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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 18:53

A l'occasion d'un entretien donné à l'agence Reuters, Donald Trump, désormais seul candidat en lice pour l'investiture du Parti républicain à l'élection présidentielle américaine, s'est déclaré prêt au dialogue avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Cette prise de position tranche avec celle des "faucons" américains, partisans d'un changement de régime en République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord, RPDC), sur la ligne desquels se retrouve Hillary Clinton, très probable candidate démocrate à la prochaine présidentielle américaine.

Donald Trump se dit prêt au dialogue avec Kim Jong-un

La déclaration de Donald Trump sur ses relations avec la Corée du Nord s'il est élu est sans ambiguïté : 

Je lui parlerais, je n'aurais aucun problème à lui parler

Pour le futur candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, il s'agirait de parvenir à une dénucléarisation de la RPD de Corée. Interrogé, un responsable nord-coréen a déclaré que cette offre de dialogue n'était "pas une mauvaise chose", tout en précisant que la RPDC était prête au dialogue avec le futur président des Etats-Unis, quel qu'il soit. Cette position tranche radicalement avec celle de l'administration Obama, dont fait partie Mme Clinton, qui a refusé le dialogue avec la Corée du Nord et mis en place le régime de sanctions le plus sévère jamais établi contre Pyongyang.

Hillary Clinton, probable future adversaire de Donald Trump, a moqué une prise de position qu'elle a jugée iconoclaste et sa soi-disant fascination pour les régimes autoritaires - évitant ainsi le débat de fond, à savoir que l'administration Obama a conduit un effort de guerre très important et qu'elle représente, de fait, le camp de la guerre et des marchands d'armes. A contrario, rien ne permet à ce stade de dire que Donald Trump ne serait pas pour sa part un "isolationniste" - c'est-à-dire un partisan du désengagement des Etats-Unis dans les conflits mondiaux. Donald Trump a d'ailleurs évoqué à la fois un possible retrait des troupes américaines de Corée du Sud, une augmentation des dépenses à la charge de Séoul pour l'entretien de la présence militaire US au Sud de la péninsule et son accord de principe pour que la Corée du Sud se dote d'armes nucléaires - sous-entendu qu'elle assure elle-même sa défense, et non qu'elle dépende du parapluie nucléaire américain. Cette dernière prise de position ne sera toutefois certainement pas du goût de la Chine, hostile à toute course aux armements nucléaires dans la région - et refusant donc tant que Pyongyang et Séoul disposent de l'arme nucléaire.

A ce stade, si Hillary Clinton devrait donc bien représenter la continuité dans la diplomatie américaine en cas d'élection, Donald Trump réorienterait cette même diplomatie, suivant des lignes qui restent à préciser mais qui se dessinent progressivement.

Dans ce contexte, Ri Yong-ho est récemment devenu le nouveau ministre des Affaires étrangères de la RPD de Corée : le choix de cet ancien négociateur aux pourparlers sur la question nucléaire est interprété par les spécialistes comme le signe d'une volonté de dialogue et d'ouverture par Pyongyang.

Sources :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Etats-Unis-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)