25 avril 2008
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Réuni en Assemblée générale à Caracas, les 9 et 10 avril 2008, le Conseil mondial de la paix a exprimé sa solidarité avec le peuple coréen pour la réunification pacifique de sa patrie, en appelant les Etats-Unis à cesser leur politique hostile envers la République populaire démocratique de Corée.
A l'issue de son Assemblée générale qui s'est tenue dans la capitale du Vénézuela, les 9 et 10 avril 2008, le Conseil mondial de la paix (CMP) a adopté une résolution qui exprime notamment la solidarité du Conseil avec le peuple coréen pour la réunification pacifique de la Corée.
Des délégués appartenant à plus de 120 organisations, provenant de 81 pays, ont participé à l'Assemblée générale qui s'est tenue à Caracas, dont des représentants de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).
En France, le Mouvement de la paix est affilié au Conseil mondial de la paix.
Concernant la Corée, dans la résolution adoptée par l'Assemblée générale, "le Conseil mondial de la paix exprime sa solidarité avec le peuple coréen dans son désir d'achever la réunification pacifique de la péninsule coréenne conformément à la déclaration du 15 juin 2000 entre le Nord et le Sud de la Corée. Le Conseil mondial de la paix salue les discussions à six pour la résolution pacifique du conflit, et exige dans le même temps que les Etats-Unis mettent un terme à leur politique hostile envers la RPD de Corée".
Par ailleurs, l'exemple de la RPD de Corée prouve, selon le CMP, le caractère "discriminatoire" du traité de non-prolifération, compte tenu des menaces américaines d'une attaque nucléaire préventive.
Cette déclaration s'inscrit dans le cadre de la paix et de la stabilité en Asie du Nord-Est.
Le Conseil mondial de la paix a également dénoncé, dans la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo, la politique du "diviser pour régner" de l'impérialisme à direction américaine, l'élargissement de l'OTAN, alliée à l'Union européenne, comme une menace pour les peuples du monde, alors que les occupations de l'Afghanistan et de l'Irak entrent, respectivement, dans leurs cinquième et septième années.
Le CMP a également mis en cause la domination du nouvel ordre impérialiste mondial et ses politiques néolibérales comme créateur d'inégalités et de pauvreté.
Les travaux du Conseil mondial de la paix se sont achevés le 13 avril 2008.
Publié par Association d'amitié franco-coréenne
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21 mars 2008
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Dans un contexte de menace de krach boursier, le président nord-coréen Kim Yong-nam, en déplacement en Namibie, a plaidé contre les effets négatifs de la globalisation pour les pays en développement, tout en rappelant par ailleurs l'ouverture de son pays à la poursuite du dialogue intercoréen.
Lors de sa visite d'Etat en Namibie, Kim Yong-nam, président de l'Assemblée populaire suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), a prononcé le 20 mars 2008 un plaidoyer pour la défense des pays en développement contre les effets négatifs de la globalisation.
M. Kim Yong-nam a déclaré que les pays africains devaient continuer d'être "vigilants contre les effets de la globalisation" : "ils doivent être capables de faire face aux grandes puissances qui se bousculent pour les ressources naturelles de l'Afrique. La globalisation étend le fossé entre les pays riches et les nations pauvres en voie de développement. Les pays riches pillent les pays pauvres de manière déguisée".
Ces déclarations altermondialistes s'inscrivent dans la continuité des positions constantes de la RPDC contre le colonialisme et les formes nouvelles d'impérialisme. Après avoir été un des premiers pays à se libérer du joug de la colonisation, dès la fin de la Seconde guerre mondiale, la RPDC a soutenu politiquement et militairement les mouvements de décolonisation (en particulier, le FLN algérien et la SWAPO namibienne), avant de s'affirmer comme un des chefs de file du mouvement des non-alignés. Le renforcement des liens économiques, scientifiques et techniques entre la Corée du Nord et la Namibie, à l'occasion du déplacement dans ce pays de M. Kim Yong-nam, traduit concrètement la mise en place d'accords de coopération indépendamment des grandes puissances occidentales.
S'agissant des relations intercoréennes, M. Kim Yong-nam a déclaré que "la porte était grande ouverte pour un dialogue futur" entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, sur la base notamment de l'accord signé à Pyongyang, le 4 octobre 2007, entre le président sud-coréen Roh Moo-hyun et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il.
Cette offre renouvelée de dialogue intervient dans un contexte d'incertitudes sur la future politique nord-coréenne du nouveau président sud-coréen Lee Myung-bak, élu le 19 décembre 2007. Le président Lee Myung-bak a refusé une propositions nord-coréenne de conduire des échanges au niveau des conseillers techniques. En outre, il remet en cause les livraisons de céréales et d'engrais de la Corée du Sud à la Corée du Nord, alors que la RPDC fait face à une situation alimentaire extrêmement tendue après les inondations d'août-septembre 2007 (les pires en RPDC depuis quarante ans) et à un hiver exceptionnellement sec. (source : Mail and Guardian online).
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Relations internationales de la Corée
22 février 2008
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Le 16 février, fête nationale en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), a donné lieu à des célébrations par des partis au pouvoir dans plusieurs pays (Népal, Cambodge) où sont organisées des élections multipartites. Ces cérémonies peuvent s'expliquer par un fait largement méconnu en Occident : le soutien apporté par la Corée du Nord aux mouvements de libération et de décolonisation dans le Tiers-Monde.
Fondée en 1948, trois ans après la libération de la Corée de l'occupation japonaise, la République populaire démocratique de Corée a joué un rôle actif pour aider d'autres pays à accéder à l'indépendance dans le Tiers-Monde. Arrivés au pouvoir, les mouvements de libération nationale ont maintenu des liens étroits avec Pyongyang.
En Afrique, la Corée du Nord a été le premier Etat non arabe à reconnaître le gouvernement provisoire de la République algérienne. La Corée du Nord a fortement aidé la Rhodésie du Sud à se libérer, en 1980, de son régime d'apartheid pour devenir le Zimbabwé. La RPDC a également noué une relation privilégiée avec le Burkina Faso de Thomas Sankara : avec la Chine et la Suisse, elle a fait partie des rares Etats dont l'aide aux pays du continent africain, durant les Trente glorieuses, n'a pas été conditionnée par des contreparties économiques.
Après avoir choisi d'accéder à l'indépendance sans le soutien de la France, la Guinée de Sékou Touré reçoit l'aide de la Corée du Nord : aujourd'hui encore, la Guinée n'a établi de relations diplomatiques officielles qu'avec la RPD de Corée, et pas avec la République de Corée (du Sud).
Ayant dû quitter le pouvoir, le prince cambodgien Norodom Sihanouk, un des anciens leaders du mouvement non-aligné, avait alors choisi de se réfugier à Pyongyang, où il devient un ami intime du président nord-coréen Kim Il-sung.
Alors que la Corée du Nord forme à Pyongyang, dès les années 1960, des étudiants de pays africains et asiatiques en développement, et que la croissance économique de la RPDC est alors l'une des plus fortes au monde, Che Guevara, en visite à Pyongyang en janvier 1965, déclare que la Corée du Nord est un modèle dont Cuba devrait s'inspirer.
Si les difficultés économiques auxquelles est confrontée la Corée du Nord depuis les catastrophes climatiques des années 1990, conjointement à l'effondrement du bloc soviétique, ont entraîné une nette révision à la baisse de l'aide publique au développement de la Corée du Nord, les dirigeants des mouvements de décolonisation ont maintenu les relations nouées avec la RPD de Corée dans les combats pour la libération nationale. Ce qui peut expliquer pourquoi la fête nationale de la RPDC, le 16 février 2008, pour l'anniversaire du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, a donné lieu à des cérémonies officielles au Cambodge et au Népal, à la grande surprise des médias occidentaux qui méconnaissent le rôle joué par la Corée du Nord dans la décolonisation du Tiers-Monde.
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