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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 18:28

Le 5 février 2009, l'Assemblée nationale sud-coréenne a reconnu le droit de vote aux 2,4 millions de citoyens de la République de Corée vivant à l'étranger à compter de 2012.  Une mise en conformité avec la Constitution, qui met fin à une atteinte aux droits civiques datant de l'époque du général Park Chung-hee.

Les 2,4 millions de Sud-Coréens expatriés pourront voter aux élections législatives et présidentielles de 2012 : telle est la conséquence d'un projet de loi adopté par le Gukhoe, l'Assemblée nationale sud-coréenne, le 5 février 2009, largement attendu après une décision en ce sens de la Cour constitutionnelle en juin 2007 (cf. photo ci-joint ; des citoyens coréens au Japon fêtant, le 29 juin 2007, la décision de la Cour constitutionnelle, source Hankyoreh Ilbo), puis un avis officiel adressé, en octobre 2008, par la Commission électorale nationale sud-coréenne à l'Assemblée nationale.


L'AAFC se félicite que soit ainsi mis fin à une atteinte aux droits civils qui datait du régime militaire autoritaire du général Park Chung-hee (1961-1979), lequel avait privé les Coréens d'outre-mer de leur droit de vote dans la crainte que leur poids politique ne lui fasse perdre l'élection présidentielle, même si d'autres arguments avaient évidemment été avancés - comme le fait que les Sud-Coréens à l'étranger ne paient pas d'impôts et ne soient pas soumis au service militaire obligatoire. Mais c'est oublier qu'ils contribuent au rayonnement économique, social et culturel de leur pays à l'étranger, dont ils sont les meilleurs ambassadeurs. La diaspora sud-coréenne - au moins 5 millions de personnes, dont 13.000 en France - est la cinquième plus nombreuse au monde.

L'enjeu politique est de taille : une première estimation basse, selon laquelle 2,4 millions de Sud-Coréens pourraient participer aux prochains scrutins nationaux (à l'exclusion des élections locales et des élections partielles), porterait la part de ces derniers dans le corps électoral (37,8 millions d'inscrits) à 6,3 %. De fait, tant le Grand parti national (au pouvoir) que l'opposition du Parti démocratique ont complété leurs réseaux à l'étranger pour s'attirer les suffrages de ces nouveaux électeurs. Des questions restent à trancher : le mode de représentation (par des sièges réservés aux Coréens d'outre-mer, comme c'est déjà le cas en République populaire démocratique de Corée, et qui pourraient être répartis au scrutin proportionnel), les modalités de vote et de campagne : si celui-ci sera effectué notamment dans les représentations diplomatiques à l'étranger, d'autres bureaux de vote seront-ils ouverts ? Enfin, dans quelles conditions se dérouleront la campagne électorale et l'envoi du matériel de vote ? Le vote électronique et le vote pas correspondance seront-ils autorisés ?

Sur toutes ces questions, l'AAFC invite les Sud-Coréens à s'inspirer des réponses apportées par notre pays aux quelque 2,3 millions de Français de l'étranger : s'ils seront représentés à partir de 2012 par des députés, ils disposent déjà, depuis 1946, d'une représentation au Sénat français. Contrairement aux Sud-Coréens à partir de 2012, les Français de l'étranger peuvent participer à tous les scrutins, y compris locaux, sous condition d'être inscrits sur les listes d'une commune. (Sources : AAFC, The Korea Times)

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Coréens d'outre mer
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)