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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 18:42

Le 20 et (en cas de second tour) le 27 novembre 2016 sera désigné le candidat des Républicains, du Parti chrétien-démocrate et du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) à l'élection présidentielle française de 2017. A cette occasion, le comité national de l'Association d'amitié franco-coréenne a décidé, lors de sa réunion du 30 août 2016, d'interroger les candidats à la primaire de la droite du centre - dans la continuité des démarches entreprises lors des élections présidentielles de 2007 et 2012, qui avaient conduit l'AAFC à interroger les candidats à la présidentielle sur les relations entre la France et les deux Corée. Nous reproduisons ci-après les questions posées dans la lettre envoyée le 22 septembre 2016 par le Bureau national de l'Association d'amitié franco-coréenne à chacun des candidats à l’élection primaire de la droite et du centre, Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy.

Malgré l’armistice de 1953, les deux Corée sont toujours « techniquement » en guerre, ce qui génère des tensions. Alors que les médias et certains pays se plaisent à souligner le programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée, les exercices militaires américains menés en République de Corée ne soulèvent aucune réprobation, alors qu’ils simulent clairement une invasion de la RPDC. Aux termes de l’article 39 de la Charte des Nations unies, de telles manœuvres peuvent pourtant être considérées comme une « menace contre la paix ». Estimez-vous nécessaire que la situation soit traitée dans sa globalité et que les comportements d’autres acteurs – à commencer par ceux des États-Unis d’Amérique - soient soulignés ?

Les sanctions internationales, mais aussi unilatérales, adoptées contre la RPDC n’ont nullement entamé la détermination des autorités nord-coréenne, tout en pénalisant en premier lieu la population de ce pays. Depuis des années, ces sanctions ont démontré leur inefficacité et ne font que détériorer la situation. Quelle est votre position sur les sanctions dont la RPDC fait l’objet ?

À l’exception de la France et de l’Estonie, tous les pays de l’Union européenne entretiennent des relations diplomatiques normales avec la RPDC. Cette situation est contraire à la tradition diplomatique de la France, qui est de reconnaître des États et non des régimes politiques, et nuit à la place de notre pays en Asie orientale, une des régions les plus dynamiques du monde. Après l’ouverture, en 2011, d’un premier bureau français de coopération à Pyongyang, comptez-vous faire évoluer cette situation pour normaliser les relations entre la République française et la RPDC, conformément à la pratique de nos principaux partenaires européens ?

La République de Corée connaît de vives tensions politiques, notamment depuis l’élection de la présidente Park Geun-hye en 2012. Le Parti progressiste unifié, un des principaux partis politiques sud-coréens, a fait l’objet d’une interdiction et on assiste à une répression accrue à l’encontre les syndicats. La République de Corée entend pourtant partager les mêmes valeurs et standards que les pays occidentaux. La répression en cours en Corée du Sud est peu soulignée, alors que les médias se plaisent à relayer la moindre rumeur sur la RPDC. Quelle est votre position sur les différentes restrictions apportées aux libertés démocratiques en Corée du Sud ?

Le dialogue intercoréen, que nous soutenons, reste peu connu à l’étranger. L’AAFC le soutient clairement comme seule voie possible dans le règlement des différends entre Coréens. Estimez-vous que la France doit encourager le dialogue entre les deux Corée et rappeler qu’il constitue le seul instrument sérieux pour trouver une solution pérenne à la crise coréenne ?

L'Association d'amitié franco-coréenne ne manquera pas de vous informer des réponses apportées à ces questions par les candidat(e)s.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Activités AAFC Relations France-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)