Les négociations bilatérales en cours cette semaine, entre les représentants des Etats parties aux pourparlers multilatéraux sur le nucléaire nord-coréen, en vue d'une nouvelle session de discussions à Pékin, laquelle pourrait s'ouvrir dès le lundi 8 décembre 2008. Une incertitude demeure cependant sur la liste des participants, Pyongyang considérant que, par son attitude, le Japon s'est exclu de lui-même de la table des négociations.
Après la rencontre entre les négociateurs américain, Chistopher Hill, et nord-coréen, Kim Kye-gwan, sur le dossier nucléaire nord-coréen à Singapour, les 4 et 5 décembre, Christopher Hill doit se rendre à Séoul en cette fin de semaine et rencontrer également son homologue russe. L'objectif est de lever les différences d'interprétation entre les Etats-Unis et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) sur un accord bilatéral conclu en octobre, en application duquel la RPDC a été retirée de la liste des Etats soutenant le terrorisme.
La demande américaine que des inspecteurs internationaux prélèvent des échantillons sur le site nucléaire coréen de Yongbyon, à des fins de vérification, a été considérée par la RPDC comme dépassant le cadre de l'accord bilatéral d'octobre. Pyongyang n'a ainsi pas donné suite. Les pourparlers américano - nord-coréens avaient ainsi pour objectif de réduire les divergences d'interprétation, en vue de relancer les pourparlers multilatéraux (les deux Corée, Etats-Unis, Chine, Russie, Japon) à Pékin, pour la mise en oeuvre de l'accord conclu dans la capitale chinoise le 13 février 2007 qui doit conduire à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Pékin devait toutefois encore confirmer la date du lundi 8 décembre pour l'ouverture d'une nouvelle session de négociations.
Les principaux points d'achoppement sont, d'une part, la livraison d'énergie à la RPDC promise par les autres parties à l'accord en contrepartie de la désactivation du réacteur de Yongbyon, et, d'autre part, selon les termes de Christopher Hill, la "procédure scientifique" sur la mise en oeuvre du processus de cessation des activités nucléaires militaires par la RPDC, ainsi que la confirmation des documents remis par la RPDC sur son programme nucléaire.
Dans ce cadre, le refus du Japon d'honorer ses engagements de livraison d'énergie a amené un porte-parole du ministère des affaires étrangères de RPDC à déclarer, le samedi 6 décembre, que Pyongyang ne considérait plus Tokyo comme partie aux négociations. Les pourparlers ne seront-ils conduits qu'à cinq, ou bien l'accord de l'Australie de procéder aux livraisons d'énergie en lieu et place du Japon annonce-t-elle son intention d'entrer dans le groupe des Etats parties à la négociation, après que l'Union européenne, présidée par la France du président Nicolas Sarkozy, a raté une nouvelle occasion de s'affirmer comme puissance internationale ?
Suite à l'élection du démocrate Barack Obama à Washington, l'administration sortante du président George W. Bush semble manifestement rechercher un succès diplomatique, après avoir choisi la voie de la confrontation plutôt que de la négociation pendant cinq ans, de février 2002 à février 2007. Ironie de l'histoire, la prochaine secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, devrait reprendre les négociations avec la RPDC dans des conditions proches de celles atteintes à la fin du second mandat de William Clinton, en 2000, mais entretemps la RPDC aura procédé, en octobre 2006, à son premier essai nucléaire. (Sources : AFP, Gulf Times, Ria Novosti)
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L'élection de Barack Obama marquera-t-elle une rupture avec la diplomatie de George W. Bush en Corée ? Pour répondre à cette question, encore faut-il pouvoir identifier une ligne diplomatique claire de Washington vis-à-vis, notamment, de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) pendant les huit années de la présidence Bush. Or l'administration américaine sortante a opéré une volte-face en 2007.
Un autre élément encourageant pour les partisans du dialogue est le parcours et l'entourage du nouveau vice-président, Joe Biden, président de la commission des affaires étrangères du Sénat. Frank Jannuzzi, ancien collaborateur de Joe Biden, devrait ainsi remplacer Christopher Hill dans les négociations avec Pyongyang.
Le processus de dénucléarisation de la péninsule coréenne est à nouveau sur les rails : en application d'un
Conformément à l'accord américano - nord-coréen, les inspecteurs américains et des Nations-Unies pourront à nouveau se rendre sur le site de Yongbyon. D'après Washington, Pyongyang a accepté le principe d'une vérification complète de son programme nucléaire militaire.
La visite du négociateur américain sur le nucléaire nord-coréen, Christopher Hill, à Pyongyang, aurait permis de trouver un accord bilatéral pour sortir de l'impasse dans la poursuite du processus de dénucléarisation de la République populaire démocratique (RPD) de Corée, selon les annonces faites le 10 octobre 2008 par les agences Associated Press (AP) et Yonhap.
Le 19 septembre 2008, un porte-parole du ministère des affaires étrangères de République populaire démocratique de Corée (RPDC) a déclaré, à l'agence de presse nord-coréenne KCNA, que la RPDC avait non seulement suspendu le démantèlement de ses activités nucléaires, mais aussi qu'un travail était en cours tendant à restaurer les installations nucléaires sur le site de Yongbyon dans leur état original, comme contre-mesure à la décision des Etats-Unis de ne pas retirer la RPDC de la liste des Etats soutenant le terrorisme.

Selon l'enquête menée par Mike Chinoy, les partisans de la ligne dure au sein de l'administration Bush,
A la veille de sa visite en Corée du Sud, où il doit arriver le mardi 5 août, George W. Bush a jugé préférable de ne pas envenimer davantage les relations bilatérales entre Séoul et Washington, en demandant au bureau géographique national (BGN) américain
S'agit-il d'un recul tactique, dans l'attente de nouvelles pressions japonaises à la fin de la visite américaine en Corée ? Récemment, le gouvernement nippon avait donné des
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