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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 11:27

Du 18 au 24 octobre 2014, à l'issue des Jeux asiatiques, la ville sud-coréenne d'Incheon a accueilli la deuxième édition des Jeux para-asiatiques auxquels ont concouru 4.500 athlètes handicapés de 41 pays, dans 23 disciplines sportives. Parmi eux, 335 Sud-Coréens ont hissé leur pays à la deuxième place dans le tableau des médailles et 9 athlètes nord-coréens étaient également présents. Après la première participation de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) aux Jeux paralympiques à Londres en 2012, les personnes en situation de handicap prennent place dans les compétitions sportives internationales - ce qui est le signe d'une attention accrue des autorités nord-coréennes à la question du handicap, comme une délégation de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) avait d'ailleurs pu l'apprécier lors d'une visite au siège de la Fédération (nord-)coréenne des personnes handicapées puis d'une rencontre avec ses responsables, à  Pyongyang en août 2014. En attendant la venue prochaine en France de jeunes artistes handicapés nord-coréens, avec le soutien de l'AAFC, retour sur les résultats des Coréens aux Jeux para-asiatiques d'Incheon.

La cérémonie de clôture des Jeux para-asiatiques d'Incheon, le 24 octobre 2014

La cérémonie de clôture des Jeux para-asiatiques d'Incheon, le 24 octobre 2014

Avec 72 médaille d'or, 62 médaille d'argent et 77 médailles de bronze, soit un total de 211 médailles, la République de Corée (Corée du Sud) a été un brillant deuxième des Jeux para-asiatiques d'Incheon, derrière la Chine (174 médailles d'or et un total de 317 médailles) et loin devant le Japon (38 médailles d'or et un total de 143 médailles).

Parmi les résultats significatifs, chez les femmes Jeon Min-jae a obtenu deux médailles d'or en course (100 mètres et 200 mètres). Cinq médailles d'or ont été raflées en badminton, six autres médailles d'or en cyclisme sur route (dont deux doublés :  Kim Yong-ki pour les hommes et Lee Do-yeon pour les femmes), sept médailles d'or aux boules, huit médailles d'or en tir (dont deux médailles à titre individuel par Jeon Young-Jun), dix médailles d'or en natation, onze médailles d'or en bowling, sept médailles d'or en tennis de table.

Alors que la République populaire démocratique de Corée participait pour la première fois aux Jeux para-asiatiques, et que le Comité paralympique n'a été créé qu'il y a deux ans au Nord de la péninsule, deux des neuf athlètes ayant participé à la compétition ont décroché une médaille de bronze : Sim Sunghyok (en course, sur 100 mètres), et un autre homme, Jon Juhyon, en tennis de table.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 08:44

C'est un époustouflant doublé qu'ont réalisé deux athlètes de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), Ri Se-gwang et Hong Un-jong en décrochant l'or l'un et l'autre en saut de cheval, le premier pour les hommes et la seconde pour les femmes, aux 45èmes championnats du monde de gymnastique artistique qui se sont déroulés à Nanning, en Chine, du 3 au 12 octobre 2014. Avec ses deux médailles d'or, la RPD de Corée a ainsi terminé troisième au tableau des médailles, derrière les Etats-Unis (4 médailles d'or) et la Chine (3 médailles d'or), devant le Japon (1 médaille d'or, 3 médailles d'argent et 2 médailles de bronze). La République de Corée (du Sud) a obtenu des résultats décevants en ne décrochant pas de médaille, en raison notamment des blessures qui ont malheureusement trop lourdement handicapé Yang Hak-seon, double champion du monde et champion olympique en 2012 en saut de cheval.

Pour Hong Un-jong, c'est un retour aux sommets après que la jeune athlète eut décroché l'or aux Jeux olympiques de Pékin en 2008 et terminé troisième aux championnats du monde de 2013. Avec 15.599 points, elle a devancé les Américaines Simone Biles (15.554 points), sacrée la veille au concours général, et Mykayla Skinner (15.366 points). L'AAFC salue d'autant plus le résultat de Hong Un-jong qu'une délégation de notre association l'avait rencontrée à Pyongyang lors d'une visite en RPDC en 2008.

Le résultat de Ri Se-gwang est particulièrement impressionnant : il a réussi les deux sauts qu'il a inventés — le Dragulescu piqué et un double saut arrière Tsukahara (full-twisting Tsukahara double back), considérés comme les sauts les plus difficiles de la finale avec une note de 6.4, malgré ses blessures... qui ont conduit son coach à le porter jusqu'au podium !

Avec 15.416 points, Ri Se-gwang a devancé pour le podium l'Ukrainien Igor Radivilov (15.333 points) et l'Américain Jacob Dalton (15.199 points). Il s'agit d'une consécration attendue pour le Coréen, âgé de 29 ans, qui avait été médaillé d'or aux Jeux asiatiques de Doha en 2006.

Ri Se-gwang, aux championnats du monde de Londres en 2009

Ri Se-gwang, aux championnats du monde de Londres en 2009

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 16:23

Du 19 septembre au 4 octobre 2014, la ville d'Incheon, en République de Corée (Corée du Sud), a accueilli les 17èmes Jeux asiatiques d'été. Les athlètes de l'ensemble de la Corée, Nord comme Sud, ont obtenu des résultats tout à fait remarquables. Avec 79 médailles d'or et un total de 234 médailles, la Corée du Sud s'est classée une nouvelle fois seconde, juste après la Chine. Elle n'a fait mieux qu'à deux reprises, lorsqu'elle avait déjà accueilli les Jeux asiatiques d'été, en 1986 à Séoul (93 médailles d'or et un total de 224 médailles) et en 2002 à Pusan (96 médailles d'or et 260 médailles). Quant aux athlètes de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), avec 11 médailles d'or et 36 médailles au total, ils ont obtenu leur meilleur classement (7ème) depuis 1990, date à laquelle ils avaient terminé à la 4ème place (comme en 1978 et en 1982). Ces résultats sont d'autant plus appréciables que la montée en puissance d'autres nations asiatiques, au premier rang desquelles la Chine, sur la scène sportive internationale a laissé moins d'espace aux pays qui, comme la Corée, ont une plus longue tradition de participation aux compétitions internationales. Nous revenons sur quelques-uns des principaux résultats des sportifs coréens.

Le 20 septembre 2014, le Nord-Coréen Om Yun-chol a remporté la médaille d'or en haltérophilie dans la catégorie des moins de 56 kg et battu le record du monde en soulevant 298 kg (128 kg à l'arrachée et 170 kg à l'épaulé-jeté). Aux Jeux olympiques de Londres en 2012, Om Yun-chol avait déjà créé la sensation en décrochant l'or après avoir soulevé, à seulement 20 ans, 293 kg. Enroulé dans le drapeau de la RPD de Corée, le champion a fait un tour de piste sous les vivats de ses compatriotes sud-coréens.

Le 21 septembre, son compatriote Kim Un-guk a aussi remporté l'or, dans la catégorie des moins de 62 kg, en battant pas moins de trois records du monde : 154 kg à l'arraché, soit 1 kg de plus que le record établi en 2002 par le Chinois Shi Zhyong ; 328 kg au total (dont 174 kg à l'épaulé-jeté), soit 1 kg de mieux que le précédent record qu'il avait lui-même établi lors des Jeux olympiques de Londres en 2012. Enfin, lors de sa dernière tentative, Kim Un-guk a réalisé un épaulé-jeté à 178 kg, réhaussant le record du monde total de 4 kg, pour le porter à 332 kg.

La RPD de Corée a décroché deux autres médaille d'or en haltérophilie, avec Ri Jong-hwa chez les femmes dans la catégorie des moins de 58 kg et Kim Un-ju (moins de 75 kg), cette dernière ayant par ailleurs battu un record du monde à l'arraché.

Om Yun-chol (en haut) et Kim Un-guk (en bas).
Om Yun-chol (en haut) et Kim Un-guk (en bas).

Om Yun-chol (en haut) et Kim Un-guk (en bas).

A l'issue des épreuves du 20 septembre, la République de Corée a occupé provisoirement la première place au classement des médailles, grâce notamment aux résultats obtenus en escrime : l'or a été remporté par Lee Ra-jin au sabre et Jung Jin-sun à l'épée. Deux autres médailles d'or en escrime ont été remportées, le lendemain, par Jeon Hee-sook au fleuret chez les femmes et Gu Bon-gil au sabre individuel chez les hommes, et encore deux autres médailles d'or par équipe le 23 septembre (sabre, équipe féminine ; épée, équipe masculine). Le 21 septembre, un lycéen âgé de seulement 17 ans, Kim Cheong-yong, a créé l'exploit en décrochant la médaille d'or au pistolet à air comprimé 10 m avec un total de 201,2 points, après qu'il eut déjà remporté une première médaille d'or par équipe dans la même discipline.

Un autre Sud-Coréen âgé de seulement 13 ans, Park Sung-bin a obtenu l'or en voile optimist.

Les athlètes sud-coréens ont obtenu cinq médailles d'or en judo, dont l'une par équipe chez les hommes ; la judoka Jeong Gyeong-mi a défendu avec succès le titre qu'elle avait remporté aux Jeux d'Asie de 2010 en battant en finale la Nord-Coréenne Sol Kyong dans la catégorie des moins de 78 kg.

Kim Cheong-yong

Kim Cheong-yong

Le 25 septembre, les Sud-Coréennes Seok Ji-hyun, Choi Bo-min, Kim Yun-hee et Youn So-jung ont établi un record du monde à l’épreuve d’arc à poulies par équipe, en obtenant 238 points sur un maximum de 240 lors des quarts de finale où elles ont été opposées aux Laotiennes. Elles ont remporté la finale, le 27 septembre, contre les Taïwanaises, avec un score de 229 points (226 points pour leurs rivales). Le même jour, Choi Bo-min a remporté la médaille d'or dans l'épreuve individuelle, avec 144 points contre 143 points pour sa compatriote Seok Ji-hyun.

Choi Bo-min

Choi Bo-min

En sports d'équipe, la Corée du Sud a conservé son titre en baseball après une finale serrée face à Taïwan (6 à 3). L'équipe féminine a décroché l'or face au Japon en handball, sur le score de 29 à 19, le 1er octobre. Le même jour, les Sud-Coréennes ont battu les Chinoises, tenantes du titre, en hockey sur glace. L’équipe féminine de basketball sud-coréenne a battu la Chine en finale (70-64) le 2 octobre. Ce même 2 octobre, c'est aussi la Chine qu'ont vaincu les volleyeuses sud-coréennes pour décrocher l'or.

En football, le 2 octobre, les Sud-Coréens ont dû attendre la 119ème minute du match pour l'emporter finalement d'un petit but, marqué par Rim Chang-woo, sur les Nord-Coréens. La performance des deux équipes coréennes, finalistes, est de bon augure pour l'avenir, après des résultats décevants des guerriers Taeguk au mondial brésilien.

Le 3 octobre, les basketteurs sud-coréens ont battu les Iraniens en finale (79-77).

Le but de Rim Chang-woo a offert l'or à la Corée du Sud en football, face à la Corée du Nord.

Le but de Rim Chang-woo a offert l'or à la Corée du Sud en football, face à la Corée du Nord.

Côté nord-coréen, on relèvera notamment qu'en tennis de table Kim Hyok-bong et Kim Jong, qui avaient décroché le titre de champions du monde à Paris en double mixte, ont tenu leur rang en obtenant la médaille d'or à Incheon.

En football féminin, le 1er octobre les Nord-Coréennes ont vaincu les Japonaises en finale sur le score de 3 à 1 : après des buts de Kim Un-mi et Ra Un-sim (12ème et 52ème minutes), les Japonaises ont réduit l'écart en marquant à la 55ème minute, avant un troisième but coréen de Ho Un-byol à la 87ème minute.

En boxe, en lutte et au tir au pistolet, tant les Sud-Coréens que les Nord-Coréens ont décroché l'or.

Ho Un-byol (à l'extrême-gauche) et Ra Un-sim, après leur victoire sur les Sud-Coréennes en demi-finale le 29 septembre.

Ho Un-byol (à l'extrême-gauche) et Ra Un-sim, après leur victoire sur les Sud-Coréennes en demi-finale le 29 septembre.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 22:59

Le 11 septembre 2014, les premiers athlètes, entraîneurs et autres accompagnants de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) sont arrivés en République de Corée (Corée du Sud) pour les Jeux asiatiques d'Incheon, qui se dérouleront du 19 septembre au 4 octobre prochains - par un vol direct qui, exceptionnellement, reliait les aéroports de Pyongyang et Incheon. Si les deux gouvernements coréens se rejettent mutuellement la responsabilité de l'absence de supporters nord-coréens, comme la RPDC l'avait initialement proposé, l'importante participation de la RPD de Corée aux Jeux asiatiques constitue en soi un événement chargé de symbole et d'émotion - alors que les Coréens, frères séparés depuis plus de 60 ans par une division qu'ils n'ont pas voulue, sont toujours dans l'incapacité de communiquer par quelque moyen que ce soit (courrier, téléphone, mél) avec leurs proches restés de l'autre côté du 38ème parallèle.

Au total, ce sont 150 athlètes nord-coréens qui participeront aux Jeux d'Incheon, dans 14 des 36 disciplines, et auxquels s'ajouteront 123 officiels et arbitres. Parmi eux, des champions olympiques et champions du monde sont des gloires dans l'ensemble de la péninsule coréenne :

 

- l'haltérophile Om Yun-chol, médaille d'or aux Jeux olympiques de Londres en 2012, et champion du monde 2013 des moins de 56 kg, détient le record mondial de l'épaule jeté avec 169 kg ;

- Kim Un-guk, autre médaillé d'or en haltérophilie des Jeux de Londres (dans la catégorie des moins de 62 kg) ;

- les joueurs de tennis de table Kim Hyok-bong et Kim Jong, champions du monde en double mixte à Paris en mai 2013 ;

- la judoka Sol Hyong, championne du monde 2013 des moins de 78 kg...

 

Ri Se-gwang, premier aux Jeux asiatiques de Doha en 2006, sera confronté à Yang Hak-seon, médaillé d'or en saut de cheval aux Jeux de Londres.

L'haltérophile Om Yun-chol, médaillé d'or aux Jeux olympiques de Londres

L'haltérophile Om Yun-chol, médaillé d'or aux Jeux olympiques de Londres

Parmi les premiers Nord-Coréens arrivés le 11 septembre figurent les membres des deux équipes nationales de football, masculine et féminine.

Le ministre des sports de la RPD de Corée Kim Young-hun serait le plus important officiel nord-coréen présent aux Jeux d'Incheon.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:11

L'ancien lutteur japonais Kanji "Antonio" Inoki (qui a choisi le surnom Antonio en hommage à Antonino Rocca), aujourd'hui sénateur (membre de l'Association pour la restauration du Japon, droite nationaliste), est un interlocuteur bien connu des Nord-Coréens, s'étant rendu en République populaire démocratique de Corée à vingt-neuf reprises depuis 1974. Plaidant pour une amélioration des relations bilatérales, alors qu'un accord conclu fin mai ouvre des perspectives nouvelles de normalisation, Kanji Inoki est à l'origine d'un tournoi international qui réunit à Pyongyang, les 30 et 31 août 2014, des lutteurs originaires de Corée, du Japon, des Etats-Unis, de France, du Brésil et de la Chine. Comme l'explique Inoki, il s'agit de créer un environnement favorable à la paix et à l'essor des relations bilatérales nippo-nord-coréennes. L'ancien catcheur n'en est pas à son coup d'essai, tant en ce qui concerne la RPDC (en 1995, il avait été à l'origine d'un festival sportif et culturel pour la paix, qui avait réuni des lutteurs américains et japonais en Corée du Nord) que dans le reste du monde : par la diplomatie du sport, il avait obtenu en 1990, lors d'un tournoi en Irak, la libération de 41 otages japonais retenus pendant la guerre du Golfe.

Kanji Inoki, à droite, avec Kim Yong-il, secrétaire du Parti du travail de Corée en charge des relations internationales, à Pyongyang en janvier 2014

Kanji Inoki, à droite, avec Kim Yong-il, secrétaire du Parti du travail de Corée en charge des relations internationales, à Pyongyang en janvier 2014

Bob Sapp aux prises avec un adolescent nord-coréen

Bob Sapp aux prises avec un adolescent nord-coréen

Le 28 août 2014, une conférence de presse a été organisée à l'hôtel Koryo, à Pyongyang, pour présenter le tournoi international de lutte de Pyongyang (Pyongyang International Pro-Westling Contest) organisé dans la capitale nord-coréenne les 30 et 31 août. Ont participé à la conférence de presse les deux co-présidents du tournoi, l'ancien lutteur Kanji Inoki, en qualité de directeur de l'Association japonaise de la communauté sportive pour la paix, et Jang Ung, président du Comité international des jeux d'arts martiaux - et par ailleurs président de la Fédération internationale de Taekwon-Do, ainsi que des représentants des ambassades étrangères et de l'Association générale des résidents coréens au Japon (Chongryon).

Kanji Inoki a exprimé sa conviction que le sport et la culture sont un vecteur pour la paix mondiale, alors que des judokas et des lutteurs nord-coréens ont l'opportunité de se confronter à quelques-uns des plus grands noms mondiaux.

Parmi les 21 vedettes étrangères qui participent au tournoi figurent notamment l'Américain Bob "The Beast" Sapp - l'ancienne star du ring, spécialiste des rôles de méchant, devenu également acteur - et les Français Jérôme Le Banner et Heddi Karaoui (Heddi French).

 

Avocat de l'amélioration des relations bilérales entre son pays et la RPD de Corée, Kanji Inoki a exprimé son souhait que le Premier ministre japonais Shinzo Abe visite la RPDC, alors que la rumeur a couru sur l'éventualité prochaine d'un tel déplacement.

L'ancien lutteur Kanji Inoki organise un tournoi à Pyongyang
L'ancien lutteur Kanji Inoki organise un tournoi à Pyongyang
L'ancien lutteur Kanji Inoki organise un tournoi à Pyongyang

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 02:00

Accompagné d'autres stars du basketball américain, Dennis Rodman est arrivé en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) le 7 janvier 2013, en vue d'un match avec l'équipe sénior de la RPDC disputé le 8 janvier 2013, marquant l'anniversaire du Maréchal Kim Jong-un.

dennis-rodman corée-du-nord 8-janvier-2013 Kim-Jong-Un

Conférence de presse à Pyongyang, le 7 janvier 2014. De gauche à droite, derrière Dennis Rodman : Cliff Robinson, Jerry Dupree, Charles D. Smith, ?, Vin Baker, Andre "silk" Poole et Doug Christie (photo : AP)

Le sport n'aide-t-il pas à rapprocher les peuples ? C'est le sens de la diplomatie du sport, développée dans le domaine du ping-pong - entre les Etats-Unis et la Chine - dans les années 1970. Il se décline aujourd'hui dans la diplomatie du basket-ball qu'entend conduire l'ancienne star de la National Basketball Association (NBA) Dennis Rodman, à l'occasion de son quatrième séjour en l'espace d'un an en RPD de Corée. Dennis Rodman s'est lié d'amitié avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, une même passion du basket ayant rapproché les deux hommes.  

A l'occasion de l'anniversaire du Maréchal Kim Jong-un, le 8 janvier 2013, des anciens joueurs de la NBA conduits par Dennis Rodman à Pyongyang doivent rencontrer l'équipe senior de la RPD de Corée. Darren Prince, l'agent de Rodman depuis dix ans, avait déclaré à CNN le dimanche précédent que figuraient parmi les joueurs américains Kenny Anderson, Cliff Robinson, Vin Baker, Craig Hodges, Doug Christie et Smith.

Dennis Rodman prépare les joueurs coréens à affronter les meilleures équipes du monde, en vue des prochaines compétitions internationales, alors que des terrains et des panneaux de basket sont désormais visibles un peu partout en Corée du Nord, témoignant de l'engouement nouveau pour ce sport. Cet intérêt est aussi un signe de l'évolution qu'entend imprimer le numéro un de la RPDC dans les domaines culturel et sportif, après l'inauguration en ce début d'année de la nouvelle station de ski de Masikryong (est de la Corée), ce cours nouveau témoignant d'une ouverture accrue sur le reste du monde et de la priorité accordée à la jeunesse.

Alors que le gouvernement américain a tenu à souligner qu'il n'était en aucune façon représenté par Dennis Rodman, ce dernier a souligné l'aspect avant tout sportif de son déplacement, en exprimant son souhait qu'il aide à jeter des ponts entre des pays de cultures et de sociétés différentes. Il a rappelé que la NBA avait notamment accueilli les équipes chinoise et iranienne.

Dennis Rodman a déclaré à la presse à Pékin être "seulement un athlète, un individu qui veut aller là-bas et jouer quelque chose pour le monde".  


Sources : AAFC, Le Quotidien du Peuple.

 

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 22:28

Kim-Jong_Kim-Hyok-bong_champions-du-monde_-tennis-de-table.jpgLe 18 mai 2013, à l'occasion des 52èmes championnats du monde de tennis de table qui se tiennent du 13 au 20 mai à Paris-Bercy,  les joueurs de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) Kim Hyok-bong et Kim Jong (photo à gauche, source AFP) ont remporté la médaille d'or du double mixte, à l'issue d'une finale (4-2) qui les opposait à leurs compatriotes du Sud Lee Sang-su et Park Young-sook. Il s'agit du premier titre décerné à l'occasion de ces championnats du monde.

 

Après leur victoire plus tôt face à leurs adversaires chinois, les Coréens de la RPDC Kim Hyok-bong et Kim Jong, jusqu'alors outsiders, étaient devenus des prétendants sérieux au titre de champions du monde de double mixte. Leur victoire en demi-finale après avoir surmonté un retard de trois sets relevait déjà de l'exploit. A l'issue d'une finale 100 % coréenne qui les a opposés aux Sud-Coréens Lee Sang-su et Park Young-sook, ils ont décroché la première médaille d'or pour la RPDC en ping pong depuis le double sacre comme championne du monde de Pak Yung-sun, en 1975 et en 1977.

 

En finale, après avoir remporté les trois premiers jeux (11-6, 11-8 et 11-3), Kim Hyok-bong et Kim Jong ont vu le retour de Lee Sang-su et Park Young-sook (6-11 et 8-11), avant d'emporter la quatrième manche (11-7) et la victoire finale sur le score de 4 jeux à 2.

 

Classé au 45ème rang mondial avant la rencontre, Kim Hyok-bong, qui réalise des progrès continus depuis son passage comme professionnel, a déclaré qu'il s'agissait d'un "résultat tout à fait inattendu". Il a dédié sa victoire au dirigeant Kim Jong-un de la RPD de Corée.

 

Lors des Jeux olympiques de Londres en 2012, Kim Hyok-bong, né le 28 octobre 1985, avait atteint le quatrième tour, après avoir battu Joo Se-hyuk au troisième tour. Née le 19 avril 1989, Kim Jong avait également participé aux Jeux de Londres.

 

kim-hyok-bong_kim-jong_coupe.jpg

 

Conformément aux règles du fair play sportif, les joueurs ont échangé des poignées de main chaleureuses avant et après le match et Park Do-cheon, vice-président de la Fédération sud-coréenne de tennis de table, a félicité les nouveaux champions du monde - même si le jeune Lee Sang-su, âgé de seulement 22 ans et promis à une belle carrière, reconnaissait sa déception. Le comportement sportif des joueurs coréens des deux parties de la péninsule a été salué par Adham Sharara, président de la Fédération Internationale de Tennis de Table (acronyme anglais : ITTF), qui a rappelé que la Coupe de la paix, en novembre 2011 à Doha, avait déjà réuni ensemble des joueurs du Nord et du Sud de la Corée.

 

Le tennis de table occupe une place particulière dans le rapprochement intercoréen sur le plan sportif : en 1991, alors que les deux équipes coréennes n'avaient pas réussi à remporter le titre de champion du monde en concourant séparément, en étant défaites par les Chinoises qui étaient en route pour un neuvième titre consécutif, ce résultat avait été obtenu par les Sud-Coréennes Hong Cha-ok et Hyun Jung-hwa et les Nord-Coréennes Yu Son-bok et Ri Bun-hui. Le 18 mai 2013, l'absence des Chinois était d'ailleurs l'un des autres faits marquants de la finale du double mixte au stade de Bercy.

 

Sources : AAFC, AFP (dont photo en haut d'article), L'Equipe (dont photo en bas d'article), Ouest France, site www.le-pongiste.com.

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 23:01

Dans le cadre des championnats du monde 2013 de hockey sur glace féminin, outre le championnat des huit meilleures équipes de la division élite remporté cette année par les Américaines, quatre divisions inférieures (I-A, I-B, II-A et II-B), chacune forte de six équipes, disputent la compétition, chacune dans une ville différente. Les six équipes de la division I-B se retrouvaient à la patinoire L'Iceberg à Strasbourg, du 7 au 14 avril 2013 : parmi elles, la France a gagné son ticket pour 2015 en division I-A en terminant première de son groupe, tandis que les joueuses de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont créé la surprise en terminant troisièmes, alors qu'elles venaient d'être promues dans la division I-B. Des résultats riches d'espoirs et de promesses pour les Coréennes, dont l'équipe avait traversé en 2011 de graves difficultés financières ayant entraîné sa rélégation. Plus bas dans la hiérarchie mondiale, au sein de la division II-B, les Sud-Coréennes ont par ailleurs terminé premières, ce qui a conduit à leur promotion en division II-A en 2014.

 

Dans les sports collectifs féminins, les Nord-Coréennes ne cessent de progresser, comme en ont témoigné les très prometteurs résultats enregistrés par l'équipe nationale de hockey sur glace lors des matches de la division I-B des championnats du monde 2013, joués du 7 au 14 avril à la patinoire L'Iceberg, à Strasbourg.

 

L'équipe nationale féminine de hockey sur glace de la RPD de Corée a été créée en 1999. Les débuts aux championnats de monde s'avérèrent prometteurs - les Coréennes concourant en division I, où elles finirent 4ème et 6ème en 2001 et en 2003 (soit respectivement des classements à la 12ème et à la 14ème places mondiales). Le 3 février 2003, un match joué à Amori, au Japon, contre la Corée du Sud, se solda par la plus large victoire de l'équipe de RPDC (10-1). Puis les Nord-Coréennes furent réléguées en division II, avant de devoir annoncer leur retrait - comme l'équipe masculine - pour des raisons financières en 2011. Puis commença la renaissance d'une équipe nationale alors forte de 515 licenciées, première de la division II-A en 2012, ce qui lui permit d'être promue en division I-B pour les championnats de cette année en Alsace.

 

Ice-20Hockey-20Strasbourg-20France-20North-20Korea-202013-2.jpgSur la Patinoire L'Iceberg, à Strasbourg, les Coréennes (photo à gauche, source) avaient face à elles des adversaires redoutables : en Asie, la Chine et le Kazakhstan (cette dernière anciennement en division I-A), et en Europe, la France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

 

Avec Thae Ki-chol pour les entraîner et Oh Chol-ok comme capitaine, les joueuses du Pays du matin calme ont commencé par s'incliner face aux Kazakhes sur le score de 6-2, le 7 avril, avant d'être confrontées le lendemain aux Françaises qui l'emportèrent (5-0). Mais les Coréennes firent preuve d'opiniâtreté en battant les Britanniques le 10 avril (3-2 après prolongation), à l'issue d'un match haletant : vaincues en première période (0-1), les joueuses asiatiques obtinrent ensuite le nul (1-1) avant de remporter les deux dernières périodes (1-0). Le surlendemain 12 avril, c'est aux Chinoises, dominées pendant chacune des trois périodes (0-2, 0-1 et 1-2), de subir la correction nord-coréenne (5-1 pour la RPDC). Enfin, le dernier match, le 14 avril, vit les Coréennes s'incliner vaillamment sur un tir de fusillade face aux Néerlandaises (3-2) : victoire coréenne en première période (1-0), nette défaite ensuite (0-2), victoire en troisième période (1-0) puis défaite finale en dernière période (0-1).

 

Au final, à Strasbourg la France a remporté l'épreuve sans coup férir par 5 victoires en 5 matches (15 points), devant les Pays-Bas (11 points), la Corée du Nord et la Chine (6 points chacune, mais un meilleur différentiel de buts pour les Coréennes), le Kazakhstan (5 points) et le Royaume-Uni (2 points, relégué). Au niveau mondial, les joueuses coréennes sont ainsi 17èmes.

 

Face à une rude concurrence, les Coréennes ont gagné en maturité et en assurance au fil des matches, parvenant à accrocher des Néerlandaises elles-mêmes proches d'une promotion. Cette performance montre la belle capacité de progression dont elles disposent pour l'avenir.

 

Principales sources : wikipédia (articles Championnat de monde de hockey sur glace féminin 2013 et Equipe féminine nationale nord-coréenne de hockey sur glace, article en anglais).

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 00:35

kim kum okEn remportant l'or au 14ème championnat d'Asie de Marathon, qui s'est tenu à Hong Kong le 24 février 2013, l'athlète Kim Kuk-ok de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a confirmé qu'elle était l'une des meilleures marathoniennes d'Asie de sa génération. L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) revient sur son parcours.

 

Avec un temps de 2 heures 32 minutes et 21 secondes, la marathonienne nord-coréenne Kim Kum-ok est restée assez loin de son record personnel, mais ce temps lui a suffi pour s'imposer au 14ème championnat d'Asie de Marathon, à Hong Kong le 24 février 2013. La compétition réunissait plus de 40 marathoniens originaires de toute l'Asie du Nord-Est, y compris de la Chine, de la Mongolie et du Japon.

Née le 9 décembre 1988, Kim Kum-ok, qui mesure 1,60 mètre pour 48 kg, s'est très tôt imposée comme l'une des meilleures marathoniennes de sa génération en Asie de l'Est. C'est en 2007 qu'elle a signé son meilleur temps personnel à un marathon (2:26:56), finissant deuxième au marathon de Pyongyang), et en 2009 à un semi-marathon (1:11:55) : elle a réalisé cette dernière performance aux Jeux d'Asie de l'Est à Bangkok, où elle a décroché la médaille d'or. Deux ans plus tôt, dans la même ville thaïlandaise, elle avait obtenu sa première médaille d'or, en semi-marathon, aux Universiades;

 

En RPD de Corée, l'une des nations les plus en pointe en Asie de l'Est dans la discipline du marathon, elle a été aux prises avec Jong Yong-ok pour le marathon de Pyongyang, qu'elle a remporté lors de sa quatrième participation à l'épreuve, en 2010, face à Jong, alors double vainqueur de l'épreuve, sur un temps de 2:27:34, proche de son record personnel.

 

Aux Jeux d'Asie à Guangzhou, en 2010, Kim Kum-ok a obtenu le bronze dans l'épreuve de marathon, avec un temps de 2:27:06.

 

Ses performances aux Jeux olympiques ont été en-deçà de ses records personnels. Elle a toutefois atteint une honorable 12ème place aux Jeux de Pékin en 2008 (2:30:01). En 2012, à Londres, Kim Kum-ok s'est classée  49ème (2:33:30).

 

Sources : Rodong Sinmun (article du 26 février 2013), wikipédia. Photo zimbio.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:54

Dans un pays où le sport est érigé en mode de vie (trait par ailleurs à la fois caractéristique des démocraties populaires et des pays asiatiques), on ne s’étonnera pas que de très importants moyens soient mis en place pour animer un tissu sportif dense et connecté au reste du monde. Si l’Association d'amitié franco-coréenne relate souvent les performances des footballeurs nord et sud-coréens (voir le cas tout à fait particulier de Jong Tae-se, doté de la triple nationalité japonaise, nord et sud-coréenne), les articles traitant de basketball se font plus rares. L’arrivée à Pyongyang, le 26 février 2013, d’une délégation américaine de la très prestigieuse National Basketball Association (NBA) vient rappeler que le basketball a aussi droit aux honneurs en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

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Dennis Rodman à son arrivée à l'aéroport de Pyongyang le 26 février 2013 (photo : KCNA)

Immense star du basketball américain, Dennis Rodman est au moins autant connu pour sa personnalité extravertie que pour son jeu si caractéristique. En effet, celui qui est considéré comme un enfant terrible de la NBA arbore un look de bad boy (cheveux teints, nombreux piercing faciaux) ne manquera certainement pas de faire forte impression dans les rues de Pyongyang où il a atterri le 26 février 2013 à la tête d’une délégation de treize entraineurs et joueurs pour une visite d’une semaine. Au programme de cette visite, plusieurs rencontres sportives évidemment mais aussi des entretiens avec des officiels nord-coréens intéressés par les politiques du sport. Si le détail de ces rencontres ne peut évidemment être connu à l’heure actuelle, il y a fort à parier que le géant du basketball nord-coréen Ri Myung-hun (il demeure encore actuellement le plus grand joueur du monde avec ses 2,35m) en fasse partie. Ironie de l’histoire, Ri Myung-hun, né en 1967, avait été interdit de jeu dans la ligue NBA à cause de l’embargo commercial américain sur la RPDC. Cette rencontre est peut être l’occasion pour les deux géants de finalement se croiser sur un parquet.

Evidemment, cette rencontre n’est pas dénuée d’un certain sens de la diplomatie au lendemain de fortes tensions dans la péninsule et dans toute la zone Asie-Pacifique. En effet, le sport est très souvent un canal de diplomatie parallèle (« paradiplomatie ») pour les Etats-Unis qui, comme la France, n’ont toujours pas établi de relations diplomatiques complètes avec la Corée du Nord. Outre les multiples échanges sportifs, on peut aussi mentionner, pour l’anecdote, le fameux cadeau fait par la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright : lors de la venue à Pyongyang de cette dernière, en octobre 2000, elle avait offert au Dirigeant Kim Jong-il un ballon de basket dédicacé par Michael Jordan, qui trône aujourd’hui à l'Exposition de l’amitié internationale en RPDC.

Si l’Association d'amitié franco-coréenne se réjouit d’une telle initiative, elle demeure consciente que des manifestations de ce genre ne sauraient remplacer l’instauration de relations diplomatiques normales. En effet, l’ouverture d’un dialogue diplomatique « classique » semble être le meilleur moyen pour aborder des négociations qui désamorceraient les tensions dans la péninsule.


Sources : KCNA, Associated Press

 

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Un terrain de basketball à Pyongyang (photo : AAFC, octobre 2010)

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