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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 14:26

Après l'annonce par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) qu'elle avait procédé, le 6 janvier 2016, à un essai réussi de bombe H, l'escalade se poursuit : une réunion le même jour du Conseil de sécurité des Nations Unies a annoncé qu'il préparerait de nouvelles sanctions contre la RPD de Corée, tandis que la République de Corée (Corée du Sud) a repris sa propagande par haut-parleur le long de la zone démilitarisée (DMZ) qui la sépare de sa voisine du Nord. Le 9 janvier, Pyongyang a publié la vidéo d'un test de missile lancé depuis un sous-marin, et le 10 janvier un bombardier américain B-52, accompagné d'autres appareils, a survolé la Corée. Les autorités nord-coréennes ont prévenu que la situation était "au bord de la guerre".

La Corée du Nord aurait procédé à un tir balistique depuis un sous-marin le 21 décembre 2015.

La Corée du Nord aurait procédé à un tir balistique depuis un sous-marin le 21 décembre 2015.

Après que l'essai nucléaire du 6 janvier eut donné lieu à des scènes de liesse en RPD de Corée (les autorités nord-coréennes ayant affirmé par ailleurs que, désormais, elles ne risquaient plus de subir le sort de l'Irak et de la Libye grâce à leur capacité de dissuasion nucléaire), une vidéo a été diffusée par la télévision nord-coréenne le 9 janvier, montrant un tir de missile balistique depuis un sous-marin (SLBM, Submarine-Launched Ballistic Missile). La trajectoire du missile est presque à la verticale, alors que lors d'un précédent tir SLBM en mai 2015 le missile décrivait une trajectoire de 45 degrés avant de retomber dans la mer. Des experts, notamment de l'armée américaine, avaient ensuite alors affirmé qu'il ne s'agissait pas d'un lancement depuis un sous-marin.

Si la vidéo diffusée le 9 janvier n'a pas été datée, selon le site américain Washington Free Beacon ce tir aurait été réalisé quelques semaines plus tôt, le 21 décembre, à proximité du port de Sinpo, sur la côte Est de la Corée.

Pour leur part, les Américains ont décidé, selon eux en représailles à l'essai nucléaire nord-coréen, de procéder, comme lors de la crise du printemps 2013, au survol par la Corée, le 10 janvier, d'un bombardier B-52 pouvant transporter des missiles nucléaires. Selon le commandement militaire américain, le bombardier a décollé de la base aérienne d'Anderson sur l'île de Guam, puis survolé la région d'Osan,  située à 40 km au sud de Séoul, avant de retourner sur Guam. L'appareil était accompagné par un chasseur sud-coréen F-15k et un chasseur américain F-16.

Le bombardier B-52 peut transporter 35 bombes conventionnelles et 12 missiles de croisière. Il peut aussi lâcher des missiles nucléaires air-sol d'une portée de 200 km et des missiles de croisière aéroportés d'une portée de 2 500 à 3 000 km.

Le bombardier B-52 peut transporter 35 bombes conventionnelles et 12 missiles de croisière. Il peut aussi lâcher des missiles nucléaires air-sol d'une portée de 200 km et des missiles de croisière aéroportés d'une portée de 2 500 à 3 000 km.

Sources :

Lire aussi, sur le site de l'AAFC, à propos du survol de la Corée par des bombardiers américains en mars 2013 :

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 22:06

Après l'essai nucléaire du 6 janvier 2016 - que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a présenté comme étant pour la première fois celui d'une bombe H - le Conseil de sécurité des Nations Unies a envisagé le soir même, à l'unanimité, l'adoption de nouvelles sanctions contre la RPD de Corée - dont l'élaboration pourrait prendre à nouveau plusieurs semaines. Par ailleurs, de nombreux commentateurs ont repris l'analyse des armées américaine et sud-coréenne, selon lesquelles il ne s'agissait pas de l'explosion d'une bombe à hydrogène. Mais il y a plus significatif que la réaction, attendue, du Conseil de sécurité des Nations Unies, et le débat (pas non plus nouveau s'agissant de l'arsenal balistique et nucléaire de la RPDC) sur la nature de l'essai nord-coréen, qui tend à occulter le fait que le programme nucléaire de la RPDC continue de se développer bien qu'elle soit déjà le pays le plus sanctionné au monde -  ce qui, du reste, met en question l'efficacité de cette politique de sanctions. En revanche, ce qui est nouveau est la décision très rapide, dès le lendemain, de Washington et de Séoul de s'engager dans une escalade militaire, faisant ainsi peser de graves risques d'affrontements dans la péninsule coréenne.

A été annoncé le déploiement en Corée de bombardiers américains B52, qui ont largué de nombreuses bombes au napalm pendant la guerre du Vietnam.

A été annoncé le déploiement en Corée de bombardiers américains B52, qui ont largué de nombreuses bombes au napalm pendant la guerre du Vietnam.

Pour justifier la poursuite de son programme nucléaire avec l'essai réalisé le 6 janvier 2016, les autorités nord-coréennes avaient dénoncé la politique hostile des Etats-Unis et de leurs alliés. Elles invoquent aussi fréquemment le précédent des guerres d'Irak en 2003 et de Libye en 2011, qui les ont convaincues que seule une force de dissuasion crédible les protègera d'une attaque américaine. La réaction de Washington valide manifestement l'absence de volonté américaine de s'engager sur la voie de la paix, du dialogue et du désarmement : sans même attendre l'adoption de sanctions nouvelles par le Conseil de sécurité, les Etats-Unis ont annoncé unilatéralement le renforcement de leur dispositif militaire dans la péninsule coréenne, en laissant le soin de cette annonce à l'armée sud-coréenne, subordonnée au commandement militaire américain en cas de conflit.

Selon la Défense sud-coréenne, les moyens supplémentaires déployés par Washington consisteraient différentes armes : sous-marin nucléaires, chasseurs F-22 et bombardiers B-52 - alors que se poursuit par ailleurs la construction de la base navale dans l'île de Jeju, qui pourra accueillir un porte-avions que ne possède pas la Corée du Sud - contrairement à la flotte américaine.

Enfin, le gouvernement sud-coréen a annoncé qu'il reprendrait ses émissions de propagande par les hauts-parleurs disposés le long du trente-huitième parallèle qui sépare les deux parties divisées de la péninsule. En août 2015, la propagande sud-coréenne par haut-parleur avait entraîné une flamblée de tensions, heureusement conclue par un accord Nord-Sud : Séoul saisit ainsi l'opportunité de l'essai nucléaire nord-coréen pour remettre en cause cet accord, et relancer sa propagande. 

Après avoir condamné une nouvelle fois le programme nucléaire nord-coréen, la Chine a encore appelé l'ensemble des parties à la retenue - tout en sachant pertinemment que la base militaire de Jeju et le renforcement du dispositif américain en Corée la visent directement, au-delà de l'argument du programme nucléaire et balistique nord-coréen. Elle a ainsi réitéré son souhait d'une reprise du dialogue à six (les deux Corée, les Etats-Unis, le Russie, le Japon et elle-même) sur le dossier nucléaire en Corée, interrompu depuis 2009 - mais comment pourrait-elle être entendue alors que l'armée américaine annonce qu'elle-même déploiera de nouveaux vecteurs nucléaires au large de la Corée ?

Un des meilleurs connaisseurs américains de la Corée du Nord, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson a observé, au lendemain de l'essai nucléaire du 6 janvier 2016, que la RPD de Corée voulait probablement un accord de sécurité avec les Etats-Unis couvrant les armes nucléaires, comme récemment l'Iran - sa démarche s'inscrivant dans une volonté d'être en position de force à la table des négociations. Une telle prise de position est rationnelle : face à l'échec des politiques de sanctions pour atteindre l'objectif d'une dénucléarisation de la Corée du Nord, il serait temps de prendre sérieusement en considération la voie alternative du dialogue, en tenant compte des attentes de Pyongyang dont les exigences de sécurité sont rationnelles. A l'opposé de la voie de l'escalade où a choisi de s'engager Washington, les négociations apparaissent bien comme la seule option viable pour tous ceux qui souhaitent sincèrement la paix et le désarmement, dans une Asie du Nord-Est qui serait enfin libérée des armes nucléaires.

Principale source :

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 12:36

Le 6 janvier 2016, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé avoir testé avec succès sa première bombe à hydrogène (bombe thermonucléaire), ou "bombe H". Il s'agit du quatrième essai nucléaire de la RPD de Corée, après ceux du 9 octobre 2006, du 25 mai 2009 et du 12 février 2013 qui avaient entraîné la mise en place d'un régime international de sanctions contre la RPD de Corée. L'essai du 6 janvier 2015 a ainsi suscité de fermes critiques des Etats-Unis et de leurs alliés, ainsi que des autres membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui doit se réunir le même jour. Pour sa part, Pyongyang a réaffirmé son droit à l'autodéfense face à la politique hostile des Etats-Unis.

L'annonce du premier essai nucléaire de bombe à hydrogène par la Corée du Nord - par la présentatrice Ri Chun-hee - a été suivie dans le monde entier (ici, en Corée du Sud).

L'annonce du premier essai nucléaire de bombe à hydrogène par la Corée du Nord - par la présentatrice Ri Chun-hee - a été suivie dans le monde entier (ici, en Corée du Sud).

Selon la RPDC, l'essai nucléaire a été conduit le 6 janvier 2016 au moyen d'une bombe miniaturisée à 10 heures (heure locale), par des technologies qu'elle a développées en propre. La Corée du Nord se félicite d'ainsi accéder au club des pays avancés en matière de technologie nucléaire.

Selon l'agence nord-coréenne KCNA, il s'agit d'une mesure d'autodéfense rendue nécessaire par la politique hostile des Etats-Unis, tandis qu'était rappelé l'attachement de Pyongyang à la paix et à la sécurité régionale qui implique, toujours selon KCNA, une politique de dissuasion nucléaire :

Cet essai est une mesure d'autodéfense prise par la RPDC pour protéger fermement la souveraineté du pays et le droit vital qu'a chaque nation de se protéger contre la menace nucléaire et le chantage toujours grandissants des forces hostiles conduites par les Etats-Unis, et pour sauvegarder de manière fiable la paix dans la péninsule coréenne et la sécurité régionale.

http://www.kcna.kp/

La RPD de Corée a réaffirmé qu'elle était une puissance nucléaire souveraine, excluant l'usage en premier d'armes nucléaires ainsi que les transferts de technologies :

La RPDC, qui est un Etat nucléaire responsable, n'utilisera jamais d'armes nucléaires en premier et ne transfèrera en aucunes circonstances les moyens et les technologies nécessaires, comme elle l'a déjà affirmé.

http://www.kcna.kp/

La condamnation rapide par les Etats-Unis et la communauté internationale n'est pas nouvelle. L'essai nucléaire nord-coréen intervient dans un contexte de blocage du dialogue, après que les propositions nord-coréennes de revenir à la table des négociations se sont heurtées à une fin de non-recevoir par Washington, qui avait posé des conditions préalables dont il savait qu'elles étaient inacceptables. De même, la proposition de la RPDC de conclure un traité de paix avec les Etats-Unis, réitérée en 2015, avait été rejetée par la Maison Blanche.

Dans ce contexte, la Corée du Nord a poursuivi le développement de son programme nucléaire, dont l'étape suivante était de se doter de la bombe H - suivant une annonce faite en ce sens, en décembre 2015, par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Les experts militaires occidentaux avaient alors mis en doute la maîtrise par la RPDC de la technologie de la bombe H. Le 6 janvier 2016, ils ont annoncé avoir détecté des mouvements sismiques sur le site de Punggye-ri à l'heure annoncée de l'essai nucléaire, tout en précisant qu'ils devaient conduire des recherches supplémentaires quant à sa nature et à sa portée.

Source (outre KCNA)

En plus de ces essais, Israël ou l'Afrique du Sud, voire les deux conjointement, auraient effectué un essai le 22 septembre 1979 dans l'océan Indien.

En plus de ces essais, Israël ou l'Afrique du Sud, voire les deux conjointement, auraient effectué un essai le 22 septembre 1979 dans l'océan Indien.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:37

Les huit filles du groupe sud-coréen "Oh my girl" ont été refoulées des Etats-Unis, ayant été détenues à l'aéroport de Los Angeles avant de retourner en Corée. Selon leur maison de production WM Entertainment, les douaniers les auraient prises pour des travailleuses du sexe, en raison de leur jeune âge.

Les chanteuses de "Oh my girl" refoulées des Etats-Unis... car soupçonnées d'être des travailleuses du sexe

Elles étaient venues aux Etats-Unis pour faire le shooting de la couverture de leur album. Mais les huit filles du girlsband Oh My Girl n'ont pas été admises sur le territoire américain. Après que leurs habits et leurs accessoires eurent été fouillés, elles ont été détenues pendant quinze heures, ayant été soupçonnées d'être des travailleuses du sexe, selon le communiqué publié par leur agence.

Le groupe devait également se produire, le lendemain de son arrivée, lors d'une soirée de gala.

Si l'attitude des douaniers américains est extrêmement regrettable, elle renvoie aussi à la question de l'emploi de personnes de plus en plus jeunes par les sociétés sud-coréennes productrices de musique K-Pop - avec des mises en scène sexuelles parfois quasi-explicites. Leur exploitation par la société du spectacle mérite pour le moins débat, quant à leurs droits et à leur statut.

Par ailleurs, le groupe venant d'être nouvellement créé, cette publicité imprévue pourrait finalement constituer une aubaine pour WM Entertainement.

Source :

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 00:15

Si la visite en France de la Présidente sud-coréenne Mme Park Geun-hye à l'occasion de la conférence de Paris sur le climat (COP21) ne peut soulever cette année aucune protestation dans la rue - toutes les manifestations étant interdites depuis les attentats terroristes du 13 novembre 2015 - sa répression féroce des opposants soulève des protestations de plus en plus visibles en Amérique du Nord - davantage en tout cas qu'en France, malgré l'influence croissante du Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud, qui s'est constitué cette année à Paris. Cette vigilance outre-Atlantique sur les atteintes aux droits de l'homme dans le Sud de la Corée n'est pas nouvelle : si, à la fin des années 1970, le Président Jimmy Carter avait tenté - en vain - d'infléchir le soutien inconditionnel US à la junte militaire alors dirigée par le père de l'actuelle présidente, en déplorant son bilan déplorable dans le domaine des libertés publiques et de la démocratie, une réelle prise de conscience avait alors commencé à émerger dans la société américaine, où vit une communauté coréenne de 2 millions de membres. Aujourd'hui, alors que chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles quant au cours autoritaire qu'imprime Mme Park à la politique sud-coréenne, c'est à nouveau un des principaux quotidiens américains, le New York Times, qui s'est illustré en consacrant un éditorial, le 19 novembre dernier, à la dérive anti-démocratique de la Corée du Sud contemporaine, intitulé "La Corée du Sud prend pour cibles les opposants". Nous publions ci-après, traduits de l'anglais, de larges extraits de cet éditorial.

Les manifestations à Séoul du 14 novembre 2015, contre le révisionnisme historique des livres scolaires (visant à présenter sous un jour favorable le régime ultra-autoritaire du général Park Chung-hee, père de l'actuelle présidente), et les réformes visant à la déréglementation accrue du marché du travail, ont servi de prétexte au déclenchement d'une nouvelle vague de répression, à présent dirigée d'abord contre l'unique syndicat qui s'était opposé au corporatisme de feu le régime militaire, après l'interdiction du principal parti de gauche en décembre 2014.

Les manifestations à Séoul du 14 novembre 2015, contre le révisionnisme historique des livres scolaires (visant à présenter sous un jour favorable le régime ultra-autoritaire du général Park Chung-hee, père de l'actuelle présidente), et les réformes visant à la déréglementation accrue du marché du travail, ont servi de prétexte au déclenchement d'une nouvelle vague de répression, à présent dirigée d'abord contre l'unique syndicat qui s'était opposé au corporatisme de feu le régime militaire, après l'interdiction du principal parti de gauche en décembre 2014.

Les Sud-Coréens peuvent être fiers d'avoir transformé une dictature en une démocratie vivante (...) C'est pourquoi il faut s'alarmer des intentions manifestes de la Présidente Park Geun-hye de revenir en arrière s'agissant des libertés démocratiques (...).

Le week-end dernier, des dizaines de milliers de Sud-Coréens ont battu le pavé pour refuser deux initiatives répressives du Gouvernement. La première vise à remplacer les manuels scolaires d'histoire des écoles sud-coréennes, aujourd'hui choisis de manière indépendante, par des manuels diffusés par le Gouvernement. La seconde consiste à modifier la législation sur le travail pour faciliter les licenciements par les conglomérats financiers dont le capital est familial.

Mme Park tente également de contrôler les critiques et les oppositions sur les médias sociaux et Internet. Samedi, Lee Sir-goo, co-dirigeant de l'application de messagerie en ligne la plus populaire en Corée du Sud, a dû démissionner. Il est menacé de poursuites pénales pour n'avoir pas empêché des adolescents de publier des photos obscènes, mais des voix critiques affirment que le véritable objectif est de le punir pour avoir résisté aux efforts de surveillance [d'Internet] du Gouvernement et refusé de limiter l'expression des opinions critiques vis-à-vis du Gouvernement.

Mme Park est la fille du Général Park Chung-hee, un ancien officier de l'armée impériale japonaise pendant l'époque coloniale et le dictateur militaire de la Corée du Sud de 1961 à 1979. Réhabiliter son père apparaît comme son unique objectif pour que les élèves sud-coréens apprennent une version de leur histoire nationale étouffant la vérité - tout particulièrement pendant l'époque où les libertés démocratiques étaient vues comme un obstacle à l'industrialisation.

(...) Le plus grand risque pour la réputation internationale de la Corée du Sud n'est pas économique mais politique, à savoir la main lourde de Mme Park dans ses tentatives pour réécrire l'histoire et écraser les oppositions.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 16:39

Le 17 octobre 2015, le ministère des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a publié une déclaration appelant les Etats-Unis à remplacer l'accord d'armistice ayant mis fin aux combats de la Guerre de Corée en 1953 par un véritable traité de paix. Le 1er octobre, à la tribune de la 70e Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangère de la RPDC, Ri Su-yong, avait déjà rappelé que la paix sur la péninsule coréenne est très fragile et que, si les Etats-Unis consentent à changer l'accord de trêve en traité de paix, la RDP de Corée est prête à avoir un dialogue constructif avec eux. Hélas, l'administration du président américain Barack Obama - prix Nobel de la paix 2009 - s'entête à refuser la conclusion d'un tel traité pourtant de nature à garantir une paix durable dans un des principaux foyers de tension du monde. La perspective d'une paix véritable en Corée n'est pourtant pas une vue de l'esprit, comme le prouve, par exemple, le projet rédigé en 2008 par des juristes sud-coréens, et relayé en France par l'Association d'amitié franco-coréenne. Encore faut-il que toutes les parties en présence veuillent la paix, ce qui, à l'évidence, n'est pas le cas des Etats-Unis.

Le ministre des Affaires étrangères de la RPD de Corée, Ri Su-yong, s'exprimant à la 70e Assemblée générale des Nations Unies le 1er octobre 2015

Le ministre des Affaires étrangères de la RPD de Corée, Ri Su-yong, s'exprimant à la 70e Assemblée générale des Nations Unies le 1er octobre 2015

Voici la traduction française de la déclaration du ministère des Affaire étrangères de la RPDC en date du 17 octobre 2015, à partir de la version anglaise diffusée par l'agence nord-coréenne KCNA :

Comme le monde le sait déjà, la RPDC a exposé clairement lors de la récente 70e Assemblée générale des Nations Unies sa position juste et honnête quant au remplacement de l'Accord d'armistice en Corée par un traité de paix.
Cela était rendu nécessaire par le besoin urgent de désamorcer les risques d'une guerre provoquée par les menaces potentielles dans la péninsule coréenne et de créer un climat pour une paix durable.
La situation qui a prévalu dans la péninsule en août dernier, quand un accident mineur a créé une situation délicate, a brusquement apporté la preuve définitive que l'actuel Accord d'armistice ne peut plus prévenir un conflit ni désamorcer les risques de guerre.
Un accord a été signé par le Nord et le Sud au prix de nombreux efforts grâce à l'attitude éprise de paix et à la patiente persévérance de la RPDC, mais il n'existe aucune garantie que l'accord sera maintenu et mis en application comme souhaité.
Cela est dû au fait que les autorités sud-coréennes, partie à l'accord, ne disposent d'aucune prérogative quant au commandement des forces armées en Corée du Sud et ne sont pas en position de refuser les exercices militaires conjoints imposés par les Etats-Unis.
Il est absolument clair que si un conflit éclate à nouveau dans la zone entourant la Ligne de démarcation militaire suite à l'escalade des tensions, il dégénérera en une incontrôlable guerre totale.
Le cours des négociations tenues jusqu'à présent pour régler la question de la péninsule coréenne a démontré qu'aucune question intéressant les pays impliqués, y compris les Etats-Unis, ne peut être réglée sans la conclusion préalable d'un traité de paix.
La RPDC a autrefois discuté de la question de la dénucléarisation dans le cadre des pourparlers à six, tenant compte de l'affirmation des pays concernés selon laquelle cette question devait être d'abord traitée, et elle a simultanément discuté des moyens d'assurer la paix. Mais toutes ces négociations ont été vaines et, même si un accord partiel a été atteint, il n'a pas été mis en application.
Cela a été principalement dû à la persistance de la politique hostile des Etats-Unis à l'égard de la RPDC et à leurs provocations militaires telles que les exercices militaires menés à grande échelle et l'introduction de moyens de frappes nucléaires en Corée du Sud, leur plus vive manifestation, qui ont périodiquement gelé l'atmosphère de toute négociation et accru les tensions dans la péninsule.
Afin de mettre un terme définitif au cycle néfaste de l'escalade de la confrontation et des tensions il est nécessaire, avant toute chose, de remplacer l'Accord d'armistice par un traité de paix. Telle est la conclusion qu'en tire la RPDC.
Il y a deux moyens d'assurer la paix dans la péninsule.
Le premier est le moyen issu de la Guerre froide, qui voit la RPDC être dans l'obligation de renforcer de toutes les façons sa capacité d'autodéfense avec sa force nucléaire comme pivot afin de faire face à la menace nucléaire et aux provocations guerrières croissantes des Etats-Unis.
C'est entièrement grâce à la force de dissuasion nucléaire de la RPDC qu'une guerre totale est évitée dans la péninsule en état de cessez-le-feu.
Le second moyen consiste pour les Etats-Unis à renoncer à leur politique hostile à l'égard de la RPDC et à répondre à l'appel visant à signer un traité de paix avec elle afin d'assurer un paix véritable et durable basée sur la confiance.
Le remplacement de l'Accord d'armistice par un traité de paix est une question pour laquelle les Etats-Unis doivent prendre une sage décision afin qu'un accord de principe puisse être conclu entre la RPDC et les Etats-Unis, pour commencer.
Les Nations Unies, de leur côté, devraient apporter leur soutien positif à la signature d'un traité de paix et ainsi assumer leur responsabilité pour mettre fin à une situation anormale qui voit un de leurs pays membres être techniquement en guerre avec le "Commandement des Nations Unies" dans la péninsule coréenne.
Si l'instauration de la confiance entre la RPDC et les Etats-Unis aide à éliminer la source d'une guerre imminente, il est possible de mettre un terme final à la course aux armements nucléaires et de renforcer la paix.
Les Etats-Unis devraient abandonner l'idée de fuir sans raison la signature d'un traité de paix et avoir la prudence de faire le bon choix.
Si les Etats-Unis évitent de signer un traité de paix ou posent des conditions à l'heure où la situation dans la péninsule est à la croisée des chemins, cette attitude montrera clairement au monde qu'ils n'ont pas l'intention de renoncer à leur politique hostile à l'égard de la RPDC.
Si les Etats-Unis persistent dans leur politique hostile, ils ne feront qu'assister au renforcement illimité de la force de dissuasion nucléaire de la RPDC et à l'augmentation de ses forces armées révolutionnaires capables d'affronter toute forme de guerre qu'ils auront provoquée. 

L'administration américaine a décliné cette offre de la RPDC. Interrogé le 20 octobre par la commission des relations internationales du Sénat, l'ambassadeur Sung Kim, émissaire spécial du département d'Etat pour la Corée du Nord - et ancien ambassadeur des Etats-Unis en Corée du Sud -, a déclaré que les Etats-Unis ne sont pas intéressés par des négociations sur un traité de paix et font du programme nucléaire nord-coréen la question prioritaire :

En ce qui concerne la proposition de la Corée du Nord d'entamer les pourparlers sur un traité de paix, nous ne sommes pas intéressés de nous engager dans de telles discussions. La question nucléaire est prioritaire pour nous. Je crains que les Nord-Coréens ne choisissent des priorités erronées en proposant de sauter plusieurs marches, plusieurs marches très importantes, et de commencer directement des négociations sur un traité de paix.

Tous les pays ayant participé, de 2003 à 2008, aux négociations à six (deux Corée, Etats-Unis, Chine, Russie et Japon) sur le programme nucléaire nord-coréen ne sont pourtant pas de cet avis.

Ainsi, pour l'ambassadeur de la Fédération de Russie en Corée du Sud, Alexander Timonin, interrogé le 22 octobre par l'agence sud-coréenne Yonhap, le fait que la Corée du Nord a demandé à nouveau un traité de paix avec les Etats-Unis est à prendre en considération :

A mon avis, cela est certainement à noter, car la proposition vise à renforcer la paix sur la péninsule coréenne. La situation de cessez-le-feu ralentit la coopération entre le Sud et le Nord. Je pense que la reprise des pourparlers à six ne doit pas être liée à des conditions préalables. C'est la raison pour laquelle je pense que la proposition de Pyongyang est à noter. Je pense que cette proposition peut contribuer à créer un environnement pour la confiance sur la péninsule coréenne.

Compte tenu de la disproportion des forces en présence dans une péninsule coréenne techniquement en état de guerre et où les Etats-Unis stationnent toujours 28 000 soldats, en plus de moyens aéronavals déployés dans toute la région Asie-Pacifique, l'arme nucléaire apparaît pour la Corée du Nord comme un moyen de dissuasion rationnel. Cette doctrine de dissuasion, « du faible au fort », n'est d'ailleurs pas sans évoquer celle voulue pour la France en son temps par le général de Gaulle.

La question d'une paix véritable et durable en Corée est donc bien la question prioritaire, le programme nucléaire militaire nord-coréen étant une des conséquences de l'absence de paix. En feignant de l'ignorer, l'administration du prix Nobel de la paix 2009 Barack Obama ne fait qu'entretenir un foyer de tension en Asie du Nord-Est. Mais tel est peut-être le but recherché par les Etats-Unis, tant cette région est désormais un enjeu stratégique majeur pour eux.

 

Sources :

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 21:00

Alors qu'une délégation de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC), conduite par son secrétaire général est actuellement présente en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), une grande parade militaire a été le point d'orgue des cérémonies commémorant, le 10 octobre 2015, le 70e anniversaire de la fondation du Parti du travail de Corée. Avec à ses côtés Liu Yunshan, membre du comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois, le Maréchal Kim Jong-un a prononcé à la tribune un discours de trente minutes dans lequel il a réaffirmé la capacité de la RPD de Corée à "faire face à toute guerre provoquée par les Etats-Unis" - une fermeté qui est le pendant de l'appel lancé par Pyongyang à Washington, quelques semaines plus tôt, en faveur d'un traité de paix dans la péninsule coréenne suivant une dialectique traditionnelle de la RPD de Corée (selon laquelle l'alternative est entre la guerre et la paix). L'AAFC se rallie pleinement à la proposition d'un traité de paix, qu'elle soutient de longue date, afin de mettre un terme à la guerre de Corée (1950-1953) et réduire les tensions diplomatiques et militaires qui, trop souvent, ont conduit à des affrontements meurtriers entre Coréens dans la péninsule.

Les médias étrangers avaient été largement invités pour couvrir les cérémonies fastueuses marquant le soixante-dixième anniversaire de la fondation du Parti du travail de Corée : côté français, Alain Barluet du Figaro et Philippe Pons du Monde étaient notamment présents s'agissant des deux plus grands quotidiens nationaux français, de même qu'une équipe de TF1.

De fait, le spectacle a été à la hauteur de l'événément : défilé des civils brandissant des panneaux reproduisant les symboles du Parti du travail de Corée (la faucille et le marteau traditionnels des partis communistes, auxquels s'ajoute le pinceau de l'intellectuel), grande parade militaire - d'une heure et demie - témoignant de la puissance de l'Armée populaire de Corée, et enfin vivats acclamant le dirigeant nord-coréen, le Maréchal Kim Jong-un.

Guerre ou paix - la RPDC célèbre le 70e anniversaire de la fondation du Parti du travail
Guerre ou paix - la RPDC célèbre le 70e anniversaire de la fondation du Parti du travail
Guerre ou paix - la RPDC célèbre le 70e anniversaire de la fondation du Parti du travail
Guerre ou paix - la RPDC célèbre le 70e anniversaire de la fondation du Parti du travail

Un des moments les plus attendus était le discours du Maréchal Kim Jong-un, le second en public depuis les cérémonies ayant marqué le centenaire de la naissance du Président Kim Il-sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée, le 15 avril 2012.

Tout en proclamant hautement l'unité du peuple, du parti et de l'armée, le Maréchal Kim Jong-un a mis en exergue que la RPD de Corée saurait s'unir pour faire face à toute provocation américaine tendant à une nouvelle guerre dans la péninsule :

Aujourd'hui, notre parti proclame avec détermination que nos forces armées révolutionnaires sont capables de faire face à toute guerre provoquée par les Etats-Unis, et nous sommes prêts à protéger notre peuple et le ciel bleu de notre patrie.

Guerre ou paix - la RPDC célèbre le 70e anniversaire de la fondation du Parti du travail

Ce discours doit s'interpréter comme une réaffirmation de la volonté de la RPD de Corée de résoudre par la voie pacifique les contentieux en suspens dans la péninsule, tout en se disant prête à toute éventualité - à savoir répondre militairement à une guerre provoquée par ses ennemis.

Quelques semaines plus tôt, les autorités nord-coréennes ont en effet à nouveau invité les Etats-Unis à des pourparlers bilatéraux directs - par conséquent distincts du cadre des pourparlers à six - les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon - sur la question nucléaire, que privilégie Washington, bien que les négociations suivant ce format soient bloquées depuis plus de six ans.

Comme l'avait rappelé Ri Su-yong, ministre des Affaires étrangères de la RPD de Corée cette année devant l'assemblée générale des Nations Unies, ces discussions auraient comme finalité la conclusion d'un traité de paix en lieu et place de l'accord d'armistice ayant clos les combats de la guerre de Corée, le 27 juillet 1953, afin de créer les conditions d'une paix durable et d'une sécurité collective en Asie du Nord-Est :

Si les Etats-Unis procèdent à des changements politiques courageux, une amélioration spectaculaire de l'environnement de sécurité de la péninsule coréenne se produira et elle répondra en fin de compte aux inquiétudes américaines sur la sécurité.

Cette proposition d'un traité de paix avait ensuite été réaffirmée dans une déclaration du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, citée par l'agence KCNA de la RPD de Corée, suivant une interpellation directe des Etats-Unis :

Nous espérons que les Etats-Unis finiront par renoncer à la politique anachronique en faveur du maintien de cet accord fragile, étudieront attentivement notre offre et y réagiront positivement

L'AAFC espère que ces appels à la paix seront entendus, et soutenue par les gouvernements européens, convaincue qu'il s'agit de la meilleure garantie pour apporter aux peuples d'Asie du Nord-Est la sécurité, la liberté et la prospérité auxquelles ils aspirent.

Sources (dont photos) :

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 22:07

A l'occasion des cérémonies marquant le 70e anniversaire de la victoire en Asie lors de la Seconde guerre mondiale, la République populaire de Chine accueille (RPC) quelque trente chefs d'Etat et de gouvernement étrangers - dont le Russe Vladimir Poutine et la Sud-Coréenne Park Geun-hye. Cette dernière, présente à Pékin du 2 au 4 septembre 2015, se démarque des pays occidentaux, qui n'ont pas souhaité être représentés au plus haut niveau, notamment lors de la parade militaire dans la capitale chinoise le 3 septembre, tandis que le Japon est absent. Si l'actuelle diplomatie sud-coréenne entend ne pas choisir entre les Etats-Unis, principal allié politique et militaire, et la Chine, premier partenaire économique, ce choix  de Mme Park Geun-hye d'aller à Pékin traduit une marque d'indépendance vis-à-vis de Washington, qui tranche avec l'alignement systématique de son prédécesseur Lee Myung-bak. Cette évolution favorise un approfondissement des échanges intercoréens, alors que Pékin se pose en médiateur, encourageant le dialogue entre la République de Corée (Corée du Sud) et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

Rencontre au sommet entre Park Geun-hye et Xi Jinping

A l'occasion de leur sixième rencontre au sommet depuis 2013, la présidente sud-coréenne Mme Park Geun-hye et le président chinois M. Xi Jinping ont convenu, le 2 septembre 2015, d'approfondir leur coopération bilatérale, traditionnellement forte dans le domaine économique. En particulier, le Président Xi Jinping a rappelé la mise en place officielle de l'accord de libre échange et les progrès réalisés au sein de la Banque asiatique d'investissement et de développement des infrastructures (BAII).

S'agissant de la péninsule coréenne, si l'agence officielle sud-coréenne Yonhap a joué son rôle d'organisme pro-gouvernemental en titrant sur une prétendue "mise en garde" vis-à-vis de la RPDC "contre toute provocation", le texte précis émanant de la Maison Bleue sud-coréenne (et confirmé par le communiqué de l'agence officielle chinoise Xinhua) indique simplement que "les deux parties se sont opposées à tout acte pouvant attiser les tensions". Il s'agit de la reprise très exactement de la position chinoise, hostile tant aux essais nucléaires nord-coréens qu'aux manoeuvres militaires américano - sud-coréennes au large de la péninsule. Mais la formulation elliptique permet à Séoul d'en donner une interprétation conforme à sa position traditionnelle.

L'élément le plus significatif est en fait que les deux chefs d'Etat "s’accordent à penser que les pourparlers à six doivent reprendre rapidement", suite notamment au récent accord sur le nucléaire iranien. Ces pourparlers, visant à la dénucléarisation de toute la péninsule coréenne, impliquent les deux Corée, la Chine, les Etats-Unis, la Russie et le Japon et sont interrompus depuis 2008. Si la Chine est favorable à leur reprise sans conditions préalables, de telles conditions sont régulièrement rappelées par Washington et Séoul. Le fait que le communiqué ne mentionne plus ces préconditions peut être interprété comme un pas de Séoul en faveur de la reprise du dialogue multilatéral, même si cette position doit encore être exprimée plus explicitement par la République de Corée.

Par ailleurs, dans un contexte de tensions toujours vives entre Séoul et Tokyo à propos du révisionnisme historique japonais, il est significatif d'observer la représentation de la République de Corée à Pékin au plus haut niveau, à l'occasion de cérémonies qui, selon l'agence chinoise Xinhua, célèbrent la "victoire de la Guerre de résistance du Peuple chinois contre l'agression japonaise et de la Seconde Guerre mondiale". Les deux chefs d'Etat ont rappelé qu'ils avaient lutté ensemble contre le Japon. Ils n'en ont pas moins convenu d'organiser un sommet trilatéral avec le Japon, fin octobre ou début novembre, pour relancer le dialogue trilatéral, bloqué par les contentieux territoriaux et historiques, la dernière réunion datant de 2012, Mme Park Geun-hye remerciant par ailleurs Pékin pour son rôle joué dans l'apaisement des tensions régionales.

Sources :

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:07

Les négociations marathon qui se déroulent depuis trois jours entre les deux Corée dans le village frontalier de Panmunjom ont ostensiblement pour origine un malheureux incident : le 4 août 2015, deux soldats sud-coréens ont sauté sur des mines dans la DMZ et ont été gravement estropiés. Après plusieurs jours de flottement, les autorités sud-coréennes avaient ensuite dénoncé une "attaque" nord-coréenne - ce qu'avait démenti Pyongyang - et, à titre de représailles, relancé la propagande anti-Nord diffusée par les hauts parleurs situés le long de la DMZ. Un des points d'achoppement des discussions en cours est que le Nord exige la fin de la propagande par haut-parleur, quand le Sud réclame des excuses du Nord. Si les négociateurs tentent apparemment de sortir par le haut de l'impasse en élargissant le champ des discussions, il est utile de revenir sur l'incident des mines, qui, à bien des égards, rappelle le dramatique naufrage du Cheonan, au printemps 2010 dans lequel 46 marins sud-coréens ont trouvé la mort, entraînant la rupture des échanges intercoréens (à l'exception notable de ceux de la zone économique spéciale de Kaesong) après la mise en place, par Séoul, des mesures dites du 24 mai (2010). En effet, en 2010 déjà l'opinion publique sud-coréenne avait été fortement émue suite à un accident attribué tardivement au Nord, comme récemment pour l'affaire des mines, avec le même démenti vigoureux de Pyongyang, et les mêmes doutes de nombreux experts sur la fiabilité de la thèse officielle sud-coréenne et américaine - laquelle permet opportunément, en 2015 comme en 2010, de ressouder les Sud-Coréens contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), autour d'un exécutif conservateur sud-coréen à la cote de popularité en baisse et dont une part importante de la base électorale est viscéralement hostile à la RPDC. Nous traduisons ci-après de l'anglais un article paru en exclusivité le 21 août 2015 dans New Eastern Outlook, qui avait déjà été mis en lien sur notre page Facebook : l'expert russe Konstantin Asmolov, chercheur à l'Institut d'études orientales de l'Académie des sciences de Russie, y analyse de manière approfondie "l'affaire des mines", sous le titre "A propos des explosions récentes dans la zone démilitarisée et de la dégradation des tensions intercoréennes". 

L'analyse du chercheur russe Konstantin Asmolov, à propos de l'affaire des mines à l'origine de l'actuel bras-de-fer intercoréen

Le 4 août 2015 un incident est intervenu au Sud de la zone démilitarisée (DMZ), qui sépare la République populaire démocratique de Corée et la Corée du Sud le long du 38e parallèle.

Selon l'agence de presse Yonhap, deux soldats sud-coréens ont été gravement blessés à la jambe pendant une patrouille de routine, en raison d'une explosion survenue à 7h40 du matin heure locale (1h40 heure de Moscou) dans le district d'Incheon, de la province de Gyeonggi, près de la ville de Paju. Un représentant local du commandement militaire a déclaré à l'agence qu'"une implication de la République populaire démocratique de Corée dans cet incident était improbable". Il a ajouté qu'une mine antipersonnelle était la cause la plus probable de l'explosion.

Kim Min-seok, porte-parole du ministère de la Défense nationale, a exprimé ses regrets à propos de l'incident et observé que la vie des victimes n'était plus en danger grâce à une réaction rapide. En outre, le compte rendu de Yonhap avait aussitôt relevé que l'endroit où l'incident était survenu était "jonché" de mines, pour la plupart enfouies au moment de la guerre de Corée (1950-1953). Les cartes des champs de mines n'aident pas vraiment à les localiser précisément, car la plupart ont été déplacées par la pluie, le vent et l'érosion des sols.

Il ne semblait s'agir que d'un incident banal. Pourtant, dès le 7 août, un militaire de haut rang du commandement sud-coréen, Jung Ho-sub, plaçait ses unités en alerte pour pouvoir répondre à de futures provocations nord-coréennes et bientôt la question des provocations nord-coréennes devint le principal sujet de discussions dans la ville.

Pendant ce temps, les blessures subies par le personnel militaire pendant l'incident se sont révélées bien plus graves qu'initialement envisagé. Les deux garde-frontières ont perdu leurs jambes, ce qui signifie qu'ils sont officiellement handicapés et éligibles à une pension à vie.  

Finalement, l'implication nord-coréenne a été officiellement annoncée le 10 août. Selon le général de brigade Ahn Young-ho, qui a conduit la commission d'enquête sur l'incident, "il est apparu qu'il s'agissait d'une mine antipersonnel (pour être précis, trois mines), enfermées dans une des boîtes en bois habituellement utilisées par l'armée nord-coréenne (...) L'ennemi a délibérément planté des mines pour infliger des dommages aux forces armées de la République de Corée", ainsi que pour faire obstacle aux prochains exercices militaires conjoints de la République de Corée et des Etats-Unis (Ulchi Freedom Guardian).

Selon les officiers militaires, les éléments trouvés sur place (des fragments de la boîte en bois qui aurait contenu les mines, trois ressorts et des traces d'une substance explosive, le trotyl) prouvent l'implication de la République populaire démocratique de Corée dans l'explosion. Et dès lors qu'il n'y avait pas de corrosion ou de rouille sur les fragments de mine il en a été conclu que la mine avait été installée récemment, sans doute fin juillet, dans la région de l'incident qui avait connu de fortes pluies et un épais brouillard. 

En tout cas il a été en même temps "découvert" qu'il n'y avait auparavant pas de mines dans la région où l'incident s'est produit, ce qui signifie qu'il ne s'agissait pas de vieilles mines plantées il y a longtemps, mais de mines récentes, enfouies par des agents provocateurs nord-coréens. Il est apparu que le brouillard était si dense en juillet que des agents de renseignement nord-coréens auraient pu pénétrer sur le territoire de la République de Corée et planté ces mines à 440 mètres de la frontière. Ahn Young-ho a souligné que des incidents similaires étaient survenus dans les années 1960.  

A ce stade une question se pose : qu'en est-il du système de garde-frontière sud-coréen assisté par ordinateur tant vanté ? Il faudrait alors admettre qu'il est possible de pénétrer dans la zone démilitarisée. Au moins deux incidents ont eu lieu récemment, quand des soldats nord-coréens ayant fait défection ont franchi avec succès tous les obstacles posés à la frontière. Dans un des cas, le soldat n'a été remarqué qu'après avoir frappé à la porte d'un point de contrôle sud-coréen. C'est pourquoi il est difficile de dire si les commandos nord-coréens sont si habiles, ou si les garde-frontières sud-coréens ont échoué à accomplir leur mission. En outre, tout en formulant ses excuses, le ministère de la Défense nationale (MDN) a admis que les garde-frontières n'avaient pas de détecteur de mines, ce qui doit être considéré comme une grave négligence. 

Il semble à l'auteur de cet article que les deux déclarations se contredisent de manière à soulever un doute. D'un côté, les représentants du commandement local ont confirmé la non-implication de la République populaire démocratique de Corée dans cet incident. Dans ce cas, il est raisonnable d'affirmer que cette conclusion se fondait sur les éléments matériels de l'enquête menée initialement sur le lieu de l'incident. Or près d'une semaine plus tard de nouvelles preuves sont apparues qui, pour une raison ou une autre, n'avaient pas été découvertes immédiatement. Mais si des restes de l'enveloppe extérieure de la mine et d'autres parties avaient été découvertes d'emblée, il apparaît alors quelque peu étrange que cette version n'ait pas été diffusée tout de suite, surtout si les mines des deux pays sont si différentes. 

Il est aussi important de relever que le lieu de l'incident a attiré l'attention à plusieurs reprises. Si l'on revient en 2010, après les incidents de l'île Yeonpyeong, au paroxysme de la flambée de tensions entre les deux Corée, un canon s'est "accidentellement" embrasé de lui-même. Son obus n'a pas atteint le territoire nord-coréen et il n'y a donc pas eu d'échanges de tirs. Et des incidents difficiles à expliquer dans lesquels chaque partie reproche à l'autre d'avoir "bombardé son territoire" sont survenus à plusieurs reprises ces jours-ci. En outre, les "défenseurs sud-coréens des droits de l'homme" ont envoyé leurs ballons chargés de tracts de propagande depuis cette zone.

Néanmoins, une enquête menée par le commandement des troupes des Nations Unies (la commission d'enquête comprenait des représentants des Etats-Unis, de la République de Corée, de la Nouvelle-Zélande et de la Colombie) est arrivée aux mêmes conclusions que leurs homologues en Corée du Sud, ce qui a été qualifié de signal pour "aller de l'avant". Les commandants en chef du comité conjoint des forces armées de la République de Corée ont qualifié l'enfouissement de mines par la Corée du Nord dans la DMZ de rupture ouverte du cessez-le-feu et des accords de réconciliation. Le Sud a exigé que le Nord reconnaisse sa responsabilité dans l'incident et présente ses excuses. Le commandement des Nations Unies a dénigré les actions supposées du Nord et ordonné une rencontre de toutes les parties concernées au niveau des généraux. Selon la déclaration du commandement des Nations Unies, "en ayant planté des mines antipersonnel enfermées dans des boîtes en bois le long de la route où patrouillent les soldats sud-coréens dans la partie Sud de la DMZ, l'armée nord-coréenne a violé les paragrahes 6, 7 et 8 de l'accord de cessez-le-feu".

Tant le parti au pouvoir que l'opposition sud-coréenne ont dénoncé les actions supposées de la République populaire démocratique de Corée. Le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé le Nord à cesser immédiatement ses provocations et à engager un dialogue. Le secrétaire d'Etat britannique pour les Affaires étrangères et le Commonwealth Phillip Hammondalso a vilipendé les actions présumées de la République populaire démocratique de Corée. En ce qui concerne la Présidente de la République de Corée (qui n'a jamais clairement mis en doute les résultats de l'enquête), elle a pris une position rigide, mais sans essayer de "brûler les ponts" comme Lee Myung-bak l'avait fait avant elle.  "Notre gouvernement continuera d'exercer une pression sur la Corée du Nord selon une logique de stricte dissuasion, et poursuivra parallèlement ses efforts pour reprendre le dialogue intercoréen". 

Le 10 août, il a été pris la décision de reprendre les émissions de propagande anti-Corée du Nord en utilisant les hauts parleurs installés le long de la frontière et de placer en état d'alerte les troupes de la République de Corée stationnées dans la zone démilitarisée. Le ministre de la Défense de la République de Corée Han Min-koo a déclaré que ce n'était qu'un début et que d'autres mesures de rétorsion étaient envisagées. Quand il a été interrogé s'il existait des plans pour attaquer les postes frontières nord-coréens situés de l'autre côté de la zone démilitarisée, il a répondu que la décision n'avait pas encore été prise. Selon certaines sources, la République de Corée aurait même souhaité mener une contre-attaque, mais les Etats-Unis l'aurait désapprouvée.

S'agissant des grands médias sud-coréens, ils ont déjà identifié le Nord-Coréen qui aurait manigancé l'incident. Ils ont pointé du doigt le Général Kim Yong-chol, récemment promu. En fait, il a été promu avant l'incident, mais c'est le général Kim qui avait déjà été accusé d'être derrière l'incident de l'île Yeonpyeong et le naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan. Les Sudistes croient qu'il est en charge du renseignement militaire et qu'il a sur la conscience toutes les provocations de ce genre.

Pour conclure, les lecteurs doivent avoir conscience de deux autres aspects de la situation, qui ont trait à la politique étrangère. D'abord, l'incident est survenu juste avant les exercices militaires conjoints prévus entre les armées américaine et sud-coréenne. Chaque année la Corée du Nord déclare que ces exercices sont menés en préparation d'une invasion, et elle reçoit la même réponse du Sud que ce sont leurs affaires et strictement leur droit souverain. L'incident récent a "démoli les allégations nord-coréennes" : maintenant tout un chacun peut voir qui est le vrai provocateur.

Et plus largement il doit être noté que, ayant repoussé une attaque menée par Park Geun-hye dans le cadre de sa politique de "lutte contre la corruption", les forces conservatrices de la République de Corée tentent de se venger. Ce qui inclut la nomination d'un nouveau Premier ministre, une tentative pour limiter le pouvoir du Président, que nous avons analysée dans un de nos récents articles, et tout une série de décisions controversées rendues par la Cour constitutionnelle.

En tout cas, pour l'auteur de cet article tant les provocations du Nord que celles du Sud représentent en quelque sorte "beaucoup de bruit pour rien", car il se passe quelque chose de beaucoup plus important. Qu'on en juge : au moment même où était rendue publique la nouvelle de l'implication supposée de la Corée du Nord, les deux victimes de l'accident devenaient handicapées et éligibles à une pension à vie. Dans ce contexte, indépendamment de ce qui est effectivement arrivé, les Sud-Coréens épouseraient plus facilement la version officielle de la provocation de la Corée du Nord  comme étant socialement plus acceptable que la méconnaissance des règles de sécurité (les soldats n'avaient pas de détecteur de mines).

Et effectivement il y a des ressemblances avec l'escalade des tensions engendrée par le naufrage de la corvette Cheonan il y a cinq ans, quand il a été décidé que cet événement dramatique pourrait être utilisé à des fins politiques. Alors qu'initialement, après les faits, la Corée du Nord ne figurait pas parmi les suspects, des preuves hautement douteuses (une torpille rouillée de manière surprenante) ont ensuite été "découvertes".  

Konstantin Asmolov, docteur en histoire, chercheur confirmé de l'Institut d'études orientales de l'Académie des sciences de Russie. Article publié en exclusivisité par le magazine en ligne New Eastern Outlook.

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 11:44

Le 22 août 2015, l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC), à l'instar d'autres associations d'amitié avec la Corée, a reçu par courrier électronique un message du Comité des relations culturelles avec les pays étrangers de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), revenant sur les récents événements entre les deux Corée ayant gravement accru les tensions militaires. Le Comité des relations culturelles avec les pays étrangers regroupe les associations coréennes d'amitié avec les pays étrangers, dont l'Association d'amitié Corée-France, homologue de l'AAFC. Un tel communiqué est rare de la part du Comité des relations culturelles, soulignant la gravité de la situation et le besoin, selon les autorités nord-coréennes, d'élargir les canaux de communication et d'action. Nous traduisons ci-après en français ce communiqué rédigé en anglais. Pour sa part, l'AAFC appelle à la reprise du dialogue pour diminuer durablement les tensions dans la péninsule coréenne, chaque partie devant s'abstenir de toute action de nature à aggraver les risques de confrontation : la création d'un climat de paix et de sécurité dans la péninsule coréenne passe par la suspension des exercices militaires conjoints Ulji Freedom Guardian, l'arrêt de toute propagande contre l'autre partie dans la DMZ et la mise en oeuvre par les autorités sud-coréennes des moyens dont elles disposent pour empêcher de nouveaux envois de ballons de propagande au Nord, afin de ne pas jeter d'huile sur le feu d'une situation devenue explosive.

Réunion d'urgence de la Commission militaire centrale du Parti du travail de Corée le 20 août 2015

Réunion d'urgence de la Commission militaire centrale du Parti du travail de Corée le 20 août 2015

Chers amis,

Nous vous adressons nos chaleureuses salutations de Pyongyang.

Nous vous écrivons cette lettre à propos des tensions actuelles dans la péninsule coréenne, qui est au bord de la guerre.

Le 20 août dernier les militaires gangsters des forces fantoches sud-coréennes ont créé une histoire d'obus tiré par le Nord, et sous ce prétexte ont tiré de manière irresponsable 36 obus sur les postes de l'Armée populaire de Corée. Le groupe fantoche sud-coréen a prétendu à cor et à cri avoir répliqué à un obus ou une balle tiré par le Nord, malgé une absence totale de preuves. Le 20 août nous n'avons tiré aucun obus ou aucune balle contre le Sud, et il n'y a même pas eu de tir accidentel. Le tir unilatéral des gangsters fantoches sud-coréens n'était ni imprévu ni accidentel ; il s'agissait bien d'une provocation ourdie et calculée.

Ils ont d'abord créé une histoire d'explosion de mine antipersonnelle, et sous ce prétexte ils ont repris leur guerre psychologique par les hauts parleurs situés tout le long de la ligne de front. Ils ont frénétiquement accru les opérations d'envoi de tracts contre la RPDC en mobilisant les organisations les plus réactionnaires.

Ils ont effectué à présent une nouvelle provocation militaire en tirant 36 obus contre la RPDC. La reprise de leur guerre de propagande et de leurs actions militaires contre la RPDC intervient au moment où se déroule en Corée du Sud Ulji Freedom Guardian, c'est-à-dire les vastes exercices conjoints de préparation d'une guerre nucléaire conduits par les Etats-Unis, lancés le 17 août. Cela montre clairement que le groupe fantoche sud-coréen coopère étroitement avec les Etats-Unis pour plonger toute la nation coréenne dans les désastres de la guerre, en imputant à la RPDC la responsabilité des tensions actuelles entre le Nord et le Sud et en créant de bonnes raisons, tel que l'envoi de tracts, pour justifier des confrontations entre compatriotes.

Dans la grave situation actuelle, une réunion élargie de la Commission militaire centrale du Parti du travail de Corée s'est tenue d'urgence dans la nuit du 20 août. Lors de cette réunion, le Commandement suprême de l'Armée populaire de Corée a ordonné que les unités les plus avancées sur la ligne de front soient en état d'alerte afin d'être entièrement prêtes à lancer des opérations surprise et que la région autour du front soit dans un état de semi-guerre à compter du 21 août 17 heures.

La situation dans la péninsule coréenne est au bord du gouffre d'une nouvelle guerre en raison des provocations répétées des Etats-Unis et des forces fantoches sud-coréennes. La situation actuelle montre une nouvelle fois clairement que ce sont bien les Etats-Unis et le régime fantoche sud-coréen à ses ordres qui aggravent les tensions dans la péninsule coréenne et menacent la paix et la stabilité dans la région.

Nous sommes fermement convaincus que les personnes et les organisations internationales sincèrement attachées à la justice et à la paix mondiale comprendront parfaitement le danger de la situation actuelle dans péninsule coréenne et sa nature, et soutiendront pleinement le peuple coréen dans son combat pour sauvegarder sa souveraineté nationale en organisant des activités de solidarité, telles que des réunions, des déclarations, des interviews et des manifestations de protestation pour briser les provocations et les agressions militaires anti-RPDC des Etats-Unis et des autorités fantoches sud-coréennes.

En vous priant d'agréer nos salutations les meilleures,

Le Comité des relations culturelles avec les pays étrangers de RPDC

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