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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 23:19

Suite à la lettre adressée le 22 septembre 2016 par l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) aux sept candidats à l'élection primaire de la droite et du centre, portant sur les relations entre la France et les deux Corée, Bruno Le Maire a envoyé la réponse suivante.

Bruno Le Maire répond à l'Association d'amitié franco-coréenne

Paris, le 2 novembre 2016

Chère Madame, cher Monsieur,

J'ai bien reçu votre courrier relatif à l'état des relations diplomatiques entre la France et la Corée du Nord.
Les relations bilatérales qu'entretiennent la République populaire démocratique de Corée et la République de Corée sont particulièrement importantes pour la stabilité régionale et je ne peux qu'approuver tout renforcement du dialogue entre les deux pays, avec le soutien de leurs partenaires internationaux respectifs.
Toutefois, la France se doit de porter un message clair à l'ensemble de ses partenaires internationaux, et en particulier la République populaire démocratique de Corée : les essais nucléaires menés par Pyongyang ne sont pas acceptables et doivent être dénoncés avec force. Je rejoins naturellement la position du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies de septembre dernier qui condamne, à l'unanimité, les tirs de missiles balistiques nord-coréens.
Dans tous les cas, vous pouvez compter sur moi pour défendre les intérêts de la France et m'assurer du maintien de la paix et de la stabilité régionale en Corée.
En vous remerciant à nouveau pour votre contribution, je vous prie d'agréer, chère Madame, cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Très cordialement,

Bruno LE MAIRE

L'Association d'amitié franco-coréenne remercie Bruno Le Maire de sa réponse.

Le candidat déclare "approuver tout renforcement du dialogue" entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et la République de Corée (Corée du Sud), précisant "avec le soutien de leurs partenaires internationaux respectifs", ce qu'on peut interpréter comme un soutien à l'application des déclarations inter-coréennes du 15 juin 2000 et du 4 octobre 2007.

Puis, affirmant que "la France se doit de porter un message clair à l'ensemble de ses partenaires internationaux", Bruno Le Maire classe la RPDC parmi ces partenaires internationaux de la France, même si c'est pour immédiatement dénoncer le programme nucléaire nord-coréen.

Enfin, Bruno Le Maire s'engage à "défendre les intérêts de la France et [s']assurer du maintien de la paix et de la stabilité régionale en Corée", sans toutefois préciser si la défense des intérêts français et le maintien de la paix et de la stabilité dans la péninsule coréenne vont jusqu'à la normalisation des relations diplomatiques de la France avec la RPDC.

Tout en se réjouissant des divers points de convergence avec le candidat, et en prenant note des points de divergence, l'AAFC regrette l'absence de position déclarée sur les autres sujets : la pression exercée par les Etats-Unis en Corée (et en grande partie responsable du programme nucléaire nord-coréen), les sanctions frappant la RPD de Corée, la dégradation de la situation des droits de l'homme en Corée du Sud.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Activités AAFC Relations France-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)