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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 21:11

Entre l'inauguration d'une exposition conjointe sur les fouilles des murailles de Kaesong et le soutien apporté par la France à des programmes dans le domaine de la sécurité alimentaire, les échanges entre Paris et Pyongyang s'intensifient, deux ans après l'ouverture d'une représentation diplomatique française dans la capitale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) - et alors que le remplacement d'Olivier Vaysset par Emmanuel Rousseau à la tête du bureau français de coopération à Pyongyang, en novembre 2013, a permis de faire entrer les activités du bureau dans une phase plus opérationnelle.

C'est en 2003 que l'archéologue Elisabeth Chabanol a commencé à travailler sur le site de Kaesong, ancienne capitale du royaume de Koryo (918-1392), qui était alors menacé par le développement de la zone économique spéciale de Kaesong. La coopération qui s'est nouée depuis cette date entre l'Ecole française d'Extrême-Orient (EFEO) et le Bureau d'orientation pour la conservation du patrimoine national (BOCPN) de la RPD de Corée a contribué à la décision d'inscription du site au patrimoine mondial de l'UNESCO en juin 2013. Le 15 septembre 2014, une exposition conjointe franco-coréenne sur les fouilles de Kaesong a été inaugurée à Pyongyang, en présence notamment de Ryong Ju, directeur du BOCPN, des professeurs et des étudiants de l'Université Kim Il-sung, des chercheurs de l'Académie des sciences sociales de la RPD de Corée, d'Elisabeth Chabanol, représentant l'EFEO, d'Emmanuel Rousseau, directeur du bureau français de coopération en RPDC, et de Charlie Li Quanhua, représentant l'entreprise du BTP Lafarge S.A.

Tombes de la dynastie royale de Koryo, à Kaesong (14e siècle)

Tombes de la dynastie royale de Koryo, à Kaesong (14e siècle)

La France est également présente dans le domaine de la sécurité alimentaire. En début d'année 2014, un programme d'une valeur de 160.000 euros a été lancé en direction des habitants de la province du Hwanghae du Sud. Plus récemment, en juillet 2014, il a été décidé de confier un programme de 210.000 euros à Première Urgence, l'une des deux ONG françaises (avec Triangle Génération Humanitaire) présentes en permanence en Corée du Nord, pour une formation en boulangerie et en culture maraîchère. Cette seconde action bénéficiera également à 20.000 habitants de la province du Hwanghae du Sud.

L'Association d'amitié franco-coréenne se félicite de ce renforcement des coopérations franco-coréennes, alors qu'elle a pour sa part participé à des actions d'urgence pour venir en aide aux populations nord-coréennes - en liaison étroite avec des ONG ayant une expérience de travailler en Corée du Nord - et qu'elle a mis l'accent sur des échanges en matière de diversification des productions agricoles, d'une part, et de développement des échanges interuniversitaires d'autre part, à partir notamment des observations et des demandes recueillies lors de ses déplacements en RPDC.

Sources :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations France-Corée
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Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)