueries en ligne peuvent apparaître commes des suspects, attirés par de fausses promesses d'emplois bien rémunérés, ils sont avant tout les victimes d'un esclavage moderne. Ils sont des milliers d'étrangers enlevés, torturés et vendus à des groupes mafieux les forçant à travailler dans d'immenses centres d'appel, souvent implantés dans d'anciens hôtels ou casinos. Entre janvier et août 2025, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a recensé 330 cas de disparitions de Coréens au Cambodge, contre 17 en 2023.
S'agissant de Park Min-ho, la famille de la victime s'était vu exiger une rançon de 50 millions de won (30 000 euros), avant que les contacts ne cessent et que le corps du jeune homme soit retrouvé et identifié deux semaines plus tard, le 8 août. Un étudiant de la même université que Park, dénommé Hong, avait servi d'intermédiaire avec les gangsters impliqués dans son assassinat, le fonctionnement cloisonné du groupe mafieux ayant compliqué l'enquête.
La corruption du Cambodge a favorisé l'essor des activités de fraude en ligne, qui serait menée principalement par des Chinois naturalisés cambodgiens. Parmi eux, Chen Zhi, qui dirige le Prince Holding group, a été inculpé pour fraude et blanchiment par la justice britannique et la justice américaine - cette dernière a gelé ses avoirs en bitcoins pour un montant de 15 milliards de dollars (12,8 milliards d'euros). La proximité de Chen Zhi avec des figures haut placées du gouvernement cambodgien (il a été le conseiller de ministres) a nourri des soupçons de collusion entre le crime organisé et l'appareil d'Etat, conduisant Séoul à protester vigoureusement auprès de Phnom Penh. Mais les rapatriements en cours ne lèvent sans doute qu'une partie du voile sur des activités criminelles d'une ampleur exceptionnelle et que les autorités cambodgiennes ont, à tout le moins, laissé prospérer.
Gangrené par la corruption et accusé de protéger la mafia de la fraude en ligne, le régime de Phnom Penh est sous la pression d'un nombre grandissant de pays.
Soixante-quatre ressortissants sud-coréens soupçonnés d'avoir été impliqués dans des centres d'arnaque en ligne au Cambodge ont été rapatriés samedi 18 octobre. Ces lieux fonctionnent comm...
La mort de Park Min Ho, un étudiant de 22 ans, au Cambodge a profondément choqué la Corée du Sud. Attiré par un camarade de la même université, il a disparu
Alors que le conflit à Gaza a conduit de nombreux pays à condamner les projets américain et israélien concernant l'avenir de l'enclave (la France s'apprêtant pour sa part à reconnaître l'Etat palestinien), les deux Etats coréens maintiennent des positions très différentes : si la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) soutient fermement la Palestine, la République de Corée (RdC, Corée du Sud) appelle au respect des principes du droit international tout en évitant de formuler toute critique directe de Donald Trump et de l'allié américain.
Sur la carte ci-dessus, les Etats reconnaissent (en vert foncé) ou ont annoncé une future reconnaissance (en vert clair) de l'Etat de Palestine, tandis que d'autres (en jaune) ont posé des conditions. Ceux en gris ne reconnaissent pas ni n'ont l'intention de reconnaître la Palestine.
Comme l'a souligné l'agence de presse WAFA dans une dépêche du 12 février 2025 citant l'agence nord-coréenne KCNA, la RPDC avait alors dénoncé le projet américain de "prendre le contrôle" de la bande de Gaza ainsi que "l'acte d'expulsion forcée du peuple de Gaza", en dénonçant de graves violations du droit international visant à une solution à deux Etats.
Soulignant l'urgence humanitaire, l'agence KCNA, relayant les positions de Pyongyang, ajoutait :
À un moment où le sang et les larmes continuent de couler dans la bande de Gaza et où les inquiétudes grandissent au pays et à l'étranger quant à la fragilité de la situation, le monde est choqué par la rhétorique scandaleuse qui piétine les espoirs ténus des Palestiniens de paix et d'une vie stable dans la région.
Pour sa part, la diplomatie sud-coréenne appelle à une situation politique et humanitaire pour Gaza, basée sur le droit international public, dénonce le terrorisme et souhaite la libération des otages, sans se prononcer directement sur les projets américain et israélien d'occupation de Gaza et de transfert des populations.
L'administration de l'ancien président sud-coréen (conservateur, destitué depuis) Yoon Seok-yeol avait exprimé une position de principe favorable à la paix, se félicitant du cessez-le-feu conclu en janvier 2025. A cet égard, l'agence sud-coréenne Yonhap avait ainsi cité Lee Jae-woong, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, souhaitant que "l'application totale et rapide de l'accord mène à la libération de tous les otages et à l'amélioration de la situation humanitaire dans la bande de Gaza", tout en formulant l'espoir que "l'élan positif créé par l'accord servira de base à de nouvelles discussions à des solutions diplomatiques pour la paix et la stabilité dans la région".
Alors qu'on aurait pu envisager que l'élection du démocrate Lee Jae-myung entraînerait un infléchissement de la position de Séoul sur ce dossier, à ce stade la continuité prévaut manifestement avec son prédécesseur, qu'il s'agisse des discussions que le Président Lee a eues avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres en juin 2025 (en marge d'une réunion du G7 à Alberta, au Canada) ou de celles dans le Bureau ovale avec Donald Trump en août 2025 - lors de laquelle la question de Gaza pourrait même ne pas avoir été évoquée, ne figurant pas dans les comptes rendus de cette rencontre. Avec Antonio Guterres, Lee Jae-Myung a réitéré la position traditionnelle de Séoul pour la paix en général et dans cette partie du monde en particulier, en soutenant les efforts menés par les Nations unies. Cette prudence, largement imputable à la position privilégiée de Séoul avec Washington, est à observer alors que la RdC préside le Conseil de sécurité des Nations unies au mois de septembre 2025.
Selon l'agence KCNA de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), l'ambassade du Nicaragua en RPDC a célébré, le 19 juillet 2024, le 45e anniversaire de la révolution sandiniste au club diplomatique Taedonggang, à Pyongyang. Cet événement, auquel a participé Ra Yun-bak, vice-ministre des Affaires étrangères de la RPDC, s'inscrit dans la continuité de la réouverture d'une représentation diplomatique du Nicaragua à Pyongyang en 2024 (la première d'un pays d'Amérique centrale en RPDC), alors que la RPDC a apporté un soutien constant à la révolution sandiniste.
Célébration de l'anniversaire de la révolution sandiniste, le 19 juillet 2024, à Pyongyang
Le 19 juillet 1979, les soldats du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) investissaient la capitale du Nicaragua, Managua, signant la victoire de la révolution sandiniste. Deux jours plus tôt, le président Anastasio Somoza avait démissionné et fui à Miami.
Fidèle à son soutien aux luttes de libération, la Corée du Nord avait apporté un appui politique et militaire aux sandinistes au moins depuis 1971, date à laquelle le commandant Plutarco Hernandez avait suivi un entraînement militaire à Pyongyang et rencontré le président Kim Il-sung. La RPDC s'était ensuite tenue aux côtés de ses frères d'armes nicaraguayens dans la lutte contre les Contras. En 1988, par solidarité avec Pyongyang, La Havane et Managua avaient boycotté les Jeux olympiques de Séoul - alors que la RPDC avait souhaité co-organiser cet événement. Des délégations des deux nations soeurs d'Amérique latine s'étaient ensuite rendues à Pyongyang, dans le cadre du Festival mondial de la jeunesse, en 1989.
Le président Daniel Ortega (au pouvoir de 1979 à 1990, date de sa défaite électorale, et depuis 2007 après sa victoire aux élections générales du 5 novembre 2006) a visité la RPDC en 1983 et 1986.
Les projets d'usines, d'hôpitaux et d'établissements d'enseignement que la RPDC devait construire gratuitement au Nicaragua dans les années 1980 ne semblent pas s'être concrétisés, alors que l'économie nord-coréenne commençait déjà à ralentir fortement - avant d'entrer en récession en 1990.
L'amitié entre les deux pays, symbolisée par le peu ordinaire don d'une statuette kitsch de crocodile portant un plateau avec des verres, se fonde sur une solidarité anti-impérialiste qui, selon KCNA, a été rappelée en ces termes par Ra Yun-bak, vice-ministre des Affaires étrangères de la RPDC, lors de la cérémonie du 19 juillet 2024 :
La victoire de la révolution a été un événement important dans l’histoire du Nicaragua car elle a rejeté la domination et l’ingérence étrangères et a fortement encouragé le développement indépendant [du Nicaragua].
Kim Il-sung et Daniel Ortega, en visite en RPDC, en 1986
En face du G7 qui apparaît comme un club regroupant exclusivement des puissances occidentales et libérales après la suspension de la Russie du G8 en 2014, quatre puissances émergentes (Brésil, Russie, Inde et Chine, d'où l'acronyme BRIC) se réunissent chaque année depuis 2009 lors de sommets internationaux qu'elles accueillent à tour de rôle. Elles ont été rejointes par l'Afrique du Sud en 2011 (d'où le nouveau nom de BRICS) puis par l'Egypte, les Emirats Arabes Unis, l'Ethiopie et l'Iran en 2024 (formant ainsi le groupe BRICS+). Plusieurs dizaines d'autres pays du Sud (mais aussi européens, comme la Serbie) ont exprimé leur souhait de rejoindre les BRICS+ qui tend à devenir l'expression du Sud global élargi à la Russie, alors que le prochain sommet est prévu dans ce pays, à Kazan, en octobre 2024. Récemment, c'est la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) qui a aussi manifesté son intérêt pour devenir membre des BRICS+.
Carte des Etats membres des BRICS+ en 2024
C'est un média spécialisé dans les cryptomonnaies, Cointribune, qui a évoqué ce souhait de la RPDC de rejoindre les BRICS+. Cet intérêt a été rapproché de la proposition russe de développer une nouvelle unité monétaire basée sur un panier des devises des Etats membres du groupe, ce qui remettrait en cause la domination du dollar américain.
Toujours selon Cointribune, la Corée du Nord, exclue du réseau SWIFT et plus largement des circuits financiers internationaux, aurait ainsi accès à des systèmes de paiement alternatifs. Engagé dans un bras-de-fer avec Washington, Pyongyang participerait aussi à la dédollarisation de l'économie.
Si les membres des BRICS+ se sont exprimés à plusieurs reprises pour une réforme des organisations financières internationales (FMI, Banque mondiale) et plus largement pour une nouvelle gouvernance mondiale - impliquant selon eux une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies -, ils ont aussi mis en place la Nouvelle banque de développement, basée à Shanghaï, dont l'objet est de financer des projets d'infrastructures dans les pays en développement, ainsi que de pouvoir mobiliser une réserve de devises pour faire face aux chocs financiers dans les pays émergents. L'absence de conditionnalité des aides tranche avec les règles qu'impose le FMI.
Alors que la fermeture de ses frontières par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) pendant plus de trois ans, entre janvier 2020 et juillet 2023, dans le contexte de la pandémie de Covid-19, avait mis un coup d'arrêt aux échanges de délégations, les autorités nord-coréennes multiplient à présent les accueils de personnalités étrangères et reprennent les visites en dehors de la péninsule coréenne. Dans ce contexte, une délégation du Parti du travail de Corée (PTC) conduite par Kim Song-nam, directeur du département international du PTC, a visité la Chine, le Vietnam et le Laos entre le 21 mars et le 2 avril 2024. Il s'agissait principalement de développer non seulement les échanges bilatéraux, mais aussi les relations avec les partis frères des trois autres démocraties populaires d'Asie : la solidarité mutuelle, tant au plan international que dans la construction du socialisme, a été évoquée à chacune des étapes de la tournée est-asiatique de la délégation nord-coréenne.
La délégation du PTC saluée au retour de son déplacement en Chine, au Vietnam et au Laos
En Chine, la délégation du PTC a rencontré notamment Wang Yi, directeur du bureau central des Affaires étrangères du Parti communiste chinois (PCC) et qui exerce parallèlement les fonctions de ministre des Affaires étrangères, Wang Huning, président de la Conférence consultative politique du peuple chinois, membre du comité permanent du bureau politique (BP) du PCC, secrétaire du secrétaire général du PCC, et Liu Jianchao, directeur du département international du PCC.
Malgré le renforcement récent des liens russo-nord-coréens, la Chine reste le principal partenaire de la RPDC, la plus grande partie des exportations nord-coréennes vers la Chine étant d'ailleurs désormais formées, selon les statistiques douanières, par les perruques et les faux cils. L'année 2024 marque le 75e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la République populaire de Chine, fondée en 1949, et la RPD de Corée. Elle est célébrée comme l'année de l'amitié sino-(nord)-coréenne, dont le lancement a été officialisé à l'occasion de la visite en RPDC de Zhao Leji, président du comité permanent de l'Assemblée nationale populaire chinoise, reçu par le secrétaire général du PTC Kim Jong-un. Zhao Leji est considéré comme le numéro 3 du PCC et est la plus haute personnalité chinoise à visiter la RPDC depuis le déplacement de Xi Jinping en 2019.
Dans ce contexte, lors de la visite en Chine de la délégation du PTC le ministre des Affaires étrangères chinois a mis l'accent sur l'amitié sino-coréenne et une solidarité y compris sur la scène internationale alors que, dans le contexte de la guerre en Ukraine, la Chine désigne les Etats-Unis comme les principaux responsables de la montée des tensions en Asie du Nord-Est. Wang Yi a ainsi mentionné le renforcement de la "communication stratégique" et de la "coopération tactique" entre les deux pays. Selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA :
Wang Yi a déclaré que la position et la volonté constantes du parti, du gouvernement et du peuple chinois étaient de défendre de manière honorable, de consolider de manière excellente et de développer avec succès l'amitié sino-RPDC fondée sur le sang et la richesse commune précieuse, et a exprimé sa conviction que les relations amicales entre les deux pays progresseraient de manière inébranlable sous la direction stratégique du secrétaire général Xi Jinping et du secrétaire général Kim Jong Un, malgré tous les défis et toutes les difficultés.
Il a affirmé que la Chine renforcerait, comme toujours, la communication stratégique et la coopération tactique avec la RPDC sur la scène internationale afin de défendre fermement les intérêts communs des deux partis et des peuples des deux pays et de promouvoir l'amitié entre la Chine et la RPDC.
Wang Yi recevant Kim Song-nam à la résidence Diaoyutai, à Pékin le 23 mars 2024
Au Vietnam, la délégation conduite par Kim Song-nam a eu des échanges avec, entre autres, Truong Thi Mai, cheffe de la commission centrale d'organisation du Parti communiste vietnamien (PCV), et Le Hoai Trung, secrétaire du comité central du PCV et qui dirige également le comité central des affaires étrangères du PCV.
Ayant mentionné le cinquième anniversaire du déplacement du dirigeant nord-coréen au Vietnam (mais pas le sommet lui-même, dont les résultats ont été in fine assez maigres), Truong Thi Mai a rappelé le soutien de la RPDC à la lutte de libération nationale du peuple vietnamien, tout en mettant également l'accent sur le développement futur des relations bilatérales. Dans son intervention, Kim Song-nam a davantage mis l'accent sur la lutte anti-impérialiste.
Kim Song-nam et Truong Thi Mai, à Hanoï le 26 mars 2024
Lors de son déplacement au Laos, la délégation du PTC a rencontré notamment Thongloun Sisoulith, secrétaire général du Parti révolutionnaire populaire lao (PRPL), et qui exerce parallèlement les fonctions de Président de la République, et Thongsavanh Phomvihane, qui dirige le comité des relations extérieures du PRPL.
Selon KCNA, Thongsavanh Phomvihane a déclaré que le PRPL et le gouvernement laotien soutenaient pleinement la politique du PTC et la RPDC pour défendre la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne. Toujours d'après KCNA, Thongloun Sisoulith a salué "le développement rapide" de la RPDC "sous la direction énergique et chevronnée" du secrétaire général Kim Jong-un.
Reçu par le secrétaire du PRPL, le directeur du département international du PTC a mentionné le combat conjoint mené avec le Laos sur la voie pour réaliser une véritable justice internationale.
Alors qu'il est d'usage protocolaire que les échanges se situent à un niveau identique à celui de la délégation reçue, le directeur Kim Song-nam, par ailleurs porteur d'un message verbal de Kim Jong-un, secrétaire général du PTC, président de la commission des affaires de l'Etat, a été reçu au Laos à un niveau supérieur à celui de son rang politique. Cette rencontre - qualifiée de courtoisie - traduit un intérêt plus particulier du Laos pour renforcer ses liens avec la RPDC. Elle s'inscrit également dans le contexte de la présidence laotienne de l'ASEAN en 2024, alors que le forum régional de l'ASEAN, dont la RPDC est membre, est consacré aux questions multilatérales de sécurité. Certains observateurs évoquent la possibilité que la ministre des Affaires étrangères nord-coréenne Choe Son-hui y participe cette année. - sans que le compte rendu des échanges avec la délégation du PTC ne comporte d'indication sur ce sujet.
Le Président Thongloun Sisoulith (à droite) recevant Kim Song-nam le 29 mars 2024
A North Korean delegation led by a senior official visited Laos and stressed the North's policy of bolstering defence capabilities, Yonhap News Agency reported citing the North's state media, Korean
Les régimes de sanctions mis en place par le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) font chacun l'objet d'un suivi par un comités d'experts. Depuis son premier essai nucléaire en 2006, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) était soumise à des sanctions internationales qui ont été renforcées à plusieurs reprises, notamment en 2016 et en 2017. A l'occasion du renouvellement du mandat des experts chargés de la surveillance des sanctions internationales contre la RPDC, la Russie, membre permanent du CSNU, a imposé son veto, entraînant ainsi la fin des travaux du comité d'experts. La Russie a critiqué l'inefficacité selon elle du recours aux sanctions pour créer un dialogue qui permettrait d'améliorer la situation sécuritaire dans la péninsule coréenne.
Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie au Conseil de sécurité de l'ONU
L'époque où un consensus international permettait d'imposer puis de renforcer les sanctions internationales contre la RPDC semble bel et bien révolue. Dans le nouveau contexte géopolitique né de l'offensive russe en Ukraine en février 2022, Pékin et plus encore Moscou tiennent Washington et leurs alliés comme les principaux responsables de la montée des tensions dans la péninsule coréenne, refusant à plusieurs reprises d'accroître un régime de sanctions - déjà sévère - pour sanctionner la poursuite par Pyongyang de son programme balistique. La Chine et plus encore la Russie étant mises en cause pour ne plus appliquer pleinement les sanctions internationales à l'encontre de la Corée du Nord, les puissances occidentales - à l'instar de la République de Corée (Corée du Sud) et de l'Ukraine - ont accusé Moscou, en imposant son veto, de chercher à dissimuler une coopération militaire majeure depuis une rencontre au sommet entre Vladimir Poutine et Kim Jong-un en septembre 2023, la livraison d'armes conventionnelles et de munitions à la Russie contrevenant au régime de sanctions mis en place par le CSNU. Les deux pays prennent toutefois soin de ne pas afficher publiquement des échanges dans le domaine militaire.
Washington, Londres ou encore Paris relèvent que des obligations juridiques dont la connaissance n'est pas sanctionnée n'ont pas d'effectivité. Les Occidentaux n'ont pas indiqué s'ils souhaitaient mettre en place un dispositif de surveillance en dehors du cadre des Nations unies.
Moscou a bien évidemment une interprétation différente de l'usage de son droit de veto - alors que la Chine s'est pour sa part abstenue, n'allant pas jusqu'à émettre un vote contre. Le représentant russe auprès du CSNU, Vassili Nebenzia, a mis en avant les conséquences humanitaires des sanctions ainsi que la nécessité de réouvrir la voie d'un dialogue avec Pyongyang, en appelant ouvertement à une révision du régime des sanctions. Le veto russe est ainsi présenté comme la conséquence d'une absence sur ce point non seulement d'accord, mais même de dialogue, des Etats-Unis et de leurs alliés. Le ministère russe des affaires étrangères a observé, dans un communiqué, que les sanctions internationales n'avaient pas non plus permis de créer les conditions d'une diminution des tensions internationales autour de la Corée, en estimant qu'il fallait désormais recréer les conditions de la confiance entre les différentes parties impliquées. Selon le communiqué du ministère russe :
Pendant de longues années, les mesures de restrictions internationales n'ont pas aidé à améliorer la situation sécuritaire dans la région. Au contraire, en l'absence de mécanismes permettant de réviser et alléger ces sanctions, cet instrument est un obstacle majeur au renforcement de la confiance et au maintien d'un dialogue politique.
Ce n'est pas la première fois que la Russie fait usage de son droit de veto pour mettre fin à la surveillance d'un régime de sanctions en bloquant le renouvellement du mandat des experts en charge de son suivi : elle avait procédé de même en août 2023 pour le Mali, où elle était déjà accusée de ne pas appliquer les sanctions internationales.
Que ce soit la Russie plutôt que la Chine qui oppose son veto est conforme à un recours traditionnellement beaucoup plus important de Moscou que de Pékin au droit de veto - la Chine n'en faisant le plus souvent usage que lorsque ses intérêts directs sont en jeu. Par ailleurs, la Russie est davantage ciblée par les sanctions internationales que la Chine depuis le début de la guerre russo-ukrainienne. Comme la RPDC, elle se considère ainsi visée par les puissances occidentales : Sergueï Narychkine, qui dirige l'agence russe de renseignement extérieur SVR, a récemment rencontré à Pyongyang Ri Chang-dae, ministre de la sécurité d'Etat. Selon l'agence de presse nord-coréenne KCNA, les deux hommes ont discuté de l'espionnage et des "complots de plus en plus nombreux" des forces qui leur sont hostiles.
Si les sanctions internationales se sont fortement développées après la fin de la guerre froide comme outil à la disposition des Nations unies pour garantir la paix et la sécurité internationales sans recours à la force armée, le contexte d'une nouvelle guerre froide en montre les limites. Faute pour les régimes internationaux d'être limités dans le temps, et en l'absence désormais de consensus pour les modifier, il n'y a d'autre choix pour un pays comme la Russie que de recourir au veto pour exprimer qu'elle ne partage plus les positions qui l'avaient amenée, par le passé, à imposer puis à renforcer les sanctions internationales contre Pyongyang. Plus largement, la coopération au sein des organisations internationales, au premier rang desquelles les Nations unies, restera durablement bloquée tant que se manifestera pas une volonté de dialogue de toutes les parties impliquées. A défaut, le droit ne sera plus qu'une arme dans les relations internationales.
Un système de surveillance des sanctions de l'ONU visant la Corée du Nord vient d'être dissous via le veto de Moscou. Une action dénoncée sur la scène internationale, de nombreux pays accusan...