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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 10:48

L'affluence à Séoul a été exceptionnelle pour un 1er mai : 150 000 personnes (ayant fait face à un déploiement de 62 000 policiers) se sont réunies dans la capitale sud-coréenne pour refuser les projets gouvernementaux de déréglementation du droit du travail. Une exaspération sociale sur fond de mécontentement politique, alors qu'un nouveau scandale de corruption a conduit à la démission du Premier ministre, et que le Gouvernement refuse de céder aux demandes des familles des victimes du naufrage du ferry "Sewol" - qui, il y a un an, a entraîné la mort de 304 personnes, dont 250 élèves d'un même lycée. Ce 1er mai 2015, les autorités sud-coréennes ont à nouveau frappé fort, en procédant à 12 arrestations.

1er mai : nombre record de manifestants à Séoul

Le rassemblement organisé à 15 heures place de Séoul par la Confédération coréenne des syndicats (acronyme anglais : KCTU), la plus revendicative des deux principales centrales syndicales, a réuni 50 000 personnes. Han Sang-gyun, président de la KCTU, a souligné son refus des modifications unilatérales du marché du travail, qui consiste à faciliter les licenciements et à encourager les recrutements en contrat à durée déterminée, et demandé le retrait des projets de diminution des retraites des fonctionnaires. Il a aussi demandé au Gouvernement d'assumer toutes ses responsabilités dans la tragédie du "Sewol", en retirant le décret d'application de la loi sur le "Sewol". La KCTU a également mis en avant sa demande de revalorisation du salaire minimum horaire, pour qu'il soit porté de 5 580 won (soir 4,61 euros) à 10,000 won (soit 8,27 euros).

La police a fait un barrage avec des bus et des camions et utilisé de l'eau et du gaz lacrymogène contre les manifestants qui protestaient à propos du "Sewol", et voulaient se rapprocher de la Maison bleue, siège de la présidence.

La police a fait un barrage avec des bus et des camions et utilisé de l'eau et du gaz lacrymogène contre les manifestants qui protestaient à propos du "Sewol", et voulaient se rapprocher de la Maison bleue, siège de la présidence.

La Fédération coréenne des syndicats (acronyme anglais : KFTU), l'autre principale centrale syndicale, a réuni 100 000 de ses membres au parc Yeouido, à Séoul, à partir de 14 heures. Kim Dong-man, président de la KFTU, a également dénoncé le projet gouvernemental de déréglementation du marché du travail, en estimant qu'il allait accroître sa segmentation en un secteur plus protégé et un secteur précaire. Il a envisagé le lancement d'une grève générale contre le projet de réforme, rejoignant ainsi les revendications de la KCTU avec laquelle des initiatives communes deviennent ainsi envisageables.

Quand des membres de la KCTU ont tenté de s'approcher des quartiers d'Insa et Anguk, qui ne faisaient pas partie du trajet déclaré de la manifestation, la police a immédiatement bloqué les accès et lancé du gaz lacrymogène. Certains syndicalistes ont tenté de forcer le barrage, entraînant l'arrestation de 12 personnes (selon un bilan effectué à 20 heures) à l'issue d'échaffourées avec les forces de l'ordre qui avaient mobilisé 190 compagnies et 15 000 hommes.

Une centaine de membres des familles des victimes du "Sewol" ont également rejoint les manifestants, tenant un rassemblement pendant toute la nuit pour exiger du Gouvernement qu'il cesse les entraves à la révélation de la vérité.

1er mai : nombre record de manifestants à Séoul

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Social Naufrage du "Sewol"
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)