Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 22:07

Du 16 octobre 2015 au 7 février 2016, le Musée Cernuschi organise une rétrospective exceptionnelle des artistes coréens en France, intitulée "Séoul - Paris - Séoul. Artistes coréens en France - figurations coréennes", qui montre le rôle constant joué par Paris dans la formation et l'expression d'artistes coréens, depuis l'entre-deux-guerres, jusqu'à des oeuvres parmi les plus récentes exceptionnellement mises en valeur.

Le tableau "Aube" de Bang Hae-ja, artiste abstraite coréenne vivant en France depuis 1961, illustre l'exposition du Musée Cernuschi

Le tableau "Aube" de Bang Hae-ja, artiste abstraite coréenne vivant en France depuis 1961, illustre l'exposition du Musée Cernuschi

Témoigner de la place de la scène parisienne dans la création artistique coréenne contemporaine est un défi qu'ont su relever avec brio les organisateurs des expositions du Musée Cernuschi et de la mairie du 8e arrondissement, en réunissant un vaste échantillon d'oeuvres conservées en France. Commissaire de l'exposition du Musée des Arts de l'Asie de la Ville de Paris, Mael Bellec, conservateur du Patrimoine davantage spécialiste de la Chine, a réalisé un travail de recherche et d'analyse considérable dont, plus que l'exposition elle-même, rend compte l'excellent catalogue de l'exposition, qui comble utilement une lacune dans les relations franco-coréennes. En effet, Paris a été de longue date une destination privilégiée des artistes coréens, mais sans que l'on dispose d'une vue d'ensemble présentant également les figures majeures de la scène artistique coréenne à Paris. Avec la levée en 1989 des autorisations préalables imposées jusqu'alors aux Sud-Coréens pour voyager, la capitale française accueille par ailleurs un nombre important d'étudiants sud-coréens dans les disciplines artistiques et littéraires, et tout d'abord en beaux-arts. Tout juste pourrait-on regretter une translittération aléatoire, et parfois clairement erronée, des noms des artistes coréens en France - même si un index final avec les noms en écriture coréenne permet de combler en partie cette lacune. Par ailleurs, si la scène artistique coréenne à Paris a été essentiellement progressiste, il n'eût pas été inutile de faire aussi ressortir les influences du réalisme américain, mises en avant dans la tradition figurative des artistes officiels encouragés par les régimes conservateurs autoritaires sud-coréens.

Bien que d'abord dédié aux arts chinois (auxquels sont intimement liés les arts coréens traditionnels), le Musée Cernuschi a également acquis des oeuvres d'artistes contemporains coréens, japonais et vietnamiens. Le Musée Cernuschi a en outre occupé une place privilégiée dans les échanges culturels franco-coréens : en 1964, avec le soutien de critiques d'art et d'artistes de l'Ecole de Paris (dont Pierre Soulages et Hans Hartung), Lee Ungno (1904-1989) a créé l'Académie de peinture orientale de Paris. C'est avec le soutien du directeur du Musée Cernuschi Vadime Elisseeff que Lee Ungno a donné des cours de l'Académie au Musée Cernuschi, de 1971 jusqu'à sa mort en 1989. Cette tradition d'enseignement dans les murs mêmes du musée a été reprise par l'épouse de Lee Ungno, l'artiste Park In-kyung (née en 1926), et leur fils Lee Young-sé (né en 1956), tandis que Lee Ungno et Park In-kyung ont procédé à des donations d'oeuvres, et été exposés au Musée en 1971 et 1989. Par ailleurs, une collaboration entre le Musée Lee Ungno de Daejeon et le Musée Cernuschi a permis de restaurer les oeuvres de l'artiste coréen présentées dans l'exposition.

L'exposition du Musée Cernuschi est construite suivant un plan essentiellement chronologique, qui fait à la fois ressortir les influences traditionnelles est-asiatiques et les tendances occidentales des artistes coréens ayant vécu à Paris. Elle s'ouvre par une peinture de Bae Un-song (1900-1978), Une grande famille, réalisée dans les années 1930 : un des premiers artistes coréens exposé en Europe (à Paris et en Allemagne), il s'est installé à Paris entre 1937 et 1940, avant d'enseigner dans le Sud de la Corée, puis au Nord, où il a été l'un des peintres les plus renommés de la République populaire démocratique de Corée. L'oeuvre de Bae Un-song exposée au Musée Cernuschi est caractéristique du dialogue entre la peinture asiatique traditionnelle (qui, à partir de l'entre-deux-guerres et de la découverte des arts occidentaux à l'époque de la colonisation japonaise de la Corée, est désormais appelée en coréen tongyanghwa, ou peinture orientale) et la peinture occidentale (soyanghwa). Si la thématique (la famille, bourgeoise, en costume traditionnel) et un certain hiératisme des figures sont coréens, le choix de la peinture à l'huile (et non à l'encre de Chine) et le style réaliste traduisent les influences occidentales. 

"Une grande famille" (1930-1935), de Bae Un-song (Pai Unsung)

"Une grande famille" (1930-1935), de Bae Un-song (Pai Unsung)

Après la génération de l'entre-deux-guerres, d'autres artistes coréens viennent vivre et travailler, et parfois s'établir, en France, dans les années 1950 et 1960, opérant des choix artistiques, personnels (ils abandonnent parfois des situations sociales plutôt confortables) et parfois politiques - Lee Ungno a été une des victimes, multiples, de la répression par la junte militaire sud-coréenne, ayant été accusé injustement d'espionnage au profit de la Corée du Nord en 1967, emprisonné pendant deux ans (1967-1969) et interdit de séjour en Corée du Sud (à partir de 1977), ce qui l'a amené à opter pour la nationalité française en 1983, n'étant réhabilité par les autorités sud-coréennes qu'à la veille de sa mort, en 1989. Une deuxième figure majeure de cette génération, le peintre abstrait Han Mook (né en 1914) a développé une oeuvre marquée par les premiers pas de l'homme sur la Lune, et dont se dégage une puissante dimension cosmique. Les générations ultérieures (représentées par Yun Hyong-keun, Kim Chang-yeul, Park Seo-bo, Chung Sang-hwa, Lee Ufan, Kim Guiline, Bang Hae-ja...), ayant grandi dans une Corée libérée du joug de la colonisation japonaise mais marquée par les épreuves de la guerre de la Corée (1950-1953), de la division nationale et du régime autoritaire de la Corée du Sud (jusqu'en 1993), ont été formés ou exposés à Paris : ils s'inscrivent plus clairement encore dans un réseau d'échanges artistiques internationaux, épousant les tendances de l'art contemporain.

L'exposition du Musée Cernuschi - et son catalogue - abordent enfin la délicate question d'une identité coréenne, dans un examen subtil du choix des matériaux, des thèmes et des formes, traduisant une sensibilité spécifiquement coréenne (et notamment les permanences calligraphiques de la peinture coréenne) dans son rapport au monde - non seulement comme cosmogonie, mais aussi comme scène artistique dont Paris est l'un des lieux, par-delà les cheminements individuels et la formation d'une communauté artistique coréenne, dont l'Académie de peinture orientale de Paris a été l'un des creusets.
 

Lee Bae, sans titre (2015). Médium acrylique et charbon sur toile. Collection particulière, Paris.

Lee Bae, sans titre (2015). Médium acrylique et charbon sur toile. Collection particulière, Paris.

Sources principales : catalogue de l'exposition, et présentation de l'exposition au Musée Cernuschi

Lire aussi, sur le blog du comité régional Bourgogne de l'AAFC :

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 22:23

L'une des principales compétitions internationales de piano, le Concours Frédéric Chopin de Varsovie désigne, tous les cinq ans depuis 1927, un jeune artiste (en principe âgé de 17 à 30 ans) pour son interprétation exclusivement du compositeur polonais. Comme ses prédécesseurs, le lauréat de l'édition 2015, le Sud-Coréen Cho Seong-jin, bénéficie de la possibilité de participer à de nombreux concerts de par le monde.

Cho Seong-jin

Cho Seong-jin

Né le 28 mai 1994 à Séoul, formé au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Michel Béroff, Cho Seong-jin a remporté le premier prix du 17e Concours international de piano Frédéric Chopin le 20 octobre 2015 à Varsovie. Habitué notamment des concerts de l'Orchestre philharmonique de Radio France, et d'autres concerts dirigés également par son compatriote Chung Myung-whun, le jeune lauréat s'était déjà distingué dans des grands prix, en remportant le Concours international Chopin pour jeunes pianistes en 2008, le premier prix du Concours international de piano de Hamamatsu en 2009, la médaille de bronze du Concours international Tchaïkovski en 2011 et le troisième prix du Concours international Arthur Rubinstein en 2014.

Favori du 17e Concours international Frédéric Chopin, qui a départagé 78 pianistes originaires de 20 pays au cours des 17 jours de compétition incluant trois étapes éliminatoires, Cho Seong-jin s'était illustré dans son interprétation de la Nocturne op. 48-1, la Sonate op. 35, la Polonaise op. 53 et 24 préludes op. 28.

La renommée qui s'attache au prestigieux prix Frédéric Chopin a entraîné le succès commercial de Cho Seong-jin en République de Corée (Corée du Sud) : le CD de son album live avait déjà été vendu à plus de 50 000 exemplaires en moins d'un mois, le 13 novembre 2015 - la vente de 100 000 disques étant attendue d'ici le début de l'année 2016.

Principales sources :

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 22:35

Du 30 octobre au 2 novembre 2015, une délégation de l'Association coréenne des musées de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a visité Paris, à l'invitation de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC). Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC chargé des actions de coopération, a accompagné la délégation conduite par M. Jon Hyong-jong, curateur de l'Exposition d'amitié internationale, située dans les monts Myohyang. D'autres membres du bureau de l'AAFC - Bernard Chatreau, Maurice Cukierman et Patrick Kuentzmann, secrétaire général de l'AAFC - ont également rencontré la délégation, notamment lors d'un déjeuner offert par l'AAFC à la délégation le 2 novembre et auquel a participé M. Ri Ho-yong, conseiller à la délégation générale de la RPDC en France, en ayant le plaisir de retrouver le chef de la délégation coréenne qui avait été précédemment en poste à Paris comme diplomate. L'AAFC se félicite du succès de cette visite dédiée à la conservation préventive, riche de promesses de coopérations franco-coréennes ultérieures dans ce domaine.

Une délégation de l'Association coréenne des Musées en visite en France à l'invitation de l'AAFC

Lors de leur visite, dont le programme avait été organisé par l'AAFC, la délégation de l'Association coréenne des musées a visité différents musées (le Louvre, le Musée d'Orsay, le Musée Guimet et le Musée du Quai Branly) et d'autres institutions françaises pour répondre à une question centrale, objet de son déplacement en France : comment assurer la conservation préventive des oeuvres, c'est-à-dire prévenir leur dégradation au regard de leur environnement physique ? Des questions telles que l'incidence de la chaleur, de la lumière et de l'humidité, en tenant compte des caractéristiques propres aux différents matériaux constitutifs des objets d'art, ont dominé les très riches échanges avec les intervenants sollicités par l'AAFC - notamment Lorenza, diplômée en conservation préventive.

Si la conservation préventive est désormais une discipline enseignée comme telle à part entière dans les universités françaises (en particulier la Sorbonne, pendant un cursus d'un an réservé aux professionnels : conservateurs, architectes, muséologues...), la RPD de Corée dispose toutefois déjà d'une expérience spécialisée pour certains types d'oeuvres - par exemple pour les fresques murales des tombes du Koguryo, classées au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Mais la RPD de Corée a besoin d'autres coopérations internationales ainsi que de formations pour améliorer ses règles en la matière et définir une vraie politique de conservation préventive : la visite a ainsi été l'occasion d'évoquer, en lien avec l'AAFC, les possibles échanges avec la France concernant l'accueil d'experts en Corée ou l'envoi d'étudiants coréens en France.

L'AAFC a aussi remis de la documentation spécialisée en français dans le domaine, notamment, de la conservation préventive, convaincue qu'il s'agit d'un secteur où la France et la RPD de Corée ont tout à gagner de l'établissement d'une coopération culturelle et scientifique.

Une délégation de l'Association coréenne des Musées en visite en France à l'invitation de l'AAFC
Une délégation de l'Association coréenne des Musées en visite en France à l'invitation de l'AAFC
Partager cet article
Repost0
26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 22:54

Comme nous l'annoncions dans notre édition du 19 juillet 2015, le groupe de rock industriel Laibach s'est produit en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) les 19 et 20 août 2015. Le 25 août dernier,  un des membres du groupe, Ivo Saliger, a donné une interview en anglais à Kory Grow, du magazine en ligne Rolling Stone. S'il n'est ni un spécialistes de la Corée, ni un diplomate, il a vécu dans une démocratie populaire et fait surtout part de ses impressions non seulement comme musicien, mais aussi comme voyageur, en partageant comme Damon Albarn (du groupe Blur) une fascination pour le pays, et surtout pour ses habitants. Nous reproduisons et traduisons ci-après des extraits de l'entretien qu'Ivo Saliger a donné à Lory Grow.

Le groupe Laibach place Kim Il-sung

Le groupe Laibach place Kim Il-sung

Qu'est-ce qui vous a plu et vous a déplu dans le pays ?


Les Coréens en général sont vraiment le plus beau joyau du pays. Il n'y avait aucun cynisme, ni sarcasme, ironie, vulgarité et autres "caractéristiques occidentales" dans leurs regards, sur leurs visages et dans leurs comportements. Il n'y avait qu'une modestie sincère, de la gentillesse, de la fierté et du respect. Il n'y a pas eu de parade militaire pour le 70e anniversaire de la libération, mais des gens dansant partout, avec grâce, dans les rues et les parcs de Pyongyang.

Observer les femmes policières faisant la circulation était vraiment amusant. Elles accomplissaient un rituel biomécanique des plus surprenants, presque à la manière de robots, aux carrefours, probablement toute la journée.

Ce que nous n'avons pas aimé est que nous ne pouvions pas nous déplacer librement, dans un pays qui est presque hermétiquement isolé du monde extérieur et ainsi de toute la pollution médiatique, des étrangers et des sujets toxiques qui pourraient potentiellement diffuser une maladie idéologique dans cette Utopie communiste, un "Truman show" collectif.

Quelles conceptions erronées les Occidentaux ont-ils de la Corée du Nord ?

Quelles conceptions erronées n'ont-ils pas ? C'est un pays que tout le monde en Occident aime détester, mais la plupart des récits de tabloïd à propos de la RPDC sont entièrement faux : ils ne mangent pas leurs propres enfants, ils ne jettent pas les gens aux chiens et ils ne souffrent pas de famine à cause d'un manque de nourriture.

Par exemple, les Américains en Corée du Nord ne sont pas du tout détestés, mais bienvenus. Et les Coréens n'assimilent pas le peuple américain à la politique du gouvernement américain. Entrer en Corée du Nord n'est absolument pas si difficile. De fait, c'est généralement plus facile que d'entrer aux Etats-Unis.

Pyongyang, qui a été complètement bombardée et détruite pendant la guerre de Corée - du fait bien sûr des bombes américaines - est aujourd'hui une belle ville, propre, bien ordonnée et riche en couleurs avec une architecture et des parcs impressionnants.

Les Nord-Coréens rient, sourient et plaisantent énormément et les gens à travers le pays sont incroyablement bien et "dignement" habillés. Ils apprennent les langues étrangères ; les enfants commencent à apprendre l'anglais à l'âge de sept ans. Les Coréens sont prêts à s'ouvrir au monde extérieur, mais ils veulent le faire lentement, à leur façon, et d'une manière très différente des Chinois.

Qu'est-ce qui vous a surpris le plus en Corée du Nord ?

Ils produisent une excellente bière. Elle est en fait considérée comme une boisson à faible teneur en alcool et les minidistilleries sont là-bas très populaires. Vous pouvez aussi boire de la bière librement à partir d'un container ouvert dans la rue et fumer à l'intérieur des hôtels et des cafés sans risquer de vous retrouver en prison. Pyongyang, comme le reste du pays, est probablement l'endroit le plus sûr au monde pour se balader - s'ils vous laissent vous promener, bien sûr. Et pour ceux qui consomment du cannabis, la Corée du Nord est un pays très libéral, où la détention de cannabis est en fait légale.

 

Concert de Laibach au théâtre Ponghwa le 19 août 2015

Concert de Laibach au théâtre Ponghwa le 19 août 2015

Comment le public a-t-il réagi aux concerts ?

Les Coréens n'avaient jamais entendu une telle musique auparavant, et ils ne savaient donc pas vraiment qu'en penser. Mais, à nouveau, ils ont réagi poliment, applaudissant après chaque morceau, et même à la fin du concert, ils nous ont donné une ovation debout (Peut-être qu'ils étaient contents que ce soit fini. L'ambassadeur syrien n'a visiblement pas beaucoup aimé le spectacle - il a fait le commentaire que "c'était trop lourd - presque comme une torture").

Lors du second spectacle, à l'école de musique Kum Song, les membres de Laibach ont produit deux chansons acoustiquement, avec les musiciens de l'école coréenne. Le reste du spectacle était en fait un programme de démonstration par l'école elle-même, réalisé en l'honneur de Laibach. La musique était incroyable, et nous avons tout entendu, depuis des rythmes style bonbon ressemblant à la musique japonaise des années soixante-dix à de l'électro-acoustique expérimental, presque le style de musique du genre d'Arca, joué à la guitare électrique et sur des synthés, combinés à leurs instruments traditionnels. Morten Traavik, qui s'est aussi produit avec Laibach, s'est plongé sur scène à la fin du spectacle, et en signe de remerciement il a offert un cadeau à l'école (...).

Comment le public a-t-il reçu vos visuels ?

Le comité de censure a eu des problèmes avec beaucoup d'entre eux. Ils ne veulent pas voir de nudité ou d'images potentiellement agressives, mais nous sommes parvenus à garder la plupart des visuels qui ont été projetés sous leur forme originale. Le public utilise en fait des fusées et des explosifs coréens, parce que c'est ce dont on se sert dans la musique populaire coréenne et chez les groupes militaires pour les projections en arrière-plan durant les concerts.

Il y a aussi eu une chanson coréenne, n'est-ce pas ?

Nous voulions présenter trois importantes et célèbres chansons coréennes : "Une vie et une mort honorables", "Arirang" et "Nous irons au Mont Paektu". A la fin, leurs censeurs nous ont demandé de retirer "Une vie..." et "Le Mont Paektu", parce que nous avions fait trop de modifications par rapport aux chansons originales, et qu'ils sont extrêmement sensibles à ce qui touche leur propre culture.

Finalement, qu'est-ce les Nord-Coréens ont pensé de votre musique après les concerts ?

Il y a eu cette brillante remarque d'un Coréen âgé. Après le spectacle, il nous a dit : "Je ne savais pas qu'il existait une telle musique dans le monde. Maintenant je le sais".

Source : extraits traduits de l'article en anglais, disponible intégralement à l'adresse suivante

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 20:57

Le groupe de rock slovène Laibach, qui s’est formé dans la République fédérative socialiste de Yougoslavie en 1980, se produira les 19 et 20 août 2015 en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Il jouera à deux reprises, devant 1 000 spectateurs, dans la salle de concerts du conservatoire Kim Won-gyun. Contrairement à ce qu’ont affirmé, une fois de plus un peu hâtivement, plusieurs médias occidentaux, ce n’est pas la première fois qu’un groupe de rock étranger jouera en RPD de Corée : sans compter les musiciens sud-coréens pendant la période de dialogue intercoréen de la « Sunshine policy » (1998-2008), le groupe américain de rock chrétien Casting Crowns s’était déjà produit, par exemple, en 2007 au Festival de printemps de Pyongyang – avec une musique certes très différente du rock industriel de Laibach. La tournée de Laibach au Nord de la Corée n’en constitue pas moins un événement qui permet d’apprécier les tendances actuelles de la scène musicale nord-coréenne. Cette tournée a été organisée par Morten Traavik, un directeur artistique norvégien qui n’en est pas à son coup d’essai en ce qui concerne les échanges en musique contemporaine entre la RPD de Corée et le reste du monde.

2008. Un homme est à Pyongyang avec une boule à facettes. Son concept est simple : montrer cette boule à facettes dans les lieux jugés les plus improbables, en l’occurrence la République populaire démocratique de Corée. L’homme est norvégien : il s’appelle Morten Traavik. Directeur et artiste, il allait commencer une collaboration culturelle avec la République populaire démocratique de Corée.

 

Comme beaucoup de visiteurs étrangers, il était passé par la KFA d’Alejandro Cao de Benos pour visiter – au prix fort, comme toujours avec la KFA – la RPD de Corée et entrer en contact avec les autorités nord-coréennes. Mais dès que les projets de Morten Traavik ont commencé à se concrétiser, Alejandro Cao de Benos en a pris ombrage et a excommunié Morten Traavik. Libéré de cette pesante tutelle, il n’en a continué que plus librement et plus efficacement une coopération culturelle ambitieuse, en s’appuyant sur le Comité des relations culturelles avec les pays étrangers.

 

Morten Traavik a d’abord connu le succès sur Youtube en postant une étonnante interprétation de Take on me du groupe A-ha par de jeunes accordéonistes nord-coréens. Par son intermédiaire, des jeunes musiciens nord-coréens de l’école spécialisée Kumsong, à Pyongyang, se sont ensuite produits au Festival international de Bergen. Dans un article que lui a consacré le site SinoNK le 17 octobre 2014, Morten Traavik a déclaré s’atteler à l’établissement d’une académie d’art à Pyongyang (qui s’appellerait « DMZ »), en lien avec l’artiste norvégien Heinrik Placht, qui a une expérience de travail avec l’Académie internationale d’art en Palestine.

 

Pour la tournée en RPDC de Laybach, Morten Traavik s’est associé à l’artiste parisien Valnoir, qui a fondé en 1999 le studio Metastazis. Valnoir a été influencé comme graphiste par le collectif NSK, dont fait partie Laibach. L’idée a alors germé d’un concert du groupe slovène en Corée du Nord.

 

A Pyongyang, Laibach jouera ses propres morceaux et d’autres, nord-coréens. Les concerts doivent faire l’objet d’un film documentaire dont la diffusion est prévue au printemps 2016. La démarche de Laibach, qui se définit comme avant-gardiste – tant dans les thématiques abordées que par la combinaison des styles musicaux –, présente des similitudes avec les évolutions en cours de la musique contemporaine en RPD de Corée. Le groupe Moranbong, constitué sur l’initiative personnelle du Maréchal Kim Jong-un, puise ainsi des références dans le répertoire occidental récent, tout en adoptant des tonalités électroniques qui avaient été jusqu’alors peu explorées en Corée du Nord. Autre exemple : en février 2015, « Blanche-Neige et les sept nains » figurait au programme des concerts donnés par les jeunes handicapés nord-coréens en Angleterre, et – avec le soutien de l’AAFC – en France.

 

Un des experts sérieux de la Corée du Nord, qui y a vécu et évite les effets sensationnalistes, Leonid Petrov, émet prudemment l’hypothèse que la tournée de Laibach s’inscrit dans cette volonté de recherches musicales, ainsi que d’alternatives à la musique pop sud-coréenne, très populaire en Asie de l’Est et au-delà :

 

« Amener en Corée du Nord un groupe comme Laibach est, je pense, une substitution parfaite à la K-Pop sud-coréenne, qui est interdite en Corée du Nord. C’est quelque chose qui n’est pas vraiment occidental, quelque chose d’acceptable pour le régime et totalement apolitique. Il est évident que la Corée du Nord essaie de montrer et d’affirmer qu’elle envisage certains changements ou tente d’introduire des changements ou des novations (…) La culture populaire existe en Corée du Nord, mais elle dépend principalement de versions locales mélangées à la pop chinoise ou russe (…) ».

Par ailleurs, Leonid Petrov juge vraisemblable que la diffusion du concert sera limitée, ce qui n’a pourtant pas été le cas pour le groupe Moranbong. La capacité d’accueil du public dans la salle où jouera Laibach ne fera d’ailleurs pas de la tournée du groupe slovène un événement qu’on peut qualifier de confidentiel, ou limité à un public extrêmement restreint : comme pour les films étrangers diffusés dans le cadre du Festival international du film de Pyongyang, il y a une vraie curiosité pour les créations artistiques étrangères.

 

Laibach a également été sollicité par ses fans. Sur son site Internet, le groupe précise que « bien que notre mission principale soit d’offrir au plus grand nombre possible de Coréens l’expérience Laibach, nous travaillons dur pour nous assurer qu’un certain nombre de visiteurs étrangers soient également accueillis, dans un esprit de fraternité et de compréhension entre les peuples ». Un discours d’ouverture et de compréhension mutuels, à mille lieux de certains clichés sur Laibach.

 

Sources :

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 18:43

Le 4 juillet 2015, lors de la 39e session du Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) qui s'est tenue à Bonn, huit sites archéologiques du royaume de Baekje, au Sud de la Corée, situés dans les anciennes capitales de Baekje qu'ont été Gongju et Buyeo (Chungcheong du Sud) ainsi qu'à Iksan (Jeolla du Nord), ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il s'agit de la quinzième inscription au patrimoine mondial de l'humanité de sites archéologiques de la péninsule coréenne.

Des sites historiques de Baekje classés au patrimoine mondial de l'Unesco

L'Unesco a souligné la haute valeur archéologique, historique et culturelle de ces vestiges, représentatifs de la dernière période du royaume de Baekje, et qui témoignent également de l'intensité des échanges culturels et religieux en Asie du Nord-Est entre la fin du 5ème siècle et le milieu du 7ème siècle :

Situé dans la région montagneuse du centre-ouest de la République de Corée, ce bien en série comprend huit sites archéologiques datant de 475-660 apr. J.-C : la forteresse Gongsanseong et les tombes royales de Songsan-ri liées à la capitale Ungjin (actuelle Gongju), la forteresse Busosanseong et les bâtiments administratifs Gwanbuk-ri et les remparts de Naseong liés à la capitale Sabi (actuelle Buyeo), le palais royal de Wanggung-ri et le temple Mireuksa à Iksan, liés à la deuxième capitale Sabi. Ensemble, ils symbolisent la dernière période du royaume de Baekje –l’un des trois premiers royaumes de la péninsule coréenne (18 av. J.-C. à 660 apr. J.-C.)- au cours de laquelle existèrent des échanges technologiques, religieux (bouddhisme), culturels et artistiques considérables entre les anciens royaumes d’Asie de l’Est en Corée, en Chine et au Japon.

Le pavillon Baekhwajeong

Le pavillon Baekhwajeong

Sources :

Partager cet article
Repost0
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:22

Inscrit en 2013 au Patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO, le site de Kaesong, ancienne capitale du royaume de Koryo (918-1392), a donné lieu à des coopérations dans le domaine archéologique entre la France et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), ainsi qu'entre les deux Corée. Le 1er juin 2014, une équipe de 11 archéologues et historiens sud-coréens est arrivée à Kaesong, dans le cadre d'un programme de recherches conjoint Nord-Sud, d'une durée prévisionnelle de six mois, sur le site de l'ancien palais royal Manwoldae.

Le site archéologique de l'ancien palais royal Manwoldae, à Kaesong

Le site archéologique de l'ancien palais royal Manwoldae, à Kaesong

Au cours des six mois que durera le programme sur le site de Manwoldae, 81 Sud-Coréens - archéologues ou historiens, membres de l'Institut national de recherche sur le patrimoine culturel (sud-)coréen - doivent se rendre au Nord de la péninsule, prolongeant ainsi des travaux de recherches archéologiques menés conjointement par les deux Corée de 2007 à 2011, et qui ont repris en juillet 2014. Le fonds de coopération intercoréenne de la République de Corée (du Sud) participe financièrement au projet.

Prévues pour s'achever le 30 novembre 2015, les fouilles archéologiques comprendront des travaux de restauration de vestiges d'une grande valeur patrimoniale, inscrits 2013 depuis au Patrimoine mondial de l'humanité.

Ces recherches conjointes, témoignant de l'importance des champs potentiels de coopération Nord-Sud sur les questions historiques et culturelles, sont d'autant plus significatives qu'elles portent sur le centre du pouvoir royal du premier Etat réellement unifié de la péninsule coréenne.

Source :

Partager cet article
Repost0
30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 17:00

Surnommée la Joan Baez coréenne, Yang Hee-eun est un symbole pour toute une génération de Coréens : musicalement parlant, elle a introduit avec brio des influences folk et pop dans la musique sud-coréenne ; politiquement, ses chansons ont été le porte-étendard des luttes pour la démocratie dans le Sud de la péninsule, suscitant la fureur de la junte militaire. Plus de quarante ans après les débuts de Yang Hee-eun, sa musique mérite d’être redécouverte en Occident.

Yanh Hee-eun est un exemple remarquable de longévité sur la scène musicale sud-coréenne, dont elle constitue l’une des figures les plus respectées depuis ses débuts en 1971. A priori rien ne prédestinait les chansons de Yang Hee-eun à symboliser le combat pour la liberté – si ce n’est peut-être que sa voix puissante était si propice à soulever l’enthousiasme et à susciter la ferveur des étudiants, fer de lance de la lutte pour la démocratie, dans des arrangements à la guitare où transparaît aussi une indicible mélancolie.

Il y a aussi une touche psychédélique – si seventies – dans le style de Yang Hee-eun, témoignant des influences de Bob Dylan, Simon and Garfunkel ou Joan Baez, à qui elle a été comparée. La créativité de ses chansons, écrites par Kim Min-gi, repose également dans la capacité à adapter des rythmes coréens traditionnels, et à combiner ces différentes influences, dans des arrangements subtils.

Aujourd’hui soixantenaire (l’âge auquel on accède au respect en Corée !), ayant dû lutter contre un cancer, Yang Hee-eun n’a pas seulement été le témoin d’une génération : elle continue d’animer concerts et émissions de télévision, pouvant s’affirmer comme une des pionnières de la K-Pop coréenne contemporaine.

Partager cet article
Repost0
28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 15:12

Sorti le 27 avril 2015, le dernier album "The Magic Whip" du groupe de rock anglais Blur comprend une chanson intitulée Pyongyang, qui fait directement référence au voyage en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), deux ans plus tôt, de Damon Albarn. Dans un album traversé d'influences asiatiques (Blur a séjourné à Hong Kong et la pochette porte le nom de l'album et du groupe en chinois), le titre Pyongyang dénote :  le son lancinant du synthétiseur, et des paroles empreintes de nostalgie, rendent compte d'une volonté de témoigner musicalement d'un séjour qui a fasciné le chanteur du groupe, par ailleurs engagé politiquement.

Un dernier regard depuis la fenêtre de l'hôtel Yanggakdo avant le départ, demain, de Corée du Nord. La chanson Pyongyang de Blur est empreinte d'une irrésistible nostalgie où, dans la pénombre, reviennent les images des cerisiers, du Palais mémorial Kumsusan et du halo rose qui entoure les portraits des dirigeants. Damon Albarn engage une discussion improbable avec l'un des nombreux Coréens croisés en silence pendant son séjour, Coréens à la fois si proches et si lointains : "Enfant [...] les rues sembleront vides sans toi [...] Je pars." 

 

Le chanteur de Blur, qui souhaite retourner en Corée du Nord et se dit en quête de quelque chose, a voulu rendre compte en musique des impressions de son voyage à Pyongyang. Damon Albarn a été plongé dans un monde quasi-irréel aux avenues parfaites. Blur a adopté pour la chanson Pyongyang un style minimaliste soigné, sur un tempo de synthétiseur doux et étrange, presque empreint d'inquiétude, où s'immiscent quelques paroles en coréen. C'est d'une atmosphère dont a voulu témoigner Damon Albarn, comme il l'a indiqué dans un entretien au magazine GQ :

Mec, c'était étrange. Quand tu décides de faire quelque chose comme cela [aller en Corée du Nord], tu ne le fais pas par caprice. Il faut suivre un processus, obtenir une permission - ça ne consiste pas seulement à dire "Je prends un avion". Quand tu vas là-bas, la meilleure description que je peux en faire est celui d'un royaume magique, au sens où tout le monde est sous le charme. Les statues et les édifices sont absolument partout - partout où tu vas on te rappelle la famille Kim. Ils sont véritablement omniprésents. Mais la seule preuve de l'existence d'une élite est quand tu vois au coin d'une rue deux Range Rovers noires accélérant dans une rue déserte. Mais à part cela la Corée du Nord est pleine de gens normaux, qui existent simplement sous ce charme dément.

Damon Albarn évite de porter le moindre jugement : en artiste conséquent, il fait partager son ressenti. Mais l'approche par l'expression des sentiments ne signifie nullement un désintéressement : militant engagé pour la paix, notamment contre la guerre en Irak en 2003, il admirait son grand-père, Edmund Albarn, architecte rejeté de la société britannique car, objecteur de conscience, il avait refusé de combattre pendant la Seconde Guerre mondiale - avant de décéder en 2002 après une grève de la faim.  

"Pyongyang" de Blur, un témoignage musical de Damon Albarn

Sources :

Partager cet article
Repost0
23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 17:45

Né en 1950, Bae Bien-u est une figure majeure de la scène photographique contemporaine sud-coréenne. En résidence au domaine national de Chambord depuis avril 2014 et jusqu'à l'été 2015, Bae Bien-u aura travaillé à une dizaine de reprises sur la forêt de Chambord, qu'il aura ainsi saisie à chacune des saisons, jusqu'à l'inauguration de la monographie qui lui sera consacrée : organisée du 27 septembre 2015 au 10 avril 2016, cette exposition ouvrira l'année croisée France-Corée. Des rencontres entre l'artiste et son public sont prévues d'ici cette date, notamment le vendredi 24 avril 2015 à 20h30 à la salle polyvalente de Mont-près-Chambord, en partenariat avec le club de photo local La Focale 41. L'AAFC vous invite à découvrir l'oeuvre de Bae Bien-u.

Une monographie de Bae Bien-u ouvrira l'année croisée France-Corée

Le travail de Bae Bien-u exprime l'âme coréenne : dans des compositions subtiles, où le recours privilégié au noir et blanc accroît la sensibilité de la touche photographique qui évoque la peinture traditionnelle extrême-orientale, l'artiste a exprimé la communion du peuple coréen avec la nature, en braquant son objectif sur les rivages, les arbres, les vents et les volcans. L'oeil de Bae Bien-u donne à redécouvrir la beauté des paysages.

Les photos des pins sacrés de l'ancienne nécropole royale des rois de Corée - dont des clichés inédits seront à découvrir lors de la monographie qui lui sera consacrée par le domaine de Chambord à partir de septembre 2015 - constituent l'aspect le plus connu de son oeuvre. Mais Bae Bien-u s'est attaché, au-delà de l'arbre, à exprimer les symboles dans le lien puissant qui unit l'homme à la nature, le pin s'élançant entre ciel et terre, comme l'a montré Kim Seon-ok dans la fiche de présentation de l'artiste pour la galerie RX :


Le photographe met l’accent sur la relation entre l’Homme et la nature. La communion avec la nature est le leitmotiv de l’œuvre photographique de Bae. Elle reflète la préoccupation du peuple coréen à vivre en harmonie avec celle-ci. Bae voit dans le pin un contact entre le ciel et la terre. Il réussit à figer sur papier toute la dramaturgie et la magie du lieu mythique et l’énergie vitale des arbres pour les restituer en méditations intenses.

Bae pratique la photographie depuis les années 1970, mais depuis 1985, son travail s’oriente essentiellement autour de l’immortalisation des forêts de pins typiques de la Corée. Ce choix ne semble pas anodin puisque le pin est un arbre à la signification sacrée dans la culture coréenne où il est considéré comme symbole de longévité. Selon lui, «les pins sont les symboles de l’âme du peuple coréen.»

Une monographie de Bae Bien-u ouvrira l'année croisée France-Corée
Une monographie de Bae Bien-u ouvrira l'année croisée France-Corée
Une monographie de Bae Bien-u ouvrira l'année croisée France-Corée

C'est une oeuvre qui invite à la méditation, amenant à apprécier pleinement une nature rendue à elle-même, où la trace de l'homme a disparu.

Sources :

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Association d'amitié franco-coréenne
  • : Soutenir la paix en Corée, conformément à l'aspiration légitime du peuple coréen et dans l’intérêt de la paix dans le monde
  • Contact

Recherche

D'où venez-vous?