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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 20:48

Diner_27_juillet_2012_1.jpgDans le cadre du mois de solidarité avec le peuple coréen en lutte pour sa réunification, et dont les dates marquent le début (25 juin) et la fin (27 juillet) de la guerre de Corée (1950-1953), l'Association d'amitié franco-coréenne s'est réunie le 26 juillet 2012 lors d'un dîner avec S.E. Yun Yong-il, délégué général de la République populaire démocratique (RPD) de Corée en France, ambassadeur auprès de l'Unesco (à gauche, avec Pierre Sabbah, instructeur Taekwon-Do ITF). A cette occasion, elle a réaffirmé son engagement pour la paix dans la péninsule coréenne.

 

Des représentants du bureau national et du comité national de l'AAFC, en présence d'autres adhérents, se sont réunis à Paris lors d'un dîner le 26 juillet 2012 avec S.E. Yun Yong-il, délégué général de la République populaire démocratique (RPD) de Corée en France, ambassadeur auprès de l'Unesco, et Jon Hyong-jong, conseiller politique à la délégation générale de Corée. A l'occasion du mois de solidarité avec le peuple coréen, l'AAFC a rappelé l'action qu'elle mène pour qu'un traité de paix dans la péninsule coréenne remplace l'accord d'armistice de 1953, afin de faire disparaître les tensions militaires dans la dernière région du monde où la guerre froide n'a pas encore pris fin.

 

Diner_27_juillet_2012_2.jpg

 

Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC chargé des actions de coopération, a souligné que cette réunion se tenait à la veille du 27 juillet 1953, célébré en RPD de Corée comme l'anniversaire de la victoire dans la guerre de libération de la patrie. Patrick Kuentzmann, secrétaire général de l'AAFC, a observé que le Président Kim Il-sung, en repoussant les troupes onusiennes sous commandement américain, l'avait emporté sur deux impérialismes - japonais, puis américain - en l'espace d'une génération. Il a montré combien la paix en Corée était un enjeu non seulement pour la stabilité de l'Asie du Nord-Est, mais aussi pour la sécurité du monde.

 

S.E. Yun Yong-il a rappelé les efforts diplomatiques menés par la RPD de Corée pour transformer l'accord d'armistice de 1953 en un traité de paix, notamment dans une déclaration rendue publique le 25 juillet par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée (voir ci-dessous). Dans sa déclaration, le MAE nord-coréen a rappelé que l'accord d'armistice ne devait être qu'une étape transitoire d'une durée maximale de trois mois, dans l'attente de l'adoption d'un mécanisme de paix durable impliquant le retrait des troupes étrangères. Or, du fait de la politique hostile des Etats-Unis qui ont introduit en nombre des armes de destruction massive - y compris nucléaires - au Sud de la péninsule, cette situation transitoire dure maintenant depuis 59 ans, prolongeant la division du pays contre le voeu du peuple coréen. Dans ce contexte, la RPD de Corée n'a eu d'autre choix que de se doter d'armes nucléaires. Si la position constante de Pyongyang est pour le dialogue et la négociation, la balle est aujourd'hui dans le camp américain pour que les Etats-Unis abandonnent leur politique hostile et créent ainsi les conditions d'une reprise des discussions.

 

Dans une atmosphère conviviale, les participants ont ensuite discuté de la situation en Corée, de l'avenir des relations entre la France et la RPD de Corée, ainsi que des futurs projets de l'Association d'amitié franco-coréenne.

 

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Photos Alain Noguès.

 

 

 

 

Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RPDC

Pyongyang, 25 juillet 2012

Cinquante-neuf ans ont passé depuis la signature de l'Accord d'armistice en Corée mais la guerre n'a techniquement pas pris fin.

Par sa nature, l'Accord d'armistice était une étape transitoire, laquelle spécifiait que des négociations se tiendraient au niveau politique dans les trois mois avec pour objectif d'obtenir le retrait de toutes les forces étrangères de la péninsule coréenne et d'y garantir une paix durable.

Mais les Etats-Unis ont fait le choix délibéré de maintenir la trêve. En novembre 1953, ils ont défini l'objectif final de réaliser l' « unification pro-américaine » de la péninsule coréenne. Les Etats-Unis ont aussi adopté la « résolution 170 du Conseil de sécurité nationale » pour faire de la Corée du Sud leur « allié militaire » tout en maintenant le système d'armistice jusqu'à ce que leur but soit atteint.

Par la suite, les Etats-Unis ont interrompu la réunion de Genève pour un règlement pacifique de la question coréenne, ont acheminé massivement en Corée du Sud des armes modernes y compris des armes nucléaires en violation de l'Accord d'armistice et ont constamment organisé des manœuvres guerrières sous divers noms de code.

Ils ont persisté à éviter la conclusion d'un traité de paix et à conserver l'état de belligérance dans la péninsule coréenne. C'est l'expression la plus typique de leur politique hostile à l'égard de la RPDC.

Ils ont systématiquement abandonné les principales dispositions de l'Accord d'armistice, ont régulièrement accru les menaces militaire et nucléaire contre la RPDC et l'ont contrainte sur le long terme à se doter d'armes nucléaires.

La trêve instable entre la RPDC et les Etats-Unis dure depuis 59 ans dans la péninsule coréenne. C'est une situation très anormale sans précédent dans l'histoire mondiale des guerres.

La seconde guerre de Corée a été évitée dans la péninsule coréenne où les deux parties s'opposent dans le plus sérieux face-à-face militaire. Cela aurait été impensable sans la politique de Songun de la RPDC et une dissuasion militaire efficace basée sur des forces nucléaires d'auto-défense. Les pays sans force de dissuasion nucléaire ont été vaincus sans exception suite aux interventions militaires de forces hostiles destinées à renverser leurs systèmes sociaux. Il s'agit d'une difficile réalité du présent siècle.

La RPDC ne renoncera jamais en premier à sa force de dissuasion nucléaire tant que les Etats-Unis, la plus grande puissance nucléaire du monde, y resteront hostiles.

Si les Etats-Unis avaient sincèrement mis en application chacun de leurs engagements de l'Accord d'armistice, la résolution de la trentième session de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le retrait des forces des Etats-Unis de Corée du Sud, et les accords entre la RPDC et les Etats-Unis par lesquels ces derniers promettaient de ne pas se montrer hostiles à la RPDC, une paix durable aurait été instaurée dans la péninsule coréenne et la situation n'aurait pas atteint le seuil d'une guerre nucléaire comme aujourd'hui.

La position constante de la RPDC est de régler les problèmes par la voie du dialogue et des négociations mais tout dialogue ne peut pas avoir lieu « dans l'intérêt du dialogue » à moins que les Etats-Unis renoncent à leur politique hostile. C'est ce qui ressort de presque soixante ans d'histoire de l'armistice.

Les Etats-Unis ne devraient pas juste clamer qu'ils n'ont aucune intention hostile à l'égard de la RPDC en paroles mais le prouver par des actes pratiques tels que prendre la décision courageuse de remplacer l'Accord d'armistice par un traité de paix sans justification ni précondition.

L'abandon de la politique hostile ne peut en aucun cas être un « cadeau » ou faire l'objet d'un marchandage. La politique hostile des Etats-Unis à l'égard de la RPDC doit être d'abord refoulée de manière inconditionnelle car elle déraisonnable et anachronique. C'est seulement lorsqu'une partie n'a pas d'hostilité envers l'autre partie et qu'elles s'assoient face à face sur un pied d'égalité qu'il devient possible d'avoir un dialogue dans le vrai sens du terme et de régler toutes les questions d'intérêt mutuel.

Une manière de résoudre le problème est de signer un traité de paix avec les Etats-Unis et une autre est d'extirper les causes de la guerre de la péninsule coréenne en vue d'une paix durable.

La balle est dans le camp des Etats-Unis.

 

Source : KCNA (traduction : AAFC)

 

 

 

 

 

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Activités AAFC
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)