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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 13:43

Cor-eUnie-copie-1.pngAlors que les tensions s'apaisent dans la péninsule coréenne après la fin des exercices militaires conjoints américano - sud-coréens, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a pris l'initiative d'une relance du dialogue intercoréen, en proposant à la République de Corée (du Sud) de commémorer en commun la première rencontre au sommet entre les plus hauts dirigeant du Nord et du Sud, qui avait conduit à l'adoption de la déclaration conjointe Nord-Sud du 15 juin 2000 entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il et le président sud-coréen Kim Dae-jung. Cette annonce intervient dans un contexte d'intenses négociations diplomatiques bilatérales entre les Etats parties aux pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

L'annonce est venue de la partie Sud du Comité pour la mise en oeuvre de la déclaration conjointe du 15 juin, dont le président Jung Hyun-gon a déclaré publiquement, le 23 mai 2013, avoir reçu la veille une proposition de leurs homologues de la partie Nord pour une célébration conjointe de la déclaration du 15 juin 2000, dans deux lieux symboliques situés au Nord de la péninsule : les monts Kumgang, visités par 2 millions de Sud-Coréens de 1998 à 2008 et où se sont réunis des Coréens appartenant à des familles séparées, ou dans l'ancienne capitale royale de Kaesong, siège d'un complexe industriel intercoréen dont les activités sont actuellement suspendues.

Des célébrations intercoréennes conjointes du sommet de 2000 ont eu lieu, entre 2001 et 2008, dans les monts Kumgang.

Si le gouvernement sud-coréen a manifesté de très fortes réticences à ne pas piloter, côté Sud, les relations intercoréennes et s'agace des initiatives privées sud-coréennes visant à relancer le dialogue Nord-Sud, opposer un refus ferait apparaître ses appels à renouer le dialogue comme purement théoriques et pourrait également conduite les autorités nord-coréennes à fermer la porte des discussions. Un responsable du ministère de la Réunification sud-coréen a déclaré, sous couvert d'anonymat, que la décision de Séoul serait prise après une "analyse approfondie des événements récents" et de ses effets, afin d'éviter "toute controverse inutile sur la situation transfrontalière actuelle".

La proposition du Nord intervient dans un contexte d'intenses discussions bilatérales entre les Etats parties aux pourparlers à six (les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon). Si les Américains déclarent qu'il existe selon eux un front uni des cinq autres Etats vis-à-vis de la RPDC, dans les faits Pyongyang s'engage également dans des négociations bipartites.

La semaine dernière, Isao Iijima, conseiller spécial du Premier ministre japonais Shinzo Abe, a visité la Corée du Nord, où il a notamment rencontré Kim Yong-nam, président du praesidium de l'Assemblée populaire suprême. Isao Iijima est un spécialiste des questions nord-coréennes au sein du Parti libéral-démocrate (PLD, conservateur) au pouvoir à Tokyo, et il avait accompagné le Premier ministre Junichiro Koizumi lors de ses visites à Pyongyang en 2002 et 2004. L'ancienne majorité démocrate au Japon avait échoué - ou renoncé - à renouer le dialogue avec la Corée du Nord, dominée à Tokyo par la question des citoyens enlevés par les services secrets nord-coréens (mais que Pyongyang qualifie de personnes disparues), avancée comme argument par le Japon pour justifier son tête-à-tête récent avec la RPDC - qui a été par ailleurs ouvertement critiqué par la Corée du Sud. A Pyongyang, la question majeure est de celle de la reconnaissance par le Japon de ses crimes de guerre, y compris la prostitution forcée des "femmes de réconfort" pendant la deuxième guerre mondiale. Les deux pays ont renoué des discussions de haut niveau en novembre 2012.

Enfin, le vice-maréchal Choe Ryong-hae, directeur du bureau de politique générale de l'Armée populaire de Corée, est actuellement en visite en République populaire de Chine, en qualité d'envoyé spécial de Kim Jong-un, Premier secrétaire du Parti du travail de Corée.

 

Principales sources : AAFC, The Korea Herald.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations intercoréennes
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)