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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 00:04

A l'issue des élections législatives qui se sont tenues le 9 mars 2014, les 687 députés de l'Assemblée populaire suprême (APS) de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont été renouvelés pour la treizième législature, d'une durée de cinq ans. Les médias nord-coréens ont souligné que le Maréchal Kim Jong-un avait été élu à l'unanimité des suffrages dans la 111ème circonscription du mont Paektu. La première session de la 13ème législature de l'APS, en avril, donnera des indications sur le renouvellement des instances dirigeantes, les députés de l'APS ayant, aux termes de la Constitution de 1972, le pouvoir d' "élire et révoquer" l'ensemble les principaux dépositaires des pouvoirs exécutif et judiciaire au niveau national, y compris le Président de la Commission de la défense nationale et le Premier ministre - ce qui correspond ainsi à une investiture du Gouvernement.
   
elections_Coree-du-Nord_9-mars-2014.jpg
En RPD de Corée, comme ordinairement dans les autres régimes de démocratie populaire, le vote des citoyens aux élections législatives correspond à la ratification de choix décidés en amont par un certain nombre d'organisations nationales : lors du vote, il n'y a plus qu'un seul candidat par poste à pourvoir - la sélection s'étant opérée à une phase préliminaire du processus électoral.

La Corée du Nord retient le principe de la désignation des candidats, à laquelle peut procéder en principe tout citoyen. En pratique, ce sont les partis (Parti du travail de Corée, Parti démocrate, Parti Chondogyo, réunis au sein du Front démocratique pour la réunification de la patrie - FDRP) qui proposent les candidats. Par ailleurs, les Coréens vivant au Japon désignent également des candidats via l'Association générale des résidents coréens au Japon (Chongryon). Enfin, certains députés, indépendants, ne sont affiliés à aucun parti ni à la Chongryon.

Les candidatures sont ensuite examinées par le FDRP, puis validées par la Commission électorale centrale. Des rassemblements électoraux se tiennent alors dans les lieux de travail, ou dans d'autres espaces publics. Le jour de l'élection, les électeurs indiquent sur leur bulletin de vote s'ils votent "pour" ou "contre" les candidats qui leur sont proposés.

Le vote est obligatoire. Les Coréens à l'étranger ou en mer ne participent pas aux scrutins.

Les élections législatives du 9 mars 2014 ont conduit à l'élection ou la réélection de 687 députés, dont 55 % ont été élus pour la première fois (en hausse par rapport aux élections de 2009 : 47 %, mais en-deçà du taux de renouvellement aux avant-dernières élections législatives : 64 %). La liste de l'ensemble des députés élus a été publiée le surlendemain du scrutin, le 11 mars.

Parmi les nouveaux députés figurent Cho Yon-jun et Choi Hwi, premiers directeurs adjoints du département de l'orientation et de l'organisation du Parti du travail de Corée (PTC), Hwang Byong-seo et Ma Won-chun, directeurs adjoints du PTC, Ji Jae-ryong, jusqu'à présent ambassadeur en Chine, Ja Sung-nam, ambassadeur aux Nations Unies, ainsi que Won Dong-yon, directeur adjoint du département du front uni du PTC, qui dirigeait la délégation nord-coréenne lors des dernières rencontres intercoréennes.

Sources : AAFC,  Hankyoreh, KCNA
, wikipédia. Photo.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique de la RPDC
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)