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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 22:07

Un des tout premiers artistes coréens à avoir étudié la peinture occidentale, Kim Kwan-ho (1890-1959) est une figure honorée dans l'ensemble de la péninsule. Son oeuvre et sa vie reflètent l'histoire de la peinture coréenne du XXème siècle, qu'il a ouverte aux influences modernes dans un dialogue fécond entre Orient et Occident.

 

sunset_KimKwanho_.jpgCrépuscule, 1916 : une peinture de l'artiste coréen Kim Kwan-ho, né à Pyongyang dans une famille aisée en 1890, est primée par l'obtention d'un prix spécial lors de l'exposition annuelle nationale d'art Bunten, à Tokyo, évoquant l'oeuvre du peintre symboliste français Pierre Puvis de Chavannes. Mais la toile choque le public coréen : c'est le premier nu de la peinture coréenne, représentant deux femmes sur les berges du fleuve Taedong. Dans un contexte où il était alors extrêmement difficile pour les Coréens soumis à la colonisation japonaise d'obtenir un visa pour l'Europe, Kim Kwan-ho, comme d'autres artistes de sa génération, découvre la peinture occidentale lors de sa formation à Tokyo. Il est aujourd'hui considéré comme le second coréen à avoir étudié la peinture occidentale. Venu au Japon en 1909 pour étudier à l'université Meiji, Kim Kwan-ho a finalement choisi d'intégrer, en 1911, le département de peinture occidentale à l'Ecole des Beaux-Arts de Tokyo : la célèbre toile de 1916, huile sur toile de larges dimensions (1,27 m x 1,27 m) et qu'on peut toujours voir dans la capitale japonaise, correspond à son projet de fin d'études.

 

Revenu à Pyongyang, en décembre 1916 Kim Kwan-ho organise sa première exposition personnelle, privée, présentant notamment des paysages. Cinq ans plus tard, en 1921, se tenait la première exposition annuelle d'art coréen, dont tous les participants étaient originaires du pays du Matin calme - parmi lesquels plusieurs activement engagés dans le mouvement de libération nationale. En 1925, Kim Kwan-ho a organisé un centre de recherches (Sosonghoe), jouant un rôle pionnier dans l'apprentissage des techniques de peinture.

 

Devenu une figure reconnue de la section de peinture occidentale de l'exposition nationale d'art coréen, ayant aussi contribué à la diffusion de l'art occidental en Corée, Kim Kwan-ho a travaillé comme peintre et illustrateur de livres à Pyongyang, au moins jusqu'en 1927 - date à laquelle il aurait cessé son travail artistique selon les sources sud-coréennes.

 

KimKwanho1945.jpgAprès la libération de la Corée (à droite, photo en 1945), Kim Kwan-ho a rejoint le Nord de la péninsule, prenant la tête en 1946, à Pyongyang, du comité exécutif du comité central de l'Union des artistes coréens. L'école des beaux-arts de Pyongyang, où il a enseigné, montre plusieurs de ses oeuvres de cette période. Un célèbre Portrait daté de 1956, considéré comme un autoportrait, est une huile sur toile, de dimensions 43 x 35,7 cm. D'autres toiles sont exposées au Musée d'Art de Pyongyang et à Wonsan.

 

Kim Kwan-ho a participé à une exposition d'art coréen fin 1957, à Varsovie. Il est décédé en 1959.

 

Sources :

- Jane Portal, Art under control in North Korea, Reaktion Books, publié en association avec les éditions du British Museum, Londres, 2005, pp. 34-36.

- Article dédié à Kim Kwan-ho sur Koreaweb (dont photo).

- "Kim Kwan-ho", sur le site Information from Answers.com.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Culture
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