Un des tout premiers artistes coréens à avoir étudié la peinture occidentale, Kim Kwan-ho (1890-1959) est une figure honorée dans l'ensemble de la péninsule. Son oeuvre et sa vie reflètent l'histoire de la peinture coréenne du XXème siècle, qu'il a ouverte aux influences modernes dans un dialogue fécond entre Orient et Occident.
Crépuscule, 1916 : une peinture de l'artiste coréen Kim Kwan-ho, né à Pyongyang dans une famille aisée en 1890, est primée par l'obtention d'un prix spécial lors de l'exposition annuelle nationale d'art Bunten, à Tokyo, évoquant l'oeuvre du peintre symboliste français Pierre Puvis de Chavannes. Mais la toile choque le public coréen : c'est le premier nu de la peinture coréenne, représentant deux femmes sur les berges du fleuve Taedong. Dans un contexte où il était alors extrêmement difficile pour les Coréens soumis à la colonisation japonaise d'obtenir un visa pour l'Europe, Kim Kwan-ho, comme d'autres artistes de sa génération, découvre la peinture occidentale lors de sa formation à Tokyo. Il est aujourd'hui considéré comme le second coréen à avoir étudié la peinture occidentale. Venu au Japon en 1909 pour étudier à l'université Meiji, Kim Kwan-ho a finalement choisi d'intégrer, en 1911, le département de peinture occidentale à l'Ecole des Beaux-Arts de Tokyo : la célèbre toile de 1916, huile sur toile de larges dimensions (1,27 m x 1,27 m) et qu'on peut toujours voir dans la capitale japonaise, correspond à son projet de fin d'études.
Revenu à Pyongyang, en décembre 1916 Kim Kwan-ho organise sa première exposition personnelle, privée, présentant notamment des paysages. Cinq ans plus tard, en 1921, se tenait la première exposition annuelle d'art coréen, dont tous les participants étaient originaires du pays du Matin calme - parmi lesquels plusieurs activement engagés dans le mouvement de libération nationale. En 1925, Kim Kwan-ho a organisé un centre de recherches (Sosonghoe), jouant un rôle pionnier dans l'apprentissage des techniques de peinture.
Devenu une figure reconnue de la section de peinture occidentale de l'exposition nationale d'art coréen, ayant aussi contribué à la diffusion de l'art occidental en Corée, Kim Kwan-ho a travaillé comme peintre et illustrateur de livres à Pyongyang, au moins jusqu'en 1927 - date à laquelle il aurait cessé son travail artistique selon les sources sud-coréennes.
Après la libération de la Corée (à droite, photo en 1945), Kim Kwan-ho a rejoint le Nord de la péninsule, prenant la tête en 1946, à Pyongyang, du comité exécutif du comité central de l'Union des artistes coréens. L'école des beaux-arts de Pyongyang, où il a enseigné, montre plusieurs de ses oeuvres de cette période. Un célèbre Portrait daté de 1956, considéré comme un autoportrait, est une huile sur toile, de dimensions 43 x 35,7 cm. D'autres toiles sont exposées au Musée d'Art de Pyongyang et à Wonsan.
Kim Kwan-ho a participé à une exposition d'art coréen fin 1957, à Varsovie. Il est décédé en 1959.
Sources :
- Jane Portal, Art under control in North Korea, Reaktion Books, publié en association avec les éditions du British Museum, Londres, 2005, pp. 34-36.
- Article dédié à Kim Kwan-ho sur Koreaweb (dont photo).
- "Kim Kwan-ho", sur le site Information from Answers.com.

Neige d'août, revue littéraire créée il y a dix ans, est consacrée au dialogue entre les littératures française et d'Extrême-Orient, notamment chinoise, coréenne et japonaise. Dans son numéro 18 (automne 2009),
Ce n'était pas prévu



L'appui financier apporté par l'Institut Hunminjeongeum a joué un rôle important dans le choix des dirigeants Cia-Cia : en juillet 2008, Mme Lee Ki-nam a conduit une délégation à Bau-Bau, sur l'île Buton, et proposé la création de manuels en alphabet coréen. Elle a également promis de construire un centre culturel coréen, correspondant à un investissement de 500.000 dollars, et d'encourager le développement économique auprès de tribus qui était encore composées, récemment, de chasseurs-cueilleurs. En novembre 2008, une délégation officielle Bau-Bau a été invitée à Séoul. Enfin, un professeur Cia-Cia, M. Abidin, après avoir reçu une formation pendant six mois à l'Université nationale de Séoul, a commencé à enseigner le 21 juillet 2009 auprès de 50 écoliers, à partir du manuel en alphabet coréen qu'il a co-rédigé avec, notamment, le professeur Lee Ho-young. 
L'enregistrement d'oeuvres de Mozart par le guitariste Pierre Laniau,
Juillet 1950. La guerre de Corée vient de commencer : dans un hameau sud-coréen, des GI's ont abattu des centaines de civils désarmés, sur le simple soupçon qu'ils aient pu abriter des agents communistes. La demande de réparation de citoyens sud-coréens, un demi siècle plus tard, fait toujours débat, comme l'a montré un témoignage de trois journalistes à Associated Press, Choe Sang-hun, Charles J. Hanley, et Martha Mendoza, récompensés par le prix Pulitzer (voir la traduction de leur article en français sur le site de l'association d'amitié coréano-belge "Korea-is-one" à
L'une des meilleures troupes de cirque au monde, la troupe Moranbong de Pyongyang, en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), est une habituée de la plus haute récompense, le clown d'or, au Festival International du Cirque de Monte-Carlo. Pour la cérémonie 2009, elle a fait coup double, en décrochant à la fois un « Clown d'Or » pour son numéro de trapèze volant, et un « Clown d'argent » pour son numéro d'acrobaties à la grande balançoire et à la barre fixe.
Le cirque est un loisir très populaire en Corée : comme l'a observé le porte-parole du cirque de Pyongyang, M. Ri Ki-hyon, dans un entretien de 2002,"le premier cirque de Pyongyang compte 3.000 places et il est complet chaque soir. Le programme est renouvelé toutes les semaines grâce au travail de 400 artistes. Les gens vont très souvent au cirque car l’entrée ne coûte que l’équivalent de 2 euros". La RPDC comppte d'autres cirques célèbres, comme le cirque de l'Armée populaire.
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