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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 16:04

Le 22 juin 2016, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a réussi un tir de missile de moyenne portée de la classe Musudan. Cet essai est intervenu à quelques jours de manoeuvres militaires (qualifiées par l'AFP de "sans précédent") entre Washington, Tokyo et Séoul, dessinant une alliance trilatérale effectivement inédite entre la première puissance militaire du globe (les Etats-Unis), son allié le plus fidèle en Asie du Nord-Est (la République de Corée, ou Corée du Sud) et un pays (le Japon) dont la Constitution interdit en principe d'agir sur un théâtre d'opérations extérieures - mais ce principe a été remis en cause l'an passé, malgré des manifestations partout dans le monde - y compris en France, avec le soutien de l'Association d'amitié franco-coréenne - AAFC. Dans ce contexte lourd de menaces sur la paix, l'AAFC réaffirme plus que jamais sa conviction que c'est aux Etats-Unis, dont le montant du budget militaire atteint plus de 100 fois celui de la Corée du Nord, de s'abstenir d'initiatives guerrières qui accélèrent, en réaction, la course aux armements, notamment des pays qui peuvent légitimement s'estimer menacés par la superpuissance américaine, alors que Washington a déclenché le plus grand nombre de conflits dans le monde depuis la fin de la guerre froide.

"Exercices trilatéraux sans précédent entre Séoul, Tokyo et Washington" (AFP)

Le 29 juin 2016 ont pris fin quatre jours de manoeuvres militaires conjointes entre les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon, impliquant un impressionnant déploiement de forces : 20 navires et sous-marins, 200 avions et près de 8 000 marins américains et sud-coréens. Les manoeuvres ont comporté des exercices anti-sous-marins, des exercices navals conduits au large de la côte Est de la péninsule, des entraînements aériens (y compris pour le soutien au transport logistique) accompagnés de simulations sur ordinateur.

Dans un exercice de communication parfaitement huilé, le commandement militaire américain a évoqué, la main sur le coeur, le besoin de défendre la Corée du Sud et le Japon, et d'assurer... la liberté des mers - précision pour le moins surprenante lorsqu'on sait que les cargaisons des navires nord-coréens peuvent, elles, faire l'objet de fouilles systématiques en application du dernier train de sanctions onusiennes : visiblement, la liberté des mers de la Corée du Nord s'arrête là où commence la liberté des Etats-Unis qui est, quant à elle, sans limites. 

Le ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée a dénoncé une "nouvelle provocation militaire des Etats-Unis", qui dessinent un "scénario hégémonique pour perturber la paix et la sécurité régionales".

L'AAFC déplore vivement une logique d'escalade des tensions s'inscrivant dans la logique de "pivot asiatique" plaçant l'Est du continent asiatique en première ligne dans une logique d'escalade des risques de guerre. Plus que jamais, il est urgent de lever les sanctions unilatérales afin de renouer le dialogue avec Pyongyang, mettre fin aux manoeuvres militaires américaines à répétition dans cette région du monde et entamer de vraies négociations pour une péninsule coréenne libérée de la menace des armes nucléaires et de la présence des troupes étrangères.

Sources :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Etats-Unis-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)