Le 20 janvier 2009, un incident tragique a eu lieu dans le quartier de Yongsan, à Séoul, lorsque la police a voulu évacuer les occupants d'un immeuble qui protestaient contre le montant de la compensation pour la démolition de leurs résidences. Six personnes sont mortes, dont cinq manifestants et un policier. Selon les forces de police, les manifestants auraient mis le feu au toit de l'immeuble lors de l'assaut du commando pour les déloger. Pour le Parti démocratique (opposition) et les familles des victimes, l'usage excessif de la force est une des causes du drame.
Connaîtra-t-on jamais la vérité sur le tragique affrontement entre policiers et forces de l'ordre qui a fait six morts (dont un policier) le 20 février 2009 ? Tout en déclarant "navrant" un "incident aussi tragique" qui "ne doit jamais se répéter", le président Lee Myung-bak apparaît vouloir temporiser, en refusant d'établir les responsabilités avant tout établissement précis des faits. Au moment où nous écrivions des lignes, il n'avait ainsi toujours pas donné suite à la demande du Parti démocrate (opposition) d'ouvrir une commission d'enquête parlementaire, alors que le Parquet a décidé d'ouvrir une enquête.
Ils étaient entre trente et quarante personnes. Ils avaient décidé d'occuper un immeuble, afin de protester contre l'indemnisation qui leur était promise suite à la démolition programmée de leurs appartements au titre d'une opération de rénovation urbaine. Ils disposaient d'explosifs, notamment de cocktails Molotov qui auraient été lancés au moment de l'assaut des policiers pour les évacuer. L'enquête devra déterminer dans quelles conditions le feu s'est déclenché, et à partir de quel endroit, alors que le premier bilan s'établit à six morts (dont un policier) et à 23 blessés (dont six policiers), dont plusieurs grièvement.
Le Parti démocrate, les familles des victimes et l'association à laquelle appartenaient les manifestants ont dénoncé un usage excessif de la force.
La réaction du président Lee Myung-bak amène, une fois encore, à s'interroger sur les risques d'atteintes aux libertés publiques en Corée du Sud, théâtre de protestations permanentes face au mode de gouvernement du président Lee. Après le choix de la répression pour casser les manifestations gigantesques du printemps 2008, le président sud-coréen, bien que dirigeant l'exécutif, refuse de s'interroger sur l'attitude des forces de l'ordre, lesquelles ont fait un décompte minutieux des explosifs trouvés sur place et procédé à 25 arrestations. Par ailleurs, en soulignant que seulement 7 personnes étaient des occupants de l'immeuble, elles semblent chercher à justifier l'intervention policière.
En fin d'année dernière, l'administration Lee Myung-bak avait tenté de faire passer en force l'adoption par le Parlement de plusieurs dizaines de projet de loi pendant les congés de Noël, avant de reculer face à la détermination de l'opposition. Enfin, alors que Internet est l'un des vecteurs les plus puissants de mobilisation de l'opinion dans un pays où dominent sans exclusive les médias conservateurs, acquis au Grand Parti national du président Lee, le gouvernement sud-coréen a procédé à l'arrestation d'un blogueur anonyme, Minerva, pour diffusion de "fausses informations". Pendant plusieurs mois, Minerva avait acquis une très grande célébrité, ses articles étant lus chaque jour par des centaines de milliers de visiteurs, après plusieurs prédictions exactes sur la crise financière. Accusé de déstabiliser les marchés, Minerva avait été réduit au silence en novembre 2008, vient d'être arrêté en janvier et son identité révélée, en application de la loi coréenne sur les communications électroniques.
Sources : Yahoo! News, AFP (photo AFP : équipe de police scientifique sur les lieux de l'incendie) et KBS World Radio.
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Elu en décembre 2007 sur un programme de rupture avec ses prédécesseurs démocrates, le président sud-coréen Lee Myung-bak entend libéraliser une des économies comptant parmi déjà les moins socialisées des pays industrialisés de l'OCDE. La crise financière l'a incité à
S'appuyant sur l'impopularité de l'exécutif, le Parti démocratique (opposition, centriste) veut empêcher coûte que coûte l'adoption de ces réformes législatives. Selon le président du Parti démocratique, Chung Sye-kyung, la résistance au Parlement doit s'opérer «
La création du Parti démocratique du travail (PDT), en 2000, à partir d'un premier regroupement politique opéré dès 1997, réunit les différentes tendances de la gauche coréenne : au sein du PDT, le courant "Indépendance", héritier de NL, se distingue du courant "Egalité", qui succède à PD. La Confédération coréenne des syndicats (KCTU, pour Korean Confederation of Trade Unions), née de l'opposition au syndicalisme d'accompagnement de l'ancien régime militaire, a des liens étroits avec la nouvelle formation politique. Un certain nombre de membres de la fraction NL ayant initialement choisi de rester en dehors du PDT, le courant "Indépendance" ne devient majoritaire dans le nouveau parti politique qu'à partir de 2004, au fur et à mesure que le PDT regroupe le plus grand nombre des militants de la gauche légale coréenne.
D'autres héritiers de PD ont refusé l'intégration dans le PDT, jugé trop nationaliste : ils sont à l'origine du Parti socialiste coréen, à la fois anticapitaliste et très critique vis-à-vis du Nord, dont le candidat Geum Min n'a réuni que 18.000 voix à l'élection présidentielle de décembre 2007.
Dans ce contexte, le score décevant (3 %) du député et ex-syndicaliste Kwon Young-ghil à l'élection présidentielle de décembre 2007, qui avait été plusieurs fois candidat au poste de chef de l'Etat, accélère les tendances centrifuges. Début 2008, le Nouveau parti progressiste (NPP), formé de membres du courant "Egalité", naît d'une scission du PDT. Il regroupe 15.000 membres, contre 70.000 pour le PDT. Par ailleurs, Corea21, qui publie une revue éponyme, est devenue l'une des premières fractions organisée en tant que telle au sein du PDT.
Le 15 août 2008, trois partis sud-coréens d'opposition, le Parti démocratique, le Parti démocratique du travail et le Parti du renouveau de la Corée, ont décidé de boycotter les manifestations organisées par le gouvernement pour le 60eme anniversaire de la fondation de la République de Corée (du Sud). Ces trois partis on préféré célébrer le Jour de la Libération par un pélerinage sur la tombe de Kim Ku, un des dirigeants du mouvement pour l'indépendance de la Corée pendant la colonisation japonaise et

Une vague géante, sans précédent depuis les manifestations pour la démocratie en juin 1987 : la presse a multiplié les superlatifs pour décrire l'ampleur de la mobilisation contre la décision du président sud-coréen Lee Myung-bak de réouvrir le marché sud-coréen aux importations de boeuf américain. Le défilé aux chandelles a réuni des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Séoul (700.000 selon les organisateurs, 70.000 selon la police, 400.000 à 600.000 selon les médias), dans la soirée du mardi 10 juin 2008, alors que
La crise politique ouverte par la décision unilatérale de l'administration Lee Myung-bak de réouvrir le marché sud-coréen aux importations de boeuf américain, malgré les risques sanitaires liés à l'encéphalopathie spongiforme bovine, ont pris un tour institutionnel ce mardi 10 juin 2008 : le gouvernement dirigé par Han Seung-soo a remis sa démission au président sud-coréen Lee Myung-bak, dans l'espoir manifestement de désamorcer une crise qui a pris une
Le samedi 31 mai, la manifestation à Séoul, devant l'hôtel de ville, contre une décision personnelle du président Lee Myung-bak a rassemblé 38.000 participants selon les forces de l'ordre, soit quatre fois plus que les jours précédents. Ce rassemblement pacifique avait donné lieu à un encadrement exceptionnel par 11.000 policiers (ci-contre une manifestante à Gwacheon, le 29 mai 2008. Source : Hankyoreh Ilbo). Quelques jours plus tôt, 



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