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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 12:05

En visite officielle en Chine, le président sud-coréen Lee Myung-bak a convenu avec son homologue chinois Hu Jintao, le mardi 27 mai 2008, de porter les relations bilatérales au niveau d'un "partenariat de coopération stratégique". Si les discussions sur le nucléaire nord-coréen ont occupé une place importante lors de la visite, elles ne doivent pas occulter le rôle essentiel des échanges commerciaux dans les relations entre la Chine et la Corée du Sud.

Lors de sa visite de quatre jours en Chine, le président sud-coréen Lee Myung-bak a mis l'accent sur les questions politiques. Il
a ainsi convenu avec son homologue chinois Hu Jintao, le mardi 27 mai 2008, de porter les relations bilatérales au niveau d'un "partenariat de coopération stratégique". De fait, la présence dans la délégation sud-coréenne du négociateur dans les pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne attestait de la volonté de Lee Myung-bak de resserrer les liens avec la Chine sur ce dossier, alors que la reprise des discussions multilatérales à Pékin est attendue au début du mois de juin.

Après son investiture en février dernier
Lee Myung-bak avait choisi de se rendre d'abord à Washington, avant de visiter Pékin pour la première fois. le président Hu Jintao a été invité en Corée du Sud pour le second semestre de l'année 2008.

Hu Jintao a remercié la Corée du Sud pour l'aide matérielle et financière apportée aux victimes du séisme dans le Sichuan, dont le bilan est estimé à au moins 67.000 victimes, comme une marque de la "profonde amitié entre [les] deux pays". Malgré ses difficultés, la Corée du Nord avait également apporté une aide à son voisin chinois après cette catastrophe.

La Chine et la Corée du Sud ont signé des accords dans les domaines de la science et de la technologie, de la justice et de l'éducation, tandis que le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, M. Qin Gang, a considéré l'alliance militaire entre les Etats-Unis et la Corée du Sud comme un "produit de la guerre froide".

De fait, si la Chine est intervenue auprès de la Corée du Nord lors de la guerre de Corée, il ne stationne plus de troupes étrangères sur le territoire nord-coréen depuis plus d'un demi-siècle, alors que des soldats américains sont toujours présents en Corée du Sud, où le commandement miltaire des troupes sud-coréennes est américain en cas de conflit.

La Chine et la Corée du Sud ont établi des relations diplomatiques le 24 août 1992. Des divergences politiques demeurent, en particulier sur l'interprétation de l'histoire du Koguryo, le plus ancien royaume coréen, qui s'étendait sur une partie du Nord-Est de l'actuel territoire chinois, et que Pékin tend à considérer comme partie intégrante de l'histoire de la Chine. La délimitation de la frontière sino-coréenne, qui concerne toutefois en premier lieu la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et la République populaire de Chine, a été contestée par des parlementaires sud-coréens de tous bords politiques, ayant mis en cause la validité de la convention de Gando par laquelle le Japon, en 1909, reconnaissait comme chinoise une partie du territoire coréen. L'impérialisme japonais dominait alors la péninsule coréenne, mais la Corée restait un Etat indépendant.

Les échanges économiques entre les deux pays sont une donnée essentielle de leurs relations bilatérales. La Corée du Sud a ainsi annoncé qu'elle était devenue, en 2005, le deuxième fournisseur de la Chine : ses exportations à destination de la Chine avaient alors atteint 76,8 milliards d'euros (en hausse de 23,5 %), dépassant pour la première fois celles de Taïwan (74,6 milliards d'euros) et de l'Union européenne (73,6 milliards d'euros), derrière le Japon (100,5 milliards d'euros). En 2004, la Chine était devenue la première destination des exportations sud-coréennes, devançant les Etats-Unis.

Les échanges humains sont également un point de friction entre les deux pays. Bien que culturellement et politiquement plus proche de la Corée du Nord, l
a minorité coréenne de Chine, soit deux millions de personnes, avait choisi, pour partie, d'immigrer en Corée du Sud après l'établissement de relations diplomatiques, mais a été en proie à des mesures de discrimination. La Corée du Sud a sévèrement restreint l'immigration légale des Chinois en Corée du Sud, que ceux-ci soient ou non d'origine coréenne. Il est estimé que plusieurs centaines de milliers de Chinois vivraient en Corée du Sud, dans une situation de précarité due à leur statut d'immigré illégal. (Sources : Monster and Critics.com, Asia Times, wikipédia, AAFC)

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Chine-Corée
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* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)