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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 08:10

Le 22 juin 2014, la nette défaite des guerriers Taeguk sud-coréens face à l'Algérie (4-2) a pratiquement signifié une élimination de la compétition. Même s'il faut encore attendre le dernier match qui opposera les Coréens aux Belges le 26 juin prochain pour tirer tous les enseignements de la coupe du monde 2014, l'Association d'amitié franco-coréenne a d'ores et déjà recueilli les impressions d'Edouard Dupas, spécialiste du football coréen, que nous avions déjà interrogé sur ce blog.

Face à l'Algérie le 22 juin 2014, les Sud-Coréens ont perdu sur le score de 4 buts à 2.

Face à l'Algérie le 22 juin 2014, les Sud-Coréens ont perdu sur le score de 4 buts à 2.

 

Bonjour Edouard Dupas. Le match entre l'Algérie et la Corée du Sud s'est terminé par un score de 4-2 en faveur de l'Algérie. Quels sont les temps forts de ce match, et quel bilan peut-on en tirer ? Contre la Russie, les Coréens avaient fait de nombreuses fautes techniques... Leur qualité de jeu s'est-elle améliorée ?

 

Bonjour. Lors de cette Algérie-Corée du Sud (opposition inédite dans l'histoire de la compétition), je dirai que les guerriers Taeguk nous ont présenté deux visages :

 

- celui de la première mi-temps désastreuse (0-3), qui les a vu encaisser trois buts en pratiquant un jeu très faible à tous égards (qualité et précision des passes, rythme, enchaînements, propositions de courses/combinaisons/relais, prises de décision, lecture du jeu adverse, etc.), typique d'une formation qui n'est pas dans l’événement, timorée et en manque total de confiance. Ce n'est pas faire injure aux joueurs coréens que de dire les choses ainsi : aucune équipe de ce mondial brésilien n'avait jusque-là paru si démunie et si peu motivée ;

 

- celui de la seconde période, avec beaucoup plus d'engagement et d'envie qui a permis aux coréens de réduire la marque à deux reprises, par Son Heung-min et Gu Ja-cheol, deux joueurs qui évoluent dans le championnat allemand et y ont gagné une certaine réputation. Il y avait encore de la maladresse et de l'imprécision, un manque de rigueur en défense, mais au moins les Coréens ont tenté leur chance.

 

Je pense qu'il faudra attendre le résultat du match contre la Belgique pour tirer un vrai bilan de ce mondial. Mais pour l'heure, il est globalement mauvais : un match nul assez terne contre la Russie, une large défaite contre l'Algérie, avec au total 5 buts concédés pour 3 inscrits. Entre les deux matchs, je ne pense pas qu'on ait vu un grand progrès, sauf peut être dans la seconde mi temps du match de ce soir, où les joueurs se sont libérés de leur peur une fois menés 3-0...

 

Mais ce qui a le plus frappé les esprits, c'est le déchet technique et la fragilité de cette sélection : on est à ce titre bien loin de 2010 ou même de 2006, sans parler évidemment de 2002. La dynamique de 2010 est clairement perdue.

 

Comment voyez-vous la suite de la compétition pour les Sud-Coréens ?

 

Honnêtement, j'avais déjà de gros doutes sur les chances de succès des Sud-Coréens après avoir vu leurs piètres matchs amicaux à l'orée du mondial (défaite contre la Tunisie, la Russie, le Japon, les Etats-Unis, le Mexique, le Ghana), les difficultés dans la campagne qualificative (défaites contre l'Iran, nul contre l'Ouzbékistan et le Liban) et devant les choix de l'entraîneur Hong Myung-bo, qui bénéficie d'un grand crédit en Corée puisqu'il fut le capitaine de la plus glorieuse sélection nationale de l'histoire (celle de 2002) mais n'a peut-être pas toujours été lucide.

 

Les matchs contre la Russie et l'Algérie ont malheureusement confirmé les craintes que l'on pouvait avoir. Je pense que la Corée, à moins d'un miracle, ne pourra pas battre la Belgique. Elle repartira du Brésil avec des enseignements, à la sélection nationale d'en faire quelque chose, par exemple lors de la prochaine coupe d'Asie qui aura lieu en janvier prochain en Australie.

 

La sélection nationale sud-coréenne a repris de nombreux joueurs qui avaient décroché la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres. Ce choix a-t-il été pertinent ?

 

Pas complètement, hélas. Si on peut concéder à Hong Myung-bo que la plupart des individualités avaient leur place dans les 23 de par leurs accomplissements professionnels, comme le défenseur Kim Young-gwon, les milieux Ki Sung-yueng, Koo Ja-cheol ou l'attaquant Ji Dong-won, qui ont beaucoup joué en club depuis 2012, quelques joueurs ne méritaient pas d'être convoqués pour un rendez-vous d'aussi haut niveau : je pense notamment à Park Chu Young (vierge de toute compétition depuis des lustres) ou à Kim Chang-soo, arrière-droit au pedigree peu impressionnant.

 

Ce que je reprocherais en outre à Hong, c'est aussi de n'avoir pas assez essayé de convaincre l'ancien capitaine Park Ji-sung de jouer une dernière coupe du monde, d'avoir convoqué trop peu de joueurs d'expérience, comme Cha Du-ri ou Lee Jung-soo, et d'avoir négligé des joueurs locaux que ses prédécesseurs de 2011 et 2012 avaient identifiés et (re)lancés : Lee Yong-rae, Kim Jae-sung, Han Sang-woon, Yoon Bitgaram, Kim Chi-woo, etc. Pour ce mondial, Hong a fait un pari risqué : celui de la jeunesse. Il ne l'a pas gagné, mais ses choix pouvaient se comprendre après le succès des jeux olympiques et quelques matchs internationaux plutôt convaincants : 2-0 contre la Grèce, 1-0 contre le Costa Rica, 2-1 contre la Suisse.... Et les joueurs que je cite étaient peut-être en méforme, ou de mauvaise entente avec les "olympiques"... La vie de sélectionneur n'est pas de tout repos.   

 

Quel regard peut-on aujourd'hui porter sur les joueurs sud-coréens évoluant en France, notamment par rapport aux autres pays européens ?

 

Il n'y a désormais plus qu'un seul joueur sud-coréen évoluant dans le football professionnel français aujourd'hui, il s'agit du jeune Kim Kyung-jung. Cet élément important de l'équipe nationale espoir fut recruté par Bordeaux après la coupe du monde des moins de 20 ans en 2011, puis prêté au Stade Malherbe de Caen, pour le compte duquel il a joué une dizaine de matchs de ligue 2 et devrait découvrir le plus haut niveau en août prochain, puisque apparemment, le club normand a voulu conserver le joueur.

 

Lee Yong-rae (FC Nantes) Nam Tae-hee (Valenciennes) et Song Jin-hyung (FC Tours) ont tous quitté l'hexagone. La France, si l'on excepte le cas de Park Chu-young, qui a fait une belle carrière à Monaco, n'a jamais été une terre promise pour les footballeurs coréens qui y ont toujours eu les pires difficultés à s'y adapter et s'y épanouir. J'ai lu que le jeune Kim Shin avait été recruté par l'Olympique Lyonnais il y a quelques mois, mais il devrait rester dans la réserve du club un bon moment.

 

Pour voir des joueurs coréens performants en Europe, il faut plutôt lorgner du côté de l'Allemagne (Gu Ja-cheol, Hong Jeong-ho, Park Joo-ho, Park Jung-bin, Son Heung-min, Ryu Seung-woo, Lee Jun-hyeob, Kim Jin-soo, Ji Dong-won) ou de l'Angleterre (Yun Suk-young, Kim Bo-kyung, Lee Chung-yong, Ki Sung-yong).

 

L'Europe méditerranéenne n'accueille elle les Coréens qu'au compte-gouttes : Kang Min-woo au Vitoria de Setubal (Portugal) et Kim Young-gyu dans la réserve de l'Ud Almeria, rien de plus. Le jeune prodige de l'académie du FC Barcelone Baek Seung-ho avait un temps défrayé la chronique en 2010-2011, mais il est retourné en Corée et l'on n'a plus de nouvelles de lui.

 

Ce mondial révèle-t-il une évolution de la hiérarchie des équipes asiatiques, notamment dans la perspective de la prochaine coupe d'Asie ?

 

Les 4 représentants de la confédération asiatique de football ont connu des fortunes diverses mais n'ont pas été ridicules : l'Australie a mis le Chili en difficulté et failli vaincre la Hollande (1-3, 2-3) dans un groupe extrêmement difficile, l'Iran qu'on annonçait comme la plus faible équipe du mondial a su tenir en échec le champion d'Afrique nigérian 0-0 pour son premier match et contenir l'Argentine de Messi pendant 89 minutes lors du second. Une sacrée performance pour une sélection nationale essentiellement composée de joueurs locaux. Le Japon qui était censé être le meilleur espoir de l'Asie dans cette coupe du monde a malheureusement chuté d'entrée contre la Côte-d'Ivoire après avoir mené au score (1-2) et n'a pas su rectifier le tir contre la Grèce (0-0). Quant à la Corée, elle était bien partie avec son nul contre la Russie de Fabio Cappello (1-1) mais a raté son match contre l'Algérie (2-4). Le bilan est défavorable, mais pas totalement catastrophique.

 

Au niveau hiérarchique, il faudra attendre les derniers matchs pour se prononcer mais je dirai que l'Iran est l'équipe qui s'est montrée la plus à son avantage, solide et disciplinée devant une adversité terrible. Viennent ensuite l'Australie, qui s'est admirablement battue pour une équipe à la préparation chaotique et jouant de malchance avec les blessures, puis le Japon, et en dernier la Corée. Nous verrons la semaine prochaine si une équipe asiatique parviendra à se hisser en 8èmes de finales ou non. Le temps est peut-être venu pour les autres équipes asiatiques de monter en puissance : Chine, Iraq, Ouzbékistan, Emirats Arabes Unis, Jordanie, Palestine, ou pourquoi pas... la Corée du Nord ?

 

Merci Edouard Dupas.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 00:40

Comme leurs compatriotes du Sud et les Japonais, les Nord-Coréens sont parmi les plus grands amateurs de football en Asie. Il n'est donc pas surprenant que l'agence de presse KCNA de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ait consacré une dépêche d'agence, dans son édition du 20 juin 2014, aux réactions des fans de football du pays, d'abord surpris par l'élimination des Espagnols, tenants du titre. Si le Cheollima nord-coréen ne s'est pas qualifié cette année - ayant dû s'incliner face à l'Ouzbékistan, qui a ensuite failli faire mordre la poussière aux Sud-Coréens, une nouvelle fois qualifiés, et malgré une victoire face au Japon - il a réussi à battre l'Italie et à accéder en phase finale lors de sa première participation au Mondial en 1966, avant de revenir en 2010 pour mettre à mal les Brésiliens lors du premier match de groupe. Alors que les médias nationaux rediffusent les matchs de l'édition 2014, un effort est actuellement conduit pour former de nouveaux joueurs - et la dépêche de KCNA permet aussi de méditer cette leçon : l'élimination de l'Espagne prouve que, en football, nul n'est jamais assuré de la victoire - ce qui contribue assurément à la popularité de ce sport et ouvre de nouveaux espoirs aux Nord-Coréens pour à nouveau briller dans cette discipline.

Les fans nord-coréens de football jugent  le "tiki-taka" espagnol dépassé

Qui aurait cru que l'agence nord-coréenne KCNA ne pratiquerait pas, elle aussi, le "micro-trottoir" ? Pour rendre compte des réactions des citoyens de la RPD de Corée aux premiers résultats de la Coupe du monde - à laquelle le Cheollima ne participe pas cette année - KCNA a choisir d'interroger des citoyens ordinaires, mais aussi des spécialistes.

Yu Myong-uk, responsable de l'Association de football de RPD de Corée, met en avant la leçon à tirer de l'élimination précoce de l'Espagne : aucune équipe n'est à l'abri d'un revers de fortune, et surtout les techniques évoluent très vite - au point que le style de jeu qui avait fait le succès des Espagnols naguère apparaît maintenant dépassé. Pour Yu Myong-uk, "même une équipe forte peut faire l'expérience amère de la défaite. Mais je suis très surpris de la défaire humiliante de l'équipe espagnole, car l'équipe néerlandaise se classait loin derrière l'équipe espagnole. Il me semble que le "tiki-taka" espagnol a fait faillite".

Pak Chol-nam, professeur à l'Ecole internationale de football de Pyongyang, a déclaré à l'agence KCNA l'importance de s'adapter au jeu de l'adversaire (ce qu'avait du reste fait avec brio la sélection nord-coréenne pour se qualifier à la coupe du monde de 2010, en alliant un jeu défensif et offensif efficace ayant mis en échec des adversaires plus puissants) : "je retire une leçon de la défaite de l'équipe espagnole : le plus important est de comprendre la tactique de ses adversaires et de la contrer intelligemment. J'étudierai avec mes stagiaires les leçons et les expériences à tirer de l'actuelle coupe du monde pour que les entraînements s'appuient sur une base plus scientifique".

Le mot de la fin est revenu à un simple citoyen, qui a montré la grande popularité du football au Nord de la péninsule, qui n'est pas seulement l'affaire de spécialistes. Ryang Min-ho, chef de section à l'Institut des légumes, a livré ces confidences : "je suis de près le résultat de chaque match. La défaite de l'équipe espagnole a été le fait le plus marquant pour tous mes collègues. J'ai appelé un ami au Cheyuk Sinmun (Le Journal des sports) pour lui faire part de mon opinion. Il m'a dit que beaucoup de fans de football dans notre pays envoient des messages ou appellent son bureau pour donner leur avis ou proposer des opinions nouvelles quant au développement national du football".

Source :

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:14

Le groupe H a confirmé toutes ses promesses d'être l'un des plus disputés du mondial 2014 de football : le 17 juin 2014, alors que la Belgique l'a emporté de justesse (2-1) face à l'Algérie qui avait ouvert le score, la République de Corée (du Sud) et la Russie ont terminé sur un match nul (1-1). Après des débuts difficiles pour se qualifier et des résultats décevants lors des matchs préparatoires, les guerriers Taeguk - qui avaient été défaits par la Russie lors d'un match amical à Dubaï en novembre 2013 (2-1) - gardent tous leurs espoirs d'accéder en huitièmes de finale.

Coupe du monde : match nul pour les Sud-Coréens face aux Russes (1-1)

Un match sous haute tension, avec de nombreuses fautes techniques de part et d'autre, dans lequel chaque équipe a retenu son souffle : on pourrait ainsi résumer la rencontre entre les Coréens et les Russes le 17 juin à Cuiaba, devant 40.000 spectateurs.

La première véritable occasion a été russe, à la 31e minute, avec un coup franc tiré par le défenseur russe Sergueï Ignashevitch, déjoué par le gardien coréen Jung Sung-ryong. Puis trois minutes après c'est Koo Ja-cheol qui a failli marquer, dans une frappe à une vingtaine de mètres.

Il a fallu attendre la 68e minute pour le premier but de la rencontre, marqué par Lee Keun-ho, sur un tir de 20 mètres d'abord déjoué par le gardien russe Igor Akinfeev... avant de relâcher le ballon dans son propre but ! Mais six minutes plus tard l'égalisation est venue grâce d'une action négociée par Alexander Kerzhakov.

Le match nul est logique, et annonce de futures et belles batailles. Prochaine étape : la Corée du Sud face à l'Algérie, le 22 juin à 16 heures, au stade des Corinthiens à Sao Paulo.

Source (dont photo) :

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 15:43

En déboursant 350 millions de dollars (360 milliards de won) pour être sponsor de l'édition 2014 de la coupe du monde de football au Brésil, le conglomérat sud-coréen Hyundai n'avait sans doute pas anticipé qu'il serait une des cibles privilégiées des opposants brésiliens à l'organisation de la manifestation - dont ils dénoncent le coût prohibitif (11,5 milliards de dollars de dépenses publiques) au détriment de politiques sociales (santé, logement, éducation), ainsi que la répression des forces de l'ordre soucieuses de faire disparaître les traces d'une pauvreté endémique dans l'un des pays les plus inégalitaires au monde. Au total, près de deux cinquièmes des Brésiliens s'opposeraient à la coupe du monde. Dans ce contexte, avant les premiers matchs officiels, des actes de vandalisme ont été commis à l'encontre de Hyundai et le site Internet du groupe a été attaqué.

Manifestations, grèves et, pour les opposants les plus déterminés, des violences de rue et des affrontements avec la police anti-émeutes : les images qui nous proviennent du Brésil, au moment de l'ouverture du Mondial, sont celles d'un pays en révolte. Non seulement la politique spectacle du football comme sport professionnel - expression d'une économie capitaliste du divertissement - est mise en cause, mais de plus en plus de voix s'élèvent contre les conséquences sociales des lourds investissements publics ainsi engagés dans un pays profondément inégalitaire. Des groupes sociaux, comme le Mouvement des travailleurs sans terre, se sont pleinement engagés dans la contestation de la coupe du monde. La contestation a gagné plus de cinquante villes au Brésil.

La police anti-émeutes repousse les manifestants et les journalistes à Sao Paulo, à la veille du premier match

La police anti-émeutes repousse les manifestants et les journalistes à Sao Paulo, à la veille du premier match

Dans ce contexte, Hyundai - en tant que sponsor officiel de la quinzième coupe du monde - a été une des cibles de choix des opposants. Des images ont circulé montrant une voiture de la marque vandalisée à Sao Paulo, tandis que la boutique d'un concessionnaire du groupe Hyundai-Kia a été attaquée.

Les opposants à la coupe du monde ciblent le sponsor Hyundai

Par ailleurs, le site Internet de Hyundai a été attaqué par des hackers se revendiquant des Anonymous - à l'instar des sites d'autres institutions liées à l'organisation du Mondial, ainsi que des services de renseignement brésiliens - il y a quelque ironie du sort pour le conglomérat sud-coréen d'être en si bonne compagnie comme cible officielle des Anonymous, quand on sait que les services secrets sud-coréens sont largement derrière les attaques régulières de sites officiels nord-coréens, un temps conduites sous le masque des Anonymous. Le 11 juin 2014 a été déclaré journée de solidarité contre la coupe du monde par les Anonymous.

Les opposants à la coupe du monde ciblent le sponsor Hyundai

Au sein du groupe H, les Sud-Coréens affronteront la Russie le 17 juin, à 18h heure locale, au stade Arena Pantabal, à Cuiaba. Le précédent match (amical) contre la Russie, le 19 novembre 2013, s'était soldé par une victoire des Russes (2-1). Les Coréens seront ensuite opposés à l'Algérie, le 22 juin à 16 heures à Porto Alegre, puis à la Belgique le 26 juin à 17 heures à Sao Paulo. Les matchs de préparation ont été très décevants pour les hommes de Hong Myung-bo - qui avait conduit la Corée du Sud à décrocher une médaille de bronze aux Jeux de Londres en 2012 - défaits par la Tunisie (0-1) le 28 mai, puis par le Ghana (0-4) le 4 juin. Si les Sud-Coréens avaient dominé les deux matchs, ils avaient en effet commis de lourdes erreurs.

Sources :

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 14:18

Les diables rouges de la République de Corée (Corée du Sud) ont décroché pour la 9ème fois (et la 8ème fois consécutive !) leur ticket en phase finale d'une coupe du monde de football, à l'issue d'une qualification acquise de haute lutte face à une redoutable sélection ouzbèke. Si le tirage au sort va soumettre les joueurs du Pays du matin calme à une rude concurrence, ils ont su, par le passé, déjouer plus d'une fois les pronostics les moins favorables jusqu'à accéder, en 2002, aux demi-finales de la compétition. Une nouvelle fois, la sélection sud-coréenne pourrait bien être l'une des surprises du Mondial.

selection-sud-coreenne_mondial_bresil_2014.jpg
Pour la phase finale de la compétition au Brésil en 2014, les vaillants guerriers Taeguk de la République de Corée (Corée du Sud) ont eu maille à partir avec les footballeurs ouzbeks, qui avaient survolé la troisième phase de qualification en éliminant notamment le Cheollima de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), présent en Afrique du Sud en 2010.

Lors de la quatrième phase de qualification en Asie, au sein du groupe A les Coréens ont obtenu le même nombre de points (14) que les Ouzbeks (photo ci-dessous, face aux Ouzbeks, le 11 juin 2013 ; match remporté 1-0 par les Coréens, source FIFA), et ont décroché leur ticket pour l'Amérique du Sud à la faveur d'un meilleur différentiel de buts (+ 6 contre + 5). Face à l'Iran, qui a été première du groupe A - après avoir dû eux-mêmes s'incliner, quatre ans plus tôt, face aux deux sélections nord et sud-coréennes - les Ouzbeks avaient fait parler la poudre en décrochant la victoire à Téhéran le 14 novembre 2012, puis en réduisant considérablement l'écart de buts qui les séparait des Coréens lors de l'ultime match, face au Qatar, remporté (5-1) sur un score fleuve le 18 juin 2013. Le même jour, la courte victoire de l'Iran face à la Corée du Sud (1-0) lui assurait sa qualification en phase finale de la compétition, alors qu'une défaite aurait signifié son élimination... au profit de l'Ouzbékistan !

Coree-du-Sud_Ouzbekistan_football_11-juin-2013.jpg
375px-Lee_Keun-Ho_-_1.jpgLeur qualification, les guerriers Taeguk la doivent d'abord à leurs excellents buteurs, comme Lee Keun-ho (photo à gauche, source wikipédia), auteur de deux buts face au Qatar le 8 juin 2012 et d'un troisième but, toujours face au Qatar, le 26 mars 2013.

Au Brésil, le tirage au sort n'a pas fait de cadeau aux Coréens : au sein du groupe H, ils sont aux prises avec l'Algérie, la Belgique et la Russie - qu'ils affronteront lors de leur premier match sur le sol brésilien, le 18 juin prochain, avant de retrouver l'Algérie (le 22 juin) puis la Belgique (le 26 juin). Au classement mondial de la FIFA, le 19 décembre 2013, la Belgique se classait 11ème, la Russie 22ème, l'Algérie 26ème et la Corée du Sud 54ème. Selon le site officiel de la FIFA, si la Belgique et la Russie font figures de favoris au sein du groupe, l'issue est loin d'être évidente. La Corée du Sud, qualifiée de "formation en pleine reconstruction", comme la sélection algérienne, a les moyens de s'imposer, en pouvant compter sur ses têtes d'affiche, comme Kim Bo-kyung, Koo Ja-cheol et Park Chu-young.

En huitièmes de finale, le premier du groupe H affrontera le deuxième du groupe G, et le deuxième du groupe H le premier du groupe G, constitué de l'Allemagne, des Etats-Unis, du Ghana et du Portugal.

En 2002, l'épopée sud-coréenne avait conduit ses joueurs en demi-finale, après avoir éliminé l'Italie et l'Espagne. Et, comme l'observe encore le site de la FIFA, "en 2010, la République de Corée a réalisé un nouvel exploit en accédant pour la première fois à la deuxième phase de l'épreuve reine en terre étrangère. Mais cette fois, son parcours a été interrompu dès les huitièmes de finale par l'Uruguay". 

Sous la houlette de Hong Myung-bo, les joueurs sud-coréens ont la capacité - et la volonté - de montrer, une nouvelle fois, qu'impossible n'est pas coréen.

Sources : wikipédia (quatrième phase de qualification en Asie). Site officiel de la FIFA (notamment les articles  "Groupe H : les Européens favoris sans garantie" et le portrait de la sélection sud-coréenne, dont photo de l'équipe).

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 16:27

ryang_yong_gi_2.jpgNé le 7 janvier 1982 à Osaka, Ryang Yong-gi est un Coréen du Japon, dont les grands-parents ont dû émigrer dans l'archipel pendant la colonisation japonaise (1910-1945) et qui, après l'indépendance, sont restés au Japon et ont pris la nationalité de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). A 31 ans, l'international de football a disputé de nombreux matchs sous les couleurs du Cheollima nord-coréen. Il joue actuellement dans le club de première division japonaise Vegalta Sendai, qu'il a mené à la deuxième place de la J-League, surclassé seulement par le Sanfrecce Hiroshima. Il s'est livré dans un entretien accordé à CNN, dont nous reproduisons ci-après des extraits.

Le capitaine du Vegalta Sendai l'affirme d'emblée : "mon plus grand espoir est que la Corée du Nord et du Sud soit réunifiée", en exprimant sa conviction que le football, et le sport en général, permettent de faire tomber les barrières. Revenant sur ses échanges avec ses compatriotes de la RPD de Corée au sein de la sélection nationale nord-coréenne, il précise toutefois qu'ils parlent d'abord ensemble de voitures (une des passions de Ryang Yong-gi, qui confesse avoir une conduite un peu trop rapide) et de magazines de football, et pas de politique. Il a d'ailleurs été surpris de leur très bonne connaissance des résultats de la première ligue en Angleterre et en Espagne... ce qui n'est d'ailleurs pas propre aux footballeurs professionnels (en 2006, un étudiant coréen de Pyongyang avait demandé à une délégation de l'AAFC en visite dans le pays les raisons du coup de boule de Zidane !).

 

Ayant permis à son club, où il joue depuis 2004, d'accéder au championnat de première division au pays du Soleil-Levant, Ryang Yong-gi, homme d'affaires et supporter du Vegalta Sendai Shuichi Kanno confie à CNN : "nous sentons qu'il aime l'équipe. C'est une légende et on se souviendra de son histoire, même après son départ en retraite". Ramenant à ses justes proportions le poids politique des ultranationalistes japonais, très hostiles à la RPDC, le même affirme encore : "je pense que 90 % des supporters du Vegalta se fichent de savoir s'il est Nord-Coréen ou Japonais".


Ancien élève des écoles coréennes du Japon, Ryang Yong-gi a toutefois pu dans ce cadre pratiquer le football - un des sports vedettes - du matin au soir, grâce également à son père qui lui a fait découvrir le football alors qu'il avait moins de trois ans. Comme il le reconnaît lui-même, "en un sens, je pense que j'ai été béni". Et c'est sa sélection au sein du Cheollima de la RPD de Corée qui lui a permis de faire montre de son talent et d'accéder à une notoriété internationale : aux Jeux d'Asie de l'Est, organisés à Macao en 2005, il marque deux buts en demi-finale face à la Corée du Sud, avant que la Corée du Nord ne s'incline face à la Chine en finale. En 2010, il marque encore 3 buts en 8 matchs internationaux, en faisant partie de la sélection ayant permis la qualification en phase finale de la compétition en Afrique du Sud, puis en marquant dans le cadre de l'AFC Challenge Cup.

 

Ryang_Yong-Gi_selection_Cheollima.jpg
Le milieu de terrain, qui a conduit le club dont il est devenu le capitaine à la seconde place du championnat japonais, a puisé une rage de vaincre accrue dans le désastre causé par le tsunami le 11 mars 2011. Sendai se trouvait à proximité de l'épicentre, et Ryang Yong-gi, qui était au volant, a accouru à sa maison pour rejoindre sa femme enceinte. Dans un univers urbain détruit, le couple a passé la nuit suivante dans sa voiture, pour éviter les conséquences des répliques. Avec les autres joueurs de l'équipe, il s'est fortement mobilisé dans les secours aux victimes avec une volonté renforcée de gagner : cette année-là, le club a terminé quatrième du championnat. Kanno, le propriétaire d'un restaurant de la ville côtière de Kesennuma, fortement touchée par le tsunami, a déclaré que "pendant l'année du tsunami, Vegalta et son jeu nous ont insufflé de l'énergie, qu'ils gagnent ou qu'ils perdent". La reconnaissance des fans va aussi au choix de Ryang Yong-gi de rester avec son équipe, malgré des offres plus élevées d'autres clubs de la J-League.



L'idole de jeunesse de Ryang Yong-gi était le Serbe Dragan Stojkovic, qui a terminé sa carrière à Nagoya (1994-2001) dont il est maintenant l'entraîneur. Un autre de ses modèles est l'Espagnol Andres Iniesta.

 

L'AAFC souhaite encore de nombreux succès à Ryang Yong-gi, un joueur attachant et plein de panache, dans les matchs qu'il jouera, que ce soit au sein de la Vegalta Sendai ou du Cheollima.

 

Source principale : CNN 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 20:31

Jong-Tae-Se_aeroport_d_Incheon.jpgLe charismatique joueur de football nord-coréen Jong Tae-se, très célèbre pour ses larmes émues lors du match Corée du Nord – Brésil de la Coupe du monde de 2010, revient jouer en Asie après plusieurs années passées dans le club de Cologne, en Allemagne. Devenant l’un des attaquants du club de Suwon, non loin de Séoul, Jong Tae-se se place non seulement comme étant un footballeur  indispensable pour le club sud-coréen, mais aussi et surtout comme l’une des pièces qui, espérons-le, favorisera le dialogue entre les deux Corée, rompu depuis le retour des conservateurs au pouvoir en Corée du Sud en 2008. A l'occasion de son arrivée dans le club de Suwon, Jong Tae-se (à gauche, à son arrivée à l'aéroport d'Incheon-Séoul) a d'ailleurs exprimé son souhait d'être un "ambassadeur" des échanges sportifs intercoréens.

Né à Nagoya au Japon en 1984 d'un père sud-coréen et d'une mère nord-coréenne, Jong Tae-se incarne la situation des nombreux Coréens du Japon, résidents permanents dans l'archipel mais de nationalité coréenne : les Zainichi (« ceux qui restent » en japonais). Ces émigrants et descendants d’émigrants se sont installés (de gré ou de force) au Japon à la suite de la colonisation, de la Seconde Guerre mondiale ou de la guerre de Corée. Selon la campagne de recensement de la population menée par l’occupant américain au Japon en 1945, il y avait alors 2,4 millions de Coréens vivant dans l’archipel.

La question de la nationalité de ces Zainichi a longtemps posé un problème de droit, puisque suivant le traité de San Francisco de 1952, les Coréens du Japon n'ont pas d'identité nationale japonaise et se voient dans l’obligation de faire un choix : retourner en Corée ou rester au Japon tout en gardant une identité coréenne. Jong Tae-se est dans cette dernière situation. Elevé dans une école de l’Association générale des Coréens résidents du Japon (Chongryon) selon les principes du Juche, c’est en toute logique que le jeune footballeur, alors meilleur espoir du Kawasaki Frontale, choisit de défendre les couleurs du la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), notamment lors du championnat d’Asie de l’Est en 2008 et pendant la Coupe du monde de 2010. Ses chaudes larmes émeuvent alors la planète qui découvre le profond attachement de ce Coréen du Japon à la « mère Patrie ». Ayant permis un but inattendu contre la très puissante équipe brésilienne, il se fait remarquer et décroche un contrat avec le FC Bochum puis avec Cologne. C’est en décembre 2012 que l’ironie de l’histoire se dévoile : Jong Tae-se devient le quatrième joueur de football de la RPDC à aller jouer en Corée du Sud (et ce grâce à une certaine tradition footballistique en Corée du Nord dont la sélection nationale s’est hissée en quarts de finale lors de la coupe du monde de 1966) et devient l’un des espoirs de la réconciliation coréenne.

Dans le domaine de la diplomatie, il n’est pas rare que, dans des cas de dialogue politique difficile, il soit préférable d’ouvrir d’autres points de contacts (on parle de Track II Diplomacy ou de Paradiplomatie), et le sport fait partie d’entre eux (souvenons-nous de la fameuse « diplomatie du Ping-pong » entre les Américains et les Chinois qui ont préparé le terrain à la visite historique de Nixon à Pékin en 1972, d'ailleurs reprise par les Coréens au début des années 1990). Jong Tae-se ayant tout du diplomate (il ne parle pas moins de cinq langues !), espérons que non seulement il rapportera beaucoup de victoires pour Suwon (comme l’a fait avant lui son compatriote An Yong-hak) et pour son pays, mais aussi qu’il constituera un facteur d’apaisement des relations intercoréennes en vue de la réunification.

Sources : AAFC, AFP (dont photo), Francefootball, wikipédia, Youtube (trailer du film Games of Their Lives).

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 11:12

Il s'en est fallu d'un cheveu... Lors de la finale de la coupe du monde U-17 de fooball féminin, les Coréennes de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) se sont inclinées d'un rien face à leurs rivales françaises (1-1, 7-6 après les tirs aux buts), à l'issue d'un match haletant et riche en suspens. L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) félicite les Coréennes pour leur parcours brillant, qui augure que le football féminin a encore de beaux jours devant lui en Corée du Nord.

 

Championnes du monde en 2008, les Nord-Coréennes ont terminé vice-championnes du monde à l'issue de la finale de la coupe du monde U-17 de la FIFA qui s'est tenue le 13 octobre 2012 au stade Tofig Bahramov de Bakou. Mais c'est peu dire qu'elles ont joué de malchance face aux Françaises, à l'issue d'un match riche en rebondissements qui a offert leur premier sacre mondial aux Bleuettes.

 

france corée-du-nord coupe-du-monde U-17 13-octobre-2012 1Ayant choisi un format offensif 4-2-3-1, les Françaises ont ouvert le score à la 33e minute avec Lea Declercq, l'attaquante d'Hénin-Beaumont. Mais la deuxième mi-temps vit les Nord-Coréennes de plus en plus entreprenantes, jouant de malchance en ratant l'égalisation à la 63e minute par un tir sur la transversale de Ri Hyang-sim. C'est finalement à la 79e minute que Ri Un-sim permit aux Coréennes, dominantes en fin de match, de revenir au score sur un tir idéal à 16 mètres. Par la même occasion, la jeune prodige coréenne marquait son huitième but de la compétition.

 

L'affaire aurait pu être pliée si, dans les arrêts de jeu, un tir de Ri Hyang-sim à cinq mètres du but n'avait rasé la transversale. Après la fin du temps réglementaire, les pénalties ont départagé les deux équipes à égalité (1-1) et la chance a souri une fois encore aux Françaises, vainqueurs par 7 tirs aux buts à 6.

 

Pour autant, les vice-championnes du monde nord-coréennes ont accompli un parcours brillant, qui laisse augurer de nouvelles victoires à l'avenir, après l'avoir emporté sur les Canadiennes en quarts de finale puis sur les Allemandes en demi-finales, à chaque fois sur le score de deux buts à un. Comme l'a déclaré l'entraîneur des Coréennes Hwang Yong-bong, "nous ne devons pas être pessimistes et je ne pars pas d'ici déçue, bien au contraire. L'échec est la mère du succès". 

 

Source : FIFA (dont photo).

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 17:20

Le football de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) continue à gagner en maturité après le retour de la sélection nationale, le Cheollima, en phase finale d'une Coupe du monde, en 2010 en Afrique du Sud. En remportant l'édition 2012 de l'AFC Challenge Cup, pour la seconde fois consécutive, le Cheollima est la deuxième équipe à se qualifier pour la Coupe d'Asie en 2015 (après les guerriers Taeguk sud-coréens, les Australiens étant par ailleurs qualifiées comme hôte de la compétition). En outre trois des douze buts de la sélection de la RPD de Corée au cours de l'AFC Challenge Cup ont été le fait de Pak Nam-chol (26 ans) qui a été consacré meilleur joueur du tournoi - après avoir déjà été l'un des dix sportifs de l'année 2011 en Corée du Nord. L'avenir semble d'autant plus prometteur pour le football nord-coren que de jeunes joueurs sont prêts à assurer la relève : attaquant au sein du FC Bâle, Pak Kwang-ryong (19 ans) a inscrit le premier but nord-coréen dans un championnat de première division d'Europe occidentale - alors que Hong Yong-jo avait été le premier Nord-Coréen à marquer dans un championnat de première division d'Europe, au sein du FC Rostov.

 

pak_kwang_ryong.jpgEn marquant le 4 avril 2012, à la 87e minute sur un corner d'Alexander Frei, face aux rivaux du Lausanne-Sport, Pak Kwang-ryong a fait coup double : d'une part, il a permis de doubler la mise sur le score final de 2-0 pour le FC Bâle ; d'autre part, il a inscrit le premier but d'un Nord-Coréen dans un championnat de première division d'Europe occidentale.


Né le 27 septembre 1992 à Pyongyang, le jeune et solide attaquant du FC Bâle, qui mesure 1,88 m pour 83 kg, est, à 19 ans, emblématique de la nouvelle génération de joueurs de la RPDC : ceux-ci, en évoluant dans les meilleurs clubs occidentaux, préparent l'avenir du football nord-coréen - alors que la RPD de Corée mise sur l'avenir en renforçant encore la formation de ses jeunes talents.

 

Brièvement licencié du FC Wil, ayant évolué pendant un peu plus de deux ans (2088-2011) en Ligue de la RPDC au sein de l'équipe Wolmido, Pak Kwang-ryong a rejoint le FC Bâle le 27 juin 2011, où il a marqué dès le mois suivant son premier but face à West Ham United, emportant la victoire (2-1), lors de la Uhrencup. Il fait ses débuts professionnels également en juillet. Le 14 septembre 2011, il a été le premier Nord-Coréen à jouer en Ligue des champions.

 

pak kwang ryong afc challenge cup 2012 semi finalsAu sein de la sélection nationale nord-coréenne, il est double vainqueur de l'AFC Challenge Cup, en 2010 et 2012. Face à la Palestine, en demi-finale de l'édition 2012, le 16 mars, il a ouvert le score à la 42e minute au stade Dasarath Rangasala à Kathmandou, avant de doubler la mise à la 68e minute. Malgré ce solide résultat, le nouvel attaquant vedette du Cheollima a alors déclaré à l'équipe de l'AFC Challenge Cup ne pas être totalement satisfait de son jeu, en promettant de s'améliorer encore lors de la finale qui, comme en 2010, a opposé la Corée du Nord au Turkménistan.

 

Face aux Turkmènes, le 19 mars, le Cheollima a été dominé au score dès la 2e minute, suite à un but de Samydarow. Dans une finale d'anthologie, Jong Il-gwan revint cependant au score pour les Coréens à la 36e minute, avant que Jang Song-hyok ne marque le but de la victoire à la 87e minute, sur un penalty causé par une faute de David Sakisov sur Pak Kwang-ryong.

 

dpr korea champions afc challenge cup nepal 2012

A cette victoire de la RPD de Corée, déjà championne en 2010, s'est ajouté le sacre de Pak Nam-chol, qui a gagné le prix Abdulla Al Dabal MVP, attribué au meilleur joueur de la compétition, et qui est le second Nord-Coréen à obtenir consécutivement cette distinction, décernée à Ri Yong-gi en 2010. Lors de la conférence de presse qui a suivi, l'attaquant du club du 25-Avril, auteur du but de la victoire contre le Japon lors du match de qualification de la Coupe du monde 2014, a déclaré que le plus important était que le Cheollima se soit qualifié pour la Coupe d'Asie 2015. Il s'est également ému de l'accueil des supporters népalais, revenant sur le match contre le Tukménistan, suivi par 9.000 spectateurs : "C'était un match difficile et le soutien que nous avons reçu des fans népalais a été important pour nous. Cela a eu une grande signification pour nous".

pak_nam_chol_afc_challenge_cup_19_03_2012.jpg

Sources :

- site de l'AFC Challenge Cup : "I will improve promises Pak", article en date du 17 mars 2012 ; "Turkmenistan 1 - DPRK 2", article en date du 19 mars 2012 ; "Pak scoops MVP award", article en date du 19 mars 2012 ;

- Article "Pak Kwang-ryong", sur l'encyclopédie wikipédia ;

- Fiche "Pak Kwang-ryong", sur le site de France Télévisions des joueurs de la Ligue des champions ;

- KCNA, "Pak Nam Chol, DPRK Soccer Star", dépêche en date du 5 avril 2012.

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 22:32

Le 29 février 2012, les deux équipes coréennes ont joué leur dernier match du troisième tour des éliminatoires de la zone Asie. Par leur victoire 2-0 sur le Koweït, les guerriers Taeguk sud-coréens se sont qualifiés pour le quatrième tour, qui verra quatre équipes sur dix être qualifiées pour la phase finale, tandis que le cinquième tour (barrage) départagera notamment, pour le cinquième ticket, les deux équipes qui se seront classées troisièmes dans chacun de leur groupe. Pour leur part, les Cheollima nord-coréens ont quitté la compétition après un match nul (1-1) contre le Tadjikistan, qui jouait à domicile.

 

lee_dong_gook_24866.pngAu sein du groupe B, les Sud-Coréens étaient sous pression depuis leur défaite surprise face au Liban (2-1) le 15 novembre 2011. En cas de nouvel échec face au Koweït, ils auraient été éliminés de la suite de la compétition. Après une première mi-temps vierge de buts, Lee Dong-gook a ouvert le score à la 65e minute, avant que Lee Keun-ho ne double la mise à la 71e minute. Au final, les guerriers Taeguk ont terminé en tête de leur groupe, avec 13 points (contre 10 points pour le Liban, 8 points pour le Koweït et 3 points pour les Emirats Arabes Unis qui, toujours le 29 février, ont signé une belle victoire 4-2 contre le Liban au stade Al Wahda à Abou Dhabi).

 

Dans le groupe C, le même jour, les Cheollima nord-coréens jouaient pour l'honneur, ne pouvant pas rattraper leur retard pour rester dans la compétition. C'est le Coréen Jang Song-hyok qui a ouvert le score à la 53e minute par un but sur penalty. Mais huit minutes plus tard, le Tadjikistan revenait au score sur un but de Khamrakulov, soldant la partie par un match nul (1-1) qui a réconforté les supporters tadjiks présents au stade de Khujang, après une série de défaites successives. Plus tard, le Japon, déjà défait par les Nord-Coréens dans un match d'anthologie, s'est incliné à domicile face à la redoutable sélection ouzbèke, qui finit première de son groupe (16 points, contre 10 points pour le Japon, 7 points pour la Corée du Nord et 1 point pour le Tadjikistan).

 

Si elle n'avait pas eu la malchance de tomber dans le groupe le plus relevé du troisième tour des éliminatoire de la zone Asie (avec la meilleure équipe asiatique actuelle selon le classement FIFA, le Japon, et la meilleure équipe de fait en Asie, d'après ses résultats aux matches de qualification du groupe Asie, l'Ouzbékistan), la République populaire démocratique de Corée serait probablement restée dans la compétition.

Source principale : wikipédia (d'après le site officiel de la FIFA).

 

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