Au Canada, la ville de Québec est en passe de perdre l'organisation de l'assemblée générale de l'Union interparlementaire (UIP) prévue en 2010, en raison des conditions imposées par le gouvernement d'Ottawa. Ce dernier a demandé que les règles de l'UIP soient modifiées afin que le pays hôte puisse interdire l'entrée sur son territoire à certains pays "indésirables". Les critères posés reviennent à exclure plusieurs pays réputés ennemis des Etats-Unis, dont la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord). Face à la menace pesant sur l'organisation du congrès de l'UIP, un mouvement de sauvetage s'organise au Canada pour que Québec puisse malgré tout accueillir la prestigieuse assemblée.
Fondée en 1889, l'Union interparlementaire (UIP) est l'organisation mondiale des parlements des Etats souverains et la plus ancienne des institutions internationales à caractère politique. L'UIP se présente elle-même comme un "foyer de la concertation interparlementaire à l'échelle mondiale [qui] oeuvre pour la paix et la coopération entre les peuples et l'affermissement de la démocratie représentative." Elle regroupe aujourd'hui 150 parlements nationaux et huit membres associés.
Une assembée générale de l'UIP devait se tenir en 2010 au Canada, dans la ville de Québec. Mais Québec semble avoir perdu la possibilité d'accueillir le congrès en raison des conditions imposées par Ottawa. Le gouvernement canadien dirigé par Stephen Harper, un conservateur proche du président américain George W. Bush, a en effet demandé que le règlement de l'Union interparlementaire soient modifié afin que le pays hôte puisse interdire l'entrée sur son territoire aux personnes soupçonnées d'activités terroristes ou porteuses de maladies contagieuses. Or, le règlement de l'Union interparlementaire stipule que le pays hôte doit accepter tous les membres qui veulent participer à la rencontre.
Compte tenu des accointances entre le gouvernement Harper et l'administration Bush, et de l'interprétation assez large qui peut être faite des conditions posées par le Canada, plusieurs pays membres à part entière de l'UIP pourraient être exclus de son assemblée générale au seul motif qu'ils n'entretiennent pas les meilleures relations avec les Etats-Unis. Une manoeuvre grossière vite repérée par les pays potentiellement visés. Ainsi, la Corée du Nord (membre de l'UIP depuis 1973), l'Iran, le Soudan, le Venezuela, soutenus par l'Algérie, les Philippines et le Pérou, se sont opposés lors d'une récente assemblée de l'UIP au Cap en Afrique du Sud au changement demandé par Ottawa. Ces pays ont exigé que tous les membres de l'UIP puissent participer à la rencontre de Québec, selon une règle similaire à celle qui s'applique à l'Organisation des Nations unies. Ils ont donc fait voter, en guise de protestation, une motion qui a eu pour conséquence de reporter à la réunion de l'UIP d'octobre 2008, à Genève, la décision finale sur l'attribution du congrès de 2010.
Le président mondial de l'UIP à Genève, Anders Johnsson, s’est montré très critique envers la position canadienne. "Le Canada donne un traitement aux Nations unies et aux gouvernements qu’il n’est pas prêt à donner aux parlementaires. Je trouve ça plus que regrettable," a-t-il affirmé. Il a suggéré au Canada une porte de sortie pour régler le problème. Dans une lettre adressée au président du groupe canadien de l'UIP (le sénateur conservateur Donald Oliver), le président Johnsson affirme que le Canada peut contourner sa politique sur les visas sans que soit modifié l'article 5 de l'UIP. Il existe d'autres moyens, écrit Anders Johnsson, pour permettre au Canada d'accueillir l'UIP "sans devoir nécessairement accorder pour cela un visa officiel à tous les participants. Je pense, par exemple, à l'attribution d'un permis ministériel."
Un mouvement destiné à sauver l'organisation du congrès de 2010 s'organise au Canada même. Ainsi, un député du Bloc québécois, Paul Crête, membre du comité exécutif du groupe canadien de l'UIP, a reproché au gouvernement Harper "son manque de souplesse" dans cette affaire ainsi qu'une "rigueur idéologique qui ne se justifie nullement." Le Bloc québécois a donc déposé une motion, adoptée par le comité exécutif du groupe canadien de l'UIP, demandant que la candidature de la ville de Québec pour l'assemblée générale de 2010 demeure ouverte et réaffirmant l'intérêt de la section canadienne de l'UIP pour la tenue de l'événement.
Le gouvernement Harper a fini par donner des signes d'ouverture afin que la ville de Québec ne perde pas la tenue d'une rencontre bénéfique en retombées diverses. "Nous sommes tout à fait favorables à la tenue de cet événement ici même, au Canada, et en particulier à Québec," a notamment déclaré le 16 mai devant la Chambre des communes d'Ottawa le ministre canadien des Transports, Lawrence Cannon. "Il s'agit évidemment de travailler avec les instances qui en ont la responsabilité décisionnelle pour faire avancer le dossier."
Quant à la solution proposée par le président de l'UIP, elle n'a pas non plus été écartée par le gouvernement. Au besoin, des permis de séjour temporaire seront délivrés afin que l'événement puisse avoir lieu. (sources : Radio-Canada, La Presse, Le Soleil )
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En se félicitant, le 25 mai 2008, de l'accord politique intervenu au Liban, le ministère des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a souligné le rôle essentiel de médiateurs joué par la Ligue des Etats arabes et le Qatar, en y voyant la preuve que "le peuple arabe était tout à fait capable de résoudre ses problèmes par lui-même", sans ingérence extérieure des grandes puissances. Le même jour, l'élection à la présidence de la République, par le Parlement libanais, du général Michel Sleimane, commandant en chef des forces armées, scellait l'accord entre les principales forces politiques libanaises. Le président Sleimane a souligné que, pour assurer une "stratégie de défense nationale" faisant face aux "menaces israéliennes", il convenait d'intégrer les combattants du Hezbollah en "profitant de leur expérience".
Le déplacement de George Yeo en RPDC fait suite au voyage de Kim Yong-nam, Président du praesidium de l'Assemblée populaire suprême de la RPDC, à Singapour, les 1er et 2 août 2007. Le Président Kim Yong-nam avait alors été reçu par son homologue de Singapour, le Président Sellapan Ramanathan (S. R. Nathan), et le Premier ministre Goh Chok-tong. En février 2008, M. Goh Chok-tong, qui n'exerçait alors plus les fonctions de Premier ministre, s'était ensuite rendu en RPDC.
Le déplacement de George Yeo en RPDC vise également à resserrer les liens économiques entre les deux pays. Accompagné d'une délégation d'hommes d'affaires singapouriens, George Yeo a visité la zone industrielle de Kaesong, où sont implantées des entreprises sud-coréennes, ainsi que le port de Nampo.

En Afrique, la Corée du Nord a été le premier Etat non arabe à reconnaître le gouvernement provisoire de la République algérienne. La Corée du Nord a fortement aidé la Rhodésie du Sud à se libérer, en 1980, de son régime d'apartheid pour devenir le Zimbabwé. La RPDC a également noué une relation privilégiée avec le Burkina Faso de Thomas Sankara : avec la Chine et la Suisse, elle a fait partie des rares Etats dont l'aide aux pays du continent africain, durant les Trente glorieuses, n'a pas été conditionnée par des contreparties économiques.
Ayant dû quitter le pouvoir, le prince cambodgien Norodom Sihanouk, un des anciens leaders du mouvement non-aligné, avait alors choisi de se réfugier à Pyongyang, où il devient un ami intime du président nord-coréen Kim Il-sung.
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