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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 00:07

nathalie_pechalat_pyongyang_coree_du_nord_2012.jpgDu 13 au 17 février 2012, Nathalie Péchalat, avec Fabian Bourzat, a participé pour la troisième fois au Prix international Paektusan, qui réunit chaque année à Pyongyang les plus grands noms du patinage artistique mondial. Après ses participations au Prix Paektusan en 2009 et en 2011, elle a livré au quotidien sportif L'Equipe ses impressions sur ses séjours en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Nous reproduisons ci-après des extraits de son entretien, publié le 23 février 2012 dans un article intitulé "De l'autre côté de la glace", qui rendent compte de la popularité croissante du patinage en Corée du Nord - où le titre de sportif de l'année 2011 a d'ailleurs été décerné à un jeune patineur, Yun Jin-il.

 

Comme l'observe d'emblée Nathalie Péchalat, en RPD de Corée, "le patinage est l'un des sports les plus appréciés avec le football, le tennis de table et le Taekwon-Do. Faire des galas permet de promouvoir notre sport, d'intéresser le public". D'ailleurs, lors du deuxième des trois galas organisés pour l'édition 2012 du Prix Paektusan, l'entrée était libre.

 

Au-delà des aspects politiques, sur lesquels l'interview de Nathalie Péchalat, à qui il serait absurde de faire le reproche de ne pas être une spécialiste de relations internationales, n'apprendra que peu de choses au lecteur un peu informé - d'autant plus qu'elle commet un certain nombre d'erreurs factuelles (par exemple, contrairement à ce qu'elle affirme, des Américains obtiennent régulièrement des visas pour la Corée du Nord, même si la politique de la RPD de Corée en ce domaine connaît des fluctuations importantes suivant les années ; la kimjongilia est un bégonia, et non un coquelicot ; des Nord-Coréens fréquentent eux aussi les pizzérias qui ont ouvert récemment à Pyongyang) - il est intéressant de noter les changements que relève, sur un ton très direct, la championne d'Europe de danse sur glace, depuis sa première visite dans le pays il y a trois ans : "Nous adorons noter les changements apparents : le nombre de voitures, l'apparition des feux tricolores, l'agrandissement de l'aéroport ou l'évolution de la musique - on est passé des chants nord-coréens à des remix des classiques américains version flûte de pan - ou des programmes de télévision. Cette année, de nouveaux bâtiments sont sortis de terre à vitesse grand V. On nous a expliqué que les Coréens avaient redoublé d'efforts lorsque leur leader était mort le 17 décembre, pour lui faire honneur". De fait, ces observations recoupent celles des autres visiteurs étrangers ayant récemment visité la Corée du Nord, qui témoignent tous d'un boom de la construction et d'une croissance économique réelle, ainsi que d'évolutions sociales dont la culture est le reflet - qu'il s'agisse de la musique et des programmes de télévision (que cite Nathalie Péchalat), ou de la littérature.

 

Se félicitant de la qualité de l'accueil - un souci constant des Coréens, qu'ils soient du Nord ou du Sud de la péninsule, vis-à-vis des étrangers - Nathalie Péchalat ajoute que "cette année, nous avons même un interprète qui parle français : Madame Ri" (dont le nom a été transcrit par erreur "Li", comme au Sud, par L'Equipe). Soulignant la curiosité des Coréens pour la culture occidentale, elle note que l'un des guides a souhaité qu'elle lui apporte, la prochaine fois, "des romans d'amour", concluant : "ça m'a fait sourire parce qu'ils paraissent tous très solides, toujours sous contrôle, mais finalement ils sont comme nous tous !". Réputés être le plus latin des peuples d'Asie, les Coréens sont, de fait, très sentimentaux.

 

Les patineurs français sont devenus une tête d'affiche du gala, qui réunit un plateau très relevé : "Cette année, avec Fabian, nous avons l'honneur d'être dessinés sur l'affiche du gala, organisé lors du festival annuel Paektusan. On s'est reconnu grâce aux costumes et à la posture. Comme toujours, le plateau est très relevé, avec notamment Evgueni Plushenko (champion olympique 2006, triple champion du monde, sept fois champion d'Europe), le couple chinois champion olympique Shen Xue - Zhao Hongbo, la championne d'Europe finlandaise Laura Lepisto ou les anciens danseurs bulgares Albena Denkova et Maxime Staviski".

 

nathalie_pechalat_fabian_bourzat_coree_du_nord_gala_2012.jpg


La partie la plus intéressante de l'interview de Nathalie Péchalat est son témoignage sur l'investissement des Nord-Coréens dans le patinage artistique, alors que les patineurs les plus talentueux, comme Ri Song-chol, champion national à de nombreuses reprises, ont participé aux Jeux olympiques.

Tout d'abord, la patineuse française observe que "lors des répétitions, nous devons faire un changement de partenaires avec le couple de danseurs nord-coréens" - le Prix Paektusan étant une occasion rêvée pour les Nord-Coréens de se frotter aux meilleurs patineurs mondiaux. Nathalie Péchalat estime que, malgré leur travail, les patineurs nord-coréens sont cependant handicapés par un style traditionnel et un certain handicap financier : "Les patineurs nord-coréens ne sont pas dans les mêmes vestiaires que nous, mais on se croise dans les couloirs. Ils sont très contents d'avoir de la visite, sont souriants, assistent à tous nos entraînements. Nous aussi nous regardons ce qu'ils font. On sent qu'ils travaillent beaucoup, mais leur patinage n'est pas vraiment au goût du jour. Comme leur équipement : leurs patins et leurs costumes sont d'une autre époque. Ils doivent sûrement se passer leur matériel d'une génération à l'autre car leurs patins sont très abîmés". De fait, nous pouvons observer que l'embargo occidental sur les produits dits de luxe - même les balles de golf sont interdites d'exportation à Pyongyang ! - handicape grandement le développement du sport de haut niveau, aux équipements coûteux, en RPD de Corée.

 

Enfin, Nathalie Péchalat souligne les échanges touchants avec les Nord-Coréens, et leur demande très forte d'une coopération avec la France, dans des entretiens d'une proximité qu'elle n'avait, elle, pas connue lors de ses précédents séjours : "A la fin du dernier gala, nous avons fait une longue séance photo dans le couloir, avec tous les patineurs locaux. Un moment très sympa et très touchant (...). Pour conclure notre séjour, nous sommes conviés à un petit dîner où pour la première fois Coréens du Nord et Français sont mêlés. Nous sommes assis avec les danseurs sur glace et leurs entraîneurs. Ils veulent connaître notre avis sur leur prestation, nous demandent des conseils, nous questionnent sur des aspects techniques. Beaucoup plus ouverts que les années précédentes, ils nous disent combien ils aimeraient que l'on organise un stage, chez eux bien sûr, pour qu'ils puissent apprendre des étrangers. Et nous racontent aussi comment ils s'entraînent, aux frais du gouvernement, dès leur plus jeune âge".

L'Association d'amitié franco-coréen (AAFC) ne peut que former  elle aussi le voeu que la France réponde aux multiples demandes de coopération des Nord-Coréens dans les domaines du sport et de la culture, par son gouvernement (qui a ouvert un bureau de coopération à Pyongyang en octobre dernier), ou par ses fédérations sportives professionnelles. L'AAFC est prête à apporter son expertise technique et à mettre à disposition ses réseaux de contacts franco - nord-coréens, à toutes celles et tous ceux qui auraient des projets de coopération, en patinage artistique ou dans d'autres disciplines.

 

Pour finir, nous nous permettons d'apporter une correction à la conclusion de l'entretien publié dans L'Equipe : les matériels promis aux patineurs par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, qui avait assisté à une représentation le 4 décembre 2011, leur ont bien été donnés, comme l'a rapporté l'agence KCNA. En Corée du Nord, toute l'éducation est publique et gratuite - y compris la formation sportive de haut niveau, dont les équipements sont également fournis par l'Etat, à la hauteur bien évidemment des ressources disponibles.

 

Sources : AAFC, L'Equipe, KCNA (pour les photos, dépêche du 17 février 2012) 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 12:58

yun_jin_il.jpgParmi les dix meilleurs sportifs de l'année 2011 en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), le premier nommé est le patineur Yun Jin-il. Agé de seulement 20 ans, le jeune prodige avait fait une forte sensation lors d'une représentation à laquelle avait assisté le dirigeant Kim Jong-il, peu avant sa disparition le 17 décembre 2011. Par ailleurs, à l'instar des autres patineurs ayant participé à cette représentation, Yun Jin-il a  reçu, le 21 janvier 2012, un cadeau de l'ancien secrétaire général du Parti du travail de Corée.

Yun Jin-il est un nom à retenir dans le monde du patinage masculin : le jeune Nord-Coréen (20 ans) a été sélectionné comme sportif de l'année 2011 en République populaire démocratique de Corée, suite notamment à une représentation éblouissante lors d'un spectacle donné en décembre 2011. Les sportifs nord-coréens se révèlent souvent à l'occasion des premières compétitions internationales auxquelles ils concourent. Entraîné par Pak Chang-il, Yun Jin-il s'est dit déterminé à défendre avec succès les couleurs de son pays lors des prochaines compétitions internationales.

 

La République populaire démocratique de Corée a une longue tradition dans le domaine du patinage.

 

Organisé chaque année à Pyongyang, le Festival international Paektusan réunit les plus grands noms du patinage international.

 

Une des figures les plus connues du patinage artistique en RPD de Corée est Ri Song-chol, âgé de 26 ans, et qui appartient au club Pyongchol. Quintuple champion national, il a participé à l'épreuve de patinage artistique hommes des Jeux olympiques 2010 de Vancouver, lors d'une compétition où s'est illustrée brillamment une autre Coréenne - du Sud - Kim Yu-na.

Le couple formé de Sung Mi-hyang et Jong Yong-hyok a remporté à de multiples reprises les championnats nationaux de patinage de la République populaire démocratique de Corée. Avec une autre partenaire (Phyo Yong-myong), Jong Yong-hyok a participé aux Jeux d'hiver 2006. Lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux 2006, les athlètes du Nord et du Sud avaient défilé en commun sous le drapeau de la Corée unifiée, et le porte-drapeau pour le Nord était le patineur Han Jong-in, quadruple vainqueur du championnat national, ayant participé deux fois au trophée Lalique, et deuxième du trophée Triglav (saison 2003-2004).

 

Chez les femmes, Kim Yong-suk, sextuple championne nationale, a aussi participé aux Jeux d'hiver 2006. Quatrième au championnat d'Asie en 2003, elle a remporté le trophée Triglav (saison 2004-2005).

Les autres athlètes de l'année 2011 en RPD de Corée sont, dans cet ordre, l'haltérophile Kim Un-guk, la footballeuse Jo Yun-mi, l'haltérophile Jong Chun-mi, le footballeur Pak Nam-chol, l'haltérophile Kim Un-ju, les lutteurs Yang Kyong-il et Yang Chun-song, l'haltérophile O Jong-ae et Jo Yong-suk (tir au pistolet féminin). Parmi les dix sportifs de l'année, on compte autant de femmes que d'hommes. Les cinq femmes sont Jo Yun-mi, Jong Chun-mi, Kim Un-ju, O Jong-ae et Jo Yong-suk.

 

Sources principales : KCNA (dépêches des 24 et 27 janvier 2012, dont photo), wikipédia (principalement, d'après le site de l'Union internationale de patinage, International Skating Union, biographies non mises à jour depuis la saison 2009-2010).

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 21:03

ri_jo_won_ssireum.jpgL'été et l'automne sont traditionnellement la saison des tournois de ssireum, la lutte traditionnelle coréenne. Ainsi, avec plus de 100 participants, le 9ème tournoi national pour le grand prix du boeuf s'est tenu sur l'île Rungna, en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), du 24 au 26 août 2011 : vainqueur pour la troisième année d'affilée dans sa catégorie, Ri Jo-won a reçu un grand boeuf, une cloche de boeuf en or et un diplôme, un boeuf - un animal de grande valeur dans la société paysanne traditionnelle coréenne - étant la récompense habituelle octroyée au vainqueur (photo KCNA). L'AAFC présente brièvement  l'histoire et les principales règles du ssireum.

 

220px-Goguryeo-Gakjeochong-Ssireumdo-01.jpgLe ssireum, la lutte traditionnelle coréenne, a été pratiquée de très longue date dans la péninsule, étant attestée par des représentations sur des peintures murales des souverains du Koguryo, le plus ancien royaume coréen, au sixième siècle de notre ère (ci-contre, dans une représentation murale Gakjeochong). Ce sport s'est fortement développé sous la dynastie Ri ou Choseon (1392-1910), étant tout particulièrement pratiqué pendant la fête traditionnelle de Dano, qui se tient le cinquième jour du cinquième mois de l'année lunaire. Alliant force et technique, le ssireum oppose deux adversaires et rappelle, dans ses principes, le sumo ou la lutte à la ceinture bretonne. Les ressemblances avec la lutte mongole attestent également de la parenté culturelle entre Mongols et Coréens.

 

Les règles modernes ont été édictées au début du vingtième siècle, une des premières compétitions modernes s'étant tenue au théâtre Dansongsa de Séoul en 1912, le terme même de ssireum s'étant imposé dans les années 1920 en Corée, alors que les Chinois parlent de koguryogi, renvoyant ainsi aux origines historiques de la lutte coréenne attestée à la fin du Koguryo.

 

imagesCADGTT4D_ssireum.jpgLes deux adversaires luttent à l'intérieur d'un cercle de sable, d'un diamètre d'environ 7 mètres. Chacun d'eux porte une culotte (khon) et une ceinture (satba), qu'ils portent à la taille et à la cuisse (image Korea Fans). Au début du match, ils sont agenouillés au sol dans une position de lutte (baro japki). Saisissant la ceinture de leur adversaire, ils doivent essayer de le faire tomber. Un adversaire est vaincu s'il touche le sable avec une autre partie de son corps que ses pieds. Le combat est interrompu et reprend si un adversaire quitte le cercle où est organisé le combat. Toujours à la différence du sumo, les coups de poing, parmi d'autres coups, sont interdits dans le ssireum.

 

Le nom des différentes catégories de poids est celui des principales montagnes de la Corée.

 

Sources : KCNA, wikipedia.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 22:25

an kum ae blessee championnats monde 2011Du 23 au 28 août 2011, Paris accueille les championnats du monde de judo. A cette occasion, deux membres du bureau de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) - Benoît Quennedey, vice-président chargé des actions de coopération, et Patrick Kuentzmann, secrétaire général - ainsi que Jean-Sébastien Bressy, maître de taekkyon, ont pu  suivre des matchs et rencontrer les judokas de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) qui participaient au championnat, ainsi que plusieurs de leurs entraîneurs et accompagnateurs, notamment Kye Sun-hui, entraîneur des athlètes féminins, et Pak Hak-yong, secrétaire général de l'Association coréenne de judo. Mme Ri Hye-kyong, vice-présidente honoraire de l'Association coréenne de judo, était également présente, ainsi qu'un interprète, Kim Chong-il. Kye Sun-hui est une légende de l'histoire mondiale du judo, très populaire dans l'ensemble de la péninsule coréenne : en 1996, elle était devenue, à 16 ans, la plus jeune championne olympique de judo, en remportant la médaille d'or aux Jeux d'Atlanta dans la catégorie des moins de 48 kg. Quadruple championne du monde (2001, 2003, 2005 et 2007), Kye Sun-hui a aussi été trois fois médaillée olympique. Parmi les judokas présents figuraient, parmi les hommes, Kim Chol-su (moins de 73 kg), Hong ku-hyon (66 kg), Kim Kyong-jin (60 kg) et Song Kang-ho (60 kg) et, pour les femmes Sol Kyong (70 kg), Kim Su-gyong (63 kg), Rim Yun-hui (57 kg), Jo Song-hui (52 kg) et An Kum-ae (52 kg). An Kum-ae (à gauche, en bleu, blessée lors de son combat le 24 août 2011 à Bercy face à la Japonaise Misato Nakamura qui a décroché la médaille d'or) a obtenu une médaille d'or et le prix de la meilleure joueuse aux 5èmes Jeux militaires mondiaux qui se sont tenus au Brésil en juillet 2011, mais la judoka coréenne était éprouvée par cette compétition après n'avoir quitté Pyongyang que le 18 août dernier, peu après son retour du Brésil, sans avoir eu le temps de se reposer. Kim Chol-su a été vice-champion du monde en 2009, et a également décroché l'argent en Coupe du monde. Le 24 août 2011, AAFC a pu interviewer Kye Sun-hui et Pak Hak-yong, qu'elle remercie de leur disponibilité, ainsi que la délégation générale de la République populaire démocratique de Corée en France, pour avoir permis cette rencontre exceptionnelle.

 kyu sun hui paris 2011-copie-1De gauche à droite : Pak Hak-yong, Benoît Quennedey, Kye Sun-hui, Kim Chong-il, Ri Hye-kyong et Jean-Sébastien Bressy

 

Alors que le judo est le quatrième sport en France par le nombre de licenciés, nous sommes très honorés de vous rencontrer, en tenant à encourager et à féliciter les judokas de la République populaire démocratique de Corée. Pouvez-vous nous indiquer comment sont repérés puis formés en Corée les jeunes talents  ?

 

 [Pak Hak-yong] La Corée compte 25 écoles de gymnastique où seront formés les meilleurs judokas, les élèves potentiellement les plus doués étant repérés dès l'âge de 8 ou 9 ans. Diplômés de l'école primaire et secondaire, les élèves suivent un cursus de six ans, divisé en deux cycles, de 11 à 13 ans puis entre 14 et 16 ans. A 16 ans ils peuvent rejoindre des clubs sportifs. 

 

C'est d'ailleurs à cet âge que vous êtes devenue, Kye Sun-hui, la plus jeune championne olympique de l'histoire du judo en remportant l'or au Jeux d'Atlanta...

 

[Kye Sun-hui] En fait, j'étais toujours élève à l'école de gymnastique sans avoir encore rejoint un club.

 

Pourquoi avoir choisi le judo ?

 

[Kye Sun-hui] Au début, je voulais pratiquer le Taekwon-Do, mais compte tenu de mes aptitudes physiques j'étais plus faite pour le judo. Et j'adorais le judo.

   

Monsieur le Secrétaire Général, vous avez aussi pratiqué le judo ? 

 

[Ri Hye-kyong] Pak Hak-yong a été médaillé d'or en 1985 aux Jeux universitaires de Kobe, au Japon.

 

Combien d'années avez-vous pratiqué le judo ?

 

[Pak Hak-yong] Pendant 17 ans, après avoir commencé de pratiquer à l'âge de 11 ans.

 

Et vous avez ensuite été entraîneur...

 

[Pak Hak-yong] Oui, à l'Institut du sport.

 

Permettez-nous de revenir, Kye Sun-hui, sur les Jeux olympiques d'Atlanta. Vous n'étiez alors pas connue, et votre médaille d'or a été un coup de tonnerre dans l'histoire mondiale du judo. Quand avez-vous su que vous pourriez atteindre la plus haute marche du podium ?

 

[Kye Sun-hui] Dès le début du premier match, j'ai pensé que je pouvais gagner la compétition.

 

En ayant été quatre fois championne du monde et trois fois médaillée olympique, vous êtes une légende du judo coréen, sinon mondial. Quelle a été votre plus belle victoire ?

 

[Kye Sun-hui] La première victoire est toujours la plus belle, et c'était aussi ma première compétition internationale et ma première médaille d'or... De plus, c'était une date symbolique, le 27 juillet, le jour de la victoire dans la guerre de Libération de la Corée [PS : date de l'accord d'armistice ayant mis fin à la guerre de Corée, en 1953].

 

Quand vous étiez jeune judoka, aviez-vous un modèle ?

  

[Kye Sun-hui] C'était mon entraîneur, Pak Hak-yong [qui est aujourd'hui le secrétaire général de la fédération de judo de RPDC] !

 

 Pour revenir aux athlètes présents aujourd'hui aux Championnats du monde à Paris Bercy, Sol Kyong, dans la catégorie des moins de 70 kg, a été médaillée d'argent aux derniers championnats d'Asie. Comment voyez-vous la suite de sa carrière?

 

 [Kye Sun-hui] Sol Kyong est une jeune athlète, très prometteuse, qui a devant elle de belles possibilités de progresser encore.

 

Une dernière question : quel a été votre meilleur souvenir à votre retour des Jeux d'Atlanta ?

 

[Kye Sun-hui] Que ma victoire ait touché le coeur du dirigeant Kim Jong-il.

 

 Merci, Kye Sun-hui et Pak Hak-yong.

 

Propos recueillis le 24 août 2011 dans le parc de Bercy (Paris)

 judokas_rpd_coree_championnats_monde_paris_2011.JPGPlusieurs des judokas coréens participant aux Championnats du monde de Paris-Bercy,

avec Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC, et Maître Jean-Sébastien Bressy, le 24 août 2011

 

  Photos Jean-Sébastien Bressy

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 10:51

Enfin ! Candidate pour la troisième fois consécutive, la ville sud-coréenne de Pyeongchang a été élue au premier tour par les membres du Comité international olympique (CIO) pour être l'organisatrice des Jeux olympiques d'hiver 2018. L'AAFC partage la joie et la fierté légitimes des Coréens, en espérant que cet événement sera l'occasion de rappeler que la Corée est une, en y associant la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

 

des-supporters-de-la-candidature-de-pyeongchang.jpg

 

Le résultat a été sans appel : le mercredi 7 juillet 2011, la ville sud-coréenne de Pyeongchang a été élue dès le premier tour par les 95 membres du CIO pour être l'organisatrice des Jeux olympiques d'hiver en 2018. La candidature de Pyeongchang a recueilli 63 voix, contre 25 voix pour Munich et 7 voix pour Annecy. Pyeonchang est la troisième ville asiatique à organiser les Jeux olympiques d'hiver, après Sapporo en 1972 et Nagano en 1998.

 

La troisième candidature consécutive de Pyeongchang a donc été la bonne, consacrant la montée en puissance des nations d'Asie aux Jeux olympiques d'hiver, mais aussi la solidité de son dossier avec, par exemple, un budget quatre fois supérieur à celui d'Annecy. N'en déplaise à certains esprits français, mauvais perdants, Annecy n'a pas mis toutes les chances de son côté et la géopolitique n'explique pas tout...

 

Les Coréens ont laissé éclater leur joie après la désignation de Pyeongchang, tandis que des feux d'artifice étaient lancés et que les touristes se mêlaient à la population coréenne.

 

Si cette année la ville sud-coréenne n'avait pas le soutien de la RPD de Corée, contrairement aux candidatures précédentes, en raison du contexte de dégradation des relations intercoréennes après l'accession au pouvoir à Séoul du président conservateur Lee Myung-bak, bien de l'eau aura coulé sous les ponts d'ici 2018. Rien n'empêche donc d'envisager que, en 2018, toute la Corée soit associée à l'organisation des Jeux olympiques - alors que les Jeux olympiques de Séoul, en 1988, avaient constitué une occasion manquée de manifester l'unité de la Corée.

 

Sources : AAFC, Le Monde (dont photo)

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 13:24

Le 5 juin 2011, la France s'est inclinée face à la Corée du Sud en Ligue mondiale par 3 sets à 1 ((27-25, 19-25, 25-23, 25-16), contraignant désormais les hommes de Philippe Blain à un combat opiniâtre pour éviter la relégation. Mais ce résultat est aussi le fruit d'une montée en puissance du volleyball, un sport très populaire dans l'ensemble de la péninsule coréenne : dès 1970, les Français étaient éliminés par les Nord-Coréens aux championnats du monde... L'AAFC apporte quelques points de repère.

 

Les fédérations des équipes de la République de Corée (Corée du Sud) et de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) sont toutes deux membres de la Confédération asiatique de volleyball, fondée en 1952.

 

600px-Korea Volley Association (2)En Corée du Sud, la Fédération de Volleyball de Corée (plus connue sous son acronyme anglais, Korea     Volleyball Federation, KOVO) organise depuis 2005 la Ligue de volleyball (V-League), ainsi que la Coupe KOVO.

 

Après une première apparition aux championnats du monde en 1956, la sélection nationale sud-coréenne masculine a atteint son meilleur classement en 1978, se hissant au quatrième rang mondial, et obtenant la même année la médaille d’or aux Jeux d’Asie de Bangkok. Régulièrement classée dans les vingt premiers rangs mondiaux, elle s’est classée entre la 5ème et la 11ème place de la coupe du monde entre 1989 et 2007. En Ligue mondiale, elle a terminé 14ème (en 2009) et 16ème (en 2010). Elle a été quatre fois championne d’Asie, en 1989, 1993, 2001 et 2003.

 

La sélection nationale féminine sud-coréenne a fait ses débuts aux Jeux olympiques en 1964 et aux championnats du monde en 1967, décrochant le bronze une fois aux Jeux olympiques (en 1976 à Montréal) et deux fois aux championnats du monde (en 1967 à Tokyo et en 1974 à Guadalajara). Elle a été championne d’Asie en 1994 à Hiroshima.

 

Une des meilleures joueuses coréennes de tous les temps, Kang Hye-mi, née le 27 avril 1974 à Pusan, a représenté trois fois de suite son pays aux Jeux olympiques, en 1996, 2000 et 2004.

 

volleyball association of the DPR of koreaEn Corée du Nord, la participation aux tournois nationaux et internationaux relève de l’Association de volleyball de la République populaire démocratique de Corée (Volleyball Association of the D.P.R. Korea).

 

La sélection nationale masculine nord-coréenne a participé deux fois aux championnats du monde, en 1962 et 1970. En première phase (ronde de classement 9-16), les Nord-Coréens remportaient leurs six matchs, avant de terminer troisièmes sur six en matchs de 1ère phase (poule C), après les Japonais (médaille de bronze 1970) et les Roumains (5ème en 1970, après avoir décroché l’argent en 1966), et en éliminant notamment l’équipe de France (5ème à l’issue des matchs de 1ère phase en poule C).

 

La sélection nationale féminine nord-coréenne a fait ses débuts aux championnats du monde en 1956, obtenant la médaille de bronze en 1970. Elle a également décroché le bronze aux Jeux olympiques en 1972, en l’emportant face à la Corée du Sud lors du match pour la 3ème place. Aux Jeux d’Asie, elle s’est classée 4ème en 2010, s’inclinant face à la Chine en demi-finales puis face au Kazakhstan pour la 3ème place.

 

Traduisant une absence un temps sur la scène internationale, après une participation aux championnats du monde en 1986, le classement actuel FIVB de la sélection nationale féminine de la RPD de Corée (111ème en début d’année 2011) ne reflète son niveau actuel : lors des derniers Jeux d’Asie, les Nord-Coréennes l’ont ainsi emporté en match de poule sur les Japonaises (3ème rang mondial selon le classement FIVB) et en huitièmes de finale sur les Thaïlandaises (14ème rang mondial), tandis que la Chine et le Kazahstan, vainqueurs des Coréennes, se classant respectivement aux 6ème et 19ème rangs mondiaux.

 

Comme récemment en football, il y a fort à parier que, après les Sud-Coréens et les Sud-Coréennes, les Nord-Coréens et les Nord-Coréennes feront certainement à nouveau bientôt parler d’eux en volleyball.

 

 

Sources :

- "South Korea men’s national volleyball team", sur l'encyclopédie Wikipedia

- "South Korea women’s national volleyball team", sur l'encyclopédie Wikipedia

Equipe masculine de volleyball de Corée du Nord, sur le site Les-Sports.info

- Equipe féminine de volleyball de Corée du Nord, sur le site Les-Sports.info

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 22:28

Le 20ème Prix International Paektusan s'est tenu à Pyongyang du 15 au 17 février 2011. Plusieurs des meilleurs patineurs mondiaux ont participé au festival, qui a aussi été l'occasion de mettre en lumière les talents de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) dans une discipline où elle aspire à occuper une place encore plus importante sur la scène internationale.

 

fabian_bourzat_nathalie_pechalat_pyongyang.jpgLes grands noms du patinage artistique français sont des habitués du Prix Paektusan, dont le 20ème festival s'est tenu du 15 au 17 février 2011 à Pyongyang, coïncidant avec la fête nationale du 16 février qui marque l'anniversaire du dirigeant Kim Jong-il. Cette année, Surya Bonaly, quintuple championne d'Europe (de 1991 à 1995) était présente, de même que Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat, champions d'Europe 2011 en Danse.

 

Parmi les autres figures majeures du patinage artistique mondial, l'édition 2011 du Prix Paektusan a également réuni le Tchèque Tomas Verner, champion d'Europe en 2008, et le Russe Evgeny Pliouchtchenko, double médaillé  d'or aux Jeux Olympiques (2002 et 2006). Champion du Monde en 2001, 2003 et 2004. Champion d'Europe en 2000, 2001, 2003, 2005, 2006 et 2010.

 

Ri-Song-Chol--Korea--Democratic-People-s-Republic-of-----Fi.JPGLe Prix Paektusan met également en lumière les étoiles montantes du patinage artistique nord-coréen, à commencer par Kim Un-ha, 24 ans, triple championne nationale (invaincue depuis 2008) et qui a remporté plusieurs médailles d'or dans des compétitions internationales, et de Ri Song-chol, 25 ans, du club Pyongchol, quintuple champion national et qui avait participé à l'épreuve de patinage artistique hommes des Jeux olympiques 2010 de Vancouver.

 

La cérémonie s'est tenue en présence notamment de Kim Ki-nam, Yang Hyong-sop, Kang Sok-ju, Choe Ryong-hae, de Kang Nung-su, Vice-Premier ministre, et de Ryang Man-gil, Président du Comité populaire de la ville de Pyongyang.

 

Les discours d'ouverture et de clôture ont été prononcés par Pak Myong-chol, ministre de la Culture physique et des Sports, qui a mis en exergue l'esprit de solidarité du sport.

 


Sources :

AAFC

KCNA, "Performance of Star Figure-skaters", 17 février 2011

KCNA, "Paektusan Prize Int'l Figure-skating Festival Closes in DPRK", 17 février 2011

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 21:51

Septuple champion du monde, le cycliste français Frédéric Magné s'est aussi illustré en entraînant deux des champions olympiques médaillés aux Jeux de Pékin : la Chinoise Guo Shuang, médaille de bronze de vitesse en individuel, et le Japonais Kiyofumi Nagai, médaille de bronze du keirin hommes. Aujourd'hui aux côtés de l'équipe japonaise de cyclisme sur piste, Frédéric Magné doit venir en Corée du Sud le mercredi 9 mars 2011, afin de permettre aux Sud-Coréens d'obtenir leurs premières médailles olympiques en cyclisme sur piste aux Jeux de 2012.

 

frederic-magne-2-200x196.jpgLe 3 mars 2011, la Fédération sud-coréenne de cyclisme a annoncé la venue à Séoul, le 9 mars, de l'ancien champion mondial français Frédéric Magné. Selon un responsable de la fédération, "Magné fournira un soutien fort à nos efforts pour obtenir notre première médaille aux Jeux olympiques [en 2012] (...)  Nous renforcerons également nos liens avec l’Union cycliste internationale (UCI) pour élever le cyclisme coréen au niveau mondial". L'ancien champion du monde doit également donner une conférence à Séoul sur le cyclisme aujourd'hui.

 

Né le 5 février 1969 à Tours, Frédéric Magné est une légende du cyclisme sur piste français, ayant été sept fois champion du monde (3 fois en keirin et 4 fois en tandem, alors toujours avec Fabrice Colas). Il détient le plus grand nombre de podiums jamais obtenu par un même coureur en championnat du monde de keirin (6 podiums, dont 3 médailles d'or et 3 médailles de bronze). Après sa carrière professionnelle, Frédéric Magné est devenu directeur du développement de l'UCI de 2001 à 2005, tout en formant plusieurs champions olympiques asiatiques.

 

Déjà venu en Corée du Sud en décembre 2009 pour un séminaire technique destiné aux entraîneurs locaux, Frédéric Magné doit permettre aux Coréens de préparer les prochains Jeux olympiques, alors que leurs prestations aux derniers Jeux asiatiques à Guangzhou ont attesté d'une forte montée en puissance : 4 médailles d'or en cyclisme, dont deux sur piste et deux sur route. Si le cyclisme asiatique sur route reste encore peu développé par rapport à l'Europe et à l'Amérique, les performances sur piste placent les Sud-Coréens aux premiers rangs mondiaux.  Chez les hommes, Cho Ho-sung est devenu vice-champion du monde en février 2011. La fédération sud-coréenne de cyclisme a d'ailleurs augmenté son budget pour former davantage d'athlètes à l'étranger.

 

Sources : AAFC, wikipédia, Yonhap. Image : veloresults.

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 00:05

Il y a dix ans, la sélection féminine de handball de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) faisait partie des meilleures équipes d'Asie, après toutefois leurs rivales chinoises et sud-coréennes. Ensuite moins présentes dans les compétitions internationales, les joueuses nord-coréennes ont été retenues parmi les équipes sélectionnées aux Jeux asiatiques de Guangzhou. Si leurs performances ne leur ont pas permis de monter sur le podium, les Nord-Coréennes ont brillamment tenu tête à quelques-unes des meilleures équipes mondiales, signant un retour en force sur la scène mondiale qui augure de succès futurs. L'AAFC analyse les résultats de la sélection nationale féminine de RPDC aux Jeux d'Asie 2010.

 

272180La sélection nationale féminine nord-coréenne de handball, dont la doyenne (née en 1985) était Kwak Sun-ok (source : site officiel des jeux de Guangzhou), faisait partie des 9 équipes en lice aux seizièmes Jeux Asiatiques, à Guangzhou, réparties en deux groupes : au sein du groupe B, la RPD de Corée était en lice avec la Chine, l'Inde et le Japon.

 

Lors de matches de poule, les Nord-Coréennes se sont inclinées - de peu - face aux Japonaises (31-27, mi-temps 14-14). Elles ont globalement dominé la première temps, mais ont ensuite été distancées avant de revenir au score, mais insuffisamment, en fin de match.
 
Lors du match avec le géant chinois, la Corée du Nord a concédé une honorable défaite (26-21, 10-8 à la mi-temps). L'issue restait incertaine en fin de première mi-temps, les Coréennes passant un moment en tête en score, mais elles ont été distancées plus nettement en seconde mi-temps.
 
Face à l'Inde, les Nord-Coréennes ont remporté une nette victoire : 17-42 (mi-temps 8-23). L'écart n'a cessé de se creuser au profit des Coréennes à partir de la 14ème minute.
 
Lors du match pour la 5ème place, l'équipe de Taïwan a été battue par la Corée du Nord (17-38, mi-temps 7-23) La domination nord-coréenne s'est établie tôt dans le match.
 
Au vu du classement final (1. Chine, 2. Japon, 3. Corée du Sud, 4. Kazahstan, 5. Corée du Nord), les Nord-Coréennes ont eu la malchance de tomber dans le groupe au niveau le plus relevé. Après une moindre présence dans les compétitions internationales pendant quelques années, elles semblent en cours de reconstitution et arrivent à accrocher les meilleures équipes d'Asie, mais sans encore l'emporter. Le même phénomène avait été constaté pour le football masculin à la dernière coupe du monde, où les Nord-Coréens se sont qualifiés en 2010 pour la première fois depuis 1966. Ces résultats prometteurs annoncent des succès futurs, et justifient pleinement l'attente des Nord-Coréennes de se confronter à présent à des équipes européennes.

 

 

Autre source que celles citées dans l'article : Handball aux jeux de Guangzhou, sur le site wikipédia.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 00:45

A l'issue des seizièmes Jeux asiatiques, qui ont été organisés à Guangzhou (Canton) du 12 au 27 novembre 2010, les athlètes coréens, venant tant du Nord que du Sud de la péninsule, ont réalisé de belles performances, décrochant au total 268 médailles et démontrant l'importance accordée au sport dans l'ensemble du pays du Matin calme.

 

268 médailles, dont 82 d'or, 75 d'argent et 111 de bronze : c'est le très beau résultat qu'ont obtenu l'ensemble des athlètes coréens ayant participé aux Jeux asiatiques de Guangzhou, qui avaient envoyé l'une des plus importantes délégations nationales.

 

park_tae_hwan.jpgAu classement des médailles, la République de Corée (du Sud) se classe deuxième, comme aux précédents Jeux à Doha en 2006, derrière la Chine et devant le Japon : 76 médailles d'or (contre 199 pour la République populaire de Chine et 48 pour le Japon), 65 d'argent et 91 de bronze. Parmi les résultats les plus spectaculaires, le nageur Park Tae-hwan a décroché à lui seul trois médailles d'or (en nage libre sur 100, 200 et 500 m). L'entraîneur nord-coréen Jo Keum-san s'est félicité de ce résultat, qu'il a hautement salué "en tant que Coréen" (source et photo Korea Times).

 

En tir à l'arc, les Sud-Coréens ont obtenu toutes les médailles d'or de la discipline, en individuel (Kim Woo-jin pour les hommes et Yun Ok-hee pour les femmes), et par équipes (masculine et féminine). Les Sud-Coréens ont récolté 10 médailles en athlétisme, parmi lesquelles 4 d'or, dont celle du marathonien Ji Young-jun. En tir sportif, les Sud-Coréens ont décroché 29 médailles (14 d'or, 8 d'argent et 7 de bronze). En bowling, sur les 8 médailles d'or, 3 reviennent à la Sud-Coréenne Sun Ok-hwang à titre individuel. Les Sud-Coréens ont aussi obtenu 7 médaille d'or en escrime et 4 médailles d'or en cyclisme (deux sur piste et deux sur route).

 

Dans les sports collectifs, les Sud-Coréens ont décroché l'or en baseball et en handball, ainsi que l'argent en basketball. Les Sud-Coréennes ont obtenu l'argent en basketball, en handball et en hockey. En football, les deux équipes (masculine et féminine) ont décroché le bronze.

 

272283La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a obtenu au total 6 médailles d'or, 10 médailles d'argent et 20 médailles de bronze, soit un plus grand nombre de médailles qu'aux précédents jeux asiatiques à Doha (6 médailles d'or, 9 d'argent et 15 de bronze). Comme leurs compatriotes sud-coréens, les athlètes nord-coréens ont décroché leur plus grand nombre de médailles en tir sportif : 3 médailles d'or, 4 médailles d'argent et 5 médailles de bronze : la Nord-Coréenne Jo Yong-suk a obtenu deux médailles à titre individuel : l'or en tir au pistolet à 25 m, et le bronze en tir au pistolet à air comprimé à 10 m.

 

272227.gifEn haltérophilie, les Nord-Coréens ont récolté 2 médailles d'or (Kim Kum-sok pour les hommes, catégorie moins de 64 kg, et Pang Kum-chol, hommes moins de 77 kg), 3 d'argent et 1 de bronze. En lutte, la Nord-Coréenne So Sim-hyang a obtenu l'or (style libre, 48 kg). En athlétisme, la marathonienne Kim Kum-ok a récolté le bronze.

 

Dans les sports collectifs, les équipes masculine et féminine ont toutes deux décroché la médaille de bronze en tennis de table. En football, les femmes ont obtenu la médaille d'argent, tandis que les hommes - qui avaient réussi une belle entrée en matière en l'emportant sur les Sud-Coréens et en finissant premier de leur poule - ont dû s'incliner aux tirs aux buts contre l'équipe des Emirats Arabes Unis en quarts de finale.

 

On relèvera enfin que plus d'un tiers des médailles nord-coréennes (12 au total, parmi lesquelles 6 en tir sportif : 1 médaille d'or, 2 d'argent et 3 de bronze) ont été obtenues dans les compétitions par équipes, démontrant la qualité du collectif nord-coréen.

 

Principale source : site officiel des Jeux de Guangzhou (dont listes des médaillés nord-coréens et sud-coréens).

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