Le 28 août 2012, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a célébré le 85ème anniversaire de la fondation de la Ligue de la jeunesse communiste de Corée, aujourd'hui la Ligue de la jeunesse socialiste Kim Il-sung. En 2012, la commémoration avec faste de la Journée de la jeunesse, le 28 août, traduit une attention particulière aux questions de la jeunesse du nouveau dirigeant Kim Jong-un, lui-même âgé d'une trentaine d'années.
Après la Libération de la Corée en 1945, le Président Kim Il-sung, âgé de 33 ans, avait secoué le vieil édifice social coréen, encore marqué par des siècles d'immobilisme fondé sur la tradition confucéenne. Comme l'a montré Charles K. Armstrong dans The North Korean Revolution, il s'était directement impliqué dans la promotion des femmes - en particulier dans l'adoption, dès 1946, de la loi sur l'égalité entre les hommes et les femmes - ainsi que de nouveaux jeunes cadres, souvent issus de la paysannerie et de la classe ouvrière naissante. Ce faisant, il avait insufflé un élan modernisateur à une société encore imprégnée des inégalités féodales.
Deux générations plus tard, c'est à nouveau un des plus jeunes chefs d'Etat au monde, le Premier secrétaire du Parti du travail de Corée Kim Jong-un, qui fait le pari de la jeunesse. Le style de gouvernement change - un familier des dirigeants nord-coréens, peu suspect de sympathie pour la RPDC, le cuisinier japonais Kenji Fujimoto, en témoigne - et la musique populaire se modernise, quand les nouvelles technologies (téléphone portable, tablette pour PC) envahissent la vie quotidienne. Amorcés au début des années 2000, alors que la RPDC était dirigée par Kim Jong-il, ces changements sont le fruit d'une lente évolution, qu'à l'AAFC nous avons pu constater, année par année, lors de nos voyages en RPD de Corée : les vêtements colorés s'imposent comme la norme, de nouveaux loisirs s'imposent - comme le bowling et le roller - alors que sont créés de nouveaux parcs d'attraction. Et quand la première dame Ri Sol-ju apparaît désormais dans les manifestations officielles, son style vestimentaire est celui déjà adopté par la jeunesse de Pyongyang.
Dans ce contexte, les cérémonies de commémoration sont l'occasion, pour la direction de la RPD de Corée, de mettre l'accent sur la priorité accordée à la jeunesse : après la célébration de la fondation de l'Union des enfants coréens, la capitale a retenti des manifestations organisées pour la Journée de la jeunesse, le 28 août 2012, à l'occasion du 85ème anniversaire de la fondation de la Ligue de la jeunesse communiste en 1927, dans les combats de la résistance antijaponaise menés par le Président Kim Il-sung.
Car l'accent est mis sur la continuité entre les luttes d'hier et d'aujourd'hui (cf. ci-dessous, les délégués à la Journée de la jeunesse en visite au cimetière des martyrs révolutionnaires) : alors que la jeunesse est célébrée comme l'avant-garde de la révolution, les brigades de choc rivalisent pour accélérer l'effort de construction.
Le 25 août, les délégués invités à Pyongyang pour les manifestations de la Journée de la jeunesse figuraient aux places d'honneur lors de la représentation du spectacle de gymnastique de masse Arirang.
Comme à la Libération en 1945, et plus encore après la guerre de Corée, ces évolutions préfigurent l'accession aux responsabilités de nouvelles générations de cadres, en partie formés à l'étranger, qui ont témoigné de leur volonté de poursuivre l'oeuvre de leurs aînés.
Principales sources : AAFC, KCNA (dont photos).





Le Sommet mondial des médias a été organisé du 5 au 7 juillet 2012 à Moscou, en présence de plus de 300 dirigeants de 213 médias, originaires de 102 pays. Les deux Corée étaient représentées à cet événement, auquel la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) participait pour la première fois.
Une affaire de cyberattaque défraie la chronique : un virus espion très puissant, baptisé Flame, a affecté 400 ordinateurs de pays arabes, et notamment l'Iran. La puissance du virus a conduit nombre d'experts à envisager l'implication d'un ou plusieurs Etats et, compte tenu des cibles, à s'interroger sur une possible implication des Etats-Unis et d'Israël. Ce n'est pas la première fois qu'un Etat est accusé de cyberattaques : naguère, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), mise en cause par la Corée du Sud, a nié toute implication. Décryptage.


Pour les Occidentaux, les difficultés potentielles d'intercompréhension avec les Coréens ne se heurtent pas seulement à des obstacles d'ordre linguistique. Les différences culturelles jouent également un rôle : par exemple, il est d'usage que, lors d'une réunion à plusieurs personnes, le plus âgé prenne la parole en premier et lance les sujets de conversation ; ainsi, si un étranger plus jeune tente de prendre l'ascendant lors d'une conversation avec des Coréens, son attitude sera considérée comme irrespectueuse par ses vis-à-vis coréens. Dans ce contexte, il est utile de connaître aussi quelques règles relatives au comportement gestuel en Corée : nous donnons ci-après une traduction de l'anglais d'un article paru le 10 mars 2012 dans l'édition en ligne du quotidien malais 
L'onban de Pyongyang est l'un des quatre principaux plats traditionnels de la capitale de la RPD de Corée, avec la soupe de nouilles froides (raengmyon), la soupe au muge et la galette de lentille verte.
Ce plat traditionnel, initialement réservé aux fêtes de mariage, s'est largement diffusé après 1945.
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