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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 23:15

Héritière des expositions universelles qui ont ponctué les progrès des révolutions industrielles depuis le XIXème siècle, l'Exposition internationale de Shanghaï, du 1er mai au 31 octobre 2010, abrite les pavillons de la quasi-totalité des pays du monde. Le pavillon de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) représente une synthèse des cultures traditionnelle et moderne de la Corée.

 

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A l'exposition internationale de Shanghaï 2010, le pavillon de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) symbolise, sur le thème du Paradis du peuple, à la fois la culture traditionnelle de la Corée (comme les peintures murales des tombeaux de l'ère Koguryo, classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO), les thématiques modernes de Corée du Nord et l'élan industriel et technologique - marqué notamment par la place accordée aux nouvelles technologies de l'information et de la communication - en vue d'atteindre l'objectif de construire, en 2012, un pays puissant et prospère.

 

Bien en vue dans le pavillon, une réplique haute de 4,5 mètres du Monument aux idées du Juche se dessine sur une fresque photographique de la capitale Pyongyang. Un cours d'eau ruisselant représente le fleuve Taedong, dans un ensemble où la rocaille et la cave évoquent tant le romantisme européen que la vision idéaliste d'une société harmonieuse, accordant toute leur place aux superbes paysages coréens. Les dessins du drapeau national et de la statue de Cheollima - le cheval ailé de la légende qui parcourt 1.000 ri par jour - dominent également la scénographie.

 

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Source : site officiel de l'Expo 2010 Shanghai Chine. Photos AAFC

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 22:29

Organisées chaque année depuis 1959, les Olympiades internationales de mathématiques sont un championnat international de mathématiques organisé entre les élèves d'aujourd'hui plus de 100 pays à la fin de leurs études secondaires. Les performances brillantes des élèves coréens, tant du Sud que du Nord de la péninsule, témoignent de la qualité du système éducatif. Ces résultats sont également prometteurs pour la recherche scientifique en Corée.

 

math147094.jpgCompétition internationale de mathématiques organisée entre lycéens venant aujourd'hui de plus d'une centaine de pays, les Olympiades internationales de mathématiques reflètent l'excellence du système éducatif dans cette discipline.

 

Chaque pays envoie une équipe comprenant six candidats au maximum. Les participants doivent avoir moins de 20 ans et ne pas avoir commencé leurs études supérieures. Bien que l'épreuve soit individuelle, il existe un classement (non officiel) par équipes. Pendant deux jours, les participants doivent, au cours de deux séances de 4 heures et demie, résoudre deux séries de trois problèmes issus de la géométrie plane, de l'arithmétique, des inégalités ou de la combinatoire.

 

Dans une compétition dominée par la Chine (huit fois première des dix dernières éditions, sauf en 2007 et en 2003, où la première place est revenue respectivement à la Russie, souvent 2ème, et à la Bulgarie, les Etats-Unis s'étant classés aussi régulièrement parmi les six premiers), les élèves des deux Corée ont obtenu de très bons résultats, en progression sur le moyen et le long termes. Participant régulier depuis 1988, la République de Corée (du Sud), qui a accueilli la compétition en 2000 à Taejon, a accédé pour la première fois à un rang dans les 10 premiers en 1995, avant de se classer 3ème en 2006 et 2007, puis de terminer 4ème en 2008, 2009 et 2010. Les résultats de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) sont également très élevés : après deux participations en 1990 et 1992, la Corée du Nord concourt à nouveau régulièrement depuis 2007, terminant 8ème en 2007, 7ème en 2008 et 5ème en 2009. Par comparaison, les résultats des élèves français ont oscillé entre la 19ème et la 48ème place depuis 2000.

 

Les résultats des Olympiades internationales de mathématiques sont également riches d'espérance pour la recherche scientifique en Corée, alors que la Corée du Nord puis la Corée du Sud ont l'une puis l'autre commencé à se lancer dans la conquête spatiale.

 

Sources : wikipédia, résultats par pays sur le site officiel de la compétition 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 23:01

Le 12 mai 2010, le Rodong Sinmun, journal du Parti du Travail de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé que la RPD de Corée était parvenue à la fusion nucléaire, franchissant ainsi une nouvelle étape dans le développement de sa technologie nucléaire : tout en réaffirmant sa position de principe en faveur d'une dénucléarisation de la péninsule coréenne, elle poursuit son programme nucléaire militaire face à la menace américaine.

   

Dans le développement de sa technologie nucléaire, la République populaire démocratique de Corée a annoncé, le 12 mai 2010, avoir réussi une opération de fusion nucléaire : selon le quotidien nord-coréen Rodong Sinmun, "la fusion nucléaire est un événement marquant qui montre que la technologie de pointe de la Corée du Nord a fait un bond en avant."

 

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La fusion nucléaire (appelée également thermonucléaire, les réactions de fusion résultant d’une explosion thermonucléaire) est, avec la fission nucléaire, l’un des deux principaux types de réactions nucléaires appliquées. Alors que la fission génère de l'énergie par fissure de l'atome, les atomes sont fusionnés dans les opérations de fusion nucléaire. Ils créent  ainsi un surplus d'énergie en se combinant entre eux. Les réactions de fusion sont beaucoup plus puissantes que celles de fission.

 

En l'absence aujourd'hui d'application industrielle, la fusion nucléaire n'est utilisée que dans le domaine militaire, avec la bombe H, ainsi que pour des usages comme la détection des explosifs, laquelle utilise des générateurs de neutrons. Seuls six pays ont conduits à ce jour des essais d'armes thermonucléaires : les Etats-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la Chine, la France et l'Inde.

 

Tout en ayant réaffirmé de manière constante sa position de principe en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, la RPD de Corée poursuit ses recherches dans le domaine nucléaire, y compris militaire, face à l'attitude jugée hostile des Etats-Unis.

 

Sources :

- "Fusion nucléaire", article de l'encyclopédie Wikipédia ;

- "North Korea boasts success in nuclear fusion research", The Nation, 12 mai 2010 ;

- Yonhap, "La Corée du Nord annonce qu'elle est parvenue à la fusion nucléaire", 12 mai 2010. 

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 23:50

Du 10 au 15 décembre 2009, une délégation américaine était en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) pour y rencontrer des scientifiques et responsables nord-coréens afin de « discuter et identifier les opportunités futures pour des activités de recherche en collaboration dans des domaines d'intérêt mutuel ». Les membres de la délégation, parmi lesquels d'éminents chercheurs, ont été visiblement impressionnés par le talent des jeunes scientifiques nord-coréens, loin de l'image d'un pays reclus et arriéré souvent donnée par les grands médias occidentaux, notamment en France.


La délégation américaine qui s'est rendue du 10 au 15 décembre à Pyongyang à l'invitation de l'Académie nord-coréenne des sciences, était composée de six membres d'un consortium créé en mai 2007 pour favoriser la collaboration scientifique entre les Etats-Unis et la RPDC. Ce consortium regroupe actuellement quatre organisations et institutions américaines : la Fondation américaine pour la recherche et le développement civil (CRDF) dont l'objectif est d'encourager la collaboration scientifique et technique internationale ; l'Association américaine pour l'avancée de la science (AAAS), la plus ancienne fédération d'organisations scientifiques - fondée en 1848 - qui édite notamment la célèbre revue Science Magazine ; l'Université de Syracuse, un centre de recherche de premier plan aux Etats-Unis ; et la Korea Society qui s'attache à promouvoir une plus grande connaissance et compréhension entre les peuples américain et coréen.


Cette visite a eu lieu immédiatement après le déplacement effectué à Pyongyang par l'envoyé spécial américain Stephen Bosworth qui a décrit comme « très utiles » ses entretiens visant à reprendre les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen.


En visitant des universités, des laboratoires et des hôpitaux de Pyongyang, la délégation américaine voulait « rencontrer des scientifiques ainsi que des responsables d'universités et en charge de la politique scientifique pour explorer les opportunités pratiques d'échanges et de collaboration [entres les Etats-Unis et la RPDC]. » A l'issue de cette visite, Américains et Nord-Coréens ont rédigé un projet d'accord de coopération dans le domaine de la médecine, de la biologie, de l'énergie et de l'ingénierie, entre autres. Compte tenu de l'histoire, faite de méfiance réciproque, des relations entre les Etats-Unis et la RPDC, des différences de systèmes des deux pays et de la nécessité de respecter leurs lois respectives, ce projet d'accord a encore besoin d'être discuté par les universités américaines et les gouvernements pour entrer en application.


La délégation était conduite par le président de l'AAAS, Peter Agre, prix Nobel de chimie 2003 et directeur de l'Institut Johns Hopkins de recherche sur le paludisme. A l'Université des sciences de RPDC, le professeur Agre a fait un exposé sur les recherches qui lui ont valu le prix Nobel. De leur côté, les scientifiques nord-coréens ont présenté aux visiteurs américains leur propres travaux dans des domaines aussi variés que la théorie des réseaux, la biodiversité, les énergies renouvelables et même la modélisation mathématique du cours des marchés boursiers mondiaux. Cette présentation – en anglais - a visiblement impressionné les membres de la délégation américaine, Peter Agre déclarant même à ses hôtes « attendre avec impatience le jour pas si lointain où un Coréen figurera sur la liste des prix Nobel scientifiques ».


Malgré les difficultés rencontrées par la RPDC, les scientifiques de ce pays ont des atouts qui font souvent défaut à leurs homologues occidentaux - une vaste réserve de jeunes talents et leur passion pour la science - a reconnu pour sa part Stuart Thorson, professeur de science politique à l'Ecole Maxwell d'administration publique de l'Université de Syracuse, interrogé à son retour de Pyongyang.

 

Lui et la délégation américaine dont il faisait partie ont été particulièrement intéressés par la manière avec laquelle le gouvernement nord-coréen encourage les jeunes talents scientifiques à un moment où de moins en moins d'étudiants choisissent cette voie dans le monde.


« Un domaine qui nous a beaucoup impressionnés a été la façon de repérer les jeunes talents scientifiques », a déclaré le professeur Thorson. « [La Corée du Sud et les Etats-Unis] doivent relever un grand défi en encourageant les jeunes, en particulier les filles, à se diriger vers les sciences. Tout le monde veut faire de l'argent », a regretté Stuart Thorson. En Corée du Nord, le gouvernement envoie des hauts scientifiques dans les provinces pour repérer et encourager les jeunes enfants qui « n'ont pas de bons résultats aux tests mais montrent une curiosité pour les sciences », a-t-il noté.


KCUT_15092009-3.JPGL'Université de Syracuse a entamé en 2001 une collaboration avec l'Université technologique Kim Chaek (KCUT) de Pyongyang dans le domaine du traitement de l'information, seule collaboration universitaire en cours entre les Etats-Unis et la RPDC. L'université américaine a invité des experts nord-coréens et a aidé à construire la première bibliothèque numérique de Corée du Nord dans l'enceinte de la KCUT. Pour gérer cette bibliothèque, elle a fourni des logiciels libres (open source) mais ni les ordinateurs ni d'autres équipements qu'il est interdit de livrer à la RPDC en application des règles sur le contrôle des exportations américaines.

Stuart Thorson a qualifié de « très moderne » cette bibliothèque construite sur cinq étages et comportant douze salles équipées d'ordinateurs, pouvant accueillir 370 personnes.


KISU 15092008« [Les Nord-Coréens] en semblent très satisfaits. En fait, ils sont en train d'en construire deux supplémentaires. C'est un bon signe », a déclaré le professeur Thorson faisant référence aux bibliothèques numériques sur le point d'ouvrir à l'Université Kim Il-sung et à la nouvelle Université de science et de technologie de Pyongyang.


Stuart Thorson a écarté l'idée qu'un projet d'échange entre les Etats-Unis et la RPDC puisse constituer une simple aide unilatérale.


« Je sais qu'il est parfois difficile que les gens s'en rendent compte », a dit Thorson. « Mais le fait qu'ils disposent de moins d'outils sophistiqués les a amenés à développer certaines approches théoriques intéressantes. [...] Mon sentiment est qu'ils se sont plus orientés vers les mathématiques. En conséquence, ils sont très bons en théorie abstraite. Je pense donc qu'il s'agit, pour nous, d'un échange. Ce n'est pas un transfert dans une seule direction. Nous ne faisons pas de l'aide humanitaire. »


Le professeur Thorson espère qu'une « diplomatie de la science » permettra une meilleure compréhension entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

« Il y a eu beaucoup de malentendus sur l'autre pays, beaucoup de stéréotypes décrivant l'autre pays comme le mal », a déclaré Stuart Thorson. « La coopération scientifique rend difficile ce genre de choses, entre autres [...] Ce sont des gens, et ils ne sont pas maléfiques. »


Plusieurs personnalités et institutions scientifiques américaines de renom n'hésitent donc pas à s'engager en faveur d'une plus grande coopération entre les Etats-Unis et la RPDC « dans des domaines d'intérêt mutuel », avec l'aval des autorités américaines et malgré les différends opposant les deux pays. L'Association d'amitié franco-coréenne regrette que la France emprunte un tout autre chemin, surtout après les déclarations du ministre Bernard Kouchner se félicitant, le 22 décembre dernier devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, que le gouvernement français travaille « mollement » (ce terme ne figure pas dans le compte rendu écrit de l'audition du ministre) à l'établissement d'un bureau de coopération humanitaire à Pyongyang. La création d'une telle structure a pourtant été proposée par Jack Lang, émissaire du président de la République française en Corée du Nord. C'est en outre un pas modeste qui ne signifie pas une prochaine reconnaissance diplomatique de la RPDC par la France, ce que déplore l'AAFC. Au vu de ce que peuvent accomplir les Etats-Unis et la RPDC - deux pays réputés ennemis -, l'Association d'amitié franco-coréenne appelle, une fois de plus, les autorités françaises à mettre fin à une politique préjudiciable aux intérêts français et à lever tous les obstacles à la coopération entre la France et la RPDC, y compris dans les domaines scientifique et universitaire. En plus de préserver les intérêts de la France en Asie du Nord-Est, une telle coopération bénéficiera aux deux pays et peuples et ne pourra, au final, que servir la paix mondiale.

Sources :
AAAS, AFP, CRDF, JoongAng Ilbo, Yonhap

Photos : AAFC (septembre 2008)

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 10:16
Après un premier report du lancement en raison d'une météo défavorable, la fusée Unha-2 a décollé de République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ce dimanche 5 avril, emportant le satellite Kwangmyongsong-2. Voici les premières données techniques sur le lancement et le satellite.

La fusée de trois étages Unha-2 (ci-dessous sur les images de la télévision nord-coréenne) a décollé du site de lancement de la mer de l'Est, situé dans le district de Hwadae de la province du Hamgyong du Nord, le 5 avril 2009 à 11h20 (02h20 GMT) et a mis sur son orbite le satellite expérimental Kwangmyongsong-2 à 11h29mn02s.

 

Le satellite fait le tour de la terre suivant une orbite elliptique avec un angle d'inclinaison de 40,6 degrés, à 490 km de périgée (point d'une orbite le plus proche de la Terre) et à 1.426 km d'apogée (point le plus éloigné). Il accomplit une orbite complète en 104 minutes et 12 secondes.

Le satellite dispose des appareils de mesures et de communications nécessaires à la transmission d'informations sur la fréquence de 470 MHz. Le relai des communications s'effectue actuellement sur la bande UHF (ultra haute fréquence, 300 à 3 000 MHz).

Pour la République populaire démocratique de Corée, le satellite Kwangmyongsong-2 est d'une importance décisive pour la promotion de la recherche scientifique dans l'utilisation pacifique de l'espace et la résolution des problèmes scientifiques et technologiques qui se poseront à l'avenir dans le lancement de satellites pratiques. (source : KCNA)


Le lancement de la fusée Unha-2 diffusé à la télévision nord-coréenne

Reconstitution par ordinateur du lancement de Unha-2 et de la mise en orbite de Kwangmyongsong-2



Lire aussi l'entretien accordé le 3 avril à l'AAFC par le délégué général de la République populaire démocratique de Corée.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 19:29
Alors que le Japon et les Etats-Unis menacent d'abattre la fusée que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) veut lancer entre le 4 et le 8 avril prochain, et d'alourdir les sanctions contre la RPDC, la Fédération de Russie adopte une attitude plus raisonnable et digne d'une grande puissance sûre de ses capacités. De hauts responsables civils et militaires russes dénoncent ainsi les doubles standards mis en oeuvre par la "communauté internationale", mettent en garde contre une dramatisation excessive du lancement nord-coréen, et insistent sur le droit de chaque pays à mener un programme spatial.
  
Pour Anatoli Nogovitsyne, chef adjoint de l'Etat-major général des forces armées russes, les menaces proférées par certains pays d'abattre la fusée que les Nord-Coréens envisagent de lancer pour mettre un satellite sur orbite relèvent des doubles standards.
 

"Quand il est dit que le lancement d'une fusée nord-coréenne représente une menace pour la sécurité d'un pays en particulier, cela ressemble beaucoup à des doubles standards : certains peuvent se permettre de faire beacoup de choses, et d'autres non", a déclaré le général Nogovitsyne interrogé le samedi 28 mars par la radio Echo de Moscou.

 

Le chef adjoint de l'Etat-major russe a établi un parallèle entre la fusée nord-coréenne et le programme nucléaire iranien. Rencontrant des parlementaires français, le général Nogovitsyne avait noté que, en France, 80% de l'électricité était produite par des centrales nucléaires, se demandant pourquoi un autre pays ne pourrait pas en faire autant.

 

"Ils ont convenu qu'une telle politique de doubles standards ne pouvait pas avoir d'effets bénéfiques sur la situation internationale", a dit le général Nogovitsyne.

 

Il a aussi rappelé que la Russie dispose des techniques et équipements nécessaires au contrôle de l'espace. "Nous contrôlons tous les objets spatiaux en orbite, suivons leurs trajectoires et leurs orientations", a-t-il déclaré. "Chaque Etat a le droit d'explorer l'espace" et la Russie suivra donc attentivement le lancement de la fusée spatiale nord-coréenne, attendu entre le 4 et le 8 avril 2009.

 

Pour sa part, l'envoyé spécial du ministère russe des Affaires étrangères pour les problème relatifs à la péninsule coréenne, Grigori Logvinov,  avait dès le 17 mars mis en garde contre toute dramatisation excessive du lancement du satellite de communication Kwangmyongsong-2 par une fusée Unha-2.

 

"Ce n'est pas la peine de se précipiter, même si la situation est compliquée," avait prévenu l'ambassadeur Logvinov. "La communauté internationale doit soigneusement peser toutes les circonstances du lancement du satellite prévu début avril et s'abstenir d'attiser la panique, d'autant que la résolution 1718 du Conseil sécurité des Nations Unies à laquelle la presse fait souvent référence ne manque pas d'ambiguïté."


Le 5 mars dernier la RPDC a informé la Fédération de Russie qu'elle rejoignait le traité international de 1966 sur l'espace, traité dont la Russie est dépositaire. Pivot du droit de l’espace, le Traité sur les Principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes (communément appelé "Traité sur l’espace"), adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies le 19 décembre 1966, est entré en vigueur le 10 octobre 1967. La France qui a lancé en 1965 sa première fusée Diamant - premier lanceur construit en dehors des Etats-Unis et de l'URSS - a signé le Traité sur l'espace en 1970.


Le Traité sur l'espace stipule dans son premier article que l'exploration de l'espace doit se faire dans l'intérêt de tous les pays, quel que soit le stade de leur développement économique ou scientifique, et proclame l'espace extra-atmosphérique patrimoine commun de l'humanité. L'espace ne peut pas faire l'objet d'une appropriation nationale et tous les Etats ont le droit de l'explorer et l'utiliser, un droit que les Etats-Unis et leurs alliés voudraient donc aujourd'hui nier à la République populaire démocratique de Corée. (sources : ITAR-TASS, RIA Novosti, Wikipedia)

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 01:10

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a informé les organisations internationales des modalités de lancement de son satellite de télécommunications Kwangmyongsong-2, entre le 4 et le 8 avril 2009. Cette annonce intervient alors que le chef des services de renseignements américains a exprimé sa conviction que, selon lui, il était bien envisagé le lancement d'un satellite, et non un tir de missile comme l'administration américaine en défendait invariablement la thèse jusqu'à présent.

Conformément à ses engagements internationaux, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), partie prenante aux différents traités internationaux sur l'utilisation pacifique de l'espace, a communiqué à l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale et à l'Organisation Maritime Internationale (OMI), les données relatives au lancement d'un satellite de communications Kwangmyongsong-2, au moyen d'une fusée Unha-2, en en précisant les dates (entre le 4 et le 8 avril 2009), les horaires et les coordonnées, comme l'a indiqué à la BBC M. Lee Adamson, porte-parole de l'OMI.

Ces données visent à assurer le lancement en toute sûreté du satellite Kwangmyongsong-2, en évitant notamment toute interception avec un avion ou un navire. Comme l'a précisé l'agence nord-coréenne KCNA, la RPDC souhaite ainsi renforcer la confiance internationale et la coopération scientifique en matière de recherche spatiale.

Anticipant manifestement cette annonce qui met à mal l'argument de l'administration américaine selon lequel était en préparation le lancement d'un missile et non d'un satellite (alors que
les techniques utilisées sont très proches), M. Dennis Blair, directeur des services de renseignements américains, avait déclaré à la commission de la défense du Sénat américain, le 9 mars 2009, "Je tends à croire que les Nord-Coréens ont annoncé qu'ils allaient faire un lancement spatial et mon sentiment est que c'est ce qu'ils ont l'intention de faire. Je peux me tromper mais c'est ce que je prévois.

Alors même que la RPDC se positionne comme une puissance responsable dans le domaine de la conquête spatiale, conformément à des engagements internationaux contractés récemment - ce qui marque une différence de situation par rapport au lancement en 1998 du satellite Kwangmyongsong-1 (ici sur une vue d'artiste), alors interprété par les Américains comme un tir de missile, il est pour le moins surprenant que les grandes puissances internationales continuent de s'en tenir aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies pour interdire tout tir, contrairement aux autres pays déjà présents dans le domaine de la conquête spatiale. Cette situation illustre le système de "deux poids, deux mesures" du droit international onusien. Dans ce contexte, Pyongyang a fait savoir qu'il considèrerait comme un acte de guerre la destruction de son satellite envoyé à des fins pacifiques, suite aux menaces en ce sens du Japon. (Sources : AAFC, KCNA,
The Vancouver Sun)

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 12:37

Le 24 février 2009, le département spatial de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé le lancement prochain d'un satellite Kwangmyongsong-2. Une annonce critiquée par les Etats-Unis qui estiment qu'il s'agit en fait d'un missile de longue portée Taepodong-2, capable d'atteindre l'Alaska.

Dans un communiqué publié le 24 février 2009 par l'agence KCNA, un porte-parole du Comité des technologies spatiales de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé le lancement prochain d'un satellite de communication Kwangmyongsong-2 ("brillante étoile lumineuse") par une fusée porteuse Unha-2 ("Galaxie")
depuis le cosmodrome de la mer de Corée orientale, situé dans la commune de Hwadae, dans le comté de Musudan de la province de Hamgyong du Nord.

La République populaire démocratique de Corée a toujours souligné son droit à développer un programme pacifique de conquête spatiale, en rappelant les progrès accomplis dans ce domaine "par ses  propres efforts et technologies depuis les années 1980", en rappelant le lancement  avec succès,  le 31 août 1998, d'un premier satellite expérimental Kwangmyongsong-1 (ici sur les images de la télévision nord-coréenne
). La République populaire démocratique de Corée devenait ainsi la neuvième nation à opérer elle-même le lancement d'un satellite, après l'Union Soviétique, les Etats-Unis, la France, le Japon, la Chine, le Royaume-Uni, l'Inde et l'Israël.

Dans son communiqué du 24 février 2009, l'agence spatiale de RPDC a affirmé que "l'espace extérieur est un bien commun de l'humanité et son utilisation à des fins pacifiques est devenue une tendance générale."

Dans le cadre de son programme spatial, l'agence spatiale de la RPD de Corée a annoncé, toujours dans le communiqué du 24 février 2009, qu'elle envisage, à terme, des opération de télédétection des ressources naturelles et de prévision météorologique, afin notamment de renforcer le potentiel économique du pays.

Les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon ont mis en garde la Corée du Nord contre une opération qu'ils estiment être, comme en 1998, un tir de missile Taepodong (selon la nomenclature occidentale, les Coréens l'ayant, eux, baptisé "Paektusan") dont la portée de 6.700 km lui permettrait d'atteindre le territoire américain. Une position également partagée par le ministère français des Affaires étrangères et européennes, qui a déclaré le 24 février 2009 : "La France rappelle qu’aux termes des résolutions 1695 et 1718 du Conseil de sécurité des Nations unies, la Corée du Nord doit s’abstenir de toute activité liée à un programme de missile balistique." La résolution 1718 a été adoptée le 14 octobre 2006, suite à l'essai nucléaire à laquelle a procédé la République populaire démocratique de Corée le 9 octobre 2006.


L'AAFC observe toutefois que les programmes de lancement de satellite de communications ou des missiles balistiques se fondent sur l'utilisation des mêmes technologies, se distinguant essentiellement par leurs finalités. Les critiques adressées à la RPD de Corée sont caractéristiques d'une politique du "deux poids, deux mesures" : lorsque les Etats-Unis ont développé un programme de recherches spatiales, les médias s'étaient alors abstenus de mettre en doute l'annonce par les Etats-Unis d'une conquête pacifique de l'espace, et avaient encore moins mis en doute le droit de la superpuissance états-usienne à conduire des activités reposant sur des technologies duales (à usage civil et militaire), dans un contexte pourtant de confrontation avec l'Union soviétique. S'agissant par ailleurs des résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies, le droit international public est utilisé dans une logique de protection des grandes puissances et de leurs clients, disposant de toute latitude pour renforcer leur arsenal militaire, y compris nucléaire, alors que les Etats-Unis concentrent déjà à eux seuls la moitié des dépenses militaires de la planète. (Sources : AAFC, KCNA, Xinhua)


Sachez faire la différence :
à gauche, le terrifiant missile nord-coréen sur le point de rayer les Etats-Unis de la carte ;
à droite, une des 500 sympathiques fusées américaines apportant un peu de bonheur à l'humanité.
Source : gros médias

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 01:00

En septembre 2008, lors de son voyage en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), la délégation de l'AAFC a eu le privilège de visiter l'Académie médicale et scientifique Koryo – du nom de l'ancien royaume de Corée - qui abrite un hôpital et des centres de recherche et de formation spécialisés en médecine traditionnelle. Confrontée depuis 1950 à un embargo et à des sanctions diverses qui font aussi sentir leurs effets dans le secteur de la santé publique, la RPDC a dû compter sur ses propres forces et déployer des trésors d'ingéniosité. Pour traiter nombre d'affections, le pays a depuis longtemps recours à la médecine traditionnelle qui est même devenue un des domaines où excelle la Corée du Nord. Alors que le monde se tourne de plus en plus vers les médecines alternatives, le pays exporte maintenant cette science. Un Centre de médecine traditionnelle koryote s'est ainsi ouvert en 2008 au Yémen, nouvel exemple de la coopération que la RPDC entend développer avec les pays "du Sud".


Au Yémen, le Centre de médecine traditionnelle orientale du Koryo est une institution médicale privée née d'un partenariat entre le Docteur Ayed Al-Sohiri, directeur du centre, et le gouvernement nord-coréen qui fournit au centre le personnel qualifié. Il y a aujourd'hui quatre docteurs (trois hommes et une femmes)diplômés en médecine générale et chirurgie aussi bien qu'en médecine traditionnelle koryote, assistés par deux infirmières spécialisées en médecine traditionnelle. "La présence d'une femme dans l'équipe médicale convient assez à la culture conservatrice du Yémen où on préfère que les patientes soient examinées par une femme médecin", explique Zakiya Ahmad Al-Haddad, réceptionniste et gestionnaire du centre. Cette équipe médicale coréenne a déjà travaillé dans d'autres pays arabes, comme la Libye et la Jordanie, et peut donc communiquer sans problème avec les patients et l'administration.

"L'idée a germé quand j'ai rencontré des ingénieurs nord-coréens ayant participé à des projets de construction à l'occasion de l'anniversaire de l'unité du Yémen célébré en 2007 à Ibb [sud-ouest du Yémen]", explique le Docteur Al-Sohiri à propos du centre. "Lorsque j'ai évoqué avec eux l'absence de centres de médecine traditionnelle, ils m'ont conseillé de m'adresser au Bureau économique coréen à Sanaa [la capitale yéménite] en vue d'établir un partenariat."

 

Depuis son ouverture, le centre a traité plus de 600 cas. La plupart des patients viennent sur recommandation de leur médecin, après avoir été traités pour des affections cardiaques ou nerveuses, ou ont été conseillés par d'anciens patients dont la santé s'est améliorée grâce aux traitements reçus dans le centre. Les patients, en majorité des femmes, souffrent surtout de problèmes de dos et des articulations, ou se remettent d'un accident ou d'une attaque cérébrale. La physiothérapie coréenne les aide à retrouver certaines fonctionnalités.


Un examen à des fins diagnostiques coûte 1.000 riyals yéménites (environ 4 euros) et le prix d'une séance de soin d'au moins une heure se situe entre 3.500 et 5.000 riyals (de 13 à 18,5 euros), certains traitements demandant jusqu'à trente séances.


Parmi les traitements offerts par le centre, on trouve la réflexothérapie à l'aide d'aiguilles, l'acupuncture, les massages thérapeutiques, l'utilisation de lasers, l'électrothérapie, les massages par électricité, la thérapie fonctionnelle, la kinésithérapie et la moxibustion. La moxibustion est un traitement pas la chaleur du feu destiné à stimuler des points d'acupunture spécifiques. Le American Journal of Chinese Medicine rapporte que, utilisée avec l'acupuncture, la moxibustion peut s'avérer très efficace dans le traitement de plusieurs affections telles que les douleurs lombaires, la raideur musculaire, les maux de tête, les migraines, les tendinites, l'arthrite, les troubles digestifs, l'anxiété, et d'autres problèmes de santé comme les crampes menstruelles, les règles irrégulières et l'infertilité.



Selon le Docteur Al-Sohiri, près de 90% des handicaps dus à des blessures, à des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou à des complications chirurgicales auraient pu être évités s'ils avaient été traités immédiatement. Pourtant, le manque d'informations sur la santé et l'absence d'installations médicales adéquates rendent certains handicaps permanents.

  

Quand il dirigeait le département des établissements médicaux au ministère de la Santé du Yémen, le Docteur A-Sohiri avait pris conscience du besoin de se doter d'un centre de médecine traditionnelle coréenne ou chinoise capable d'aider beaucoup de Yéménites souffrant de maladies que la science moderne échoue ou prend plus de temps à soigner.


"J'ai réalisé que nous avions besoin de la médecine traditionnelle d'Asie orientale pour aider les Yéménites à surmonter des désordres fonctionnels temporaires sans qu'ils aient à voyager à l'étranger ou à suivre des traitements coûteux", se rappelle Al-Sohiri.


Les médecins mettent en garde les Yéménites contre plusieurs habitudes qui nuisent à leur santé. Ainsi, les Yéménites, y compris les plus jeunes, sont de plus en plus victimes d'accidents vasculaires cérébraux en raison de la consommation régulière de produits alimentaires contenant des matières grasses hydrogénées dangereuses pour la santé car elles accroissent le taux de cholestérol et augmentent les risques d'AVC.


"La qualité de la nourriture en conserve est assez mauvaise au Yémen et pourrait être à l'origine de divers problèmes de santé, à cause de l'irresponsabilité des fabricants et des importateurs de produits alimentaires", affirme le Docteur Al-Sohiri. "Voilà pourquoi les jeunes et les enfants, en plus des personnes âgées, connaissent de plus en plus de problèmes de santé." 

Khaled Mohammed, un homme de 56 ans originaire de la ville de Taiz (sud-ouest du Yémen) qui souffrait d'un trouble du nerf facial lui déformant le visage, a suivi durant des mois un traitement dans un centre de physiothérapie dépendant du ministère de la Santé, sans trop d'améliorations. Au Centre de médecine traditionnelle orientale du Koryo, après trente séances avec le Docteur Jo Jong-gil, Khaled Mohammed a partiellement retrouvé le contrôle de sa bouche. Puis le Docteur Jo a demandé à Mohammed de rester au repos pendant deux semaine avant d'entamer la deuxième phase du traitement.


"Dans le cas de Khaled Mohammed, un accident vasculaire cérébral avait affecté les nerfs commandant la bouche et il souffrait gravement dès qu'il avait froid. Il a aujourd'hui retrouvé un sourire presque normal et ne souffre plus autant", explique le Docteur Jo. Le traitement suivi par Mohammed combinait l'acupuncture coréenne, des injections de vitamine B et une thérapie par l'électricité et la chaleur. Il n'y a eu ni chirurgie, ni prise de médicaments par voie orale.

Autre mauvaise habitude de beaucoup de Yéménites, rester assis pendant des heures dans la même position pour mâcher du khat, une plante aux vertus euphorisantes souvent qualifiée de drogue.


Muhanad Dawod, étudiant de 20 ans originaire du port de Hudeidah, sur la mer Rouge, est arrivé au Centre de médecine koryote à cause de son mal de dos. Le premier diagnostic a permis aux médecins de déceler une irritation musculaire entre l'omoplate et l'arrière de la cage thoracique, due à un effort ou à une mauvaise position prolongée. Il s'agit d'un mal courant chez les personnes travaillant de longues heures sur un ordinateur. Il convient alors de suivre des séances d'acupuncture et de soins par la chaleur mais aussi de changer son mode de vie.


Le Docteur Al-Sohiri s'inquiète aussi des habitudes de construction, particulièrement à Sanaa où les bâtiments sont si proches les uns des autres que l'air y circule mal et les rayons du soleil n'y pénètrent pas. Il n'y a ni balcons, ni cours permettant d'aérer correctement les logements. Cela peut provoquer de l'arthrite ou des rhumatismes, en particulier si les maisons sont froides ou si les pièces sont humides.


Le Centre de médecine koryote a reçu de nombreux patients souffrant de rhumatismes et dont l'état s'est amélioré après quelques séances. Cependant, de l'avis des médecins, ces patients doivent modifier leurs conditions de vie pour rester en bonne santé.


Les femmes yéménites résidant en ville éprouvent davantage de problèmes de santé que les femmes des campagnes car, devant se couvrir entièrement quand elles sortent, elles ne sont pas assez exposées aux rayons du soleil. De même, quand elles sont à la maison, elles doivent fermer les portes et rester à l'écart des fenêtres.


En outre, tous les Yéménites, hommes et femmes, exercent peu d'activités physiques, ce qui est à l'origine de nombreux problèmes musculaires. Une femme de 35 ans souffrait ainsi d'une crampe musculaire chronique dans la jambe droite. Après quelques séances de massage électrique et de moxibustion, sa crampe s'est calmée et la douleur a diminué de façon remarquable.


D'autres affections, comme l'ostéoporose, ont pour cause le manque de minéraux dans l'alimentation mais aussi les grossesses trop fréquentes. Un régime alimentaire néfaste et un trop grand stress pourraient aussi provoquer des dérèglements de l'organisme. Le Docteur O Song-suk cite ainsi l'exemple d'une de ses patientes âgée de 30 ans souffrant de règles irrégulières et qui a été guérie après sept séances d'un traitement combinant application localisée de chaleur, massages et moxibustion.


Mauvaise alimentation, manque d'activité physique, stress...  Les sources de nombreux maux dont souffrent les Yéménites - et auxquels la médecine koryote apporte une solution - sont bien connues dans les pays occidentaux. Ceux-ci oseront-ils reconnaître le savoir-faire de la RPDC et établir avec ce pays un partenariat profitant d'abord à la santé des citoyens? (source : AAFC, Yemen Times)

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 14:18

Deux laboratoires sud-coréens se sont spécialisés dans le clonage de chiens. Reprenant les travaux du professeur Hwang Woo-suk, ils ouvrent des perspectives intéressantes en matière, par exemple, de lutte anti-drogue.

L'initiative peut a priori surprendre : deux laboratoires sud-coréens, l'un affilié à RNL Bio Co et l'autre à la Fondation de recherche biotechnologique Sooam, se sont spécialisés dans le clonage de chiens. Si le coût actuellement élevé de telles procédures (entre 50.000 et 100.000 dollars par animal) les réserve déjà à de riches particuliers soucieux d'obtenir un clone de leurs animaux de compagnie, de réelles possibilités sociales sont ouvertes par ces travaux.

Ainsi, l'aéroport de Séoul-Incheon a fait appel aux services de RNL Bio Co pour cloner sept fois un labrador, "Chase" (les animaux ainsi obtenus ont été appelés "Toppy", pour "tomorrow's puppy", i.e. le chien de compagnie de demain). Chase est spécialisé dans la détection de drogue, et sa formation représente un coût élevé qui rendait économiquement rentable de procéder par clonage.

De nombreux chercheurs du laboratoire affilié à RNL Bio Co avaient travaillé avec le professeur Hwang woo-suk. Naguère un héros en Corée, pressenti pour l'obtention du prix Nobel suite à ses travaux sur les cellules souches, le professeur Hwang a démissionné puis a été inculpé lorsqu'il est apparu que ses résultats sur le clonage de cellules humaines avaient été falsifisés. Il avait néanmoins cloné avec succès, en 2005, un lévrier afghan appelé Snuppy.

Si les résultats obtenus par le professeur Hwang et son équipe ne respectaient pas les exigences attendues en matière de recherche scientifique, une étude de chercheurs américains, canadiens et japonais, parue dans la revue Cell Stem Cell le 2 août 2007, a eu accès à la lignée cellulaire de leurs confrères sud-coréens : ils sont arrivés à la conclusion que le professeur Hwang aurait réalisé, à son insu, une première scientifique en obtenant in vitro des cellules souches embryonnaires humaines, mais par parthénogenèse et non par clonage. La distinction entre parthénogenèse et clonage étant difficile à établir, une des erreurs de l'équipe coréenne a été de ne pas procéder aux vérifications nécessaires.

Qu'il s'agisse du clonage de canidés, ou du développement parthénogénétique chez les mammifères, il s'agit de techniques particulièrement complexes, montrant le haut niveau atteint par la recherche coréenne. (Sources : redOrbit Staff and wire reports, édition du 4 août 2007 du quotidien Le Monde, AAFC)

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