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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:08

Le 17 avril 2011, lors d'une visite à Séoul la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton aurait appelé le gouvernement sud-coréen à reprendre le dialogue intercoréen. Si ces informations sont exactes (ce que tendraient à accréditer les bruits d'une possible rencontre entre les négociateurs nord et sud-coréens aux pourparlers à six), elles signifieraient que les Etats-Unis se démarquent de leur allié sud-coréen sur la question nord-coréenne, offrant un réel espoir pour une reprise des échanges entre les deux Corée. Il pourrait alors s'agir d'un préalable à une réouverture des pourparlers à six, à laquelle Pyongyang s'est déclaré favorable.

 

TKY201104250366.jpgEn se démarquant des positions du gouvernement sud-coréen, les Etats-Unis ont les moyens de permettre une reprise des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

 

Le quotidien japonais Asahi Shimbun a cité des sources ayant fait état de pressions en ce sens de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton sur les autorités sud-coréennes, lors d'une rencontre à Séoul le 17 avril. De source diplomatique, Hillary Clinton aurait suggéré aux responsables sud-coréens de rencontrer leurs homologues nord-coréens pour s'assurer de l'engagement de Pyongyang à une dénucléarisation de la péninsule. Certes, la formulation a été prudente - jusqu'ici, le gouvernement conservateur de Lee Myung-bak a dénoncé le manque de "sincérité" des offres de dialogue de Pyongyang, posant ainsi un critère matériellement invérifiable, pour rejeter les propositions de la RPD de Corée. Par ailleurs, ces pressions ont été accompagnées du traditionnel message de soutien de Washington à son allié sud-coréen, ainsi que du respect américain des positions de Séoul. Mais le message n'en était pas moins clair : la balle est dans le camp de Séoul pour la reprise des négociations, le dialogue intercoréen étant considéré par les Etats-Unis comme un préalable à la réouverture des pourparlers à six.

 

Autre pierre dans le jardin sud-coréen : les Etats-Unis envisagent l'envoi d'une aide publique à la Corée du Nord, menacée par une grave pénurie alimentaire - ce que, pour sa part, refuse jusqu'à présent le gouvernement sud-coréen, même s'il a autorisé les ONG sud-coréennes à conduire des actions de solidarité avec les populations nord-coréennes.

 

Dans le passé, quand les Etats-Unis ont fait pression sur la Corée du Sud pour engager le dialogue avec la Corée du Nord, les autorités sud-coréennes ont dû céder au "grand frère" américain, les Etats-Unis commandant toujours aujourd'hui les forces sud-coréennes en cas de guerre : tel avait été le cas, notamment, lors du premier dialogue intercoréen Nord-Sud en 1972. Si les Etats-Unis sont fermes vis-à-vis du président sud-coréen Lee Myung-bak, ils détiennent les clés du dialogue et d'une paix durable en Asie du Nord-Est. Peut-être la visite de Jimmy Carter et d'autres anciens chefs d'Etat en Corée du Sud, à leur retour de Pyongyang, posera-t-elle les jalons d'une acceptation par Séoul d'un retour à la table des négociations, sans faire perdre la face aux actuelles autorités sud-coréennes.

 

Source : Asahi Shimbun (dont photo).

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Etats-Unis-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)