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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 00:22

Les élections locales du 4 juin 2014 en République de Corée (du Sud) constituaient un test très attendu pour la Président Mme Park Geun-hye et son parti (Saenuri, conservateur), un an et demi après son élection. Les résultats donnent une courte avance à l'Alliance de la nouvelle politique pour la démocratie (ANPD, opposition, progressiste). 

Sur cette carte, les régions gagnées par les démocrates (progressistes) sont en bleu et celles remportées par les conservateurs en rouge.

Sur cette carte, les régions gagnées par les démocrates (progressistes) sont en bleu et celles remportées par les conservateurs en rouge.

Ni sanction, ni blanc-seing : tel pourrait être le bilan des élections locales qui ont eu lieu le 4 juin 2014 en Corée du Sud. Si le parti Saenuri (conservateur, au pouvoir) se félicite de ne pas avoir subi de désaveu après la désastreuse gestion du naufrage du ferry Sewol, qui a entraîné une forte chute de popularité de la présidente Park Geun-hye - par ailleurs contestée pour sa gestion autoritaire de l'Etat qui fait peser une menace sur la démocratie au Sud de la péninsule - la droite aurait tort de se réjouir de résultats qui, selon les données disponibles à l'heure où nous publions cet article, donnent une courte avance à l'opposition progressiste de l'ANPD.

La participation électorale a atteint 56,8 %, soit le taux le plus élevé à des élections locales depuis 1995.

L'ANPD a remporté 9 des postes de gouverneur ou de maire de villes métropolitaines (en progression d'un poste par rapport aux précédentes élections) : dans les villes de Séoul, Daejeon, Sejong, Gwangju, dans les deux provinces du Chungcheong (Nord et Sud) et du Jeolla (Nord et Sud), ainsi que dans la province de Gangwon. Le Parti Saenuri l'a emporté dans 8 provinces et villes métropolitaines : Incheon, Daegu, Pusan et Ulsan, et dans les provinces de Gyeongsang (Nord et Sud), de Gyeonggi et l'île de Jeju. La partition traditionnelle du pays, entre l'Est conservateur et l'Ouest plus progressiste, est une fois encore respectée, les résultats révélant aussi des niveaux électoraux très proches pour chacune des deux grandes formations politiques - comme c'était déjà le cas aux élections législatives et à la présidentielle de 2012, mais alors remportées par les conservateurs. Pour les démocrates, le refus global d'alliance avec les petites formations de gauche (Parti progressiste unifié, Parti de la justice, Parti travailliste, Verts), divisées et soumises à la répression gouvernementale, a pesé sur les résultats finaux, serrés.

Dans la capitale, la nette réélection de Park Won-soon (56 % contre 42 % à Chung Mong-joon, conservateur, 7 fois élu député et ancien vice-président de la fédération de football), le positionne en candidat potentielle pour l'élection présidentielle de 2017. Dans la province de Gyeonggi, qui entoure la capitale, le conservateur Nam Gyeong-pil remporte l'élection d'une courte tête (50,4 %), ce qui en fait également un des espoirs de son parti pour les prochains scrutins.

Dans l'attente des résultats pour les élections municipales, les postes de recteurs d'académie ont été largement remportés par les progressistes (13 sièges sur 17, contre 4 sièges pour les conservateurs, vainqueurs seulement à Daejeon, Daegu, Ulsan et dans le Gyeongsang du Nord.
 

Sources :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique sud-coréenne
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)