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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 20:20

C'est un rassemblement exceptionnel qui a eu lieu à Paris, le 2 avril 2016 place du Châtelet, à l'appel du Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD), à la hauteur des atteintes gravissimes aux libertés publiques que comporte la nouvelle loi antiterroriste en Corée du Sud : pour le retrait de cette loi et pour la libération de tous les prisonniers politiques en Corée du Sud, la manifestation du 2 avril a réuni des Français et des Coréens unis dans une même volonté de ne pas laisser la répression politique et antisyndicale s'exercer en toute impunité dans la Corée du Sud de Mme Park Geun-hye.

Rassemblement exceptionnel à Paris pour les droits de l'homme en Corée du Sud

Confier aux services de renseignement sud-coréens, fer de lance de la répression au Sud de la péninsule coréenne, la responsabilité de la lutte antiterroriste contre un ennemi terroriste créé de toutes pièces ce serait comme confier à un pyromane la responsabilité des services d'incendie : c'est pourtant ce que fait la loi antiterroriste, adoptée dans la nuit du 2 au 3 mars 2016 en Corée du Sud, sans consensus partisan - les députés d'opposition ayant boycotté la séance publique après s'être engagés dans une obstruction parlementaire sans précédent dans l'histoire du pays.

Fidèle à son combat historique en faveur des droits de l'homme et des libertés publiques en Corée du Sud, l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a soutenu la manifestation du CILD place du Châtelet à Paris le 2 avril 2016, pour le retrait de la loi antiterroriste et la libération de tous les prisonniers politiques en Corée du Sud - dont des portraits géants étaient affichés par les membres de l'Alliance coréenne présents.

Patrick Kuentmann, secrétaire général de l'AAFC, refoulé de Corée du Sud, a rappelé la façon dont l'Agence nationale de renseignement sud-coréennes (NIS), non contente de s'immiscer dans la vie politique intérieure de la Corée du Sud (ce qui a entraîné la condamnation d'un ancien dirigeant des services du NIS), cherche également à empêcher la libre expression des étrangers qui, comme les militants de l'AAFC, ont le mauvais goût de pointer du doigt la dérive autoritaire et sécuritaire des autorités conservatrices au pouvoir à Séoul.

Rassemblement exceptionnel à Paris pour les droits de l'homme en Corée du Sud

Alors que l'année croisée France-Corée semble avoir anesthésié toute velléité des autorités françaises de porter la moindre critique à l'encontre des atteintes grandissantes aux droits de l'homme en Corée du Sud, pratiquant un mensonge dans lequel même le Département d'Etat américain n'ose pas se fourvoyer, les élections législatives du 13 avril 2016 en Corée du Sud offrent une chance historique de stopper la descente aux enfers de la démocratie sud-coréenne, en soutenant les démocrates et l'opposition victimes des atteintes aux droits de l'homme : il appartient à toutes celles et tous ceux qui, en France et dans le monde, ne veulent pas voir resurgir les années de plomb de la junte militaire, naguère dirigée par le général Park Chung-hee, père de l'actuelle présidente sud-coréenne Mme Park Geun-hye, de tout faire pour empêcher que l'irréparable ne survienne à Séoul.

Rassemblement exceptionnel à Paris pour les droits de l'homme en Corée du Sud

Lire le compte rendu détaillé de la manifestation sur le site du Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique sud-coréenne Activités AAFC
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)