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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 08:48

banqueRPDC.JPGLe 20 janvier 2010, l'agence officielle KCNA de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé la création d'une banque de développement d'Etat. Cette dernière décision des autorités nord-coréennes fait suite à plusieurs initiatives récentes pour accélérer la modernisation économique en vue de la construction d'un "pays puissant et prospère" en 2012, suivant l'objectif réaffirmé par l'éditorial conjoint du 1er janvier 2010 des principaux titres de la presse nord-coréenne.  

Un vent de réformes économiques souffle en République populaire démocratique de Corée. La
réévaluation monétaire en fin d'année 2009 a été conduite notamment pour lutter contre l'inflation, rétablir le rôle du won nord-coréen dans les échanges nationaux et internationaux face aux devises étrangères interdites depuis le 1er janvier 2010 (et notamment le yuan, dont la place accrue a traduit la présence croissante de la Chine dans l'économie nord-coréenne), tout en permettant également de renforcer les réserves en devises des banques nord-coréennes. Parallèlement, le 16 décembre 2009, Korean Central Broadcasting Station (KCBS) a annoncé que le comité permanent de l'Assemblée populaire suprême avait modifié plusieurs lois relatives à la gestion économique, notamment la loi sur la gestion de la propriété immobilière, la loi sur le niveau de consommation des biens de consommation courante et la loi relative à l'importation des équipements généraux. Enfin, début janvier, le statut administratif de la ville de Rason (à la frontière Nord-Est, près de la Russie) a été modifié pour renforcer son autonomie. Une zone économique spéciale a été mise en place à Rason en 1991. Le dirigeant Kim Jong-il avait visité la ville en décembre dernier, en appelant à en faire "un des centres importants du commerce international". 

Dans ce contexte de réformes économiques majeures pour moderniser l'économie nationale en vue de l'édification d'un "pays puissant et prospère" à l'horizon 2012, l'agence officielle nord-coréenne KCNA a annoncé, le 20 janvier 2010, la création d'une banque de développement d'Etat, afin d'investir dans des projets majeurs répondant aux priorités définies par les politiques publiques. La décision, prise par la Commission de la défense nationale, a été annoncée lors de la première réunion du conseil d'administration du Groupe d'investissement international coréen Taepung (Korea Taepung International Investment Group), organisme de coopération économique extérieur également créé en tant que filiale basée à Pyongyang de la nouvelle banque de développement, afin d' "encourager l'afflux d'investissements et de financements" pour cette banque, toujours selon KCNA.

La création d'une entité coréenne spécifique dédiée au financement de projets de développement prioritaires témoigne du rôle qu'entend jouer l'Etat, dès à présent, dans la modernisation de l'économie, alors que l'échéance de 2012 se rapproche et que la réévaluation monétaire et l'interdiction des devises étrangères a pu fournir les capitaux nécessaires à la création de la nouvelle banque de développement.

D'autres options étaient possibles - comme l'encouragement aux investissements étrangers. En effet, si, selon les informations données par KCNA, les capitaux seront apparemment d'origine étrangère pour tout ou partie, à l'instar des opérations d'investissements étrangers, le processus de décision et les choix d'investissements appartiendront aux responsables coréens de la Banque de développement et de sa filiale, le Groupe d'investissement international coréen Taepung. Donner le rôle principal à la puissance publique pour organiser le développement économique est une option qui a fait ses preuves dans d'autres pays industrialisés et en développement, tout en veillant à limiter les relations de dépendance vis-à-vis du capital étranger. 

Des investisseurs étrangers, notamment européens (regroupés au sein de
l'European Business Association), sont déjà présents à Pyongyang. Pour sa part, l'AAFC reste à la disposition de tout investisseur intéressé par des projets en Corée du Nord pour apporter sa connaissance du marché et de l'économie du pays, ainsi qu'entrer en contact avec les autorités nord-coréennes. Les membres et les partenaires de l'AAFC peuvent participer au financement de la Banque publique de développement. L'AAFC veille aussi à répondre aux demandes de coopération économique formulées par nos homologues coréens de l'Association d'amitié Corée-France, en particulier dans les domaines de l'agriculture et de la pisciculture.

Sources : AAFC,
Xinhua (d'après KCNA)

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Economie
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