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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 22:07

Un des tout premiers artistes coréens à avoir étudié la peinture occidentale, Kim Kwan-ho (1890-1959) est une figure honorée dans l'ensemble de la péninsule. Son oeuvre et sa vie reflètent l'histoire de la peinture coréenne du XXème siècle, qu'il a ouverte aux influences modernes dans un dialogue fécond entre Orient et Occident.

 

sunset_KimKwanho_.jpgCrépuscule, 1916 : une peinture de l'artiste coréen Kim Kwan-ho, né à Pyongyang dans une famille aisée en 1890, est primée par l'obtention d'un prix spécial lors de l'exposition annuelle nationale d'art Bunten, à Tokyo, évoquant l'oeuvre du peintre symboliste français Pierre Puvis de Chavannes. Mais la toile choque le public coréen : c'est le premier nu de la peinture coréenne, représentant deux femmes sur les berges du fleuve Taedong. Dans un contexte où il était alors extrêmement difficile pour les Coréens soumis à la colonisation japonaise d'obtenir un visa pour l'Europe, Kim Kwan-ho, comme d'autres artistes de sa génération, découvre la peinture occidentale lors de sa formation à Tokyo. Il est aujourd'hui considéré comme le second coréen à avoir étudié la peinture occidentale. Venu au Japon en 1909 pour étudier à l'université Meiji, Kim Kwan-ho a finalement choisi d'intégrer, en 1911, le département de peinture occidentale à l'Ecole des Beaux-Arts de Tokyo : la célèbre toile de 1916, huile sur toile de larges dimensions (1,27 m x 1,27 m) et qu'on peut toujours voir dans la capitale japonaise, correspond à son projet de fin d'études.

 

Revenu à Pyongyang, en décembre 1916 Kim Kwan-ho organise sa première exposition personnelle, privée, présentant notamment des paysages. Cinq ans plus tard, en 1921, se tenait la première exposition annuelle d'art coréen, dont tous les participants étaient originaires du pays du Matin calme - parmi lesquels plusieurs activement engagés dans le mouvement de libération nationale. En 1925, Kim Kwan-ho a organisé un centre de recherches (Sosonghoe), jouant un rôle pionnier dans l'apprentissage des techniques de peinture.

 

Devenu une figure reconnue de la section de peinture occidentale de l'exposition nationale d'art coréen, ayant aussi contribué à la diffusion de l'art occidental en Corée, Kim Kwan-ho a travaillé comme peintre et illustrateur de livres à Pyongyang, au moins jusqu'en 1927 - date à laquelle il aurait cessé son travail artistique selon les sources sud-coréennes.

 

KimKwanho1945.jpgAprès la libération de la Corée (à droite, photo en 1945), Kim Kwan-ho a rejoint le Nord de la péninsule, prenant la tête en 1946, à Pyongyang, du comité exécutif du comité central de l'Union des artistes coréens. L'école des beaux-arts de Pyongyang, où il a enseigné, montre plusieurs de ses oeuvres de cette période. Un célèbre Portrait daté de 1956, considéré comme un autoportrait, est une huile sur toile, de dimensions 43 x 35,7 cm. D'autres toiles sont exposées au Musée d'Art de Pyongyang et à Wonsan.

 

Kim Kwan-ho a participé à une exposition d'art coréen fin 1957, à Varsovie. Il est décédé en 1959.

 

Sources :

- Jane Portal, Art under control in North Korea, Reaktion Books, publié en association avec les éditions du British Museum, Londres, 2005, pp. 34-36.

- Article dédié à Kim Kwan-ho sur Koreaweb (dont photo).

- "Kim Kwan-ho", sur le site Information from Answers.com.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 19:48

Dans la nuit du 10 au 11 février 2008, un incendie criminel avait détruit la porte Sungnyemun, qui était le plus ancien monument en bois de Séoul. Deux ans après jour pour jour, les travaux de restauration ont été officiellement lancés, afin de rendre à la capitale sud-coréenne l'un des éléments majeurs du patrimoine national, désigné Trésor National n° 1 en 1962.

Namdaemun_en_ruine.jpg
Il y a deux ans, un incendie criminel avait détruit la structure en bois d'un des plus précieux éléments du patrimoine national coréen : achevée sous le règne du roi Taejo, fondateur de la dynastie des Yi (ou Ri, 1392-1910), la porte Sungnyemun, située à l'entrée sud de Séoul (d'où son autre nom : porte Namdaemun), avait pourtant échappé aux destructions de l'occupation japonaise et de la guerre de Corée.

Le 10 février 2010, une cérémonie a lancé officiellement les travaux de restauration, qui seront conduits par l'administration du patrimoine culturel, afin de restituer à la porte Sungnyemun son aspect originel, d'avant le sinistre de 2008. Un des objectifs est de mettre en valeur le caractère grandiose du bâtiment lors de sa fondation : édifié à la fin du quatorzième siècle, reconstruit en 1447, il avait été constamment rénové depuis lors.

Les travaux de restauration doivent s'achever en 2012.

Sources : AAFC,
KBS World

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 00:08

 

NeigedAout.jpgNeige d'août, revue littéraire créée il y a dix ans, est consacrée au dialogue entre les littératures française et d'Extrême-Orient, notamment chinoise, coréenne et japonaise. Dans son numéro 18 (automne 2009), elle a publié pour la première fois un texte nord-coréen traduit en français, Dans le bus de Cho kun, dont nous reproduisons ci-après, avec l'autorisation de Camille Loivier, Cho Soo-mi, responsable de la rédaction, et des traducteurs, Yang Jung-hee et Patrick Maurus, des extraits de la postface et d'éléments de commentaire de Patrick Maurus, permettant de replacer la nouvelle dans l'histoire de la littérature nord-coréenne. Dans le bus (titre original ppôsû esô) est la première nouvelle publiée par Cho Kun, en 1993. Né en 1953 , diplômé en 1976 de l’université Kim Il-sung, Cho Kun a décrit un microcosme de la société nord-coréenne contemporaine, en analysant les comportements inter-personnels avec beaucoup d’humour. A ce titre, la nouvelle est caractéristique des nouvelles tendances de la littérature nord-coréenne.

 

"(...) [La] littérature (munhak, la connaissance des lettres) est emprunte d’un fort sentiment pédagogique, produit du confucianisme sinocentré. Les écrivains modernes héritent de leurs devanciers lettrés d’une obligation à penser droit, à enseigner, à agir dans et sur les règles de la cité. Ecrasés par la botte coloniale japonaise au moment même où ils tentaient de d’élaborer une langue et une pratique nouvelles, ils ont trouvé leur voie (voix) à travers une réappropriation des pratiques confucianistes. C’était leur devoir que de continuer à penser droit pour permettre à la Corée et à sa langue de ne pas être englouties dans le désastre. Les plus actifs d’entre eux ont formé la Korea Artista Proleta Federacio, et presque tous, le temps d’un printemps, se sont réunis dans la Singanhoe, Société du Nouveau Rameau, vite écrasée par l’occupant. Mais ses leçons d’engagement n’ont pas été oubliées, et lorsque le pays s’est définitivement divisé, ce sont d’abord ces écrivains qui, des deux côtés de la frontière, dont personne ne pouvait alors imaginer qu’elle resterait inamovible, ont fourni les gros bataillons de la poésie d’abord, et de la fiction. Avec, naturellement, les problématiques d’avant guerre (...).


"Les lettres nordistes suivent, apparemment, les virages de la politique, guidées en cela par les directives du sommet de l’Etat-parti. La mise en forme du chuch’e [ou Juche], version Kim Il-sung d’un concept forgé dans les années 10-20, va s’imposer aux écrivains, sans modifier en profondeur les tendances d’avant guerre. Dans un premier temps, les lettres vont intégrer la figure du Leader, au point d’en faire un élément de la narration. La personne de Kim Il-sung viendra, avec la réémergence du roman historique fleuve, régner sur la fiction. C’est Kim Il-sung lui-même qui sera l’objet des fictions courtes, moyennes et longues, avant de servir de modèle unique.

"(...) Selon le critique Kim Chae-yong, la littérature nord-coréenne a changé dans les années 80, rompant quelque peu avec le romantisme révolutionnaire qui prévalait. Moins de super héros, moins de sujets de guerre, plus de questions du travail, plus de critique sociale. Même si les années 90 ont vu un relatif retour à l’héroïsme dans les années 90.

"Pendant les années 80 (on prête ce tournant à Kim Jong-il en personne), les textes exposent presque toujours le conflit entre des révolutionnaires et un égoïste, sans pour autant offrir de simples portraits en noir et blanc. En dehors des anciens combattants, héros-types, on constate une primauté des personnages scientifiques et techniciens, et c’est sur leur lieu de travail que se déroule l’action. Une œuvre majeure comme Pôt (Amis) de Paek Nam-nyong expose les attendus d’un divorce entre une cantatrice et son mari au statut trop « modeste » pour elle. Si l’on se penche un peu sur le matériel textuel, une nouvelle comme Dans le bus nous offre une structure narrative très significative, dans l’écart action-narration. On l’a vu, l’action ne clôt pas le texte. Un bref épilogue, que certains lecteurs auront peut-être négligé, conclut la nouvelle (la fiction courte). Une chanson plutôt banale, déversée par la radio. Or c’est cette banalité même qui doit attirer l’attention. Car elle donne au texte sa légitimité politique, mais en excluant la leçon politique de l’action.

"L’ambiance générale et le contexte politique sont résolument optimistes, car tous les « égoïstes » sont réformables. Tous peuvent comprendre leur défaut. Tous finissent par comprendre leur défaut. La dénonciation de l’ennemi de classe a laissé la place à la pédagogie. La littérature du Nord a retrouvé son cours naturel."

 

 

Revue disponible auprès de Neige d'août, 58210 Champlemy

 

Librairies où se procurer Neige d'Août

Paris : Junkudo (1er ardt), Le Phénix (2eme ardt), Compagnie, Youfeng (5eme ardt), Tschann, La Hune, Ecume des Pages (6eme ardt), Va l'heur, Vendredi (11eme ardt), L'Arbre à Lettres, L'Astrée (17eme ardt), Anima, l'Humeur Vagabonde (18eme ardt), Equipages (20eme ardt)

Vincennes : Millepages

Nevers : Le Cyprès

Marseille : L'Odeur du Temps

Aix-en-Provence : Vents du Sud

Montpellier : Sauramps

Nantes : Vent d'Ouest

Quimper : Les Vents m'ont dit

Strasbourg : Librairie Kléber

Besançon : Les Sandales d'Empédocle

Séoul, Taipei : Centres culturels français

Québec : Hermès

Genève : Le Rameau d'Or

 

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 00:01

Librairie de référence pour les manhwas coréens, la librairie parisienne Apo(k)lyps propose un événement exceptionnel le mercredi 3 février 2010, de 18h à 20h : la dédicace par Oh Yeong-jin du récit de son séjour en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), dans le cadre d'une coopération Nord-Sud. Bande dessinée en deux volumes, "Le Visiteur du Sud" est le témoignage subtil et émouvant d'un Sud-Coréen qui a vécu au Nord de son pays.


dedicace_visiteur_du_sud_oh_yeong_jin.jpg


En 2002, Oh Yeong-jin est parti travailler dix huit-mois en Corée du Nord, dans le cadre d'un projet de coopération intercoréen sur le site de la centrale électrique construite par l'Organisation de développement énergétique coréenne (KEDO). Pour garder le souvenir des impressions qu'il a vécues, lui, le visiteur du Sud, dans le Nord de son pays divisé depuis plus de soixante ans, il a choisi la bande dessinée comme mode d'expression : publié en 2009 en deux tomes, chez flblb pour l'édition française, son journal mêle de courtes scènes de récit réel, décrites sur un mode picaresque, et des encarts plus didactiques, faisant le point sur autant de possibles sujets d'études spécialisées, comme la question nucléaire, la science ou l'agriculture. Cette technique de récit combine les qualités du témoignage à vif et des éléments de réponses aux questions que beaucoup, Occidentaux comme Sud-Coréens, peuvent se poser sur la République populaire démocratique de Corée.


De l'émotion, du rire et des larmes : c'est toute la gamme des sentiments humains que nous fait partager Oh Yeong-jin, à mille lieux des clichés véhiculés par Guy Delisle dans Pyongyang. Son récit est subtil, nuancé, émouvant : c'est le drame de la séparation entre les deux parties d'un même peuple, divisé contre sa volonté, que l'on ressent en lisant Le Visiteur du Sud. Oh Yeong-jin n'est pas un universitaire ou un historien : il est un simple Sud-Coréen qui observe et cherche à comprendre, sans préjugés. Si le pari est impossible - le débat sans fin entre l'auteur et d'autres Sud-Coréens présents sur le même site quant au niveau technique atteint par la Corée du Nord, dans d'inutiles comparaisons historiques avec le Sud, montre la difficulté de se départir des grilles de lecture sudistes ou occidentales sur la Corée du Nord - M. Oh s'efforce, avec succès, à l'objectivité. On pleure avec lui de cette image - entraperçue - du deuil de deux frères. On relève aussi sa volonté de ne pas distribuer les bons et les mauvais points sur une situation diplomatique plus complexe qu'on ne veut généralement le reconnaître en Occident : sur les armes nucléaires nord-coréennes, il est par exemple remarquable (tome 2, p. 35) que l'auteur indique simplement, dans un de ses encarts didactiques : "21 novembre 2002. La CIA monte un dossier officiel démontrant que la Corée du Nord possède l'arme nucléaire et exploite du plutonium."

L'Association d'amitié franco-coréenne appelle toutes celles et tous ceux qui veulent mieux comprendre la péninsule coréenne, notamment par le témoignage de M. Oh, à découvrir ou redécouvrir Le Visiteur du Sud, lors de la dédicace exceptionnelle en France de Oh Yeong-jin à la librairie Apo(k)lyps (120, rue Legendre - 75017 Paris) le mercredi 3 février 2010, de 18h à 20h.


"J'ai voulu dans ce livre dépasser les idéologies et les systèmes politiques pour montrer des hommes. Je suis parti pour la Corée du Nord avec un sentiment mêlé de curiosité et d'appréhension. En une année et six mois, j'ai eu le temps de découvrir un visage de la Corée que nous, au Sud, nous avons oublié. Au moment même où le mot 'camarade' devenait familier, et où j'avais intégré toutes les dates des jours fériés du Nord, j'ai dû retourner chez moi. Et à l'instant où je mettais les pieds sur la terre froide de Séoul, au beau milieu de la pollution, je me suis souvenu que l'endroit le plus accueillant est toujours celui où se trouvent des gens que j'aime et qui m'aiment."
Oh Yeong-jin.

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 23:57

Du 1er au 10 septembre 2009, une délégation conjointe de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) et de nos homologues belges de Korea-is-one a visité la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), à l'occasion notamment du 61eme anniversaire de la fondation de la RPD de Corée. Lors de ce déplacement destiné à mieux faire connaître la réalité économique et sociale de la RPD de Corée, la délégation franco-belge a notamment visité le Musée révolutionnaire des Chemins de fer, à Pyongyang, le 7 septembre. Le compte rendu ci-après rappelle le rôle joué par les transports ferroviaires dans l'industrialisation du pays, dévasté au lendemain de la Guerre de Corée (1950-1953).

Ce n'était pas prévu dans le programme initial. Mais un ancien cheminot de la délégation  avait demandé à pouvoir rencontrer ses collègues coréens. D’autres participants craignaient de se trouver dans une ambiance un peu trop technique.

Grâce à l’intervention efficace de Mme Kim Ho-jong [guide de la délégation, secrétaire générale de l'Association d'amitié Corée-France] le programme a été modifié en donnant satisfaction à tous. Nous visitons le Musée révolutionnaire des Chemins de fer. Il est ouvert en 1972. Dans le hall d'entrée, des slogans nous appellent : "Tout le monde en avant pour la bataille !" et "Faisons du nouveau chemin de fer un monument millénaire !".

Quarante artistes du Centre de création artistique du chemin de fer ont peint en 1982 un gigantesque panorama, évoquant les exploits héroïques des cheminots pendant la Guerre de Libération, construisant des ponts ou réparant des rails. L'équipe est toujours active et peint des peintures dans toutes les gares du pays. Ce panorama est magnifique par sa taille et sa combinaison habile de maquettes et de tableaux qui donnent une grande impression de réalisme.

Le musée est vaste, la visite des  grandes salles se poursuit pendant deux heures. Mme Kim Jong-suk, mère du dirigeant actuel Kim Jong-il, traversait déjà en 1938 tout le pays en train. Une peinture la représente en 1945, avec son fils qui avait 3 ans, dans un wagon de marchandises, où d'habitude on transportait les chevaux, ils reviennent du nord du pays en 1945 vers la capitale Pyongyang, libérée. Alors que 90% des trains et installations ferroviaires ont été démolis pendant la guerre, redémarrer les chemins de fers est une tâche prioritaire.

Bientôt la Corée produit ses propres trains. Le réseau ferré de la RPDC est de 5.224 km électrifié à 81%, en presque totalité en voie unique et avec des systèmes d’espacement des trains faisant appel à l’homme. La tension d’alimentation des caténaires est de 3.300 volts en courant continu, au sud elle est de  25.000 v  en courant alternatif . La RPDC n’a pas construit de machines à vapeur et est passée directement à la construction nationale de locomotives électrique, en particulier dans l'usine de Kim Jong Tae. En particulier, cela évite les problèmes d’alimentation en carburant que connaîtrait du matériel diesel dans les conditions économiques actuelles.

Le président Kim Il-sung se déplaçait constamment en train pour ses visites d'inspections. Une carte au mur montre les gares qu'il a visitées (presque toutes) et marque une étoile pour chaque visite. En 1954 il a chargé lui même le charbon dans le four d'un train à vapeur, la pelle qu'il a employée est gardée dans le musée comme un symbole.

On prend soin des ouvriers. En 1960 une tempête menaçait les ouvriers qui bâtissaient un pont de 800 mètres, l'armée les a dégagés avec des hélicoptères. C'est un des faits mentionnés dans le Tsoldosinmun, le Journal des Chemins de fer.

Une maquette montre les plans des nouvelles installations qui devront relier la Corée à la Russie, traversant le fleuve Tumen, et continuant à travers la Sibérie jusqu'en Europe. L’accord est signé avec les chemins de fer de Russie (RZD), les travaux d’amélioration entamés mais semble-t-il il n'y a pas encore de date prévue de mise en service.

Après les salles d’exposition nous allons voir des wagons et locomotives historiques dont le wagon et la locomotive d’origine japonaise utilisés par Kim Jong-suk lors de son retour à Pyongyang en 1945. Egalement présents du matériel remorqué historique d’origine chinoise et manchoue, ensuite du matériel, plus moderne, coréen d’entretien et d’inspection des voies et caténaires.

L’encadrement est formé à l’Université des Chemins de fer, une branche à part entière du ministère des chemins de fer.
Le ministère des chemins de fer dirige en plus de l’exploitation ferroviaire  la fabrication des trains, wagons et l’entretien des voies et de toutes les installations ce qui explique le chiffre de 300.000 emplois.

 


Le cheminot retraité membre de la délégation offre comme souvenir au musée une casquette de chef de gare et différents objets relatifs aux chemins de fer français, en particulier à l’opération Train Capitale qui vit circuler le TGV sur les Champs-Elysées.
Un moment d’émotion.
  



Sources : AAFC, notes du délégué de Korea-is-One, ROK National Statistical Office (chiffres 2001).

Photos : Korea-is-One, Alain Noguès

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 23:22

Pour la première fois, une communauté non-coréenne a décidé, en juillet 2009, d'utiliser comme alphabet officiel l'alphabet coréen, appelé hangeul au sud de la péninsule et choseongeul au nord. Les 60.000 Indonésiens de la tribu des Cia-Cia ont fait ce choix pour transcrire leur langue, menacée de disparition comme 90 % des langues de la planète, tout en bénéficiant du soutien de l'Institut de Recherche sud-coréen Hunminjeongeum.

Sur les 6.000 langues et dialectes recensés aujourd'hui à travers le monde, 5.400 sont parlés par moins de 100.000 locuteurs et se trouvent menacés de disparition, sous l'effet de l'homogénéisation culturelle qui ne laisse que peu de place aux langues non officielles. 

Pour conjurer le déclin de sa langue, membre de la famille austronésienne, la tribu des Cia-Cia (prononcer chi-ah chi-ah), qui compte 60.000 personnes au Sud de l'île Buton (au Sud-Est de la province indonésienne de Sulawesi), a fait un choix original : écrire sa langue, l'une des quelque 670 que compte l'archipel indonésien, en alphabet latin et en alphabet coréen. C'est la première fois au monde qu'une communauté non-coréenne adopte comme alphabet officiel l'alphabet coréen, appelé Hunminjeongeum par les habitants de la péninsule.  

L'Institut de Recherche Hunminjeongeum, en Corée du Sud, a joué un grand rôle dans la décision des Cia-Cia. Il a été fondé en 2007, pour étudier les langues du monde et encourager le choix de l'alphabet coréen pour transcrire - et conserver - les langues menacées de disparition. Il bénéficie du soutien financier de Mme Lee Ki-nam, dont l'histoire dresse un parallèle entre l'alphabet coréen et la langue coréenne, dont l'utilisation avait été remise en cause par les Japonais pendant l'occupation de la péninsule (1910-1945), et les milliers de langues dans le monde qui risquent aujourd'hui de disparaître. Ayant faire fortune dans l'immobilier, Mme Lee Ki-nam, aujourd'hui âgée de 75 ans, est la fille d'un d'un linguiste coréen qui a enseigné la langue coréenne dans la clandestinité, sous l'occupation japonaise. Elle est aussi une descendante en ligne directe du roi Séjong, à l'origine de la création de l'alphabet coréen, promulgué en 1446 pour donner aux Coréens une écriture plus adaptée à la prononciation de leur langue que les caractères chinois, qui resteront cependant prédominants parmi les élites coréennes jusqu'à la disparition de la monarchie. Depuis la libération de la Corée en 1945, l'alphabet coréen a contribué à l'éradication de l'analphabétisme, à l'instar de la réforme de l'écriture chinoise en République populaire de Chine.

Le choix de l'alphabet coréen, appelé hangeul au sud de la péninsule et choseongeul au nord, peut également se justifier par sa facilité d'apprentissage et son caractère logique, ses caractères de base reproduisant les formes de la langue, des lèvres ou des dents, pour prononcer les sons qu'ils transcrivent. Professeur de langue à l'Université nationale de Séoul et président de l'Institut de Recherche Hunminjeongeum, Kim Ju-won a déclaré : "Nous avons essayé à plusieurs reprises par le passé d'encourager l'utilisation du Hangeul parmi les tribus mais c'est la première fois que nous avons signé un protocole d'accord avec un gouvernement local à l'étranger et que nous avons publié de façon officielle un livre de classe en Hangeul qui servira à l'enseignement d'écoliers du pays". Comme l'observe le professeur Lee Ho-young, linguiste à l'Université nationale de Séoul, qui dirige le projet et a co-rédigé le premier manuel de Cia-Cia en alphabet coréen, les Cia-Cia "veulent préserver leur langue et leur culture".


L'appui financier apporté par l'Institut Hunminjeongeum a joué un rôle important dans le choix des dirigeants Cia-Cia : en juillet 2008, Mme Lee Ki-nam a conduit une délégation à Bau-Bau, sur l'île Buton, et proposé la création de manuels en alphabet coréen. Elle a également promis de construire un centre culturel coréen, correspondant à un investissement de 500.000 dollars, et d'encourager le développement économique auprès de tribus qui était encore composées, récemment, de chasseurs-cueilleurs. En novembre 2008, une délégation officielle Bau-Bau a été invitée à Séoul. Enfin, un professeur Cia-Cia, M. Abidin, après avoir reçu une formation pendant six mois à l'Université nationale de Séoul, a commencé à enseigner le 21 juillet 2009 auprès de 50 écoliers, à partir du manuel en alphabet coréen qu'il a co-rédigé avec, notamment, le professeur Lee Ho-young. 

Alors que  les Cia-Cia - à commencer par M. Amirul Tamin, maire de la capitale, Bau-Bau - espèrent aussi que leurs enfants puissent, demain, multiplier les échanges avec la Corée, voire y travailler et y vivre, le succès de la culture populaire sud-coréenne en Asie apparaît également comme un vecteur de diffusion de l'alphabet coréen. D'ores et déjà, les alphabets coréen et latin sont utilisés conjointement sur les panneaux de circulation. Les autorités Cia-Cia envisagent aussi la publication de contes folkloriques et de livres d'histoire en alphabet coréen.

Mais cette initiative suscite également des réserves, alors que les actions conduites par l'Institut Hunminjeongeum ne reçoivent pas de soutien financier du gouvernement sud-coréen. Nicholas T. Dammen, ambassadeur indonésien en Corée du Sud, a ainsi déclaré qu'il ne voyait pas l'utilité pour les Cia-Cia d'utiliser l'alphabet coréen, pourtant enseigné concurremment à l'alphabet latin, tout en craignant l'implication des puissances étrangères auprès d'autres tribus indonésiennes, auxquelles seraient faites des propositions similaires à celle des Coréens.

L'adaptation, ou non, de l'alphabet coréen à la prononciation du Cia-Cia est controversée. Si les deux langues n'ont aucun lien de parenté, rien ne semble toutefois indiquer que l'alphabet coréen serait moins adapté que l'alphabet latin, par exemple, largement utilisé à travers le monde pour transcrire des langues non européennes. Pour les Cia-Cia, l'usage de l'alphabet latin pour la transcription de chansons n'aurait d'ailleurs pas donné des résultats heureux, alors qu'ils ont auparavant utilisé un alphabet, le gundul, basé sur l'écriture arabe. Selon M. Abidin, l'alphabet coréen serait bien adapté à la restitution des sons "b" et "d" du Cia-Cia. Par ailleurs, l'ancienne lettreㅸde l'alphabet coréen a été réutilisée pour rendre le son /v/ en Cia-Cia.

Plus qu'une concurrence avec les alphabets établis - qu'ils soient latin, russe ou arabe (ce dernier utilisé notamment pour l'enseignement du Coran) - qui pourraient générer de possibles incidents diplomatiques, le principal risque est plutôt un abandon prématuré de l'alphabet coréen par les Cia-Cia. Un linguiste sud-coréen avait déjà tenté sans succès, à la fin des années 1990, d'introduire un alphabet basé sur l'alphabet coréen pour le lahu, parlé dans le Sud de la Chine et l'Asie du Sud-Est. Pour sa part, Mme Lee Ki-nam a également échoué dans ses précédentes tentatives, depuis 2003, d'introduire l'alphabet coréen auprès de peuples non coréens - au Népal (auprès des
Chepang), en Mongolie, au Vietnam et en Chine (auprès des Oroqen). Elle-même attribue cet échec au fait d'avoir utilisé comme relais des missionnaires chrétiens, plus préoccupés de prosélytisme religieux que de sauvegarde des langues minoritaires. De fait, si l'alphabet coréen peut rencontrer un succès pour la protection des langues menacées de disparition face à la globalisation culturelle, c'est comme outil véhiculaire neutre, dégagé des soupçons d'impérialisme culturel qui peuvent entacher les autres alphabets, latin, russe ou arabe.

Sources principales : The New York Times,
The Wall Street Journal

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 17:32

A l'occasion de la Journée internationale de la femme, Espace-Japon et Echo-Echanges organisent, le 7 mars 2009, une projection-débat du film documentaire Murmures, de la réalisatrice coréenne Byun Young-joo, sur la prostitution forcée des "femmes de réconfort" asiatiques, notamment coréennes, exploitées par les soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. L'AAFC vous invite à connaître et faire connaître cet épisode tragique de la colonisation japonaise, en reproduisant ci-après l'annonce du Comité de soutien pour la projection de Murmures.


 Murmures
(Najeun moksori)
Documentaire coréen de la réalisatrice Byun Young-Joo

(1995, v.o. sous-titrée en français, 16mm, 1h38)


  Le samedi 7 mars 2009 à 18h30

Espace Japon

12, rue de Nancy

75010 Paris


Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers de jeunes filles, dont un certain nombre de Coréennes, ont été contraintes à se prostituer dans les bordels militaires japonais. Les preuves de cet esclavagisme sexuel planifié par l’Etat ont été, pour beaucoup, détruites et les archives occultées. Un pan de l’histoire douloureuse coréano-japonaise menaçait ainsi de sombrer dans l’oubli le plus complet. Cependant, en août 1991, encouragée par les recherches et le volontarisme d’associations féministes sud-coréennes, blessée par le négationnisme ambiant, Kim Hak-soon déclarait à la télévision qu’elle avait servie de femme de réconfort à l’armée japonaise. Depuis, une poignée d’autres "survivantes" de ce drame, âgées de 75 à 85 ans, ont osé s’exprimer et demandent justice.

Le film Murmures s’ouvre sur la centième manifestation de ces "femmes de réconfort", à Séoul, devant l’ambassade du Japon. Là, quelques anciennes victimes et des militants tentent de faire valoir leur cause. La réalisatrice Byun Young-Joo s’attache plus particulièrement à écouter et regarder vivre six "grand-mères", six survivantes, engagées dans cette lutte entre honte et colère, espoir et détresse. A leurs murmures s’ajoutent les paroles de trois autres rescapées coréennes, abandonnées par l’armée japonaise, en Chine, au moment de la débâcle…

Dans ce documentaire, il n’y a pas, comme le dit Byun Young-Joo, "de déchaînement passionnel sur la situation des 'femmes de réconfort'" mais une grande tendresse pour ces grands-mères qui, se sachant proches de la mort, ne veulent pas sombrer dans l’oubli, et refusent dans un ultime combat d’être à nouveau niées.

Avec la projection du film Murmures, nous voulons contribuer à faire valoir, auprès d’un large public, la cause des femmes de réconfort, menacée par le révisionnisme. Mais la question de l’exploitation sexuelle des femmes par une armée ainsi que la question de la mémoire des anciennes puissances coloniales, nous invitent à ne pas nous focaliser sur l’histoire de la Corée et du Japon.

Nous signalons qu’un tribunal civil international des femmes a rendu un verdict à la Haye en 2001 au sujet des réparations réclamées par les ex-"femmes de réconfort" et il a été un jugement encourageant envers les victimes.

 


Comité de soutien pour la projection de Murmures

Echo-Echanges ONG France-Japon

Tel/fax : 01 55 86 08 48

E-mail : echoechanges@wanadoo.fr

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 16:20

Après l'enregistrement du guitariste Pierre Laniau en 2008, le label musical Mobilarts poursuit sa collaboration avec des agences artistiques sud-coréennes avec la venue du pianiste de jazz Eric Lotz à Séoul . 
 

L'enregistrement d'oeuvres de Mozart par le guitariste Pierre Laniau, qu'annonçait l'AAFC en novembre dernier, s'est bien déroulé. L'album est actuellement en phase de montage et la sortie des deux CD de La guitare chante Mozart est prévue en mai 2009. 

Mobilarts continue sa collaboration avec les agences artistiques sud-coréennes en organisant la venue du pianiste français de jazz Eric Lotz à Séoul. Il se produira le 6 mars 2009 au Story Art Hall, le 7 mars au Seocho Hart Hall et le 8 mars à l'hotel Lotte.
 

Il s'agit de la première apparition d'Eric Lotz en Corée.  L'événement sera vraiment interculturel puisque le pianiste a invité à se produire auprès de lui le guitariste Mister Ed et la chanteuse coréenne Kang Eun-young. 
 

Pour en savoir plus...

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 11:50

La bande dessinée coréenne (le manhwa) possède des caractéristiques qui lui sont propres, tant dans son style que dans les thèmes qu'elle aborde. L'histoire nationale occupe une place éminente : dans ce contexte, les BD Le Massacre du Pont de No Gun Ri et L'Etincelle feront l'objet d'une rencontre, témoignage et débat à l'espace culturel coréen Han Seine, 32 rue Monsieur le Prince (75 006 Paris), le mercredi 25 février 2009 à 19h. Nous vous invitons toutes et tous à y participer pour mieux connaître ces récits, respectivement, de la guerre de Corée et de l'industrialisation de la Corée du Sud dans les années 1960.  

Juillet 1950. La guerre de Corée vient de commencer : dans un hameau sud-coréen, des GI's ont abattu des centaines de civils désarmés, sur le simple soupçon qu'ils aient pu abriter des agents communistes. La demande de réparation de citoyens sud-coréens, un demi siècle plus tard, fait toujours débat, comme l'a montré un témoignage de trois journalistes à Associated Press, Choe Sang-hun, Charles J. Hanley, et Martha Mendoza, récompensés par le prix Pulitzer (voir la traduction de leur article en français sur le site de l'association d'amitié coréano-belge "Korea-is-one" à l'adresse suivante).
Le Massacre du pont de No Gun Ri (2007, Scénario : Chung Eun-yong,  Dessin : Park Kun-woong) est le récit de cet épisode encore largement méconnu de la guerre de Corée.

Autre décor : les années 1960, sous la férule du général Park Chung-hee, la Corée du Sud s'engage dans un processus d'industrialisation à marche forcée. Le prolétariat sud-coréen connaît les plus longs horaires de travail au monde, pour des salaires très faibles et sans protection sociale, alors que les seuls syndicats autorisés sont liés au patronat. Dans ce contexte,
Jeon Tae-il, jeune ouvrier dans une usine textile, décide de s’immoler par le feu, en brûlant symboliquement avec lui un livre de droit du travail. Son combat illustre le courage des combattants pour la démocratie et les droits sociaux en Corée, qui se sont sacrifiés jusqu'à aujourd'hui pour bâtir une société de liberté et de justice. L'Etincelle par Choi Ho-cheol, dont les deux premiers tomes sont parus en France en 2008 et en 2009, est le récit en quatre volumes de l'histoire de Jeon Tae-il.

L'espace culturel Han Seine vous invite ainsi à une rencontre, témoignage et débat sur le thème de la BD d'auteur, autour du Massacre du Pont de No Gun Ri et de L'Etincelle, le mercredi 25 février, à partir de 19h, 32 rue Monsieur le Prince (Paris 6ème), en présence de la traductrice et dessinatrice Keum Suk Gendry-Kim, de l'adaptateur Loïc Gendry et de l'éditrice Bérengère Orieux des éditions Vertige Graphic. Réservation indispensable : participation aux frais : 5€, Dégustation payante de la gastronomie coréenne

Information et réservation : Tél. 01 40 46 80 40, han-seine@wanadoo.fr, Espace Han-Seine, 32 Rue Monsieur le Prince 75006 Paris Horaires d’ouverture : du mardi au samedi 11h-19h30, http://han-seine.monsite.orange.fr/


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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 20:00

A l'issue du 33ème Festival International du Cirque de Monte-Carlo, la troupe du Cirque Moranbong de Pyongyang a obtenu le « Clown d'Or » pour son numéro de trapèze volant, et le « Clown d'argent » pour son numéro d'acrobaties à la grande balançoire et à la barre fixe. Acrobaties à la grande balançoire et à la barre fixeAcrobaties à la grande balançoire et à la barre fixeAcrobaties à la grande balançoire et à la barre
L'une des meilleures troupes de cirque au monde, la troupe Moranbong de Pyongyang, en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), est une habituée de la plus haute récompense, le clown d'or, au Festival International du Cirque de Monte-Carlo. Pour la cérémonie 2009, elle a fait coup double, en décrochant à la fois un « Clown d'Or » pour son numéro de trapèze volant, et un « Clown d'argent » pour son numéro d'acrobaties à la grande balançoire et à la barre fixe.

Fondé le 10 juin 1952, le cirque de Pyongyang compte plus de trente artistes, formés pendant neuf ans à l'école acrobatique de Pyongyang, également créée en 1952. La sélection commence dès l'âge de sept ou huit ans, en repérant les  enfants présentant les plus grandes aptitudes physiques. La formation comporte 3 ans d’école primaire, 3 ans de cours préparatoires et 3 ans de spécialisation.

Le cirque est un loisir très populaire en Corée : comme l'a observé le porte-parole du cirque de Pyongyang, M. Ri Ki-hyon, dans un entretien de 2002,"le premier cirque de Pyongyang compte 3.000 places et il est complet chaque soir. Le programme est renouvelé toutes les semaines grâce au travail de 400 artistes. Les gens vont très souvent au cirque car l’entrée ne coûte que l’équivalent de 2 euros". La RPDC comppte d'autres cirques célèbres, comme le cirque de l'Armée populaire.

Le cirque en RPD de Corée comprend peu d'animaux : il s'agit essentiellement de numéros effectués par les athlètes de la troupe. en particulier, les numéros d'acrobatie et de voltige s'inscrivant dans la tradition coréenne et ayant été développés comme des numéros d'excellence du cirque de Pyongyang dès 1957 (Sources : site du Festival International du Cirque de Monte-Carlo, dépêche de l'agence nord-coréenne KCNA en date du 13 décembre 2007, entretien avec Ri Ki-hyon, porte-parole du Cirque de Pyongyang, sur le site de l'association d'amitié belgo-coréenne "Korea-is-one", publié le 4 septembre 2002, photos Korea-is-one et Naenara)

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