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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 20:50

Depuis la répression qui s'est abattue sur le syndicat KCTU, au lendemain de la manifestation du 14 novembre 2015, les autorités sud-coréennes veulent limiter la liberté de manifestation. C'est dans ce contexte que l'ONG Amnesty International, afin de protester contre les atteintes aux libertés fondamentales en République de Corée (Corée du Sud), a décidé d'organiser, le 24 février 2016, une manifestation d'un style nouveau à Séoul dans laquelle les manifestants étaient... des hologrammes.

Des manifestants hologrammes à Séoul

Des images ressortent des rassemblements de masse à Séoul : celles de manifestants aux prises avec les policiers qui les repoussent loin, très loin, de la Maison bleue, siège de la présidence de la République, mais aussi du centre-ville. C'est donc symboliquement devant le palais illuminé de Gyeongbokgung, au coeur de la capitale sud-coréenne, où les manifestations sont interdites, qu'Amnesty International a organisé une manifestation d'hologrammes, afin de protester contre la remise en cause de la liberté de réunion, ainsi que l'a expliqué Tom Rainey Smith, coordinateur de l'ONG : 

Ces hologrammes symbolisent la disparition du droit de réunion, ce qui est une tendance récente et très inquiétante. En particulier dans l'endroit où nous nous trouvons, entre le siège de la présidence et la place de Gwanghwamun, les manifestations sont systématiquement interdites. Nous sommes donc ici pour souligner que ce droit de réunion est un droit fondamental, auquel [le gouvernement] oppose des forces policière démesurées. Manifester à travers des fantômes est vraiment une mesure de dernier recours.

Lors de la dernière grande manifestation à Séoul, le 14 novembre 2015, un militant paysan, Baek Nam-gi, a été grièvement blessé par les forces de l'ordre suite à un usage disproportionné des canons à eau. Il est toujours dans le coma, entre la vie et la mort.

La manifestation d'une vingtaine d'hologrammes a été organisée en liaison avec la population coréenne, invitée à envoyer par Internet des messages audiodiffusés lors de la manifestation. Au moment où nous écrivions ces lignes, le pouvoir sud-coréen s'interrogeait toujours pour savoir si cette manifestation virtuelle était bien conforme à la loi...

Cette initiative intervient au moment où les autorités sud-coréennes tentent de faire passer en force au Parlement un projet de loi "antiterroriste", qui donnera des moyens accrus aux services de renseignement - réputés pour leur brutalité, à l'origine de milliers de morts (au bas mot) pendant la période du régime militaire - pour réprimer toute opposition au nom d'une lutte contre le terrorisme abusivement assimilé à la critique des institutions étatiques.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique sud-coréenne
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)