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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 12:56

Après l'opération de bombardement du Venezuela et l'enlèvement du président Nicolas Maduro par les forces américaines, le 3 janvier 2026, dans le cadre de l'opération Absolute Resolve, la République de Corée (RdC, Corée du Sud) et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont réagi de manière très différente. La RdC n'a pas fait mention d'une violation du droit international par son allié américain, quand la RPDC a vivement dénoncé une atteinte aux principes de la charte des Nations unies et des lois internationales. 

Le président américain Donald Trump suit en direct l'opération Absolute Resolve depuis Mar-a-Lago

Le président américain Donald Trump suit en direct l'opération Absolute Resolve depuis Mar-a-Lago

Si elle n'a pas été jusqu'à soutenir le président américain pour l'opération conduite au Venezuela, à l'instar de plusieurs alliés de Washington, la RdC n'a pas non plus jugé utile de dénoncer, comme l'a fait l'Union européenne et la plupart des pays du monde, une violation du droit international public. Dans un communiqué de presse, le ministère des Affaires étrangères de la RdC a simplement appelé toutes les parties à la retenue, "pour apaiser les tensions dans la région", en soulignant que toutes les mesures seraient prises pour assurer la sécurité des ressortissants sud-coréens au Venezuela.

Par ailleurs, le communiqué de presse met l'accent sur le respect de l'état de droit et le "rétablissement de la démocratie" au Venezuela, dans une référence à l'élection présidentielle de juillet 2024 au Venezuela, dont le résultat n'a pas été reconnu par Séoul, en évitant toutefois de critiquer plus avant le gouvernement vénézuelien.

Dans une pétition, 68 des 165 députés du Parti démocrate (centre-gauche, au pouvoir) ont pour leur part dénoncé l'atteinte au droit international ainsi commise, en soulignant qu'elle constituait un dangereux précédent de nature à inciter d'autres puissances à agir de même, tout en appelant également à un retour à la démocratie au Venezuela :

Une mauvaise gouvernance par un régime ne saurait justifier une action militaire contre un Etat souverain (...) Il doit revenir à la population vénézuélienne de décider du retour à la démocratie et cela doit se faire de façon pacifique et diplomatique.

Par ailleurs, des manifestations contre l'opération américaine ont eu lieu en République de Corée. 

Quant à elle, la RPDC a réagi par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères en dénonçant une grave violation de la souveraineté des Etats, du droit international public et de la charte des Nations unies, laquelle démontre selon elle, une fois de plus, "la nature voyoue et brutale des Etats-Unis" - ce qui a dû refroidir encore un peu plus les espoirs du président Donald Trump d'une rencontre prochaine avec le dirigeant nord-coréen : 

Nous suivons avec une attention particulière la gravité de la situation actuelle au Venezuela, provoquée par les agissements unilatéraux et arbitraires des États-Unis, qui aggravent encore l’instabilité dans une région déjà fragilisée.

Cet incident constitue un nouvel exemple qui confirme, une fois de plus et de manière flagrante, la nature voyoue et brutale des États-Unis, dont la communauté internationale a été témoin à maintes reprises depuis longtemps.

Le ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée condamne avec fermeté l’acte hégémonique commis par les États-Unis au Venezuela, qui représente la forme la plus grave d’atteinte à la souveraineté, ainsi qu’une violation délibérée de la Charte des Nations unies et du droit international, fondés sur les principes du respect de la souveraineté, de la non-ingérence et de l’intégrité territoriale.

La communauté internationale doit prendre la pleine mesure de la gravité de la situation vénézuélienne, dont les conséquences catastrophiques perturbent durablement la structure des relations régionales et internationales, et élever une protestation et une dénonciation légitimes contre les violations répétées par les États-Unis de la souveraineté d’autres pays, devenues une habitude inacceptable.

Si la RPDC et le Venezuela n'ont pas de liens économiques importants, les relations politiques et diplomatiques se sont approfondies sous la présidence de Nicolas Maduro. En 2014, la RPDC a décidé de réouvrir son ambassade à Caracas, et une représentation diplomatique vénézuelienne opère à Pyongyang depuis 2019. Dans le cadre d'une tournée en Amérique latine (Cuba, Mexique, Venezuela), Kim Yong-nam, président de l'Assemblée populaire suprême de la RPDC, avait rencontré le président Nicolas Maduro le 30 novembre 2018 et les deux pays ont alors signé plusieurs accords bilatéraux. 

Sources : 

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