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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 22:05

En mai, l'AAFC annonçait la construction d'un aquarium géant comme l'une des pièces maîtresses du futur parc d'attraction de l'îlot Rungra à Pyongyang. L'agence KCNA de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a rendu compte de l'inauguration du parc d'attraction le mercredi 25 juillet 2012, en présence notamment du Maréchal Kim Jong-un et de son épouse Ri Sol-ju, ainsi que des ambassadeurs étrangers et des représentants des organisations internationales en RPDC.

 

C'est l'un des plus grands parcs d'attraction de la Corée du Nord, dont la réalisation avait été initiée par le dirigeant Kim Jong-il : situé sur l'îlot Rungra du fleuve Taedong, qui traverse Pyongyang, il comporte notamment un delphinarium, un bassin, une fête foraine, des terrains de sport et un mini-golf.

 

Le 25 juillet, le parc d'attraction de Rungra a été inauguré officiellement en présence du Maréchal Kim Jong-un et de son épouse Ri Sol-ju (photo ci-dessous). Dans ses visites de terrain conduites depuis janvier 2012, le Premier secrétaire du Parti du travail de Corée a montré une attention toute particulière pour les espaces de loisirs, qu'il a visités à plusieurs reprises, ainsi que pour l'éducation et la formation de la jeunesse. Il a souligné que le parc d'attraction de Rungna devait être aux plus hauts standards internationaux.

 

kim_jong_un_ri_sol_ju_4.jpg 

Des représentants au plus niveau du Parti, de l'Etat et de l'armée étaient également présents, ainsi que les chefs des missions diplomatiques et des organisations internationales avec leurs conjoints.

 

kim jong un chefs de mission 1

 

Le ruban a été coupé par Kim Yong-nam, Président du Praesidium de l'Assemblée populaire suprême, et le Premier ministre Choe Yong-rim.

 

Dans une cérémonie haute en couleurs retransmise à la télévision nord-coréenne, les participants ont notamment assisté à un spectacle de dauphins au delphinarium, et apprécié les matchs de volleyball et de basketball. Le Maréchal Kim Jong-un a ensuite discuté avec les représentants des ambassades étrangères en RPD de Corée, dans une atmosphère amicale, saluant chacun d'eux personnellement. Ce contact direct avec les personnalités étrangères en poste en RPDC ou en visite dans le pays renoue avec une pratique du Président Kim Il-sung.

 

kim jong un ri sol ju 2

 

kim jong un ri sol ju 5

 

delphinarium_pyongyang.jpg

 

kim_jong_un_rungna.jpg

 

L'agence KCNA de la RPD de Corée a souligné que c'est le devoir du Parti du travail de Corée d'offrir au peuple coréen, "qui a surmonté toutes les difficultés", de "vivre dans le luxe et le confort sous le socialisme".

 

Source : KCNA (dépêche du 25 juillet 2012).

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 23:33

Sommet_Mondial_des_Medias_Moscou_2012.jpgLe Sommet mondial des médias a été organisé du 5 au 7 juillet 2012 à Moscou, en présence de plus de 300 dirigeants de 213 médias, originaires de 102 pays. Les deux Corée étaient représentées à cet événement, auquel la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) participait pour la première fois.

 

Comme l'a déclaré à l'agence russe Itar Tass, le 6 juillet 2012, Yasen Zasursky, chef de la faculté de journalisme de l'Université d'Etat de Moscou, le Sommet mondial des médias est "un forum intéressant où s'expriment différents points de vue (...) De nouveaux pays, comme par exemple la Corée du Nord et l'Iran, sont invités au forum. Nous avons des sujets à débattre. Par exemple, les campagnes électorales se développent dans certains pays d'Asie de manière très intéressante".

 

Les observations de Yasen Zasursky prennent tout leur sens dans le contexte actuel de la péninsule coréenne. En Corée du Sud, à l'approche de l'élection présidentielle de décembre 2012, les mouvements sociaux se sont multipliés dans les médias pour défendre la liberté d'expression. Une des luttes les plus emblématiques est la très longue grève du groupe public MBC. Les journalistes de MBC exigent la démission du PDG Kim Jae-chol, nommé par le gouvernement conservateur à la tête d'une chaîne traditionnellement très attachée à son indépendance.

 

Par ailleurs, à Moscou le PDG de l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, Park Jung-chan, a retrouvé son homologue nord-coréen de l'agence KCNA, le directeur général Kim Pyong-ho. Cette première participation nord-coréenne traduit tant la qualité des relations bilatérales avec la Russie qu'une volonté d'ouverture des médias de la RPD de Corée. Ainsi, KCNA a ouvert en 2010 un nouveau site Internet comportant des photos, des vidéos et des rubriques thématiques, ainsi qu'un moteur de recherche interne. L'agence nord-coréenne envoie aussi davantage de correspondants couvrir des événements à l'étranger, comme le concert de l'Orchestre Unhasu à Paris en mars 2012.

 

Les sessions de travail du sommet ont porté sur le rôle des médias électroniques, les médias sociaux, les relations entre médias et business ainsi que l'éthique des journalistes. Trois sessions plénières ont été organisées le 6 juillet, sur les thèmes suivants : "Les défis de l'information au 21ème siècle et les médias mondiaux : le rôle des médias dans des contextes de confrontation et de révolution" ; "Médias et business : le modèle de survie des médias dans le contexte de crise économique. Le rôle de l'Etat et des entreprises" ; "L'information du futur : les principales tendances dans la transformation des médias traditionnels".

 

Sources : AAFC, NTN World News (citant l'agence Itar Tass), KCNA, Yonhap, et site du Sommet mondial des médias en Russie (dont photo).

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 22:18

code-de-flame_virus.jpgUne affaire de cyberattaque défraie la chronique : un virus espion très puissant, baptisé Flame, a affecté 400 ordinateurs de pays arabes, et notamment l'Iran. La puissance du virus a conduit nombre d'experts à envisager l'implication d'un ou plusieurs Etats et, compte tenu des cibles, à s'interroger sur une possible implication des Etats-Unis et d'Israël. Ce n'est pas la première fois qu'un Etat est accusé de cyberattaques : naguère, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), mise en cause par la Corée du Sud, a nié toute implication. Décryptage.

 

L'informatique est-il une arme de guerre ? Si l'on analyse l'histoire du virus baptisé "Flame", de forts soupçons pèsent sur les gouvernements des Etats-Unis et d'Israël vis-à-vis de l'Iran, alors que pour l'heure les deux puissances occidentales n'ont apporté ni confirmation, ni démenti.

 

Tout avait commencé en 2010 par un virus de conception inédite, alors baptisé "Stuxnet", qui avait infecté les ordinateurs contrôlant les centrifugeuses de l'usine d'enrichissement d'uranium iranienne de Natanz. Ensuite, en 2011, les Iraniens avaient trouvé dans leurs réseaux informatiques un nouveau virus espion ("Duqu"), destiné à voler des informations sensibles. Cette fois, le virus espion "Flame" apparu ce printemps est d'une complexité sans précédent, puisque dans sa version complète le code de Flame pèse 20 mégaoctets - vingt fois plus que Stuxnet.

 

Selon Yves Eudes du quotidien Le Monde, s'agissant de Flame, "en ce qui concerne les victimes, les enquêteurs ont identifié dans un premier temps plus de 400 ordinateurs infectés : environ 200 en Iran, une centaine en Palestine, une trentaine au Soudan et en Syrie, quelques-uns au Liban, en Arabie Saoudite, en Egypte... Au total, le nombre de victimes est estimé à un millier.

 

A ce stade, les sociétés de sécurité refusent de dire quels secteurs d'activité ont été visés dans chaque pays. Elles notent seulement que Flame recherchait particulièrement les fichiers Autocad (dessins industriels, plans d'architecte, schémas de machines, etc.). Elles affirment aussi que le virus a été trouvé sur des ordinateurs installés chez des particuliers - soit parce que leur vie privée intéressait les espions, soit parce qu'ils travaillaient sur des dossiers sensibles depuis leur domicile".

 

Vu la complexité du virus et ce qu'il espionnait, les Etats-Unis et Israël sont pointés du doigt. Naturellement, une cyberattaque n'est en principe pas revendiquée.

 

Cette affaire en rappelle d'autres. Ainsi, le gouvernement sud-coréen a accusé la Corée du Nord d'être derrière des attaques de sites gouvernementaux et d'institutions financières, en juillet 2009 et mars 2011, puis de banques en mai 2011 et enfin d'avions et de bateaux et d'un journal conservateur plus récemment. La RPD de Corée a démenti ces accusations comme des "fabrications".

 

Compte tenu de la propension des services secrets sud-coréens à monter des dossiers contre la Corée du Nord (comme dans l'affaire aujourd'hui de l'espion néo-zélandais, ou dans celle hier du Cheonan), les accusations sud-coréennes doivent être prises avec la plus grande prudence.

 

En tout cas, il serait naïf de croire que les services de renseignement - dont c'est le métier - se privent de la possibilité de s'introduire dans des systèmes informatiques d'Etats ou d'institutions publiques ou privées qu'ils jugent hostiles. Ces activités entretiennent le même rapport à la cyberattaque que le renseignement militaire avec les opérations dites d'intervention des services de renseignement. La cyberguerre impliquant les Etats fait maintenant partie du champ de ce qui est attendu, et il sera vain de chercher qui aura lancé la première attaque ,dans une escalade d'actions et de réactions - mais aussi de contre-informations et d'intoxications, tant accuser l'adversaire de cyberattaques permet de l'accabler de la réputation d'être un cyberterroriste, en réveillant notamment la Grande Peur du bug de l'an 2000.

 

Sources : AFP (reproduit sur le site theage.com), Le Monde (dont photo).

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 10:12

Dans leurs échanges avec les Coréens, les Occidentaux sont souvent embarrassés par ce qui leur apparaît comme des non-réponses de part de leurs interlocuteurs du pays du Matin calme. En réalité, les incompréhensions qui peuvent en découler proviennent de différences tant culturelles que linguistiques.

 

Dans ses contacts avec la Corée, pays fortement imprégné d'une tradition confucéenne qui accorde une grande importante au respect de l'âge et de l'autorité, les Occidentaux se heurtent souvent à des silences ou à des réponses comme "je ne sais pas" de leurs vis-à-vis coréens. Qu'ils ne s'y trompent pas : il s'agit de décliner poliment des invitations ou des propositions, dans des circonstances où répondre par la négative serait considéré - du point de vue coréen - comme une marque d'impolitesse. Et si l'Occidental insiste pour obtenir un engagement précis, c'est lui qui sera vu comme indélicat en mettant son interlocuteur dans l'embarras. Naturellement, des Coréens plus familiers des contacts avec l'Occident ne se formaliseront pas de cette méconnaissance de leurs usages, mais d'expérience même des Coréens ayant vécu plusieurs années à l'étranger se font difficilement à cet usage culturel occidental.

 

Cependant, la difficulté n'est pas seulement d'ordre culturel, mais aussi d'ordre linguistique. En français, par exemple, à une question interrogative négative comme "Tu n'aimes pas ce plat ?", les réponses sont "Non, je n'aime pas ce plat" et "Si [pour "oui"], j'aime ce plat". En coréen, l'affirmation ou la négation s'entend par rapport au fait d'être d'accord ou non, avec l'interlocuteur qui pose la question, d'où les réponses suivantes en coréen à notre question "Oui, tu as raison. Je n'aime pas ce plat" ce qui donne "Oui, je n'aime pas ce plat", et "Non, j'aime ce plat". Cette différence linguistique ne favorise évidemment pas la réponse d'un Coréen par "oui" ou "non" à la question d'un Occidental. Par contre, le "si" est souvent préféré par les Coréens dans les réponses aux questions fermées de type oui/non. Ainsi, aux questions "Tu aimes ce plat" et "Tu n'aimes pas ce plat", un Coréen tendra à répondre en français "Si, j'aime ce plat" - sans risque d'incompréhension, même si répondre "si" à une question interrogative positive sonne de manière étrange pour un francophone.

 

D'autres structures affirmatives-négatives, plus élaborées, sont aussi difficiles à saisir pour un Coréen, quelle que soit la langue utilisée. La double négation, comme dans la phrase "Je ne dis pas que je n'aime pas ce plat", expose à un risque élevé d'incompréhension ou de mauvaise traduction. De même, la négation de politesse (par exemple, "Ne serais-tu pas d'accord pour manger dans ce restaurant ?") n'a pas d'équivalent coréen. En revanche, le changement d'intonation pour une affirmation ou une question existe à la fois en français et en coréen.

 

En conclusion, dans leurs contacts de la vie quotidienne ou leurs relations professionnelles avec des Coréens, les Occidentaux ont intérêt à éviter les questions interrogatives négatives. Sinon, les Coréens pourront avoir le sentiment que vous leur parlez chinois.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 20:42

L'Exposition internationale de Yeosu, en Corée du Sud, s'ouvre le 12 mai 2012 dans la province du Jeolla du Sud, pour une durée de trois mois, sur le thème "Pour des côtes et des océans vivants" - comme le symbolisent les deux mascottes de l'exposition, deux planctons, à l'origine de toute vie maritime. Dans ce cadre, une des principales infrastructures de l'exposition est un aquarium géant - au moment où, de l'autre côté de la DMZ, s'achève la construction d'un autre aquarium de grandes dimensions, sur l'îlot Rungra, à Pyongyang. Cette coïncidence montre l'importance des questions environnementales attachées à la protection des océans dans l'ensemble de la péninsule coréenne, une des régions au monde les plus exposées aux catastrophes naturelles.

Couvrant une superficie de 16.500 m2, l'aquarium de Yeosu inauguré à l'occasion de l'Exposition internationale (12 mai - 12 août 2012) est le plus grand de ce type dans le pays. Le contrat de construction a été attribué à l'agence d'architecture Hanwha Engineering & Construction, et la structure du bâtiment a été dessinée par Gansam Architects & Partners - tandis que des éléments spécifiques propres à l'aquarium proviennent de Hanwha Hotels & Resorts, filiale du groupe Hanhwa.

yeosu aquarium
La partie centrale du bâtiment, d'une contenance de 3.150 tonnes, comporte un dôme et un tunnel acrylique sous-marins, ainsi qu'une large fenêtre. Les visiteurs pourront voir des spécimens de cachalot blanc, de phoque de Sibérie et de dragon de mer, afin de sensibiliser l'opinion à la protection de ces espèces.

 

 A Pyongyang, l'agence KCNA a rendu compte à plusieurs reprises, depuis octobre 2011, de la construction d'un espace de loisirs dans l'îlot Rungra, situé sur le fleuve Taedong. L'une des principales infrastructures est un aquarium pour les dauphins, dessinée par une architecte de l'Institut Paektusan.

 

ryungra_aquarium_pyongyang.jpg

S'étendant sur 5.980 m2 sur un terrain de 14.940 m2, l'aquarium de l'îlot Rungra comporte également un réservoir pour l'eau de mer, relié à la voie d'eau Nampo-Pyongyang, un système de filtre automatique de l'eau et des installations pour les dauphins. Le site comporte également un espace de recherche scientifique. 

Le Premier ministre Choe Yong-rim a visité le site de construction en décembre 2011, et le général Kim Jong-un en avril 2012.

 

Sources : KCNA (dont dépêches du 12 novembre 2011 et du 30 avril 2012), Turner Construction Company (dont photo).

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 20:50

Pour la première fois, des athlètes de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) participeront aux Jeux paralympiques, qui se dérouleront à Londres du 29 août au 9 septembre prochains. Alors que la RPD de Corée est devenue à titre provisoire, en mars dernier, un membre du Comité international paralympique. les médias nord-coréens ont récemment rendu compte à plusieurs reprises des mesures adoptées pour l'intégration des personnes handicapées.

 

Jeux_Paralympiques_Londres_2012_logo.JPGDans son édition du 9 mai 2012, le Chosun Sinbo, quotidien des Nord-Coréens du Japon, a indiqué que des athlètes de la RPD de Corée étaient partis s'entraîner à Pékin avec leurs homologues chinois, du 3 mai jusqu'au début du mois de juin. Cet entraînement s'inscrit dans le cadre de la première participation nord-coréenne aux Jeux paralympiques, qui se tiendront dans la capitale britannique du 29 août au 9 septembre prochains, deux semaines après la fin des Jeux olympiques.

 

La RPD de Corée est devenue membre, à titre provisoire, du Comité international paralympique, en mars dernier, ce qui constitue une condition pour participer aux Jeux paralympiques.

 

Les Nord-Coréens participeront aux compétitions, notamment, en tennis de table, natation et athlétisme.

 

Si les héros handicapés, comme les invalides de guerre, sont traditionnellement valorisés dans la société nord-coréenne, les médias nord-coréens ont rendu compte à plusieurs reprises, dans la période récente, des mesures adoptées pour l'intégration des personnes handicapées.

 

Le 2 mai 2012, un centre de formation pour les personnes handicapées a été inauguré à Pyongyang (photo ci-dessous), en présence de Kim Mun-chol, vice-président du Comité central de la Fédération coréenne pour la protection des personnes handicapées, et d'un membre de la mission à Pyongyang du programme de soutien de l'Union européenne.

 

inauguration_centre_formation_handicapes_Pyongyang_2012.jpg

 

En avril, une donation de matériel a été effectuée par une délégation de la Fédération chinoise des personnes handicapées, en visite en RPD de Corée, en faveur de ses homologues coréens.

 

A l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre 2011, M. Kim Mun-chol, vice-président du Comité central de la Fédération coréenne pour la protection des personnes handicapées, a souligné que des sanatoriums avaient été reconstruits ou réhabilités, les hôpitaux équipés d'appareils médicaux adaptés et les investissements accrus pour la fabrication de prothèses. Il a aussi présenté les actions entreprises pour l'intégration sociale et culturelle des personnes handicapées, en mentionnant l'organisation récente d'un tournoi de ping pong, au stade couvert de Pyongyang, auquel avaient participé 70 personnes handicapées et d'autres citoyens de la RPD de Corée.

 

Journee_internationale_des_personnes_handicapees_pyongyan.jpg

 

Sources : China Daily, KCNA (dépêches en date des 6 et 7 décembre 2011, 12 avril et 2 mai 2012), Straitstimes.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:14

Mains.jpgPour les Occidentaux, les difficultés potentielles d'intercompréhension avec les Coréens ne se heurtent pas seulement à des obstacles d'ordre linguistique. Les différences culturelles jouent également un rôle : par exemple, il est d'usage que, lors d'une réunion à plusieurs personnes, le plus âgé prenne la parole en premier et lance les sujets de conversation ; ainsi, si un étranger plus jeune tente de prendre l'ascendant lors d'une conversation avec des Coréens, son attitude sera considérée comme irrespectueuse par ses vis-à-vis coréens. Dans ce contexte, il est utile de connaître aussi quelques règles relatives au comportement gestuel en Corée : nous donnons ci-après une traduction de l'anglais d'un article paru le 10 mars 2012 dans l'édition en ligne du quotidien malais The Star, intitulé "Understanding the Korean body language".

 

Pointer du doigt avec son index est considéré comme impoli et les Coréens ne le feront jamais envers quelqu'un d'autre, même lors d'une dispute ; au contraire, ils désigneront le ciel.

Traditionnellement, les Coréens se frottent aussi les mains lorsqu'ils demandent pardon.

Il s'agissait de quelques exemples parmi ceux donnés par le professeur Cho Hyun-yong de l'Université Kyung Hee, qui était en ville la semaine dernière, lors d'une conférence sur le langage corporel des Coréens, donnée à l'occasion du carnaval [de Kuala Lumpur].

La langue coréenne a gagné en popularité grâce à la diffusion de la pop culture coréenne, connue sous le nom de vague Hallyu, et le sentiment de Cho est que, pour comprendre l'essence d'une langue, il faut en comprendre la culture.

"La langue incarne la pensée (la philosophie), la culture et le style de vie. La compétence n'est pas la chose la plus importante quand on apprend une langue. Il est plus important de comprendre la pensée et la culture", a-t-il déclaré lors d'une interview.

Vice-doyen de l'Institut d'éducation internationale et professeur associé de troisième cycle en coréen langue étrangère, il s'attache à montrer quels sont les différents langages corporels qu'utilisent les Coréens.

Auteur de plusieurs ouvrages sur le langage corporel des Coréens et sa signification, notamment  Korean's Body Language (Le langage corporel des Coréens), Choi Hyun-yong a voyagé dans plusieurs pays pour donner des conférences aux professeurs de coréen. La semaine précédente, il était à Hanoi, au Vietnam et il y a quatre semaines, il se trouvait à Hangzhou pour donner une autre conférence.

"Je leur apprends comment enseigner et ce qui est important pour le vocabulaire. Quand les Américains font claquer leurs doigts, les Coréens frappent leurs genoux pour signifier qu'ils ont trouvé une bonne idée. Certains enseignants en sont à l'apprentissage des méthodes d'enseignement. D'autres doivent encore atteindre un niveau professionnel, mais ils sont tous venus ici", nous a-t-il dit.

Cho a également ajouté que la cuillère et les baguettes sont représentatives de la Corée.

"Dans les pays occidentaux, on utilise les cuillères, les fourchettes et les couteaux, alors que d'autres pays asiatiques, comme la Chine et le Vietnam, se servent seulement des baguettes. Il n'y a que sur les tables de repas coréennes qu'on trouve à la fois des baguettes et des cuillères."

Il a également parlé des interprétations d'un même geste par des personnes de cultures différentes.

"Les signes et les langage du corps conduisent parfois à des malentendus", a-t-il mis en garde.

Un autre langage corporel unique, propre à la culture coréenne, est le croisement des petits doigts, pour signifier qu'on s'engage sur une promesse ou qu'on est amants. 

La prochaine fois que vous regarderez un film ou une série coréenne, prêtez attention à ces subtils langages corporels.

 

Source : "Understanding the Korean body language", The Star, 10 mars 2012 (traduction : AAFC) 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 00:10

Le 23 janvier 2012, les Coréens ont fêté le nouvel an lunaire, placé cette année sous le signe du dragon. A cette occasion, les Coréens ont l'habitude de manger un plat traditionnel, une soupe (guk) à laquelle sont ajoutés des tranches de gâteau de riz (tteok) et des morceaux de viande, formant un plat appelé tteokguk.

tteokguk_north_korea_KCNA.jpg
En Corée, comme en Chine ou au Vietnam, la plus importante fête pour célébrer la nouvelle année ne correspond pas au 1er janvier du calendrier grégorien, mais au nouvel an dans le calendrier lunaire (appelé seollal en Corée), qui correspond cette année au 23 janvier 2012 (le 3 février en 2011, le 10 février en 2013 et le 31 janvier en 2014).


A cette occasion, les Coréens ont l'habitude de manger une soupe composée de fines tranches de gâteau de riz, appelée tteokguk. Le gâteau de riz est cuit dans un bouillon de boeuf clarifié.


D'autres ingrédients sont ajoutés pour renforcer la valeur nutritive de ce plat très ancien, principalement de la viande marinée (notamment, faisan ou poulet), mais aussi de l'oeuf, des boulettes de légumes ou de viande (appelées mandu) et des algues.


L'usage de manger de la soupe de gâteau de riz lors du seollal renvoie à la croyance selon laquelle ceux qui mangent du tteokguk lors de nouvel lunaire auront la chance d'ajouter un an à leur espérance de vie.


Sources : KCNA (dépêche du 20 janvier 2012, dont photo), wikipédia
 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 19:45

Consommé principalement en hiver pour ses qualités énergétiques et nutritives, l'onban - dont le nom signifie littéralement "plat chaud" - est un mélange de riz et de soupe. Il s'agit d'une des spécialités de la Corée, et tout spécialement de Pyongyang, capitale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). L'AAFC présente l'un des mets traditionnels coréens, dont l'art culinaire comporte d'autres plats à base de mélange de riz, comme le bibimbap.

 

pyongyang_onban_1.jpgL'onban de Pyongyang est l'un des quatre principaux plats traditionnels de la capitale de la RPD de Corée, avec la soupe de nouilles froides (raengmyon), la soupe au muge et la galette de lentille verte.

 

Mélange de riz cuit dans une soupe de poulet, l'onban de Pyongyang est également composé de galette de lentille verte, de viande de poulet et de champignons. Pour sa préparation, il convient d'abord de mettre la viande de poulet et les champignons, puis de les couvrir de la galette de lentille verte assaisonnée, et enfin de mettre le piment rouge coupé en filaments et des fils d’œufs frits, avant de verser la soupe bouillante à la viande de poulet. Le temps de préparation est de 40 minutes et le temps de cuisson de 15 minutes.

 

Une variante utilise de la viande de boeuf, ou un mélange de boeuf et de poulet.

 

pyongyang_onban.jpgCe plat traditionnel, initialement réservé aux fêtes de mariage, s'est largement diffusé après 1945.

 

L'onban est l'une des spécialités des restaurants nord-coréens, dans la péninsule - notamment le restaurant onban de l'avenue Kumsong, à Pyongyang - et à l'étranger.

 

Sources : Naenara (dont photos), site Korean Food.

Vidéo montrant la préparation du onban de Pyongyang

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 19:49

Jeu vidéo de tir subjectif développé par Kaos Studio et mis en vente en mars 2011, Homefront désigne clairement l'ennemi à abattre pour ses millions d'utilisateurs : une Corée réunifiée sous la houlette de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), devenue une puissance agressive vis-à-vis des Etats-Unis. L'AAFC se joint à tous ceux qui appellent à l'interdiction du jeu (dont la vente a d'ores et déjà été prohibée en Corée du Sud), créant des sentiments de haine vis-à-vis des Coréens.

 

Homefront.jpgDans le monde manichéen des jeux vidéo, il y a les bons et les méchants. Il n'est d'ordinaire pas besoin de désigner qui occupe tel ou tel rôle, même si les gentils ressemblent à s'y méprendre aux GIs américains et les méchants à des brutes communistes ou islamistes (au choix). Homefront rompt avec cette habitude en désignant clairement les Coréens comme l'agresseur et l'ennemi à abattre, suivant un scénario écrit par John Milius, les "résistants" étant naturellement américains. Pis : la promotion du jeu nourrit un sentiment anti-(nord-)coréen d'autant plus répugnant quand on connaît les effets psychologiques de telles identifications sur les représentations individuelles et collectives. En effet, pour la promotion de son produit la société productrice Kaos Studio joue sciemment la carte de la propagande anticommuniste en ciblant la RPD de Corée, tout en reprenant une thèse de l'extrême-droite néoconservatrice qui assimile les partisans de la réunification de la Corée à des agents de Pyongyang.

 

 Une campagne de propagande qui n'est pas innocente, au mépris de toute vraisemblance historique ou géopolitique : avec un budget militaire plus de cent fois supérieur à celui de la RPDC, ce sont bien les Etats-Unis qui sont en mesure d'envahir d'autres puissances telles que la Corée du Nord, quand celle-ci n'a jamais engagé de conflit en dehors du territoire de la péninsule. La puissance militaire nucléaire est aujourd'hui du côté américain, seul utilisateur à ce jour de l'arme nucléaire à Hiroshima et Nagasaki en 1945, quand le gouvernement nord-coréen soutient que ses forces nucléaires sont strictement dissuasives ; pourtant, dans Homefront ce sont bien les Coréens qui irradient le Mississipi,  comme le général MacArthur avait envisagé pendant la Guerre de Corée de répandre du cobalt radio-actif le long de la frontière sino-coréenne pour empêcher une intervention chinoise. Enfin, dans l'ahurissant scénario du jeu, censé se dérouler en 2027, le Japon, qui a brutalement colonisé la Corée pendant quarante ans, passe soudain du statut d'oppresseur à celui de victime de l'impérialisme.

 

Les utilisateurs doivent ainsi tuer le maximum de méchants Coréens, devenus emblématiques du nouvel Empire du Mal. Dans un avant-goût du scénario de la guerre à venir ? 

 

Il semblerait que, initialement, les Chinois devaient jouer le rôle des méchants, mais que les studios Kaos auraient fait marche arrière par crainte des réactions du gouvernement chinois... ou de pertes financières significatives sur ce marché en plein essor du jeu vidéo ? Argument supplémentaire pour le choix de la Corée (du Nord), et pas de la Chine : l'interdépendance économique sino-américaine. Dit autrement, si Homefront n'est officiellement qu'une fiction où toute ressemblance avec la réalité ne serait bien évidemment que fortuite, les références implicites à la réalité géopolitique sont avouées par les concepteurs du jeu eux-mêmes, qui n'ignorent pas que des jeux vidéo tels que le leur ont d'autant plus d'efficacité qu'ils tendent à estomper la frontière entre la réalité et la fiction dans l'esprit des utilisateurs - et pas seulement pour les joueurs addictifs.

 

En Corée du Sud, le jeu a été interdit, cette réaction étant d'autant plus compréhensible que les sentiments de haine anti-nord-coréens que favorise le jeu tendent en fait à devenir une obsession anticoréenne tout court, puisque l'agresseur des Etats-Unis est une Corée réunifiée. Au Japon, toute référence à la Corée a été gommée, même superficiellement : il n'est plus question que d' "un certain pays au Nord" et d'un "leader au Nord".

 

north_korea_attacks_breaking_news.jpg


En Occident, à ce jour les seules réactions d'indignation sont venues d'internautes ayant visualisé une bannière publiée sur Youtube, se présentant comme un flash d'information annonçant une attaque nord-coréenne, et choqués après avoir cru à la réalité d'une agression. La publicité a été retirée, mais le pari de la médiatisation par le scandale était d'ores et déjà gagné. Dans Homefront, la manipulation est bien à tous les étages.

 

Sources : AAFC, wikipedia.

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  • : Association d'amitié franco-coréenne
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