A l'issue du 19ème Festival international du cirque de Massy, organisé du 13 au 16 janvier 2011 sous un chapiteau flambant neuf de 3.000 places créé pour les productions de la famille Bouglione, les acrobates de la troupe de Pyongyang, venus de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), sont montés sur la plus haute marche du podium, en étant récompensés par l'obtention du Prix du Président de la République. En tournée en Europe, ils s'étaient produit auparavant aux Pays-Bas, avant un départ pour la Corée prévu le 18 janvier. Agés de 22 à 31 ans, les dix artistes confirmés nord-coréens - MM. Kim Hak-sop, Choe Chol, Kim Ung-il, Kim Jong-yun, Ri Ji-song, Ri Yong-chol, Pak Jin-myong, Pak Chung-guk, Hwang Song-min et Mlle Han Jong-sim - ont été ovationnés par le public qu'ils ont tenu en haleine par leurs exceptionnels sauts dans le vide. Grâce à M. Jon Hyong-jong, conseiller politique à la délégation générale de la RPDC auprès de la République française, que l'AAFC tient à remercier, Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC chargé des actions de coopération, a pu rencontrer les artistes coréens . Il s'est entretenu avec trois des trapézistes : l'aîné de la troupe, Kim Hak-sop, le prodige Choe Chol, capable de sauts périlleux sur une longueur de 100 mètres, et la femme de la troupe présente au festival de Massy, la charmante Han Jong-sim.
Hein Hazenberg, qui a accompagné la troupe acrobatique de Pyongyang depuis les Pays-Bas,
et Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC, en compagnie des artistes coréens, le 15 janvier 2011
Bonjour, Kim Hak-sop, Choe Chol, Han Jong-sim. Le cirque est très populaire en Corée, comme en a notamment témoigné la fondation du cirque de Pyongyang le 10 juin 1952, alors même que la guerre de Corée n'était pas encore terminée. Comment devient-on artiste de la troupe de Pyongyang ? Quelle formation avez-vous suivie ?
[Han Jong-sim] Dès l'âge de 7 ans, on repère les élèves les plus doués et les plus motivés. Ils peuvent ensuite entrer à l'école du cirque de Pyongyang, qui sélectionne 40 artistes par an, répartis entre 7 sections : les formations aériennes, les formations au sol, les formations sous l'eau, les formations sur glace, celles avec des animaux, les magiciens et les clowns. Presque tous les élèves sélectionnés sont diplômés. La formation, conduite exclusivement en RPD de Corée, dure 9 ans. Après 6 ans d'école, on commence à monter sur scène.
J'ai voulu devenir artiste de cirque en regardant les spectacles à la télévision, alors que je n'avais pas encore 10 ans.
Jusqu'à quel âge peut-on être artiste de la troupe de Pyongyang ?
Tout dépend de la volonté et des capacités physiques ! Ce peut être jusqu'à 50 ans, même si la plupart des trapézistes présents au festival de Massy ont entre 28 et 30 ans. Notre benjamin a 22 ans.
Quelle est la proportion de femmes ?
La moitié des élèves diplômés de l'école du cirque de Pyongyang sont des femmes.
Votre troupe fait la fierté de toute la Corée, où les traditions d'excellence gymnastiques et acrobatiques sont solidement ancrées. Y a-t-il eu des échanges intercoréens, à l'époque de la "politique du rayon de soleil" des présidents sud-coréens Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun ?
Le triple saut à la balance est en effet une spécialité coréenne. Il y a eu des rencontres Nord-Sud à plusieurs reprises, notamment en 2000 et en 2001.
Votre troupe a été plusieurs fois primée dans les festivals internationaux...
[Kim Hak-sop] Oui, les tournées dans les pays occidentaux se sont multipliées depuis 1978. Notre troupe a notamment obtenu la plus haute distinction au Festival de Monte Carlo en 1998 et nous nous sommes aussi produits en Chine. Pour ma part, c'est la première fois que je viens en France.
Quel est votre rêve en tant qu'artiste ?
[Kim Hak-sop] Pouvoir réaliser des spectacles, en me consacrant au développement des techniques et des technologies utilisées dans les métiers du cirque.
Merci, Kim Hak-sop, Choe Chol et Han Jong-sim.
Propos recueillis le 15 janvier 2011 à Massy (Essonne)
Voir aussi :
- site du Festival international du cirque de Massy
- "Le festival du cirque de Massy récompense des trapézistes nord-coréens", article publié le 17 janvier 2011 sur le site Melun Ville

Le cirque est très populaire en RPD de Corée, ses artistes ayant souvent obtenu des récompenses internationales :
Crépuscule, 1916 : une peinture de l'artiste coréen Kim Kwan-ho, né à Pyongyang dans une famille aisée en 1890, est primée par l'obtention d'un prix spécial lors de l'exposition annuelle nationale d'art Bunten, à Tokyo, évoquant l'oeuvre du peintre symboliste français Pierre Puvis de Chavannes. Mais la toile choque le public coréen : c'est le premier nu de la peinture coréenne, représentant deux femmes sur les berges du fleuve Taedong. Dans un contexte où il était alors extrêmement difficile pour les Coréens soumis à la colonisation japonaise d'obtenir un visa pour l'Europe, Kim Kwan-ho, comme d'autres artistes de sa génération, découvre la peinture occidentale lors de sa formation à Tokyo. Il est aujourd'hui considéré comme le second coréen à avoir étudié la peinture occidentale. Venu au Japon en 1909 pour étudier à l'université Meiji, Kim Kwan-ho a finalement choisi d'intégrer, en 1911, le département de peinture occidentale à l'Ecole des Beaux-Arts de Tokyo : la célèbre toile de 1916, huile sur toile de larges dimensions (1,27 m x 1,27 m) et qu'on peut toujours voir dans la capitale japonaise, correspond à son projet de fin d'études.
Après la libération de la Corée (à droite, photo en 1945), Kim Kwan-ho a rejoint le Nord de la péninsule, prenant la tête en 1946, à Pyongyang, du comité exécutif du comité central de l'Union des artistes coréens. L'école des beaux-arts de Pyongyang, où il a enseigné, montre plusieurs de ses oeuvres de cette période. Un célèbre Portrait daté de 1956, considéré comme un autoportrait, est une huile sur toile, de dimensions 43 x 35,7 cm. D'autres toiles sont exposées au Musée d'Art de Pyongyang et à Wonsan.
Neige d'août, revue littéraire créée il y a dix ans, est consacrée au dialogue entre les littératures française et d'Extrême-Orient, notamment chinoise, coréenne et japonaise. Dans son numéro 18 (automne 2009),
Ce n'était pas prévu



L'appui financier apporté par l'Institut Hunminjeongeum a joué un rôle important dans le choix des dirigeants Cia-Cia : en juillet 2008, Mme Lee Ki-nam a conduit une délégation à Bau-Bau, sur l'île Buton, et proposé la création de manuels en alphabet coréen. Elle a également promis de construire un centre culturel coréen, correspondant à un investissement de 500.000 dollars, et d'encourager le développement économique auprès de tribus qui était encore composées, récemment, de chasseurs-cueilleurs. En novembre 2008, une délégation officielle Bau-Bau a été invitée à Séoul. Enfin, un professeur Cia-Cia, M. Abidin, après avoir reçu une formation pendant six mois à l'Université nationale de Séoul, a commencé à enseigner le 21 juillet 2009 auprès de 50 écoliers, à partir du manuel en alphabet coréen qu'il a co-rédigé avec, notamment, le professeur Lee Ho-young. 
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