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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 00:01

Le 23 décembre 2009, le ministère de la Justice de la République de Corée (Corée du Sud) a annoncé lors d'une conférence de presse qu'il allait déposer un projet de loi devant le Parlement pour autoriser la plurinationalité, en vue de son adoption d'ici la fin de l'année. Cette réforme constituerait une petite révolution dans le droit de la nationalité en Corée du Sud.

Si le président de la République française Nicolas Sarkozy a lancé un débat sur l'identité nationale, le thème de la nationalité ne fait pas moins débat en Corée du Sud. Dans un pays attaché à une conception de la nationalité fondée sur le droit du sang, où l'intégration des travailleurs étrangers fait débat, la possibilité prochaine de bénéficier d'une double, ou plus exactement d'une pluri-nationalité, marque un changement de cap notable. L'annonce en a été faite ce mercredi 23 décembre par le ministère de la Justice de Corée du Sud, lors d'une conférence de presse. Un projet de loi doit être déposé prochainement devant le Parlement, en vue d'une adoption d'ici la fin de l'année.

Les détenteurs de passeports étrangers seraient autorisés à détenir une pluri-nationalité, à condition toutefois de ne pas exercer leurs droits comme étrangers, en particulier les exonérations fiscales et les possibilités d'admission dans les écoles internationales, lorsqu'ils résident en Corée du Sud.

Cette mesure bénéficierait aux étrangers ayant un conjoint coréen, aux personnes disposant de compétences particulières, et aux
Coréens adoptés par des couples étrangers revenus en Corée du Sud (ci-dessous, cours de coréen à des étranger. Source : korea.net). En revanche, les personnes nées à l'étranger de mères coréennes, et qui ne sont ainsi pas soumis aux obligations du service militaire, seraient exclus du dispositif envisagé. Ce sujet est particulièrement sensible en Corée, mais pourrait poser de délicats problèmes d'interprétation s'il s'agit d'apprécier la volonté intentionnelle ou non des mères coréennes de donner naissance à des enfants en dehors de la péninsule, en vue qu'ils n'aient pas à accomplir leur service militaire.

lessons-for-foreigners.jpg

Comme l'a reconnu Cha Gyu-guen, représentant du ministère de la Justice au service de la nationalité et des réfugiés, il s'agit d'abord d'éviter l'exode des cerveaux et d'attirer des talents étrangers, et non - semble-t-il - d'accorder la nationalité aux travailleurs étrangers, originaires notamment des Philippines et du sous-continent indien, qui vivent en Corée du Sud.

Aujourd'hui, les citoyens sud-coréens ayant acquis une autre nationalité par la naissance ou après avoir émigré doivent choisir une seule nationalité avant leur 22ème anniversaire.

Près de 2.000 Français vivent en Corée du Sud, parmi lesquels ceux établis dans le pays et/ou ayant un conjoint coréen seraient susceptibles d'acquérir la double nationalité. 

Source : Yonhap 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 08:44

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) semblait jusqu'à présent épargnée par la pandémie de grippe A/H1N1 ("grippe porcine"). Tel n'est plus le cas : le 8 décembre 2009, l'agence officielle KCNA de la RPDC a annoncé les neuf premiers cas d'infection. Selon le ministère sud-coréen de la Réunification, le gouvernement nord-coréen aurait accepté la proposition sud-coréenne de recevoir des doses de vaccin Tamiflu.

509px-H1N1_influenza_virus.jpgLe mardi 8 décembre 2009, l'agence officielle nord-coréenne KCNA, citant des sources du ministère de la Santé, a annoncé les neuf premiers cas d'infection par le virus de la grippe A/H1N1 (mais aucun décès à cette date, contrairement à ce qu'affirme l'ONG sud-coréenne Good Friends). Ces neuf cas ont été relevés à Pyongyang et à Sinuiju, à la frontière sino-coréenne.

KCNA a indiqué la mise en place d'un dispositif de quarantaine pour prévenir la propagation de la maladie. Par ailleurs, selon le ministère sud-coréen de la Réunification, la RPDC aurait accepté la proposition du gouvernement sud-coréen de recevoir des doses de vaccin Tamiflu.

Alors que le
premier décès dû à la grippe A/H1N1 en Corée du Sud a été annoncé le 15 août 2009, où le premier cas avéré a été confirmé le 2 mai dernier, la propagation de l'épidémie en Corée du Nord proviendrait du Sud de la péninsule, via le complexe industriel intercoréen de Kaesong, selon une radio nord-coréenne citée par un média sud-coréen. Toujours selon cette source, une directive aurait été donnée pour avancer les vacances scolaires d'hiver au 4 décembre, deux à trois semaines plus tôt que d'ordinaire, dans un objectif de prévention de la maladie.

Face aux catastrophes qui se produisent dans la péninsule, que celles-ci aient lieu au Nord ou au Sud (comme ce fut le cas en 1984, de très graves inondations en Corée du Sud ayant alors conduit la Corée du Nord à apporter une aide humanitaire aux populations sud-coréennes), il est d'usage que se mette en place une solidarité intercoréenne. L'actuelle proposition d'aide sud-coréenne face à la grippe A/H1N1 et son acceptation par le Nord s'inscrit dans cette tradition. 

Sources :
CCTV, Channelnewsasia, Gulf Times (citant KCNA)

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 22:00

Récemment, plusieurs médias occidentaux se sont émus que les matchs de la Coupe du monde  de football 2010 puissent ne pas faire l'objet d'une retransmission systématique à la télévision nord-coréenne, malgré la qualification de l'équipe nord-coréenne, en n'hésitant pas à parler de "censure". En fait, alors qu'une majorité d'Occidentaux peine à localiser les pays étrangers sur une carte du monde (près d'un jeune Américain sur deux ne sait pas situer l'Inde), les Nord-Coréens en contact avec des Occidentaux - et pas seulement les diplomates - montrent une bonne connaissance de l'actualité internationale, et d'abord (sinon, principalement) de l'actualité politique. Cette situation n'est pas un hasard : elle est le résultat d'une éducation qui met l'accent sur la géographie mondiale, ainsi que d'une couverture de l'actualité internationale à certains égards plus exhaustive que chez nous, où les nouvelles politiques et économiques occupent la place habituellement réservée dans les médias occidentaux aux stars dites "people" et au sport.

On ne trouve pas trace, dans les médias de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), des nombreux articles de la presse française et internationale sur la vie privée et la famille de Nicolas Sarkozy. En revanche, les journaux et les radios traitent non seulement de sujets de fond, comme la crise économique internationale actuelle, mais aussi de questions plus spécifiques.

Cette différence de points de vue n'est pas immédiatement perceptible dans les médias nord-coréens proposant des versions en langues étrangères - comme l'anglais et le français - tels que 
KCNA ou le site Naenara. En effet, ces médias privilégient l'information sur la RPD de Corée dans leurs versions en langues étrangères, destinées d'abord à un public étranger.

En revanche, les journaux - comme par exemple Le Quotien du travail (Rodong Sinmun), journal du Parti du travail de Corée - et les radios en coréen abordent plus longuement l'actualité internationale que ne le font les médias occidentaux et sud-coréens, ainsi que l'a par exemple constaté à la lecture du Rodong Sinmun un travailleur sud-coréen venu travailler au Nord, M. Oh Yeong-jin, dans son témoignage publié sous forme de bande dessinée (manhwa), édité en France par Flblb, Le visiteur du Sud :

"Parmi les articles qui traitent des relations diplomatiques, il y a une différence de point de vue considérable avec la presse sud-coréenne. On peut trouver des articles sur des pays qui ont des relations diplomatiques avec la Corée du Nord. C'est le cas par exemple de Cuba, de la Lossia (La Russie. Le nom de ce pays s'orthographie différemment au Sud et au Nord), du Kirghizistan, du Portugal, qui ont peu de relations avec la Corée du Sud."
(citation extraite du tome 1, p. 201)

Et M. Oh de déclarer, surpris : "Quoi... rien sur le sport ou les stars ?"

L'actualité internationale occupe plus d'un tiers des colonnes du Rodong Sinmun, les premières pages étant traditionnellement consacrées à la RPDC et aux activités de ses dirigeants.

En émettant une réserve (importante) quant à l'appréciation de M. Oh - la plupart des pays du monde entretenant aujourd'hui des relations diplomatiques avec la RPDC, le critère de relations privilégiées avec le Nord ou le Sud de la Corée ne nous semble pas pertinent - nous confirmons ses observations : comparé à la France, à la Corée du Sud ou aux Etats-Unis, les informations sur la politique et l'économie internationale sont nettement plus développées dans les médias nord-coréens, et la différence est encore plus nette pour les pays proches politiquement de la RPD de Corée, comme Cuba.

Au demeurant, les médias dits d'information ne sont pas les seules sources d'accès à l'actualité internationale : retransmise sur une chaîne de télévision ou de radio nord-coréenne, une rencontre internationale de football donne lieu, par exemple, à des développements sur les pays étrangers concernés et leur organisation politique, économique et sociale, ce qu'on a peine à imaginer dans les commentaires télévisés d'un match de football en France.

Cet intérêt pour l'actualité économique et politique internationale provient aussi d'un système éducatif qui met l'accent sur la géographie mondiale, suivant une approche pédagogique classique qui a longtemps été aussi celle des pays occidentaux, mais de manière plus exhaustive : les programmes scolaires et universitaires comportent une connaissance approfondie des pays étrangers, de leur histoire, de leur géographie et de leur culture. Par exemple, la Révolution française et la Commune de Paris sont mieux connues par les étudiants nord-coréens que par leurs homologues britanniques ou allemands. 

Si le mode de traitement de l'information diffère nettement en Corée du Nord et dans les pays occidentaux, la plus grande place accordée à l'actualité internationale en RPDC traduit une conception des rapports internationaux qui puise aux sources de l'internationalisme et de l'anti-impérialisme.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 20:17

A l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a émis un bloc philatélique, au lendemain de la visite du Premier ministre chinois Wen Jiabao en RPDC, du 4 au 6 octobre 2009.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a émis un nouveau bloc philatélique marquant le 60ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, a annoncé samedi l'agence officielle KCNA.

Les mots "60ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine" sont inscrits en coréen et en chinois sur le bloc philatélique, où figurent le drapeau national et les emblèmes de la Chine.

Les timbres du bloc montrent une peinture à l'huile du Président Hu Jintao, le stade national chinois et le Centre national des arts du spectacle.

 

Timbre60ansRPC

Cette année a commémoré le 60ème anniversaire des relations entre la Chine et la RPDC ainsi que "l'Année de l'amitié entre la Chine et la RPDC". Le bloc philatélique est l'un des événements marquant l'année de l'amitié.

Source : dépêche de l'agence
Xinhua traduite de l'anglais.

Autres articles sur la philalélie coréenne :
-
Planète timbre 2008 : à la découverte de la philatélie coréenne
- La Corée du Nord au salon du timbre de Paris 2008

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 11:21

Le samedi 15 août 2009, le ministère de la santé sud-coréen a annoncé le premier décès dû à la grippe A (H1N1) dans le pays, témoignant de la progression de la pandémie dans la partie sud de la péninsule, où 2.032 cas ont été recensés.

Trois mois et demi après le premier cas avéré de grippe A (H1N1) en Corée du Sud (ci-contre, image microscopique du virus), le ministère sud-coréen de la santé a annoncé, ce samedi 15 août 2009, le premier décès dû à la maladie : la victime est un homme de 56 ans, atteint d'une pneumonie aiguë et de septicémie, après avoir été infecté par le virus lors d'un voyage en Thaïlande.

Parmi les 2.032 cas de grippe A (H1N1) recensés en Corée du Sud, la plupart des patients ont guéri.

Le Japon vient également d'annoncer le premier décès lié à la maladie, dans la préfecture d'Okinawa, alors que 5.000 cas ont été confirmés dans l'archipel nippon.

Source principale :
AP.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 10:25

Le ginseng (Panax ginseng C.A. Meyer), dont le plus réputé est cultivé en Corée, est une plante dont la racine est renommée pour ses qualités pharmaceutiques. L'Association d'amitié franco-coréenne a interrogé Benjamin Lointier, de la société ginseng-rouge, pour mieux en connaître les propriétés et son utilisation par l'homme.

Bonjour Mr Lointier. Vous êtes administrateur du site
www.ginseng-rouge.fr. Pouvez-vous d'abord nous dire quelques mots de cette plante d'Asie du Nord-Est, et surtout de sa racine, cultivée plus particulièrement en Corée ?

Depuis des temps immémoriaux, les Médecines  Traditionnelles Orientales préconisent une extraordinaire racine pour traiter de nombreuses affections et assurer de santé et  vitalité. Cette racine est celle d’une plante rare portant le nom de Ginseng.

Le ginseng est une plante herbacée et vivace de la famille des « araliacées ». On la trouve dans les vallées montagneuses  humides, aux confins de la Chine du Nord, de la Mandchourie et de la Corée.

C’est la racine du ginseng  qui est consommée, car elle concentre les principes actifs et bénéfiques de la plante. Ces principes actifs portent le nom de « ginsenosides ». Leur taux est d’autant plus important que la plante est âgée et proche de la variété sauvage.

En Europe, les bénéfices de Santé et Vitalité du ginseng ne furent connus que très tardivement à partir du XVIIIe siècle. Seul avant cette date, Marco Polo, dans son célèbre « Livre des Merveilles », fut  le premier à citer le ginseng utilisé en Chine à la cour de l’Empereur.

Ce fut seulement en 1843 qu’un savant botaniste allemand, Carl Anton Meyer donna au ginseng son nom latin dans la nomenclature de Linné : « Panax Ginseng C.A. Meyer ».

Pourquoi le ginseng rouge de Corée ? Car il existe aussi un ginseng blanc...

Il existe différentes qualités de Ginseng : des plus médiocres aux rarissimes ginseng sauvages. Le ginseng sauvage a pratiquement disparu de Chine et de Corée suite à une cueillette forcenée.

Les quelques et rares racines sauvages se négocient de gré à gré, tant en Chine qu’en Corée. Seuls des millionnaires peuvent acquérir le vénéré « san-man » coréen dont le prix peut monter jusqu’à 450 000 dollars la racine  !

Le meilleur compromis entre prix et efficacité est la variété « semi-sauvage ». Son mode de culture est biologique et totalement respectueux de l’environnement. Ainsi la variété semi-sauvage du ginseng préserve l’essentiel des qualités du ginseng sauvage contrairement à certains ginsengs cultivés à force d’engrais chimiques.

Le ginseng est disponible sous forme de ginseng blanc ou de ginseng rouge mais ce dernier rouge est plus apprécié que le premier. Il y a 3 raisons à cela alors que le ginseng rouge est un ginseng blanc ayant subi un traitement spécial de fumaison.

1) En effet, il faut savoir que le ginseng blanc, même séché, est sujet à l’attaque de  maladies parasitaires qui peuvent complètement le dénaturer.

2) Par contre, du fait de son passage obligé en étuve, avant la fumaison traditionnelle, le ginseng rouge est inaltérable !

3) En plus, pour ce traitement en Ginseng rouge, ce sont les plus belles et les plus anciennes racines de ginseng qui sont sélectionnées.

Il faut savoir que le mode de présentation traditionnel du ginseng rouge est :

- soit tranché en fines lamelles pour préparation d’infusions. Il faut savoir que sous cette forme le ginseng nécessite de longues heures de préparation.

- soit sous forme d’Extrait Concentré directement Bio-assimilable. Cette forme présente l’avantage d’être au moins 2 fois plus dosée en ginsenosides que le meilleur des ginsengs en infusion.

Parlez-nous des vertus thérapeutiques du ginseng. Pour notre part, au cours de son voyage en Corée de septembre 2008, la délégation de l'AAFC a eu la chance de visiter l'Académie de médecine koryote, à Pyongyang, qui utilise le ginseng dans le traitement des patients.
 

Le Panax ginseng est un exceptionnel  remède  préconisé pour aider à combattre  de nombreuses affections. Le mot panax en latin signifie remède universel. De là, le mot français « panacée » qui peut caractériser le ginseng.

Ainsi le ginseng est surtout réputé comme remède naturel pour aider à soigner les affections liées à l’âge : pertes de  mémoire et états séniles, baisse de la sexualité chez l’homme et la femme, troubles de la ménopause, virilité défaillante et troubles de l’érection chez l’homme âgé.

Depuis de nombreux scientifiques, japonais, américains, russes, chinois et coréens, ont cherché avec des moyens modernes à élucider les extraordinaires secrets de Santé, de Longévité et de Vitalité du ginseng.

Ils ont mené de nombreuses études cliniques sur le ginseng. Il a ainsi été démontré que le ginseng est un tonique général et un tonique du métabolisme.

Mais c’est en même temps un sédatif hypoglycémiant agissant sur le péricarde, sans aucun effet secondaire, un reminéralisant et un produit à forte action sur le cervelet.

Plusieurs effets bénéfiques du ginseng ont été avérés :

- Son premier effet est de lutter efficacement contre le froid, et les environnements hostiles et agressifs générateurs de fatigue et de stress.

- Il agit aussi positivement sur la circulation sanguine en diminuant la tension et le taux de triglycérides et le cholestérol.

-  
Il influe sur l’anémie en favorisant la production des globules rouges.

-  
Il opère une action hypoglycémiante, protectrice du foie.

- Il stimule les hormones sexuelles chez les sujets âgés.

- C’est un régulateur des troubles de la ménopause.

-  
Il règle les problèmes d’érection de l’homme vieillissant.

- Il excite positivement le cortex cérébral et combat les troubles et les problèmes de mémoire survenant avec l’âge et le temps.

Comment en êtes vous arrivé à vous intéresser au ginseng ?

Les effets des  principes actifs du ginseng ont rendu cette racine célèbre dans le monde entier, ce qui a  évidemment entrainé une demande très importante.

Il en résulte aujourd’hui une production beaucoup plus importante avec les inconvénients que cela comporte notamment une culture intensive qui a pour conséquence de dénaturer les bénéfices naturels du de la racine de ginseng.

On trouve donc aujourd'hui des produits de qualité très insuffisante à bas prix à côté d'excellents produits qui sont minoritaires sur le marché.

Devant ce constat, nous voulons aider à la réflexion nécessaire, en apportant les connaissances indispensables pour être à même de reconnaître un produit  à base de racine de ginseng de qualité et réellement bénéfique pour la santé.

Vous revendez des extraits de ginseng en France. Pouvez-vous nous dire quelques mots de votre société ?

Notre souhait est de promouvoir les solutions de santé écologiques que nous ont léguées les Médecines Traditionnelles et Alternatives. C’est le cas du ginseng.

On sait que génération après génération les hommes  ont observé la nature pour bénéficier des remèdes que leur environnement immédiat leur procurait.

Or la nature, de par son évolution, a produit des millions de molécules différentes. Même si seule une faible proportion de ces millions de molécules naturelles a des effets bénéfiques de santé, cela représente quand même pour l’homme des centaines de traitements actifs différents.

Nous voulons aussi accentuer l’intérêt croissant pour les médecines douces et naturelles en mettant en valeur les traitements de santé traditionnels des peuples du monde entier.

C’est en même temps l’occasion de soutenir  équitablement ces peuples  en leur permettant la diffusion mondiale du produit de leurs cueillettes et de leurs cultures, respectueuses de l’environnement.

En résumé, notre action a pour but de sauvegarder et de promouvoir la biodiversité thérapeutique, plus particulièrement en matière de remèdes alternatifs et naturels, tout en offrant des perspectives d’avenir durable aux populations des régions les moins favorisées de notre planète.

Merci, Benjamin Lointier.

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 10:16

Les droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) sont l'un des sujets donnant lieu aux positions les plus tranchées sur la Corée du Nord. Pour l'immense majorité des médias occidentaux, la cause serait entendue : la situation des droits de l'homme en Corée du Nord serait l'une des pires au monde, comme en attesterait la présence de dizaines de milliers de Nord-Coréens en Chine. Pour leur part, les autorités nord-coréennes, nonobstant la garantie de droits sociaux (éducation et santé gratuites, taux d'alphabétisation de 99 %), soulignent l'instrumentalisation, selon elles, des droits de l'homme comme un instrument politique utilisé par ses advsersaires à des fins de déstabilisation. Sans prétendre épuiser l'ensemble des débats sur ce sujet, nous reproduisons ci-après quelques observations d'un universitaire néo-zélandais, Tim Beal, qui a effectué de nombreux voyages tant au Nord qu'au Sud de la péninsule.

Dans les relations internationales, la question des droits de l'homme n'est jamais soulevée de manière fortuite : comme le rappelle Tim Beal, "elle a été utilisée, après l'événement, pour justifier l'invasion de l'Irak quand la ligne des armes de destruction massive n'était plus soutenable, mais elle s'est avérée avoir été utilisée de manière frauduleuse. Par exemple, Tony Blair a dû admettre que sa déclaration que "400.000 corps avaient été retrouvés" n'était pas vraie, et que seulement 5.000 corps avaient été sortis de terre. (...) Saddam Hussein pouvait être responsable des 5.000 corps, mais Tony Blair était responsable du mensonge".

S'agissant de la Corée du Nord, Tim Beal souligne d'abord que les pressions économiques, politiques et militaires ont contribué aux privations subies par la RPDC - soumise au plus vieil embargo au monde, et toujours formellement en état de guerre depuis 1953 - pour observer que "les Etats-Unis plus qu'aucun autre acteur peuvent entraîner une amélioration de la situation. Néanmoins, il y a un danger sérieux que les vraies préoccupations de l'opinion sur les droits de l'homme, et plus particulièrement sur les réfugiés, soient utilisées par ceux au pouvoir à Washington pour faire pression pour un "changement de régime" et conduise à une dégradation de la situation, tant au Nord qu'au Sud, et peut-être à la dévastation de la péninsule".

Exemples précis à l'appui, le professeur Tim Beal montre que la situation des droits de l'homme en Corée du Nord est moins sûre et plus compliquée qu'on ne le pense généralement, en appelant à prendre en compte les motivations des pays étrangers lorsqu'ils dénoncent Pyongyang sur ce terrain, en examinant avec attention la fiabilité des sources utilisées.

S'agissant de la peine de mort et des exécutions publiques, celle de Yu Tae-jun, un défecteur retourné en Corée du Nord chercher sa femme a fait l'objet d'articles de presse, notamment sur le site Asian Times online le 22 mars 2001, et à pas moins de dix reprises dans le journal conservateur sud-coréen Chosun Ilbo... avant que le mort ne ressuscite, en donnant des conférences de presse à la fois au Nord et au Sud de la péninsule - notamment au quotidien sud-coréen Korea Times le 15 février 2002. Revenu au Sud où il s'attendait à être traité en héros, Yu Tae-jun devait d'ailleurs être condamné par la justice sud-coréenne à six mois de prison pour avoir violé la loi de sécurité nationale en se rendant au Nord.

Sur la question des condamnations à mort, Tim Beal estime qu'il est probable que la Corée du Nord se situe dans le haut de ce classement macabre - à l'instar de pays comme Singapour (officiellement au premier rang mondial pour le nombre de condamnés à mort, compte tenu de sa population) et les Etats-Unis - mais appelle à la plus grande prudence sur les statistiques circulant ici ou là, la Corée du Nord ne publiant aucune donnée. Il note d'ailleurs que l'ONG Amnesty International ne s'aventure pas à donner un chiffre précis des condamnations à mort en Corée du Nord.

Une analyse sereine doit dépassionner la question des droits de l'homme en Corée du Nord, en partant d'analyses factuelles et de comparaisons internationales crédibles : à cet égard, les prisons nord-coréennes appelées camps en Occident sont des zones de relégation, pas seulement pour une personne mais pour toute sa famille, recouvrant toute une gamme de situations. Tim Beal observe que le chiffre couramment avancé de 150.000 à 200.000 personnes donne un taux d'emprisonnement, rapporté à la population, comparable à celui des Etats-Unis. S'agissant des camps les plus durs, il fait sienne l'observation de l'universitaire australien Gavan MacCormack, spécialiste de la Corée du Nord : alors qu'un prisonnier d'opinion au Sud, Suh Sung, a décrit les duretés de son emprisonnement dans Unbroken Spirits : Nineteen Years in South Korea's Gulag dans des termes très semblables à ceux utilisés par Kang Chol-hwan dans les Aquariums de Pyongyang pour décrire sa vie dans un camp au Nord, pourquoi ne pas avoir confronté ces deux témoignages ? Il est d'ailleurs intéressant de noter que les Aquariums de Pyongyang sont devenus un des best-sellers des livres sur la Corée du Nord en France, quand le témoignage de Suh Sung, pourtant contemporain de celui de Kang Chol-hwan, est largement ignoré dans notre pays.

Un deuxième exemple donné par Tim Beal concerne les expérimentations chimiques sur les prisonniers en Corée du Nord, qui a fait l'objet d'un reportage d'Olenka Frenkiel diffusé sur la BBC le 1er février 2004, intitulé Access to Evil. Ont été utilisés le témoignage de Kwon Hyok, ancien chef de sécurité d'un camp de prisonniers (le "camp 22") ayant fait défection en Chine, et une documentation (la "lettre de transfert") autorisant les expérimentations humaines, remise à un militant des droits de l'homme, Kim Sang-hun. Mais les services secrets sud-coréens reconnurent ce témoignage majeur comme un faux, tandis que Kwon Hyok avait pris du galon dans un article d'Anthony Barnett publié dans the Observer, en devenant un attaché militaire de la RPD de Corée à Pékin... C'est dans ce contexte que la Coalition des citoyens pour les droits de l'homme des enlevés et des réfugiés nord-coréens tint une conférence de presse, le 12 février 2004, pour donner une nouvelle provenance de la lettre de transfert : Kang Byong-sop, ingénieur d'une usine de vinalon suspectée par les Etats-Unis de fabriquer des armes chimiques. Pourtant, le même Kang Byong-sop donnait une conférence de presse à Pyongyang, le 31 mars 2004, où il révélait que son fils, Kang Song-hak, qui avait fait défection au Sud sept ans plus tôt, lui avait demandé de soutenir l'hypothèse d'expérimentations humaines dans le complexe de vinalon du 8 Février, où il travaillait, ces documents pouvant lui assurer une forte somme d'argent des organisations sud-coréennes de défense des droits de l'homme.

La situation des droits de l'homme en Corée du Nord est-elle un sujet pour lequel aucune étude sérieuse n'est possible ? Non, comme l'observe Tim Beal, mais à condition de procéder à un travail d'enquête minutieux qui doit également inclure les droits économiques et sociaux, reconnus comme des droits humains à part entière par les Nations-Unies. A cet égard, les difficultés alimentaires des Nord-Coréens constituent une priorité, donnant lieu à une analyse détaillée par le professeur Tim Beal non seulement de l'aide alimentaire, mais aussi de la production agricole et des programmes de coopération menés dans les domaines bilatéral et multilatéral.

Source : Tim Beal, "The Human Rights Record : Complexities, Causes, Solutions", in Tim Beal, North Korea. The Struggle against American Power, Pluto Press, Londres, 2005.

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:41

Le 11 juillet est la Journée mondiale de la population organisée par le Fonds des Nations-Unies pour la Population, consacrée cette année à l'éducation des filles (cf. affiches ci-dessous). Dans ce cadre, l'Office national des statistiques de la République de Corée (du Sud) a remis aux organismes compétents des Nations-Unies ses prévisions démographiques à l'horizon 2050. En l'absence de redressement du taux de natalité, la Corée du Sud devrait voir sa population diminuer de plus de 6 millions de personnes d'ici 2050, tandis que l'âge médian de la population atteindrait 56,7 ans.

Les perspectives démographique de la Corée du Sud sont sombres : les effets conjugués d'un indice synthétique de fécondité parmi les plus bas au monde (1,19 enfant par femme, ne permettant pas le renouvellement des générations) et d'un allongement de l'espérance de vie confrontent le pays à la double perspective du vieillissement et de la dépopulation.

Les perspectives à l'horizon 2050, publiées le 10 juillet 2009 par l'Office national sud-coréen des statistiques à la veille de la Journée de la population mondiale, donnent un état des lieux précis des risques auxquels est confrontée la Corée du Sud, en l'absence de changement dans les comportements démographiques et sociaux :

- la population totale du pays commencerait à diminuer à partir de 2018, pour atteindre en 2050 42,34 millions d'habitants, soit une baisse de 6,41 millions de personnes par rapport au 1er juillet 2009 ; la part de la Corée du Sud dans la population mondiale tomberait de 0,71 % à 0,46 % ;

- la part des personnes âgées de plus de 65 ans (soit 10 % actuellement) s'élèverait à 40 % en 2050, tandis que la proportion des personnes de plus de 80 ans augmenterait de 1,9 % à 14,5 % ;

- l'âge médian de la population atteindrait 56,7 ans en 2050 : en d'autres termes, plus de la moitié des Sud-Coréens seraient âgés de plus de 56,7 ans à cette date.

La baisse envisagée de la population entre 2009 et 2050 (- 13,2 %) serait la quatrième plus importante parmi les pays industrialisés de l'OCDE, après le Japon (- 20,1 %), la Pologne (- 15,9 %) et l'Allemagne (-14,2 %).

Une économie comportant une part aussi importante de personnes âgées est difficilement soutenable, sauf à sacrifier encore davantage un système de retraites déjà parmi les moins généreux de ceux des Etats membres de l'OCDE.

L'exemple de la France (aujourd'hui un des pays les plus dynamiques démographiquement de l'Union européenne, après avoir été l'un de ceux om la natalité était la plus faible) montre toutefois qu'il n'est pas de situation irréversible, à condition que le gouvernement sud-coréen s'engage dans une politique nataliste de soutien aux familles, tout en réformant un des systèmes éducatifs les plus coûteux et les plus inégalitaires au monde. Un autre levier consisterait à lever le tabou de l'intégration des étrangers, en leur garantissant de nouveaux droits sociaux et politiques. Enfin, la réunification de la Corée apporterait également une réponse au problème démographique, alors que la population coréenne au Nord de la péninsule est plus jeune et plus dynamique :

- en
Corée du Nord, en 2009, l'indice synthétique de fécondité (ISF) s'élèverait à 1,96 enfant par femme ; l'âge médian de la population est de 33,5 ans ; la part des moins de 15 ans s'élève à 21,3 % de la population totale (plus de 65 ans : 9,4 %) ; le taux de croissance annuel de la population est estimé à 0,42 % ;

- en
Corée du Sud, en 2009, l'ISF est estimé à 1,21 enfant par femme ; l'âge médian de la population est de 37,3 ans ; la part des moins de 15 ans s'élève à 16,8 % de la population totale (plus de 65 ans : 10,8 %) ; le taux de croissance démographique annuel est estimé à 0,27 %.

Sources : AAFC,
Dong-a Ilbo, CIA - The World Fact Book

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 23:42

La consommation de kimchi, plat traditionnel coréen à base de piments et de légumes fermentés (le plus souvent du chou chinois), prémunirait-elle contre la grippe aviaire ? Si les preuves scientifiques sont loin d'être établies, des chercheurs de l'Université Nationale de Séoul ont obtenu des résultats favorables sur un échantillon de poulets atteints de la maladie...

Le kimchi, symbole par excellence de la cuisine coréenne, était déjà réputé pour, dit-on, prévenir l'apparition du cancer du côlon... puis l'épidémie de grippe aviaire a relancé le débat sur ses vertus thérapeutiques supposées. Il y a six ans, sa consommation avait déjà augmenté, non seulement en Corée mais aussi dans d'autres pays d'Asie, pour se prémunir de la maladie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), contre laquelle prémunirait le kimchi. 

Si les preuves scientifiques d'une corrélation entre la consommation de kimchi et la prévention de la grippe aviaire restent à établir, des chercheurs de l'Université Nationale de Séoul ont observé que 11 poulets (sur un échantillon de 13 oiseaux), nourris par un extrait à base de kimchi, avaient commencé à guérir de la maladie à l'issue d'un délai d'une semaine... sans toutefois pouvoir établir de manière claire le lien entre ce mode d'alimentation et l'amélioration de l'état de santé des poulets.

Selon le professeur Kang Sa-ouk, "nous avons découvert que les poulets guérissaient de la grippe aviaire, de la maladie de Newcastle et de la bronchite. Le taux de mortalité des oiseaux avait diminué, ils étaient plus vifs et leur selle devenait normale".

Bien que les qualités médicales du kimchi semblent plus relever d'une croyance populaire que du domaine scientifique, ces heureux résultats ne peuvent que contribuer à développer davantage le marché du kimchi, et à faire encore mieux connaître ce mets traditionnel du pays du Matin calme.

Source : David Chazan, BBCNews.

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 10:14

Le premier cas avéré de grippe nord-américaine (dite "grippe porcine") en Corée du Sud a été confirmé le samedi 2 mai 2009, indiquant que le continent asiatique est touché à son tour.

Un homme de 51 ans de retour du Mexique, hospitalisé depuis le 30 avril, est le premier cas avéré de la grippe nord-américaine (dite "grippe porcine") en Corée du Sud. L'information a été donnée samedi 2 mai 2009 par le Centre coréen de prévention et de contrôle des maladies. Les autorités gouvernementales ont réagi en annulant des vols vers le Mexique et en imposant des restrictions de visa à destination de ce pays.

Dans la nuit du 1er au 2 mai, un autre cas avait été relevé à Hong Kong, sur un Mexicain de 25 ans en voyage dans la ville chinoise, indiquant que le continent asiatique est touché à son tour par l'épidémie. Une réunion des pays membres de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (acronyme anglais : ASEAN) est prévue la semaine prochaine pour coordonner les interventions des pouvoirs publics dans cette partie du monde.

Alors que les premières réactions du gouvernement sud-coréen ont indiqué que le pays n'était pas prêt à faire face à une épidémie à grande échelle, l'annonce de l'achat de médicaments Tamiflu à l'étranger ignore le fait que la demande internationale dépasse largement l'offre disponible. S'il a été avancé les chiffres alarmistes de 20 % à 40 % de la population sud-coréenne potentiellement affectée, à la date présente, l'épidémie n'avait toutefois pas atteint, à l'échelle internationale, un seuil d'alerte qui confirmerait une telle catastrophe.

Sources : German Press Agency, sur le site
www.monsterandcritics.com, Chosun Ilbo.

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