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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 18:26

La Présidente de la République de Corée (Corée du Sud) Mme Park Geun-hye est dans la tourmente depuis les révélations sur le rôle qu'exerce sur elle (en l'absence de toutes fonctions officielles au sein de l'administration présidentielle) Mme Choi Soon-sil, une proche de la chef de l'Etat depuis quarante ans par ailleurs impliquée dans des affaires de corruption. La situation est révélatrice de l'usure d'un système politique qui, depuis 40 ans, mêle influences occultes, liens avec les milieux d'affaires et concentration du pouvoir dans les mains d'un petit nombre de familles qui se succèdent de génération en génération.

L'affaire Choi Soon-sil atteint la Présidente Park Geun-hye

Choi Soon-sil et Park Geun-hye se connaissent depuis plus de 40 ans : à l'époque la République de Corée était dirigée d'une main de fer par le général Park Chung-hee, père de l'actuelle Présidente Park Geun-hye. Choi Soon-sil est la fille de Choi Tae-min, présenté comme le mentor de Park Chung-hee. Depuis cette époque, Park Geun-hye a visiblement associé Choi Soon-sil à l'ensemble des décisions importantes de sa carrière politique - jusqu'à aujourd'hui. Le scandale est né de cette influence occulte, en l'absence de fonctions officielles de Mme Choi au sein de l'administration présidentielle, non seulement pour la rédaction de discours de Mme Park mais aussi dans l'accès à des données confidentielles - notamment en matière de sécurité nationale. Les excuses de Mme Park Geun-hye suite aux révélations sur le rôle de Choi Soon-il n'ont satisfait ni l'opposition démocrate, ni même la majorité conservatrice : plusieurs responsables du parti Saenuri demandent que Mme Park quitte le parti, que le cabinet présidentiel soit remanié et que Mme Choi, en Allemagne depuis le 3 septembre 2016, soit rappelée pour être entendue par la justice.

Par ailleurs, des perquisitions ont été lancées par le Parquet central du district de Séoul sur des présomptions de trafic d'influence : deux fondations à but non lucratif (Mir et K-Sports) sont soupçonnées d'avoir levé 70 millions de dollars auprès de conglomérats. Mme Choi Soon-sil aurait bénéficié d'une partie des fonds. Son domicile séoulite a également été perquisitionné.

Ces affaires arrivent au pire moment pour Mme Park Geun-hye, dont le mandat expire en février 2018, régulièrement accusée par une partie de l'opposition d'être sous l'influence de ses collaborateurs, dont certains oeuvraient déjà à l'époque de la junte militaire que dirigeait son père, le général Park Chung-hee, et d'en reproduire le mode de gouvernement autoritaire, tout en bénéficiant du soutien inconditionnel de pays occidentaux (au premier rang desquels la France de François Hollande). Alors que la Constitution sud-coréenne interdit au Président en exercice de se représenter immédiatement (pour éviter que ne se reproduise le maintien au pouvoir pendant des décennies de Park Chung-hee), Mme Park Geun-hye a récemment suggéré de lever cette interdiction, qui lui ouvrirait la possibilité d'une réélection. En avril 2016, après la défaite de sa majorité aux élections législatives Mme Park avait déjà refusé de céder une partie du pouvoir exécutif, en nommant un chef de gouvernement qui auraient conduit une politique
recevant le soutien d'une majorité parlementaire.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique sud-coréenne
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)