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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 17:32

A l'occasion de la Journée internationale de la femme, Espace-Japon et Echo-Echanges organisent, le 7 mars 2009, une projection-débat du film documentaire Murmures, de la réalisatrice coréenne Byun Young-joo, sur la prostitution forcée des "femmes de réconfort" asiatiques, notamment coréennes, exploitées par les soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. L'AAFC vous invite à connaître et faire connaître cet épisode tragique de la colonisation japonaise, en reproduisant ci-après l'annonce du Comité de soutien pour la projection de Murmures.


 Murmures
(Najeun moksori)
Documentaire coréen de la réalisatrice Byun Young-Joo

(1995, v.o. sous-titrée en français, 16mm, 1h38)


  Le samedi 7 mars 2009 à 18h30

Espace Japon

12, rue de Nancy

75010 Paris


Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers de jeunes filles, dont un certain nombre de Coréennes, ont été contraintes à se prostituer dans les bordels militaires japonais. Les preuves de cet esclavagisme sexuel planifié par l’Etat ont été, pour beaucoup, détruites et les archives occultées. Un pan de l’histoire douloureuse coréano-japonaise menaçait ainsi de sombrer dans l’oubli le plus complet. Cependant, en août 1991, encouragée par les recherches et le volontarisme d’associations féministes sud-coréennes, blessée par le négationnisme ambiant, Kim Hak-soon déclarait à la télévision qu’elle avait servie de femme de réconfort à l’armée japonaise. Depuis, une poignée d’autres "survivantes" de ce drame, âgées de 75 à 85 ans, ont osé s’exprimer et demandent justice.

Le film Murmures s’ouvre sur la centième manifestation de ces "femmes de réconfort", à Séoul, devant l’ambassade du Japon. Là, quelques anciennes victimes et des militants tentent de faire valoir leur cause. La réalisatrice Byun Young-Joo s’attache plus particulièrement à écouter et regarder vivre six "grand-mères", six survivantes, engagées dans cette lutte entre honte et colère, espoir et détresse. A leurs murmures s’ajoutent les paroles de trois autres rescapées coréennes, abandonnées par l’armée japonaise, en Chine, au moment de la débâcle…

Dans ce documentaire, il n’y a pas, comme le dit Byun Young-Joo, "de déchaînement passionnel sur la situation des 'femmes de réconfort'" mais une grande tendresse pour ces grands-mères qui, se sachant proches de la mort, ne veulent pas sombrer dans l’oubli, et refusent dans un ultime combat d’être à nouveau niées.

Avec la projection du film Murmures, nous voulons contribuer à faire valoir, auprès d’un large public, la cause des femmes de réconfort, menacée par le révisionnisme. Mais la question de l’exploitation sexuelle des femmes par une armée ainsi que la question de la mémoire des anciennes puissances coloniales, nous invitent à ne pas nous focaliser sur l’histoire de la Corée et du Japon.

Nous signalons qu’un tribunal civil international des femmes a rendu un verdict à la Haye en 2001 au sujet des réparations réclamées par les ex-"femmes de réconfort" et il a été un jugement encourageant envers les victimes.

 


Comité de soutien pour la projection de Murmures

Echo-Echanges ONG France-Japon

Tel/fax : 01 55 86 08 48

E-mail : echoechanges@wanadoo.fr

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Culture
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)