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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 09:38

nam-jae-joon_spy-chief_NIS_Korea.jpgAyant acquis une sinistre réputation sous le régime militaire, les services de renseignement sud-coréens (National Intelligence Service, NIS) sont au coeur du scandale, après une lourde ingérence dans l'élection présidentielle de décembre 2012 et la tentative de suicide d'un de leurs informateurs, ayant mis en cause le NIS et impliqué dans une affaire de falsification de documents officiels chinois pour créer de toutes pièces un faux espion nord-coréen. Les scandales touchent la direction même du NIS.

Comme l'observe l'AFP, ce n'est plus seulement l'opposition qui demande la démission du nouveau directeur du NIS, Nam Jae-joon : l'écoeurement atteint aussi les rangs du Parti Saenuri (conservateur, au pouvoir), à la veille des élections locales du 4 juin prochain qui s'annoncent serrées. En effet, un député du Parti Saenuri, Shim Jae-chul, lors d'une réunion de la direction du parti, s'est déclaré "consterné" par la falsification de documents officiels chinois et les tentatives du NIS de se protéger en couvrant l'affaire. Pour Shim Jae-chul, il est évitable que Nam Jae-joon (photo à gauche, source) prenne la responsabilité de cette affaire.

Le directeur du NIS a été nommé par la Présidente Park Geun-hye il y a seulement un an. Son prédécesseur, Won Sei-hoon, a été condamné pour corruption le 22 janvier 2014 à une peine de 2 ans de prison et une amende de 160 millions de won, suite à la lourde implication de ses services dans l'élection présidentielle disputée ayant vu la victoire de la candidate conservatrice Mme Park Geun-hye. Les tentatives d'entrave au  bon fonctionnement de la justice dans cette très grave affaire ont jeté une lumière crue sur les dysfonctionnements des institutions sud-coréennes du fait des pouvoirs exorbitants du NIS qui, par son fonctionnement actuel, fait peser l'une des plus lourdes menaces sur la démocratie sud-coréenne, et soulève la question de la responsabilité politique des conservateurs au pouvoir à Séoul : dans son rapport de 2013 sur les droits de l'homme, le département d'Etat américain a mentionné, à propos de la Corée du Sud, les questions soulevées par le NIS - ce qui montre que les Etats-Unis ont choisi d'exercer publiquement des pressions sur le gouvernement sud-coréen à propos des atteintes aux droits de l'homme, sur une série de sujets incluant également la liberté d'expression et l'accès à Internet, sous le régime notamment de la loi de sécurité nationale, l'emprisonnement des objecteurs de conscience, les discriminations contre les minorités (ethniques, sexuelles) et/ou leur absence de protection, ainsi que les restrictions aux droits des travailleurs, notamment le droit de grève.

Source : AFP (repris par Yahoo).

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique sud-coréenne
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)