Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 19:18

Le lundi 26 septembre 2016, à l'appel du syndicat des métallurgistes KMWU, les travailleurs des entreprises automobiles de Hyundai ont stoppé toute leur activité sur les sites d'Ulsan, Jeonju et Asan après l'échec des négociations salariales. De nouvelles actions étaient d'ores et déjà prévues par le syndicat KMWU à l'issue de la journée du 26 septembre, avec des débrayages de six heures par jour. Il s'agit de la première "grève totale" chez le groupe sud-coréen depuis 12 ans, après plusieurs débrayages conduits depuis juillet 2016. Menées à leur terme, ces actions seraient à l'origine de la perte de 114.000 véhicules pour une valeur de près de 2 milliards d'euros - ayant d'ores et déjà contraint le groupe automobile à réviser à la baisse ses objectifs de production pour 2016.

Les salariés de Hyundai en "grève totale"

Les positions étaient bloquées à l'issue de la 26e séance de négociations salariales : alors que la direction de l'entreprise proposait une hausse moyenne mensuelle de 58.000 won (soit 46 euros), une augmentation des bonus et le transfert à chaque salarié de 10 actions, la KMWU exigeait une hausse au moins équivalente à celle de 2015, soit 85.000 won (ou 68 euros).

Si la direction de Hyundai, tout en se déclarant "déçue" par les actions entreprises, affirme ne pas vouloir rompre le dialogue, le gouvernement est à l'origine d'une répression antisyndicale accrue (avec la condamnation à de la prison ferme de Han Sang-gyun, dirigeant de la centrale KCTU à laquelle est affiliée la KMWU) dans un contexte de forte mobilisation sociale - notamment contre les projets de déréglementation libérale du marché du travail, à l'origine de la défaite des conservateurs au pouvoir lors des élections législatives d'avril 2016. Dans ce contexte, une mise en cause des syndicats a été formulée par Joo Hyung-hwan, ministre du Commerce, suivant une pratique très coréenne d'ingérence du gouvernement dans la vie sociale des entreprises :

 
 

Les exportations coréennes ont beaucoup souffert récemment du fait du ralentissement de l'économie globale. Les débrayages du syndicat de Hyundai Motor ne vont qu'aggraver ces difficultés.

Cinquième producteur mondial d'automobiles, la Corée du Sud a été dépassée par l'Inde pour les six premiers mois de l'année 2016 et est menacée par le Mexique, dont la production augmente aussi rapidement.

Forts d'une tradition de lutte sociale, les salariés de Hyundai ont un salaire moyen mensuel de 2.200 euros (contre 1.700 euros en moyenne en Corée du Sud, où la situation des travailleurs des PME-PMI est beaucoup plus difficile sur un marché du travail caractérisé par un fort dualisme).

Sources :

Partager cet article

Repost 1
Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Social Economie
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Association d'amitié franco-coréenne
  • Association d'amitié franco-coréenne
  • : Soutenir une réunification indépendante et pacifique de la Corée, conformément à l'aspiration légitime du peuple coréen et dans l’intérêt de la sécurité et de la paix dans le monde
  • Contact

Traduction automatique

French to Albanian  French to Arabic  French to Bulgarian  French to Chinese (Simplified)  French to Croatian  French to Czech  French to Danish

French to Dutch  French to English  French to Estonian  French to Finnish  French to German  French to Greek  French to Hebrew

French to Hindi  French to Hungarian  French to Indonesian  French to Italian  French to Japanese   French to Latvian  French to Lithuanian

French to Norwegian  French to Polish  French to Portuguese  French to Romanian  French to Russian  French to Serbian  French to Slovak

French to Slovene  French to Spanish  French to Swedish  French to Thai  French to Turkish  French to Ukrainian  French to Vietnamese

Attention !
Une traduction automatique
peut contenir des erreurs...

Recherche

D'où venez-vous?

aujourd'hui


depuis le début de ce mois

 
 

Teads - Top des blogs - International

Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)