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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 15:02

Le 6 juillet 2016, les autorités américaines ont annoncé que, pour la première fois, elles imposaient des sanctions financières à l'encontre du Président Kim Jong-un et de dix autres hauts responsables de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), en raison de "graves violations des droits humains". Pour comprendre le caractère non seulement inefficace, mais aussi contre-productif, d'une telle mesure, l'AAFC a choisi de citer un organisme... atlantiste, difficilement taxable d'anti-américanisme primaire. Dans un article publié par le think tank conservateur Institut Caton (en anglais, Cato Institute), Doug Bandow montre la démarche démagogique du Président Barack Obama, qui cherche à s'acheter une image de défenseur des droits de l'homme auprès de l'opinion publique américaine tout en adoptant des mesures qui non seulement n'amélioreront en rien la situation des droits de l'homme en RPDC, mais dégraderont encore un peu plus les relations entre Washington et Pyongyang - en éloignant toujours davantage une solution diplomatique à la crise dans la péninsule coréenne. Et, de fait, la Corée du Nord a réagi en dénonçant une "déclaration de guerre ouverte" - apportant une fois de plus la preuve que l'administration Obama a surpassé les administrations néoconservatrices dans sa volonté à déclencher des guerres et des tensions dans le monde entier. 

Kim Jong-un, lors d'une rencontre avec le dirigeant syndical cubain Salvador Antonio Valdes Mesa, le 1er juillet 2016.

Kim Jong-un, lors d'une rencontre avec le dirigeant syndical cubain Salvador Antonio Valdes Mesa, le 1er juillet 2016.

Doug Bandow n'a pas la moindre once de sympathie pour la RPD de Corée, et en conservateur bon teint il affiche en étendard la défense des libertés au sens américain du terme. Mais Doug Bandow est un homme raisonnable, ce qui l'amène à ne pouvoir que déplorer le populisme de Barack Obama quand l'administration démocrate tente de justifier sa décision de geler les avoirs aux Etats-Unis du Président Kim Jong-un et de dix autres hauts responsables nord-coréens.

Tout d'abord, si des sanctions contre des dirigeants étrangers avaient le moindre effet sur leur politique en matière de droits de l'homme, cela se saurait ; s'il s'agit seulement d'une question de principes, alors il faut que l'administration Obama commence par sanctionner ses alliés ou partenaires : 

D'autres [dirigeants étrangers] ont été placés sur liste noire. Mais, sans surprise, sans effet.

Si ce principe avait du sens, la liste devrait commencer avec les dirigeants chinois et russe. Les sanctions s'appliqueraient aussi aux dirigeants des pays alliés des Etats-Unis que sont l'Arabie Saoudite et l'Egypte. Et de nombreux autres Etats.

Ces sanctions sont ensuite dépourvues de tout objectif opérationnel, alors que la politique toujours accrue de sanctions contre la RPD de Corée a échoué à atteindre son objectif d'un renoncement de Pyongyang à ses programmes nucléaires militaires et balistiques :

Les sanctions peuvent être un outil politique utile. Mais elles doivent avoir un but. Elles doivent aussi permettre d'atteindre leur objectif.

Or, il y a un inconvénient. Il sera plus difficile - tant pour les Etats-Unis que pour la Corée du Nord - de changer d'orientation et d'entamer un dialogue. Dans le cas de la Corée du Nord, il n'y a pas de solution militaire et jusqu'à présent les sanctions n'ont pas modifié la politique nucléaire de la RPDC. Alors que Pyongyang répond à son isolement en poursuivant ses programmes nucléaires et balistiques, un dialogue bilatéral apparaît nécessaire et inévitable à un moment donné.

La conclusion de Doug Bandow est sans appel : Washington va saisir des comptes bancaires de Kim Jong-un qui n'existent pas, pour se donner bonne conscience. Mais il est encore temps pour la Maison Blanche de se pencher sur les vrais enjeux - à savoir que la Corée du Nord est une puissance nucléaire de fait - et non de "concocter des punitions fantaisistes contre le dirigeant nord-coréen", lesquels apparaissent in fine comme un "geste de désespoir" - après le constat d'échec de la politique nord-coréenne de l'administration Obama.

Sources :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Etats-Unis-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)