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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 23:01

Après des années où les Coréens, du Nord comme du Sud, ont remporté de brillants résultats aux Olympiades internationales de mathématiques, l'année 2012 apparaît comme une consécration : pour la première fois, l'un des deux Etats coréens - en l'occurrence, la Corée du Sud - décroche la première place, tandis que les Nord-Coréens se sont classés 12èmes. Toutes nos félicitations vont aux médaillés et aux lauréats.

 

math147094.jpgCompétition internationale de mathématiques, les Olympiades internationales de mathématiques (OIM) réunissent des équipes nationales comprenant six candidats au maximum, âgés de moins de 20 ans et ne devant pas avoir commencé leurs études supérieures. Si l'épreuve est individuelle, il existe un classement non officiel par équipes. Pendant deux jours, les participants doivent, au cours de deux séances de 4 heures et demie, résoudre deux séries de trois problèmes issus de la géométrie plane, de l'arithmétique, des inégalités ou de la combinatoire.

 

En remportant l'édition 2012 qui s'est tenue à Mar del Plata, en Argentine, les lycéens sud-coréens, avec 209 points, ont nettement devancé leurs concurrents chinois (seconds avec 195 points) et américains (troisièmes, 194 points). La Corée du Sud efface ainsi la performance en demi-teinte de l'année 2011, où elle avait terminé à la 13ème place de la compétition.



Pour leur part, les Nord-Coréens ont fini 12èmes, en retrait par rapport à leur performance de l'année passée. Deux élèves, tous deux inscrits à l'école secondaire n° 1 de Pyongyang, ont obtenu une médaille d'or : Hong Chung-song et Choe Kwang.



Sources : classement par pays sur le site des OIM, KCNA (dépêche du 19 juillet 2012), wikipédia.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 22:32

Alors que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé qu'elle procéderait, entre le 12 et le 16 avril 2012, au lancement du satellite artificiel Kwangmyongsong-3, le programme spatial nord-coréen franchit une nouvelle étape, plus de vingt ans après avoir été lancé par le Président Kim Il-sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée. De fait, le lancement du Kwangmyongsong-3 coïncide avec le centième anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung, le 15 avril 2012. L'Association d'amitié franco-coréenne salue les progrès scientifiques et technologiques réalisés par la RPD de Corée dans son programme pacifique de conquête spatiale.

Selon Kwon Tong-hwa, de l'Académie des sciences de la RPD de Corée, le programme nord-coréen de lancement de satellites a été engagé dans les années 1980, sur les instructions du Président Kim Il-sung. Le nom coréen du programme signifie "Etoile brillante", par référence à un poème écrit par le Président Kim Il-sung. Ce dernier a décidé d'accélérer les préparatifs de lancement d'un satellite artificiel lors d'une réunion du Comité central du Parti du travail de Corée, fin 1993, entraînant la mise en place d'une base aérospatiale à Tonghae, sur le site de Musudan, dans l'arrondissement de Hwadae de la province du Nord Hamgyong.

Kwangmyongsong-copie-1.jpgLe premier lancement (du Kwangmyonsong-1, ci-contre sur une vue d'artiste), par le lanceur Paektusan-1, a été opéré le 1er septembre 1998, depuis la base de Tonghae. Après la Russie, les Etats-Unis, la France, le Japon, la Chine, le Royaume-Uni, l'Inde et Israël, la RPD de Corée est alors devenue la neuvième nation au monde à engager un programme spatial basé sur sa propre technologie.

En 2008, à l'occasion du dixième anniversaire du lancement du satellite Kwangmyongsong-1, les médias de la RPD de Corée ont annoncé la mise en place d'une nouvelle station, permettant le lancement de satellites de plus grande taille.

Il a été procédé au second lancement d'un satellite, le Kwangmyongsong-2, par la fusée Unha-2, toujours sur le site de Musudan, le 5 avril 2009.

Musudan-ri.jpg
La RPD de Corée a toujours souligné le caractère pacifique de son programme spatial, conduit à des fins scientifiques en tant que nation souveraine indépendante. Pour le lancement du satellite Kwangmyongsong-3, elle a satisfait, comme lors des précédents lancements, à ses obligations de déclaration (et de sûreté quant aux éventuelles retombées de débris de fusée) vis-à-vis de la communauté  internationale  en  tant  qu'Etat signataire  du  Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes (Traité sur l'espace) entré en vigueur en 1967. Par ailleurs, Pyongyang a non seulement souligné qu'il s'agissait cette fois du lancement d'un satellite de travail (alors que les deux précédents satellites étaient expérimentaux), mais aussi invité la presse et les experts internationaux (y compris de la NASA américaine) à assister au lancement, depuis un nouveau site, agrandi par rapport à la base de Tonghae, et situé à Cholsan.

Source principale : KCNA.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 12:43

L'annonce par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) du lancement d'un satellite artificiel Kwangmyongsong-3, entre le 12 et le 16 avril 2012, a suscité une levée de boucliers et des propos d'une violence inouïe de la part des responsables de plusieurs puissances étrangères, au premier rang desquelles les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon - ce dernier n'hésitant pas à déclarer qu'il pourrait abattre le satellite nord-coréen s'il survolait son territoire. L'Association d'amitié franco-coréenne déplore vivement ces réactions, en affirmant le droit pour la RPD de Corée, comme pour tout Etat souverain, de conduire un programme de recherches spatiales à des fins scientifiques et technologiques.  

Kwangmyongsong.jpgJamais, dans l'histoire de la conquête spatiale, un Etat ne s'était vu refuser par un autre Etat le droit de procéder au lancement d'un satellite artificiel. C'est pourtant le tour de force que tentent d'opérer les Etats-Unis et plusieurs de leurs alliés, dont la Corée du Sud et le Japon, à l'encontre de la RPD de Corée - qui a annoncé le lancement, entre le 12 et le 16 avril prochains (suivant les conditions météorologiques) - d'un satellite "de travail" Kwangmyongsong-3, après les satellites "expérimentaux" Kwangmyonsong-1 en 1998 (photo) et Kwangmyongsong-2 en 2009. D'ores et déjà, Washington a annoncé la suspension unilatérale des livraisons alimentaires prévues dans le cadre d'un accord signé, le 29 février dernier, avec Pyongyang.

Le Traité sur l'espace, dont la RPD de Corée est signataire, stipule dans son premier article que l'exploration de l'espace doit se faire dans l'intérêt de tous les pays, quel que soit le stade de leur développement économique ou scientifique, et proclame l'espace extra-atmosphérique patrimoine commun de l'humanité.

L'argument américain serait que le lancement d'un satellite artificiel utiliserait des technologies trop proches de celles du lancement d'un missile de longue portée (voire qu'il s'agirait d'un tir de missile déguisé), qu'ont interdit à la RPD de Corée les résolutions 1718 et 1874 du Conseil de sécurité des Nations Unies. L'argument ne tient pas, car si la technologie utilisée est en partie comparable, les trajectoires d'un satellite et d'un missile ne sont pas les mêmes. Il avait déjà été utilisé par Washington en 2009, lors du lancement du satellite Kwangmyongsong-2, avant de devoir être abandonné face aux preuves dont disposaient les services de rensignement des Etats-Unis que la fusée de lancement comportait bien un satellite. M. Dennis Blair, directeur des services de renseignements américains, avait ainsi déclaré à la commission de la défense du Sénat américain, dès le 9 mars 2009, près d'un mois avant le lancement du satellite Kwangmyongsong-2 : "Je tends à croire que les Nord-Coréens ont annoncé qu'ils allaient faire un lancement spatial et mon sentiment est que c'est ce qu'ils ont l'intention de faire. Je peux me tromper mais c'est ce que je prévois."

Pour preuve de sa bonne foi, Pyongyang a d'ailleurs invité les journalistes et les experts étrangers - y compris ceux de la NASA - à assister au lancement de son satellite artificiel.

Si les appréciations avaient divergé entre la RPD de Corée et d'autres pays sur la réussite ou non du lancement des satellites Kwangmyongsong-1 et Kwangmyongsong-2, la publicité faite par Pyongyang du lancement du satellite Kwangmyonsong-3, ainsi que le choix d'un nouveau site de lancement, sont des indices d'une confiance de la RPD de Corée dans la capacité à réussir la mise sur orbite de son nouveau satellite, devant l'opinion publique internationale.

Le fameux signal du Spoutnik américain avait effrayé les milieux anticommunistes, en signalant l'avancée scientifique et technologique d'une Union soviétique décrite par la propagande anticommuniste comme un Etat arriéré. Six décennies plus tard, un autre Etat, la République populaire démocratique de Corée, s'apprête à conforter son rang parmi les puissances engagées dans la conquête spatiale.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:24

Unha-2.jpgLe 16 mars 2012, le porte-parole du Comité pour les technologies spatiales de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé que le satellite d'observation de la Terre Kwangmyongsong-3 serait lancé entre le 12 et le 16 avril par la fusée Unha-3. Comme en 2009 à propos du lancement de la fusée Unha-2, les principales puissances occidentales, à commencer par les Etats-Unis, ont critiqué le projet de la RPDC soupçonnée de vouloir tester un missile à longue portée. Les 27 et 28 mars, les autorités nord-coréennes ont voulu apporter des précisions sur le caractère civil et pacifique de la prochaine mission spatiale de la RPDC.


Le 27 mars 2012, après les critiques du président américain Barack Obama à propos du prochain lancement d'un satellite par la RPDC, faites pendant le sommet sur la sécurité nucléaire de Séoul, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée a livré la déclaration suivante :

 

« Le chef de l'exécutif américain a qualifié le projet de lancement par la RPDC d'un satellite destiné au développement de la science et de la technologie à des fins pacifiques de provocation menaçant la paix et la sécurité internationales. Cela reflète sa conception erronée.

Les Etats-Unis affirment ne pas avoir d'intentions hostiles envers la RPDC, mais ils n'ont pas encore renoncé à leur conception invétérée de la confrontation. C'est pourquoi ils considèrent le lancement d'un satellite à des fins pacifiques comme un lancement de missile à longue portée.

La RPDC a invité des experts et des journalistes étrangers pour observer en toute lumière son lancement de satellite afin de prouver dans la transparence que celui-ci fait partie du travail scientifique et technologique en vue de l'utilisation pacifique de l'espace sans rapport avec le moindre objectif militaire.

La RPDC a aussi invité des experts de l'Agence nationale de l'aéronautique et de l'espace [NASA] des Etats-Unis pour qu'ils puissent constater par eux-mêmes la nature pacifique du lancement du satellite de la RPDC.

La RPDC et les Etats-Unis ont fait beaucoup d'efforts pour signer un accord, créant une situation favorable. Il n'y a aucune raison pour que la RPDC lance aujourd'hui un missile à longue portée.

C'est suivant la volonté du Dirigeant Kim Jong-il qu'un satellite de travail sera lancé pour marquer le centième anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung et il s'agit d'une opération courante qui a été planifiée et mise en œuvre depuis longtemps.

Pendant les discussions de haut niveau entre la RPDC et les Etats-Unis, la RPDC a soutenu de manière constante qu'un moratoire sur les lancements de missiles à longue portée n'inclut pas les lancements de satellites à des fins pacifiques. Il en résulte que l'accord du 29 février entre la RPDC et les Etats-Unis a fait mention d'un moratoire sur les lancements de missiles à longue portée, pas sur "les lancements de missiles à longue portée y compris les lancements de satellites" ni sur "les lancements utilisant la technologie des missiles balisitiques".

La RPDC ne renoncera pas au lancement d'un satellite à des fins pacifiques, lequel est un droit légitime d'un pays souverain et une exigence essentielle du développement économique.

Le chef de l'exécutif américain a déclaré ne pas avoir d'intentions hostiles envers la RPDC. S'il était sincère, il devrait abandonner sa conception de la confrontation permanente comme le fait la RPDC, même si cela est tardif, et prendre la décision audacieuse de reconnaître que la RPDC a aussi le droit de lancer des satellites.

L'application ou non de doubles standards par les Etats-Unis au lancement du satellite de la RPDC prouvera la sincérité des déclarations du chef de l'exécutif américain. »


Kwangmyongsong.jpgAu lendemain de cette déclaration du ministère des Affaires étrangères, le vice-directeur du département du développement de l'espace du Comité pour les technologies spatiales de la RPD de Corée a apporté des précisions supplémentaires sur les caractéristiques du satellite Kwangmyongsong-3, premier satellite de travail de la RPDC, après les satellites expérimentaux Kwangmyongsong-1 (lancé en 1998) et Kwangmyongsong-2 (lancé en  2009). Le vice-directeur a aussi détaillé le programme de la visite des experts et journalistes étrangers invités :


« Kwangmyongsong-3, en tant que satellite d'observation de la Terre, évaluera la répartition des forêts et des ressources naturelles de la RPDC, l'ampleur des désastres naturels, le niveau des récoltes, etc... et collectera les données nécessaires aux prévisions météorologiques, à la prospection des ressources naturelles, entre autres.

Kwangmyongsong-3 est équipé d'une caméra et enverra des données d'observation y compris des images au Centre de commandement et de contrôle général des satellites.

Son poids est de 100 kg et il suivra une orbite héliosynchrone à une altitude de 500 km. Sa durée de vie est de deux ans.

[Les experts et journalistes étrangers invités par la RPDC] se rendront sur la base de lancement de satellites de Sohae pour observer la fusée Unha-3 sur le pas de tir et Kwangmyongsong-3. Dans le Centre de lancement ils assisteront aux préparatifs du lancement de la fusée et du satellite embarqué. Ils visiteront aussi le Centre de commandement et de contrôle général des satellites à Pyongyang et assisteront au lancement du satellite dans un endroit approprié.

Nous organiserons des visites spéciales allant au-delà de ce qui se fait au niveau international afin de montrer en toute transparence la nature pacifique, scientifique et technologique du satellite. »


Les autorités nord-coréennes entendent donc démontrer que la future mission spatiale de la RPDC est bien conforme au Traité sur les Principes régissant les activités des Etats en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes (communément appelé « Traité sur l’espace »). Adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1966, et rejoint par la RPDC en 2009, ce traité proclame notamment que l'espace ne peut pas faire l'objet d'une appropriation nationale et que tous les Etats ont le droit de l'explorer et l'utiliser, un droit que les Etats-Unis et leurs alliés nient aujourd'hui à la République populaire démocratique de Corée, comme ce fut déjà le cas en 2009 lors du tir de la fusée Unha-2.


 

Sources :

"U.S. Should Not Apply Double Standards to DPRK′s Satellite Launch: FM Spokesman", KCNA, 27 mars 2012

"Official of KCST Interviewed by KCNA", KCNA, 28 mars 2012

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 22:05

Le 16 mars 2012, le porte-parole du Comité coréen pour les technologies spatiales de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé, dans un communiqué repris par l'agence nord-coréenne KCNA, le lancement d'un satellite d'observation Kwangmyongsong-3, entre le 12 et le 16 avril, à l'occasion du centième anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung. Selon Pyongyang, il s'agira d'un satellite de travail, alors que les deux précédents lancements avaient concerné des satellites expérimentaux ; le satellite Kwangmyongsong-3 sera lancé à des fins scientifiques et dans un but pacifique. En raison des analogies qu'ils établissent entre les activités spatiales et le lancement de missiles à longue portée, les Etats-Unis ont vivement réagi à un projet qu'ils ont qualifié de "provocation", à l'instar de Séoul, menaçant de remettre unilatéralement en cause un accord bilatéral récemment conclu avec Pyongyang.

 

Fruit d'une technologie développée par les scientifiques coréens eux-mêmes, un satellite artificiel de travail Kwangmyongsong-3 doit être lancé entre le 12 et le 16 avril prochains, depuis la station Cholsan, porté par la fusée Unha-3, ainsi que l'a annoncé le Comité coréen pour les technologies spatiales de la RPD de Corée dans un communiqué en date du 16 mars. Toujours selon le Comité, le lancement du satellite Kwangmyonsong-3, qui coïncidera avec le centième anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung, posera les bases du développement économique de la RPD de Corée dans l'édification d'un pays puissant et prospère. Il a été précisé que l'orbite spatiale avait été choisie pour éviter que des retombées de débris n'aient un impact sur les Etats voisins, en se conformant strictement aux règles internationales sur le lancement de satellites scientifiques et techniques à des fins pacifiques, afin de promouvoir la confiance et la coopération internationales dans le domaine de la recherche spatiale.

 

Pour les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud, il s'agit d'une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Pour la porte-parole du Département d'Etat américain Victoria Nuland, "un tel lancement de missile pose un problème de sécurité à la région et contredirait le récent engagement de la Corée du Nord à ne pas procéder à des lancements de missiles à longue portée". Elle a exprimé de "sérieuses préoccupations" sur la mise en oeuvre d'un récent accord bilatéral avec les Etats-Unis, aux termes duquel la RPD de Corée s'engageait à un moratoire "sur ses essais nucléaires, lancements de missiles à longue portée et activités d'enrichissement de l'uranium à Yongbyon" - sans exclure donc le lancement de satellites si l'on s'en tient au texte de l'accord. Les Etats-Unis s'étaient pour leur part engagés à améliorer les relations bilatérales, accroître les échanges de personnes et procéder à des livraisons de 240 000 tonnes de produits alimentaires. Les modalités techniques de mise en oeuvre de cet accord n'ont toutefois pas encore abouti à ce jour. Les Etats-Unis envisagent de revenir sur leurs engagements, notamment de livraisons de produits alimentaires.

 

La Corée du Sud a fait chorus avec les Etats-Unis en dénonçant un "acte grave et provocateur". Le porte-parole du gouvernement japonais Osamu Fujimura a procédé à un amalgame - juridiquement douteux - entre lancement de satellite et tir balistique, en affirmant "qu'il s'agisse ou non d'un lancement de satellite ou d'un tir de missile balistique, c'est une violation des résolutions du Conseil de sécurité". Cette interprétation japonaise des résolutions du Conseil de sécurité à l'encontre de la Corée du Nord ne fait en effet pas l'unanimité pami ses membres permanents. 

 

Pour sa part, la Chine a ainsi appelé à l'apaisement, en conviant "toutes les parties à jouer un rôle constructif" pour garantir la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne.

   

Les réactions occidentales au précédent lancement d'un satellite, le 5 avril 2009 (photo ci-dessus), avaient entraîné une grave crise internationale, jusqu'au second essai nucléaire auquel avait procédé la RPDC, le 25 mai 2009, pour assurer sa défense face aux Etats-Unis et à leur alliés. L'AAFC espère que Washington saura faire preuve de retenue, afin d'éviter une nouvelle escalade des tensions dans la péninsule coréenne.

 

Il ne serait pas conforme au principe de souveraineté des Etats, fondement du droit international public, qu'un pays, en l'occurrence la RPD de Corée, n'ait pas le droit de à devenir à son tour une puissance spatiale, comme le sont depuis des décennies les Etats-Unis, la Russie ou la France. Par ailleurs, au regard des retombées scientifiques et économiques de la recherche spatiale, la RPD de Corée, pays soumis au plus vieil embargo technologique au monde, apparaît légitime à rechercher les moyens d'assurer son développement économique par ses propres moyens.

 

Sources : AAFC, AP, KCNA (dépêche du 16 mars 2012 "DPRK to launch application satellite"), Le Parisien (avec l'AFP).

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 18:19

zoo_pyongyang_1.jpgAyant ouvert en avril 1959, le zoo central de Corée - plus connu sous le nom de zoo de Pyongyang - est le principal zoo de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Situé dans le district  Mont Taesong, il abrite 5.000 animaux appartenant à 650 espèces sur une superficie de 1 km2. Comme pour de nombreux autres parcs zoologiques dans le monde, ses équipes vétérinaires disposent d'une expertise de référence pour les soins aux animaux sauvages.

 

Dans une dépêche en date du 10 décembre 2011, l'agence KCNA de la RPD de Corée a souligné le travail accompli par les équipes du zoo de Pyongyang dans la lutte contre les épizooties. De fait, la clinique vétérinaire du zoo (photos ci-dessous), équipée de matériels de haut niveau, constitue une référence en RPD de Corée, selon le témoignage d'un couple d'adhérents de l'AAFC, Maurice et Françoise Samsoen, médecins de formation, qui l'ont visitée en septembre 2011 et ont alors remis de la documentation technique sur les soins vétérinaires. Le zoo a été agrandi et rénové en 2011, sur un site comportant également un restaurant, une buvette, une boutique de souvenirs et de nombreux espaces de loisirs.

 

central_zoo_pyongyang_1.jpg

 

central_zoo_pyongyang_2.jpg

Les espèces du zoo de Pyongyang comportent notamment des singes, des chimpanzés, des tigres, des lions et des loups, ainsi que des pandas. Il est également célèbre pour ses numéros de chiens savants. En novembre 2011, l'agence russe ITAR-TASS a rendu compte de la construction d'un aquarium pour les dauphins sur le site pittoresque de l'îlot Rungra. Un nouveau service de cars pour les visiteurs du zoo a été inauguré en octobre 2011.

 

zoo_central_service_de_cars.jpg
A l'issue de la visite en Corée de Françoise et Maurice Samsoen, l'AAFC a organisé une rencontre avec les responsables de la ménagerie du Jardin des Plantes, au sein du Museum d'histoire naturelle de Paris, afin d'identifier de possibles actions de coopération bilatérale dans le domaine vétérinaire. Ces échanges ont été menés en liaison avec Olivier Vaysset, directeur du bureau français de coopération en RPD de Corée. Le Jardin des plantes avait déjà engagé une coopération ancienne avec ses homologues nord-coréens ayant conduit à des échanges de semences d'espèces végétales et arboricoles, des chercheurs du Museum ayant notamment visité la RPD de Corée en 2001 et 2002.

 

Sources : AAFC, KCNA (dépêches, dont photos).

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 23:03

Dans les années 1900, le tigre de Corée était réputé avoir disparu, sous l'effet d'une décision du Japon impérial d'exterminer les animaux dangereux. Faux, affirme une équipe de chercheurs sud-coréens qui a montré la correspondance génétique à 100 % entre des tigres de Corée et d'autres félidés toujours vivants en Extrême-Orient russe : le tigre de Corée a donc bien survécu.

amur_tiger.jpg

 

Le 7 février 2012, une équipe du Collège de médecine vétérinaire de l'Université nationale de Séoul, conduite par le professeur Lee Hang, a rendu public le résultat de l'analyse génétique des échantillons prélevés sur des os de tigres de Corée conservés au Smithsonian Institution National Museum of Natural History, aux Etats-Unis, et au Musée national de la science et de la nature de Tokyo. Les séquences génétiques des tigres de Corée correspondent parfaitement à celles des tigres de l'Amour (photo ci-dessus), qui comptent toujours une population de 400 individus vivant dans l'Extrême-Orient russe.

 

L'analyse a porté sur l'ADN mitochondrial de quatre échantillons différents de tigres coréens - trois américains et un japonais - dont un correspondant à un tigre malais, classé par erreur comme un tigre de Corée. Pour les trois autres tigres, la correspondance génétique est totale avec le tigre de l'Amour, qui vit en Sibérie.

 

Selon le professeur Lee, "le fait que le tigre de l'Amour et le tigre de Corée sont de la même lignée signifie que le tigre de Corée est toujours vivant", en ajoutant que "l'avenir du tigre de Corée dépend de la préservation de la population qui reste de tigres de l'Amour, laquelle ne comprend qu'environ 400" individus.

Les résultats scientifiques ont été publiés en janvier par la Société coréenne de zoologie systématique.

Source : Hankyoreh (dont photo).

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 23:01

Fin juin 2011, l'Administration coréenne des aliments et des médicaments (plus connue sous son acronyme anglais : KFDA) a autorisé le premier médicament au monde créé à base de cellules souches. Le Hearticellgram-AMI, utilisé pour soigner l'infarctus du myocarde, a été mis au point par le laboratoire pharmaceutique sud-coréen FCB-Pharmicelle.

 

Hearticellgram_AMI.jpg

 

C'est une première mondiale : un médicament issu de cellules souches a reçu pour la première fois, le 28 juin 2011, une autorisation de mise sur le marché par une agence du médicament, en l'occurrence l'Administration coréenne des aliments et des médicaments.

 

Commercialisé depuis le 1er juillet, Hearticellgram-AMI est un médicament du laboratoire pharmaceutique sud-coréen FCB-Pharmicelle, précurseur dans les recherches médicales utilisant des cellules souches pour lutter contre les maladies incurables.

 

Utilisé dans le traitement de l'infarctus du myocarde, Hearticellgram est issu de cellules souches somatiques extraites du propre corps du patient, ensuite développées et injectées directement dans son cœur endommagé.

 

Malgré les travaux falsifiés du professeur Hwang Woo-suk sur le clonage, les équipes de recherche coréennes ont poursuivi leurs travaux sur les cellules souches, jusqu'à l'autorisation du premier médicament utilisant de telles cellules.

 

Sources : KBS, Dailyfe-Reuters (dont photo).

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 17:09

Organisées chaque année depuis 1959, les Olympiades internationales de mathématiques sont un championnat international de mathématiques organisé entre les élèves d'aujourd'hui plus de 100 pays à la fin de leurs études secondaires. Lors de l'édition 2011, les élèves coréens, traditionnellement très bien classés, ont terminé respectivement 7èmes (pour la République populaire démocratique de Corée, Corée du Nord) et 13èmes (pour la République de Corée, Corée du Sud).

 

math147094.jpgCompétition internationale de mathématiques, les Olympiades internationales de mathématiques reflètent la qualité du système éducatif dans cette discipline. C'est également un possible indicateur des capacités de recherche scientifique.

 

Chaque pays envoie une équipe comprenant six candidats au maximum, âgés de moins de 20 ans et ne devant pas avoir commencé leurs études supérieures. Si l'épreuve est individuelle, il existe un classement non officiel par équipes. Pendant deux jours, les participants doivent, au cours de deux séances de 4 heures et demie, résoudre deux séries de trois problèmes issus de la géométrie plane, de l'arithmétique, des inégalités ou de la combinatoire.

 

L'édition 2011, qui a été organisée à Amsterdam, a été une fois de plus dominée par les élèves chinois, premiers avec 189 points, suivis des Américains (184 points) et des Singapouriens (179 points). Parmi les pays francophones, la France a terminé 34ème (111 points), dépassée par le Canada (17ème, 132 points) mais devant la Belgique et la Suisse (43ème ex aequo, 88 points).

 

La Russie a fini 4ème, la Thaïlande 5ème et la Turquie 6ème.

 

La Corée du Nord s'est classée 7ème (157 points), les six élèves nord-coréens ayant tous obtenu une médaille (3 médailles d'or et 3 médailles d'argent) pour leurs résultats individuels.

 

La Corée du Sud a décroché la 13ème place (144 points), cinq des six élèves sud-coréens ayant été médaillés (2 médailles d'or et 3 médailles d'argent), le dernier d'entre eux ayant obtenu une mention honorable.

 

Sources : wikipédia, résultats par pays sur le site officiel de la compétition 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 12:01

220px-Emperor_penguin.jpgSigné le 1er décembre 1959 et entré en vigueur le 23 juin 1961, le traité sur l'Antarctique a suspendu les revendications territoriales sur le continent et prohibé les activités militaires et d'exploitation économique, ouvrant la voie à la reconnaissance de l'Antarctique comme un territoire dédié à la paix et à la science. Depuis 1959 sont en effet entrées en vigueur plusieurs conventions liées au traité sur l'Antarctique, notamment la convention sur la protection des phoques de l'Antarctique de 1972, entrée en vigueur en 1978 ; la convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique de 1980, entrée en vigueur en 1982 ; enfin, le protocole au traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement en Antarctique de 1991, entré en vigueur en 1998, communément appelé protocole de Madrid.

 

 Les deux Etats coréens ont ratifié le traité sur l'Antarctique, avant d'engager l'un et l'autre des activités de recherche scientifique et météorologique il y a désormais plus de vingt ans.

 

La République de Corée (du Sud) a rejoint les autres parties au traité le 28 novembre 1986. Elle a aujourd'hui le statut de partie consultative : inaugurée le 17 février 1988 sur l'île du Roi-George (Shetland du Sud) et située sur la côte de la péninsule de Barton, au Sud-Est de l'île (62°13′S 58°47′W), la base antarctique permanente King Sejong relève du Programme coréen de recherche antarctique et est spécialisée dans l'observation des changements environnementaux.

 

La République populaire démocratique de Corée (du Nord) a signé le traité sur l'Antarctique le 21 janvier 1987, avant d'engager des travaux de recherche scientifique en 1990. N'ayant actuellement pas de base permanente, elle a le statut de partie non consultative. Nous reproduisons ci-après un article traduit de l'anglais depuis le site de l'agence officielle nord-coréenne KCNA, en date du 23 décembre 2010, détaillant les activités nord-coréennes de recherche antarctique engagées il y a deux décennies.

 

La RPDC a commencé ses activités d'exploration de l'Antarctique il y a vingt ans.

 

Après avoir rejoint le Traité sur l'Antarctique en Juche 76 (1987), la RPDC a conduit deux expéditions dans l'Antarctique de janvier 1990 à octobre 1991.

 

La première équipe d'expédition est arrivée dans l'Antarctique le 5 mai 1990 pour procéder à une étude de la zone et choisir le site d'une base de recherche scientifique antarctique.

 

 Elle a également planté une pancarte portant l'inscription "Première équipe d'expédition antarctique de la République populaire démocratique de Corée", à un endroit situé à 67 degrés, 55 minutes et 23 secondes de latitude Sud et 44 degrés, 32 minutes et 10 secondes de longitude Est.

 

La seconde expédition a eu lieu du 16 octobre 1990 au 4 octobre 1991.

 

La seconde équipe a établi une base scientifique au même endroit le 22 décembre 1990, l'appelant "Saison-1".

 

La base couvrait alors une superficie de 157,6 mètres carrés.

 

L'équipe est restée sur place pendant plus de cent jours pour étudier le climat, les glaces cotières, l'aurore polaire, examiner les caractéristiques géologiques de la zone et recueillir des échantillons de minéraux, de pierres, de plantes et d'animaux.

Elle a également exploré d'autres lieux pour sélectionner le site d'une base scientifique permanente et a planté une pancarte gravée du nom du pays et représentant son drapeau, à un endroit situé à 69 degrés, 22 minutes et 28 secondes de latitude Sud et 76 degrés, 23 minutes et 30 secondes de longitude Est.  

 

Sources : KCNA, wikipédia.

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