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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 11:48

A l'approche de l'hiver, les échoppes de marrons grillés et de patates douces ont fait leur réapparition dans les rues coréennes. La châtaigne et la patate douce sont aussi à la base de plats traditionnels de la cuisine coréenne.

 

Dans toute la péninsule coréenne, à Séoul comme à Pyongyang, les froids de l'automne et de l'hiver ont entraîné la réapparition des marrons grillés et de patates douces sur les échoppes de rue. Janvier est le mois le plus froid en Corée, la température moyenne atteignant alors -10 °C en Corée du Sud, et - 13 °C à Pyongyang.

 

 A Pyongyang, Sin Kim Son, qui dirige l'entreprise de fruits et de légumes Sinwon dans le district de Pothonggang, a indiqué à l'agence officielle nord-coréenne KCNA que des dizaines de tonnes de patates douces et de châtaignes avaient été stockées pour fournir les consommateurs cette année. Toujours selon l'agence KCNA, ce système d'approvisionnement a été mis en place par le président Kim Il-sung et a fonctionné de manière ininterrompue, y compris pendant la période de difficultés alimentaires de la "Dure Marche".

 

220px-Chestnuts02.jpgEn Asie de l'Est, et plus précisément en Chine, les châtaignes auraient commencé à être cultivées il y a 2.000 à 6.000 ans. Les basses températures favorisent les récoltes de châtaignes. Si la Chine est le premier producteur mondial de châtaignes, la Corée du Sud se classe troisième, après la Turquie, devant l'Italie et le Japon. Les châtaignes fraîches ont une valeur nutritionnelle de 180 calories pour 100 grammes.

 

La vente de patates douces dans la rue est une pratique courante non seulement en Corée, mais aussi en Chine et au Japon. En Corée, l'amidon de patate douce est utilisé pour les nouilles (appelées dangmyeon). Les patates douces sont aussi bouillies, cuites à la vapeur ou grillées. Elles constituent aussi un ingrédient populaire des pizzas des chaînes de restauration du Sud de la péninsule.

 

Les nouilles à base de patates douces composent l'un des plats traditionnels coréen, le japchae : les nouilles sont sautées à l'huile de sésame, avec un accompagnement de légumes (carottes, oignons, épinards, champignons) et parfois de viande de boeuf. Une sauce de soja assaisonne le japchae, adouci avec du sucre au Sud de la péninsule. Il peut être servi chaud ou froid.

 

220px-Korean cuisine-Japchae-04

 

Sources :

- Climate and Temperature : Corée du Sud, Pyongyang (site consulé le 1er novembre 2010) ;

- KCNA, "Roast Chestnut, Sweet Potato Stalls Salient", 29 octobre 2010 ;

- New Zealand Chestnut (site consulé le 1er novembre 2010) ;

- wikipedia (version anglaise) : chestnut (dont photo), japchae (dont photo) et sweet potato.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 10:05

Selon un rapport du ministère de la Santé et de la protection sociale de la République de Corée (du Sud), le suicide est devenu la quatrième cause de mortalité dans le pays, ayant atteint le taux de 31 pour 100.000 en 2009, en hausse pour la troisième année consécutive. L'AAFC revient sur ce fléau moderne des pays industrialisés, qui touche encore plus fortement la Corée du Sud. Le problème de santé publique qu'il constitue a été longtemps tabou, avant de retenir l'attention de l'opinion publique suite au suicide récent de plusieurs personnalités du monde social et politique et des milieux culturels.

 

Un grave problème de santé publique

 

Dans un rapport au Parlement rendu public le 3 octobre 2010 avant une audition parlementaire, le ministère de la Santé et de la protection sociale sud-coréen a fait apparaître une nouvelle hausse des suicides dans le pays : avec un taux de 31 pour 100.000 personnes, le suicide est devenu la quatrième cause de mortalité en Corée du Sud, après le cancer (140,5 pour 100.000), les maladies mentales (52 pour 100.000) et les maladies cardiaques (45 pour 100.000), devant le diabète (19,6 pour 100.000).

 

En 2009, le taux annuel de suicide, qui s'élevait à 26,1 pour 100.000 personnes en 2005, a été en hausse pour la troisième année consécutive (23 pour 100.000 en 2006, 26 pour 100.000 en 2008, 31 pour 100.000 en 2009).

 

Le taux de suicide en Corée du Sud a récemment dépassé celui du Japon pour devenir l'un des plus élevés au monde (juste après le Guyana, la Hongrie et les pays de l'ancienne Union Soviétique), et le premier parmi les pays industrialisés membres de l'OCDE.

 

Des causes sociales complexes

 

L'échec scolaire dans un pays où l'investissement éducatif est très élevé, ainsi que le faible niveau de protection sociale, peuvent être des facteurs explicatifs spécifiques des suicides en Corée du Sud, où la réprobation sociale du suicide est forte : ainsi, la mort par pendaison à Manhattan, en 2005, de Lee Yoon-hyung, de la famille du groupe Samsung, avait d'abord été présentée dans les journaux sud-coréens et américains comme résultant d'un accident de voiture.

 

Le suicide est ainsi un révélateur de la société. Par exemple, le 6 octobre 2008, le mannequin et acteur Kim Ji-hoon s'est suicidé après avoir rendu publique son homosexualité, en butte à des agressions homophobes et à la décision de son employeur de ne pas renouveler son contrat après l'annulation de sa participation à des défilés de mode et à des émissions de télévision.

 

 Sacrifice individuel et prise de conscience collective

 

A_Single_Spark.jpgDans le domaine politique et l'histoire des luttes sociales, le suicide en Corée du Sud a souvent représenté un sacrifice individuel pour la collectivité : le 13 novembre 1970, un jeune ouvrier du textile âgé de 22 ans, Jeon Tae-il, s'immolait par le feu pour dénoncer les conditions de travail des travailleurs sud-coréens. Dans son secteur d'activité, les cas de tuberculose n'étaient pas rares en raison du manque de ventilation dans les usines, et les employeurs procédaient à des injections forcées d'amphétamines pour maintenir à l'état d'éveil les ouvriers privés de sommeil. Ayant donné lieu à la réalisation d'un documentaire, "A Single Spark", récompensé du prix du meilleur film aux Blue Dragon Awards en 1995, nominé au festival international du film de Berlin en 1996, la mort de Jeon Tae-il encouragea les mobilisations pour le droit du travail en Corée du Sud.

 

La période récente a été marquée par plusieurs suicides de personnalités sud-coréennes qui ont conduit à une attention accrue de l'opinion publique sur ce phénomène, dans ses différentes dimensions, politiques et sociales : 

 

- le syndicaliste Park Jong-tae, pour alerter l'opinion sur la situation des travailleurs des transports ;

- l'ancien président démocrate Roh Moo-hyun, le 23 mai 2009 ;

- le pasteur Kang Hui-nam, le 6 juin 2009, pour protester contre la répression des mouvements pro-réunification ;

 - l'actrice et mannequin Kim Daul, le 19 novembre 2009 à Paris ;

 - l'acteur et chanteur Park Yong-ha, le 30 juin 2010.

 

Si le suicide récent de stars de cinéma a sans doute plus ému une partie des jeunes Sud-Coréens, souvent dépolitisés, que celle de figures politiques et syndicales, il a éveillé la prise de conscience globale d'un phénomène social longtemps resté tabou. Il faut aussi reconsidérer les suicides de certaines personnalités dans l'analyse du rôle des médias sud-coréens qui disposent d'un pouvoir de fabrication de l'image et de la réputation des célébrités - que celles-ci relèvent des sphères économique, politique ou du showbiz.  

  

chung_mong_hun_2.jpgAinsi, le 4 août 2003, Chung Mong-hun, fils de Chung Ju-yung, fondateur du groupe Hyundai, s'était suicidé alors qu'il dirigeait le groupe Hyundai Asan. Très engagé dans la réconciliation intercoréenne, le groupe Hyundai Asan ayant massivement investi dans les complexes intercoréens de Kaesong et des monts Kumgang, Chung Mong-hun était poursuivi pour un financement occulte présumé du sommet intercoréen du 15 juin 2000. Il était devenu une cible de la presse conservatrice sud-coréenne, hostile à la politique du rayon de soleil du président Kim Dae-jung que le groupe Hyundai appuyait totalement au plan économique. Comme pour l'ancien président Roh Moo-hyun, cette campagne de presse a conduit au suicide de Chung Mong-hun et à l'extinction des poursuites, sans qu'un jugement n'ait jamais permis de connaître la vérité.

 

Principales sources : AAFC, The Korea Times, Wikipedia

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 10:54

Dans un rapport publié le 15 juillet 2010, Amnesty International a dressé un tableau très sombre du système de santé en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), qui tranche nettement avec celui dressé dans un autre rapport, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), suite au déplacement en Corée du Nord, en avril, de Mme Margaret Chan, directeur général de l'OMS. L'AAFC, dont des délégations ont pu visiter des établissements de santé en Corée du Nord lors de plusieurs de ses déplacements, fait le point.

 

Dans son rapport sur l'état de santé en Corée du Nord, Amnesty International s'alarme : des interventions chirurgicales sans anesthésie, une pénurie de médicaments mettant à mal le principe de gratuité du système de santé, une recrudescence des maladies chroniques, un manque de désinfectants, la circulation de médicaments frelatés, souvent originaires de Chine...

 

Lors de sa visite en RPD de Corée, Mme Margaret Chan, directeur général de l'OMS, avait dressé un bilan apparemment tout autre du système de santé nord-coréen, en relevant un taux élevé d'immunisation, un réseau efficace de maternités et de services pédiatriques, le traitement avec succès de la tuberculose et la réduction du nombre de cas de malaria. Les autorités nord-coréennes ont mis en place un encadrement médical important, le réseau primaire de santé comportant un médecin pour 130 familles.

 

paul_garwood.jpgAlors, qui croire ? Les experts de l'OMS soulignent les biais méthodologiques de l'enquête d'Amnesty International : "le rapport d'Amnesty International n'est pas scientifique. Il est basé sur quelques témoignages de personnes qui ont quitté la RPDC depuis des années, et il ne fait pas état des améliorations récentes", a déclaré M. Paul Garwood, porte-parole de l'OMS (photo Nations Unies).

 

Mme Margaret Chan a pu, à la différence des membres d'Amnesty International, se rendre en Corée du Nord, et pas seulement dans sa capitale, Pyongyang. Elle a visité notamment l'hôpital de Ryongsan, dans le comté de Junghwa de la province du Hwanghae du Nord. Par ailleurs, l'OMS dispose d'éléments de comparaison internationale. Alors que l'espérance de vie reste le meilleur indicateur de l'état de santé d'une population, celle-ci s'élève à 69,3 ans en RPD de Corée, soit vingt-cinq ans de plus que les pays les moins bien lotis au monde, en Afrique subsaharienne.

 

Si Amnesty International a dressé une situation alarmiste du système sanitaire nord-coréen traduisant des maux anciens après les difficultés économiques nées des catastrophes naturelles des années 1990, ceux-ci n'ont pas encore disparu : l'OMS observait la nécessité de moderniser les équipements et d'améliorer l'accès aux médicaments, tandis que la situation alimentaire précaire se traduit, notamment, par la naissance d'enfants souvent en sous-charge pondérale.

 

Lors de la visite de délégations en RPD de Corée, l'AAFC a pu constater à la fois l'existence d'établissements de haut niveau, comme la maternité de Pyongyang, le recours efficace à la médecine traditionnelle, et les limites nées du manque d'équipements et de médicaments, y compris pour l'approvisionnement électrique. La Corée du Nord utilise au mieux ses ressources, humaines et financières, mais celles-ci restent limitées. Par ailleurs, la désorganisation des marchés suite aux réformes économiques et monétaires engagées fin 2009 a accru les aléas dans l'accès aux médicaments et aux produits alimentaires de base. Enfin, alors que la Corée du Sud dispose de surplus de céréales évalués à 1,4 million de tonnes, le gouvernement Lee Myung-bak préfère manier l'arme alimentaire vis-à-vis de ses compatriotes du Nord. Pour sa part, le Programme alimentaire mondiale n'a obtenu des Etats donateurs que les deux tiers des 500 000 tonnes de céréales promises pour 2010.

 

Face à ces défis, le gouvernement nord-coréen a privilégié les coopérations de projets, sur le modèle par exemple de la formation en France de médecins nord-coréens par le Secours populaire français. Si elle émet de sérieux bémols sur la méthodologie suivie par Amnesty International dans la conduite de son enquête sur la santé en Corée du Nord, l'AAFC rejoint cette conclusion : la coopération internationale avec les Nord-Coréens, dans le domaine de la santé comme de l'agriculture, doit être déliée de toute considération politique.

 

Sources : AAFC, Philippe Pons, "Amnesty International s'alarme de l'état sanitaire de la Corée du Nord", in Le Monde, 18 et 19 juillet 2010, p. 6.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 00:11

Organisée tous les ans, chaque 31 mai, depuis 1998, sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Journée mondiale sans tabac sensibilise les opinions publiques des différents pays du monde sur les dangers du tabac pour la santé publique. Comme pour les autres campagnes internationales de l'OMS, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) s'est associée aux manifestations qui ont eu lieu le 31 mai 2010.

 

journee_mondiale_sans_tabac.jpg

Les visiteurs étrangers en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) pourraient croire que le nombre de fumeurs est faible en Corée du Nord. En fait, cette impression est trompeuse, dans une société où il n'est pas d'usage pour les plus jeunes de fumer devant leurs aînés ni pour les femmes de fumer en public. Le tabagisme, très répandu, est l'un des principaux fléaux de santé publique en Corée du Nord. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il a lui-même montré l'exemple en cessant de fumer.

 

La Corée du Nord a participé aux actions menées à l'échelle internationale, sous l'égide de l'OMS, dans le cadre de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai 2010. Les interdictions de fumer ont été renforcées dans les lieux publics, comme les théâtres, les écoles, les hopitaux, les cinémas ou encore les places publiques, soit des interdictions sensiblement plus étendues que dans des pays occidentaux tels que la France.

 

A l'occasion de la Journée mondiale sans tabac 2010, les médias nord-coréens ont également rappelé qu'enfreindre les interdictions de fumer, en particulier dans les lieux publics, exposait à des poursuites pénales.

 

Sources : AAFC, AFP (sur Canada.com)

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 09:11

De retour d'une visite de trois jours en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), le docteur Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a souligné que le système de santé en Corée du Nord, public et gratuit, est marqué par des réalisations notables, tout en ayant toujours des défis à relever. Mme Chan, qui a visité plusieurs établissements de santé et rencontré des responsables au plus haut niveau, a souligné notamment l'importante population médicale de la RPDC.

 

Le docteur Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a visité la République populaire démocratique de Corée. Selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA, Mme Margaret Chan, arrivée le 26 avril 2010, a rencontré M. Pak Ui-chun, ministre des Affaires étrangères, le 27 avril, et M. Kim Yong-nam, président du praesidium de l'Assemblée populaire suprême, le 28 avril (photo KCNA ci-dessous, source). La directrice générale de l'OMS a quitté la RPDC le 29 avril, après avoir notamment visité la maternité de Pyongyang et l'hôpital de Ryongsan, dans le comté de Junghwa de la province du Hwanghae du Nord.

 

margaret_chan_kim_yong_nam.jpg

Le 27 avril, Mme Chan a également assisté à la cérémonie d'inauguration d'un système médical en ligne à l'hôpital Kim Man-yu (photo ci-dessous, source Naenara), qui relie cet hôpital de Pyongyang et d'autres établissements de santé en province. Ce dispositif, mis en place avec la coopération de l'OMS, comporte un système de consultation vidéo en ligne, permettant des échanges entre unités de soin pour le diagnostic et la prescription de soins. Mme Chan a observé que ce dispositif était particulièrement adapté à la géographie de la RPDC, qui comporte de nombreuses zones montagneuses difficiles d'accès.

 

hopital_kim_man_yu.jpg

A l'issue de sa visite, le docteur Margaret Chan a déclaré que le gouvernement nord-coréen avait obtenu des réalisations notables dans le domaine de la santé publique : un taux élevé d'immunisation, un réseau efficace de maternités et de services pédiatriques, le traitement avec succès de la tuberculose et la réduction du nombre de cas de malaria. Toutefois, les autorités nord-coréennes doivent encore faire face à de nombreux défis.

 

Elle a souligné que la RPDC avait des atouts par rapport à d'autres pays en développement. Il n'y a pas de pénurie de médecins ni d'infirmières en Corée du Nord, où il n'existe pas de phénomène de "fuite des cerveaux" des professions médicales. Toujours selon le docteur Chan, la RPDC dispose d'une infrastructure de santé très élaborée, en ayant développé un réseau primaire de santé comportant un médecin pour 130 familles.

 

S'agissant des défis restant à relever, Mme Chan a déclaré :

 

"Le système de santé doit être renforcé pour soutenir la politique gouvernementale d'une couverture universelle et, bien sûr, améliorer la qualité des services. Davantage d'investissements sont nécessaires pour moderniser les équipements et les infrastructures et pour garantir les quantités adéquates de médicaments et d'autres biens, et répondre aux aptitudes du personnel de santé."  

 

En particulier, une importance doit être accordée à l'alimentation et aux maladies qui y sont liées, comme les cancers et les maladies cardiaques, et des efforts sont à mener dans la lutte contre le tabagisme. Toujours selon Mme Chan, le gouvernement doit prêter une attention particulière au statut nutritionnel des jeunes enfants, les nouveaux-nés étant souvent en sous-charge pondérale, ainsi que des femmes enceintes, certaines d'entre elles souffrant d'anémie.

 

Après avoir rappelé la qualité du travail des autorités nord-coréennes avec l'OMS sur plusieurs dispositifs (Fonds global de lutte contre le SIDA, la tuberculose et la malaria ; Alliance globale pour les vaccins et l'immunisation, Global Alliance for Vaccines and Immunization, ou GAVI), Mme Chan a souligné la qualité de l'engagement du gouvernement nord-coréen avec ses partenaires internationaux dans le domaine de la santé :

 

"Je peux confirmer, au moins dans le domaine de la santé, que le gouvernement est réceptif à un engagement avec ses partenaires internationaux et qu'il est réceptif à la demande d'un transparence accrue, pour des statistiques de meilleure qualité et en ce qui concerne sa responsabilité vis-à-vis des ressources parvenant dans le pays pour améliorer la santé (...) Aussi je pense que ce sont, à mes yeux, de très bons signes et un signal."

 

Conduit du 1er au 15 octobre 2008 avec l'appui matériel et technique du Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA), le recensement de la population avait indiqué que l'espérance de vie à la naissance en RPD de Corée s'élève à 69,3 ans, et la mortalité infantile à 19,3 pour mille.

 

La directrice générale de l'OMS n'en a pas moins souligné la responsabilité de la communauté internationale pour l'amélioration de la santé publique en Corée du Nord. Plusieurs ONG françaises ont conduit des actions en ce domaine : le Secours populaire français a formé des médecins nord-coréens en France et fournit régulièrement des médicaments. Une deux ONG françaises présentes en RPDC, Première urgence, participe notamment à la modernisation du réseau de santé.

 

A l'occasion de ses voyages en République populaire démocratique de Corée, notamment en 2006, 2008 et 2009, l'AAFC a rencontré les responsables d'ONG présentes en Corée du Nord, notamment dans le secteur de la santé, et visité des établissements médicaux, tout en ayant également pu apprécier les résultats obtenus dans le domaine de la médecine traditionnelle (photo ci-contre: coopération avec le Yémen)

 

Principales sources :

- AAFC

- KCNA, "On-line operation medical service system starts", 27 avril 2010

- Lisa Schlein, "WHO chief notes N. Korean achievements in public health care", Voice of America, 30 avril 2010

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 00:57

En 2008, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a conduit le premier recensement global de sa population depuis 1993. A la date du 1er octobre 2008, la RPD de Corée comptait ainsi 24.052.231 habitants. Les données très complètes ainsi collectées donnent un aperçu détaillé de la démographie du pays, région par région, ainsi que des conditions de vie et de l'organisation économique et sociale.

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Du 1er au 15 octobre 2008, la République populaire démocratique de Corée a conduit le premier recensement global de sa population depuis 1993, et le second de son histoire. Les opérations de recensement ont été menées avec l'appui matériel et technique du Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA), sur la base de la déclaration gouvernementale n° 33 d'octobre 2006. Ce travail exhautif de collecte des données a mobilisé plus de 43.000 enquêteurs. Pour les besoins du recensement, les unités administratives de base (appelée ri, up, gu ou dong) ont été subdivisées en unités de 150 ménages dans les zones rurales, et de 180 ménages dans les zones urbaines.

Plus de 24 millions d'habitants, en majorité des femmes

A la date du 1er octobre 2008 à 00h01, prise comme point de référence du recensement, la RPD de Corée comptait 24.052.231 habitants, dont 51,3 % de femmes.

Le sex ratio s'établit ainsi à 95,1 hommes pour 100 femmes (alors qu'il était estimé jusqu'à présent à 97), soit une situation inverse de celle de la Corée du Sud qui semble indiquer que, au Nord de la péninsule, il n'y a pas de sélection des naissances défavorable aux filles,
contrairement au Sud.

Une population majoritairement urbaine

La population urbaine représente 61 % de la population totale.

Vingt-sept villes dépassent 100.000 habitants (hors agglomération) :

1. Pyongyang (2.581.076 habitants)
2. Hamhung (668.557)
3. Chongjin (667.921)
4. Nampho (366.815)
5. Wonsan (363.127)
6. Sinuiju (359.341)
7. Tanchon (345.875)
8. Kaechon (319.554)
9. Kaesong (308.440)
10. Sariwon (307.764)
11. Sunchon (297.317)
12. Phyongsong (284.386)
13. Haeju (273.300)
14. Kanggye (251.971)
15. Anju (240.117)
16. Tokchon (237.133)
17. Kim Chaek (207.299)
18. Rason (196.954)
19. Kusong (196.515)
20. Hyesan (192.680)
21. Jongju (189.742)
22. Huichon (168.180)
23. Hoeryong (153.532)
24. Sinpho (152.759)
25. Songrim (128.831)
26. Munchon (122.934)
27. Manpho (116.760)

Une croissance annuelle de la population de 0,85 % depuis 1993

Lors du précédent recensement de 1993, la population nord-coréenne avait été estimée à 21,2 millions d'habitants, soit un taux de croissance annuel moyen de 0,85 %, ce qui incite à réviser à la baisse les estimations les plus élevées quant à la surmortalité en RPD de Corée pendant les années de la dure marche. Ces difficultés passées se reflètent toutefois dans les données relatives à l'espérance de vie (69,3 ans) et la mortalité infantile (19,3 pour mille), moins favorables qu'en 1993 (respectivement, 72,7 ans et 14,1 pour mille).

Un niveau de vie supérieur à la moyenne mondiale

Ces indicateurs montrent toutefois que le niveau de vie en RPD de Corée est supérieur à la moyenne mondiale.

L'espérance de vie en Corée du Nord (69,3 ans en 2008) est supérieure de plus de trois années à la moyenne mondiale (66,1 ans en 2009), plaçant la RPD de Corée derrière la Chine (73,5 ans) et le Brésil (72,0 ans), mais devant l'Ukraine (68,3 ans), l'Inde (66,1 ans) et la Russie (66,0 ans), selon les comparaisons issues des données publiées pour les autres pays par la
CIA (qui n'intégrait pas encore les données du recensement 2008 en Corée du Nord).

Toujours
selon la même source, la mortalité infantile en Corée du Nord (19,3 pour mille en 2008) est plus de deux fois inférieure à la moyenne mondiale (44,1 pour mille en 2009), plaçant la RPD de Corée au niveau de la Chine (20,3 pour mille), de l'Albanie (18,6 pour mille) et du Mexique (18,4 pour mille).

85 % des ménages ont accès à l'eau potable et 55 % des logements disposent de toilettes équipées d'une chasse d'eau.

Les principaux systèmes de chauffage sont, à part quasi-égales (environ 47 % chacun), le charbon et le bois.

Le mariage et la famille


L'âge moyen au premier mariage est de 24-25 ans pour les femmes, et de 27-28 ans pour les hommes.

Les personnes "séparées" (sans préciser s'il s'agit ou non de divorces) représentent 0,3 % de la population totale : elles sont âgées principalement de 35 à 45 ans.

Un ménage nord-coréen compte en moyenne 3,9 personnes, vivant dans une maison ou un appartement de 50 à 75 m2. 24 % des ménages sont composés d'une seule famille.

Photo ci-dessus : famille se recueillant au cimetière des patriotes martyrs, septembre 2008

L'éducation

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Plus de deux tiers des habitants ont atteint un niveau d'éducation au moins secondaire. 16 % des hommes et 9 % des femmes ont atteint un niveau d'éducation universitaire, l'écart hommes-femmes s'atténuant parmi les personnes âgées de moins de 40 ans.

Le taux d'alphabétisation est supérieur à 99,99 % : seules 326 personnes sont recensées comme illettrées, la quasi-totalité d'entre elles nées avant ou pendant la colonisation japonaise (1910-1945). 

Parmi les 2.973.000 personnes âgées de plus de 16 ans ayant accompli au moins trois années d'un cursus post-secondaire, les formations les plus suivies sont celles d'ingénieur (594.000 personnes), des métiers de l'enseignement (591.000), de l'agriculture (464.000), de la santé publique (273.000), du commerce et de l'administration (une seule catégorie, 221.000 personnes).

Photo ci-dessus : département de français de l'Université Kim Il-sung

Conclusion : des données plus exhautives qu'en 1993

Un effort de transparence et d'exhautisvité permet désormais de disposer de données non mesurées en 1993, comme le (petit) nombre d'étrangers vivant en Corée (estimé à 533 personnes, dont près de deux tiers de femmes âgées de plus de 65 ans, ce qui n'intègre pas le personnel des représentations diplomatiques en RPD de Corée), ou des données sur les handicapés, lesquels forment 0,9 % de la population âgée de plus de 16 ans. Les handicaps visuels, auditifs et intellectuels ont aussi été mesurés. Enfin, les données sur les flux migratoires, à l'intérieur de la Corée du Nord, rendent aussi compte du processus d'urbanisation. 

Principales sources : AAFC, Rapport complet (2009) du Bureau central des statistiques de la RPD de Corée, sur le site des Nations-Unies.

Photographies :
Alain Noguès

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 00:01

Le 23 décembre 2009, le ministère de la Justice de la République de Corée (Corée du Sud) a annoncé lors d'une conférence de presse qu'il allait déposer un projet de loi devant le Parlement pour autoriser la plurinationalité, en vue de son adoption d'ici la fin de l'année. Cette réforme constituerait une petite révolution dans le droit de la nationalité en Corée du Sud.

Si le président de la République française Nicolas Sarkozy a lancé un débat sur l'identité nationale, le thème de la nationalité ne fait pas moins débat en Corée du Sud. Dans un pays attaché à une conception de la nationalité fondée sur le droit du sang, où l'intégration des travailleurs étrangers fait débat, la possibilité prochaine de bénéficier d'une double, ou plus exactement d'une pluri-nationalité, marque un changement de cap notable. L'annonce en a été faite ce mercredi 23 décembre par le ministère de la Justice de Corée du Sud, lors d'une conférence de presse. Un projet de loi doit être déposé prochainement devant le Parlement, en vue d'une adoption d'ici la fin de l'année.

Les détenteurs de passeports étrangers seraient autorisés à détenir une pluri-nationalité, à condition toutefois de ne pas exercer leurs droits comme étrangers, en particulier les exonérations fiscales et les possibilités d'admission dans les écoles internationales, lorsqu'ils résident en Corée du Sud.

Cette mesure bénéficierait aux étrangers ayant un conjoint coréen, aux personnes disposant de compétences particulières, et aux
Coréens adoptés par des couples étrangers revenus en Corée du Sud (ci-dessous, cours de coréen à des étranger. Source : korea.net). En revanche, les personnes nées à l'étranger de mères coréennes, et qui ne sont ainsi pas soumis aux obligations du service militaire, seraient exclus du dispositif envisagé. Ce sujet est particulièrement sensible en Corée, mais pourrait poser de délicats problèmes d'interprétation s'il s'agit d'apprécier la volonté intentionnelle ou non des mères coréennes de donner naissance à des enfants en dehors de la péninsule, en vue qu'ils n'aient pas à accomplir leur service militaire.

lessons-for-foreigners.jpg

Comme l'a reconnu Cha Gyu-guen, représentant du ministère de la Justice au service de la nationalité et des réfugiés, il s'agit d'abord d'éviter l'exode des cerveaux et d'attirer des talents étrangers, et non - semble-t-il - d'accorder la nationalité aux travailleurs étrangers, originaires notamment des Philippines et du sous-continent indien, qui vivent en Corée du Sud.

Aujourd'hui, les citoyens sud-coréens ayant acquis une autre nationalité par la naissance ou après avoir émigré doivent choisir une seule nationalité avant leur 22ème anniversaire.

Près de 2.000 Français vivent en Corée du Sud, parmi lesquels ceux établis dans le pays et/ou ayant un conjoint coréen seraient susceptibles d'acquérir la double nationalité. 

Source : Yonhap 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 08:44

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) semblait jusqu'à présent épargnée par la pandémie de grippe A/H1N1 ("grippe porcine"). Tel n'est plus le cas : le 8 décembre 2009, l'agence officielle KCNA de la RPDC a annoncé les neuf premiers cas d'infection. Selon le ministère sud-coréen de la Réunification, le gouvernement nord-coréen aurait accepté la proposition sud-coréenne de recevoir des doses de vaccin Tamiflu.

509px-H1N1_influenza_virus.jpgLe mardi 8 décembre 2009, l'agence officielle nord-coréenne KCNA, citant des sources du ministère de la Santé, a annoncé les neuf premiers cas d'infection par le virus de la grippe A/H1N1 (mais aucun décès à cette date, contrairement à ce qu'affirme l'ONG sud-coréenne Good Friends). Ces neuf cas ont été relevés à Pyongyang et à Sinuiju, à la frontière sino-coréenne.

KCNA a indiqué la mise en place d'un dispositif de quarantaine pour prévenir la propagation de la maladie. Par ailleurs, selon le ministère sud-coréen de la Réunification, la RPDC aurait accepté la proposition du gouvernement sud-coréen de recevoir des doses de vaccin Tamiflu.

Alors que le
premier décès dû à la grippe A/H1N1 en Corée du Sud a été annoncé le 15 août 2009, où le premier cas avéré a été confirmé le 2 mai dernier, la propagation de l'épidémie en Corée du Nord proviendrait du Sud de la péninsule, via le complexe industriel intercoréen de Kaesong, selon une radio nord-coréenne citée par un média sud-coréen. Toujours selon cette source, une directive aurait été donnée pour avancer les vacances scolaires d'hiver au 4 décembre, deux à trois semaines plus tôt que d'ordinaire, dans un objectif de prévention de la maladie.

Face aux catastrophes qui se produisent dans la péninsule, que celles-ci aient lieu au Nord ou au Sud (comme ce fut le cas en 1984, de très graves inondations en Corée du Sud ayant alors conduit la Corée du Nord à apporter une aide humanitaire aux populations sud-coréennes), il est d'usage que se mette en place une solidarité intercoréenne. L'actuelle proposition d'aide sud-coréenne face à la grippe A/H1N1 et son acceptation par le Nord s'inscrit dans cette tradition. 

Sources :
CCTV, Channelnewsasia, Gulf Times (citant KCNA)

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 22:00

Récemment, plusieurs médias occidentaux se sont émus que les matchs de la Coupe du monde  de football 2010 puissent ne pas faire l'objet d'une retransmission systématique à la télévision nord-coréenne, malgré la qualification de l'équipe nord-coréenne, en n'hésitant pas à parler de "censure". En fait, alors qu'une majorité d'Occidentaux peine à localiser les pays étrangers sur une carte du monde (près d'un jeune Américain sur deux ne sait pas situer l'Inde), les Nord-Coréens en contact avec des Occidentaux - et pas seulement les diplomates - montrent une bonne connaissance de l'actualité internationale, et d'abord (sinon, principalement) de l'actualité politique. Cette situation n'est pas un hasard : elle est le résultat d'une éducation qui met l'accent sur la géographie mondiale, ainsi que d'une couverture de l'actualité internationale à certains égards plus exhaustive que chez nous, où les nouvelles politiques et économiques occupent la place habituellement réservée dans les médias occidentaux aux stars dites "people" et au sport.

On ne trouve pas trace, dans les médias de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), des nombreux articles de la presse française et internationale sur la vie privée et la famille de Nicolas Sarkozy. En revanche, les journaux et les radios traitent non seulement de sujets de fond, comme la crise économique internationale actuelle, mais aussi de questions plus spécifiques.

Cette différence de points de vue n'est pas immédiatement perceptible dans les médias nord-coréens proposant des versions en langues étrangères - comme l'anglais et le français - tels que 
KCNA ou le site Naenara. En effet, ces médias privilégient l'information sur la RPD de Corée dans leurs versions en langues étrangères, destinées d'abord à un public étranger.

En revanche, les journaux - comme par exemple Le Quotien du travail (Rodong Sinmun), journal du Parti du travail de Corée - et les radios en coréen abordent plus longuement l'actualité internationale que ne le font les médias occidentaux et sud-coréens, ainsi que l'a par exemple constaté à la lecture du Rodong Sinmun un travailleur sud-coréen venu travailler au Nord, M. Oh Yeong-jin, dans son témoignage publié sous forme de bande dessinée (manhwa), édité en France par Flblb, Le visiteur du Sud :

"Parmi les articles qui traitent des relations diplomatiques, il y a une différence de point de vue considérable avec la presse sud-coréenne. On peut trouver des articles sur des pays qui ont des relations diplomatiques avec la Corée du Nord. C'est le cas par exemple de Cuba, de la Lossia (La Russie. Le nom de ce pays s'orthographie différemment au Sud et au Nord), du Kirghizistan, du Portugal, qui ont peu de relations avec la Corée du Sud."
(citation extraite du tome 1, p. 201)

Et M. Oh de déclarer, surpris : "Quoi... rien sur le sport ou les stars ?"

L'actualité internationale occupe plus d'un tiers des colonnes du Rodong Sinmun, les premières pages étant traditionnellement consacrées à la RPDC et aux activités de ses dirigeants.

En émettant une réserve (importante) quant à l'appréciation de M. Oh - la plupart des pays du monde entretenant aujourd'hui des relations diplomatiques avec la RPDC, le critère de relations privilégiées avec le Nord ou le Sud de la Corée ne nous semble pas pertinent - nous confirmons ses observations : comparé à la France, à la Corée du Sud ou aux Etats-Unis, les informations sur la politique et l'économie internationale sont nettement plus développées dans les médias nord-coréens, et la différence est encore plus nette pour les pays proches politiquement de la RPD de Corée, comme Cuba.

Au demeurant, les médias dits d'information ne sont pas les seules sources d'accès à l'actualité internationale : retransmise sur une chaîne de télévision ou de radio nord-coréenne, une rencontre internationale de football donne lieu, par exemple, à des développements sur les pays étrangers concernés et leur organisation politique, économique et sociale, ce qu'on a peine à imaginer dans les commentaires télévisés d'un match de football en France.

Cet intérêt pour l'actualité économique et politique internationale provient aussi d'un système éducatif qui met l'accent sur la géographie mondiale, suivant une approche pédagogique classique qui a longtemps été aussi celle des pays occidentaux, mais de manière plus exhaustive : les programmes scolaires et universitaires comportent une connaissance approfondie des pays étrangers, de leur histoire, de leur géographie et de leur culture. Par exemple, la Révolution française et la Commune de Paris sont mieux connues par les étudiants nord-coréens que par leurs homologues britanniques ou allemands. 

Si le mode de traitement de l'information diffère nettement en Corée du Nord et dans les pays occidentaux, la plus grande place accordée à l'actualité internationale en RPDC traduit une conception des rapports internationaux qui puise aux sources de l'internationalisme et de l'anti-impérialisme.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 20:17

A l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a émis un bloc philatélique, au lendemain de la visite du Premier ministre chinois Wen Jiabao en RPDC, du 4 au 6 octobre 2009.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a émis un nouveau bloc philatélique marquant le 60ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, a annoncé samedi l'agence officielle KCNA.

Les mots "60ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine" sont inscrits en coréen et en chinois sur le bloc philatélique, où figurent le drapeau national et les emblèmes de la Chine.

Les timbres du bloc montrent une peinture à l'huile du Président Hu Jintao, le stade national chinois et le Centre national des arts du spectacle.

 

Timbre60ansRPC

Cette année a commémoré le 60ème anniversaire des relations entre la Chine et la RPDC ainsi que "l'Année de l'amitié entre la Chine et la RPDC". Le bloc philatélique est l'un des événements marquant l'année de l'amitié.

Source : dépêche de l'agence
Xinhua traduite de l'anglais.

Autres articles sur la philalélie coréenne :
-
Planète timbre 2008 : à la découverte de la philatélie coréenne
- La Corée du Nord au salon du timbre de Paris 2008

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