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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 13:29

Dans un article paru dans son numéro 194 (2.588), daté du 5 au 11 avril 2012, Informations ouvrières (IO), tribune libre de la lutte des classes et hebdomadaire du Parti ouvrier indépendant (POI), diffusé à 20.000 exemplaires, a dénoncé les manoeuvres conjointes entre les Etats-Unis et la Corée du Sud comme faisant peser les menaces d'une nouvelle guerre en Corée. Cette analyse a été livrée dans un article intitulé "Corée : nouvelles menaces de guerre", sous une photo de Barack Obama en treillis, légendée : "Le président américain Barack Obama observe aux jumelles la zone démilitarisée qui sépare les deux Corée au poste Ouellette près de Panmunjom (Corée du Sud), le 25 mars 2012". Si l'Association d'amitié franco-coréenne se démarque de IO lorsque l'hebdomadaire qualifie le satellite nord-coréen de "missile", elle partage pleinement les analyses de l'hebdomadaire du POI quant aux menaces de guerre en Corée et à la nécessité, pour les progressistes et les républicains, de refuser qu'un nouveau conflit endeuille la péninsule, toujours techniquement en état de guerre depuis l'armistice de 1953. Cette prise de position est d'autant plus intéressante que les principaux partis issus de la classe ouvrière restent, eux, silencieux sur les manoeuvres de guerre des Etats-Unis et de leurs alliés (Corée du Sud, Japon), leurs candidats n'ayant d'ailleurs pas répondu à la lettre aux candidats à l'élection présidentielle, envoyée par l'AAFC, sur la question coréenne. Nous reproduisons ci-après l'article publié dans Informations ouvrières, ainsi qu'un encadré intitulé : A la frontière Nord-Sud : une DMZ... "ultramilitarisée".

"Lors de son récent séjour en Corée du Sud à l'occasion d'un sommet sur la sécurité nucléaire, le président Obama a visité la zone démilitarisée (DMZ en anglais) qui sépare les deux Corée à la hauteur du 38e parallèle. Pour cette visite très médiatisée, le président américain avait revêtu un uniforme spécial : celui de chef des armées des Etats-Unis. Et Obama n'a pas seulement inspecté les 28.000 soldats américains stationnés en permanence en Corée, il a aussi tenu à observer lui-même aux jumelles les troupes de "l'ennemi du Nord", depuis un bunker de la DMZ, derrière des vitres à l'épreuve des balles de mitrailleuse lourde.

Comme pour souligner le message, des manoeuvres conjointes Etats-Unis - Corée du Sud se déroulent actuellement avec un déploiement sans précédent de troupes : près de 200.000 soldats américains et sud-coréens participent à ces manoeuvres "
Key Resolve" et "Foal Eagle".

En plus de troupes au sol, près d'une centaine de chasseurs bombardiers F-16 sont impliqués, effectuant des "sorties" avec la totalité de leur armement de combat. Le lancement d'un missile par la Corée du Nord sert de prétexte à de nouvelles tensions.


En envoyant des corvettes lance-missiles en mer Jaune afin d'intercepter le missile nord-coréen, dont le lancement est prévu à la mi-avril, le gouvernement japonais fait monter la pression, aggavant la menace de guerre. Ce déploiement japonais en mer Jaune est pourtant contraire à l'article 9 de la Constitution japonaise qui interdit formellement une telle action, les "forces maritimes d'autodéfense" japonaises ne pouvant recevoir d'autre mission que celle de défendre les eaux territoriales japonaises.

La guerre de Corée (1950-1953) avait fait trois millions de morts, des civils pour la plupart. On découvre chaque année des charniers renfermant parfois des centaines de cadavres de paysans ou de prisonniers massacrés pendant cette guerre. Et aujourd'hui, tout est de nouveau de place pour le déclenchement d'une nouvelle guerre.

 

A la frontière Nord-Sud : une DMZ... "ultramilitarisée"

 

La prétendue "zone démilitarisée" porte bien mal son nom, car c'est l'endroit du monde où se concentrent le plus de militaires, de part et d'autre de la ligne de cessez-le-feu.


Depuis la signature de l'armistice en 1953, l'état de guerre n'a pas cessé entre les deux Corée et les Etats-Unis, et les incidents font des morts chaque année. C'est plus particulièrement la limite maritime Nord qui prolonge la DMZ dans la mer de l'Ouest (dite mer Jaune), dont le tracé n'a pas été reconnu par tous les belligérants, qui constitue la principale source de conflits.


D
epuis 2010, cette ligne maritime contestée a été le théâtre du naufrage d'une corvette sud-coréenne, le Cheonan (mars 2010 : quarante-sept morts) et des échanges de tir d'artillerie lourde autour de l'île de Daeyeonpyeong (novembre 2010). Ce dernier incident témoigne de l'ampleur du dispositif militaire mis en place : en deux heures, près de quatre mille obus de grox calibre ont été échangés".

Article reproduit de l'hebdomadaire Informations ouvrières

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 23:07

Le 26 mars 2012, un sommet sur la sécurité nucléaire s'est ouvert au palais des congrès et des expositions (Coex) de Séoul, en présence des dirigeants de 53 pays, dont les présidents américain et chinois Barack Obama et Hu Jintao, ainsi que du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon. En l'absence, notamment, de l'Iran et de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), tout incite à penser que ce sommet, loin d'apaiser les différends autour des armes nucléaires, risque d'aviver encore davantage les tensions dans la péninsule coréenne et au Moyen-Orient.

 

Selon leurs organisateurs sud-coréens, le sommet sur la sécurité nucléaire de Séoul vise, comme le précise le média public KBS, à "l’élimination ou à la minimisation des matériels nucléaires, au renforcement de la protection des installations nucléaires ainsi qu’à la prévention du trafic illicite de substances nucléaires ou radioactives".

 

Au-delà des mots, il y a pourtant fort à parier que les Etats-Unis confirmeront leur monopole, certes partagé, de l'arme nucléaire, que les puissances nucléaires comme Israël ne seront pas mises en cause, à la différence de la Corée du Nord, puissance nucléaire officielle, ou de l'Iran, qui a réaffirmé le caractère pacifique de son programme nucléaire. Bref, ce sommet conduit en dehors des instances internationales reconnues (comme les organisations des Nations Unies), et qui plus est par un Etat, la Corée du Sud, partie prenante au débat nucléaire et placé sous le "parapluie" américain, ne présente aucune des garanties qui permettraient d'escompter un dialogue sincère, en vue d'avancées vers un monde sans armes nucléaires.

 

La police anti-émeutes a été largement déployée autour du Coex, afin que des images de manifestants ne gâchent pas les belles photos attendues par le président sud-coréen, à l'origine de cette initiative destinée à redorer le blason du camp conservateur. Cette rencontre internationale intervient opportunément à quinze jours d'élections législatives incertaines, alors que des scandales de corruption ont une nouvelle fois entaché l'image du Parti du Nouveau monde (ex-Grand parti national, au pouvoir).

 

lee_myung_bak_barack_obama.jpg
Dans ce contexte, le sommet nucléaire de Séoul s'annonce comme une nouvelle tribune offerte aux puissances nucléaires établies, et en premier lieu aux Etats-Unis. Dans une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-coréen (ci-dessus, mimant le numéro 1 américain ayant regardé la Corée du Nord à travers un téléscope) le 25 mars, le Président Barack Obama a exhorté la Corée du Nord à renoncer au lancement d'un satellite artificiel. Devant les étudiants de l'Université Hanguk, à Séoul, le chef d'Etat américain a affirmé : "Je veux m'adresser directement aux dirigeants de Pyongyang. Les Etats-Unis n'ont pas d'intention hostile envers votre pays. Nous voulons la paix. Mais il devrait être clair désormais que vos provocations et la poursuite de votre (programme) d'armes nucléaires ne vous ont pas garanti la sécurité que vous cherchiez, elles l'ont amoindrie. Il n'y aura pas de récompense pour les provocations. Cette époque est révolue." Le choix du lieu (Séoul) et du contexte (un sommet nucléaire dont Pyongyang est exclu) indiquent clairement que la rhétorique américaine, qui pourrait être perçue - à tort - comme une ouverture au dialogue par des médias occidentaux qui ne connaîtraient pas la situation de la péninsule coréenne, est en réalité lourde de menaces à peine voilées, augmentant encore les tensions dans le contexte d'exercices militaires conjoints américano - sud-coréens.

Toutefois, la possibilité de sanctions supplémentaires, en cas de lancement du satellite nord-coréen, n'a jusqu'à présent été évoquée à aucun moment. Ne serait-ce que parce qu'une telle option, comme en 2009, serait loin de rencontrer l'unanimité des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

C'était la onzième rencontre entre Barack Obama et Lee Myung-bak, et la troisième en Corée du Président américain, faisant de Barack Obama le chef d'Etat américain ayant visité la Corée du Sud le plus souvent pendant un mandat de quatre ans. 

 

Sources : Hankyoreh (dont photo), KBS, Le Monde.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 23:12

Le 18 janvier 2012, Karen Wolstenholme, ambassadrice du Royaume-Uni en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), a donné un entretien à l'agence de presse sud-coréenne Yonhap. L'AAFC revient sur les principaux éléments de cette interview, qui livre une analyse sur la situation politique actuelle de la RPD de Corée et souligne aussi le rôle joué par la représentation diplomatique à Pyongyang d'une des principales puissances européennes, l'accent mis sur la coopération pouvant offrir un modèle des actions susceptibles d'être conduites par le tout nouveau bureau français de coopération à Pyongyang, qui a ouvert en octobre 2011.

karen wolstenholmeAyant notamment été en poste à Moscou, l'ambassadrice britannique à Pyongyang, Karen Wolstenholme, est une diplomate chevronnée, arrivée en poste en RPD de Corée en septembre 2011. Alors qu'elle était en Grande-Bretagne à l'annonce du décès du Président Kim Jong-il, le 19 décembre 2011, elle a indiqué avoir immédiatement pris un vol pour Pyongyang, dans un entretien qu'elle a donné à l'agence sud-coréenne Yonhap, à la résidence de l'ambassadeur britannique à Séoul, le 18 janvier dernier. Si elle précise n'avoir pas pu se rendre à la chapelle ardente, elle a été présente à la cérémonie des obsèques, qui s'est tenue au palais mémorial Kumsusan. Au demeurant, les autres pays européens représentés à Pyongyang au niveau d'une ambassade - comme l'Allemagne et la Suède - ont également rendu hommage au dirigeant défunt, se conformant ainsi aux usages diplomatiques et aux règles de politesse en Asie. Selon nos informations, il apparaît que la France n'a pas suivi ses partenaires européens, ce cavalier seul étant par ailleurs préjudiciable à l'émergence d'une politique européenne commune dans le domaine des affaires étrangères et de la défense.

S.E. Karen Wolstenholme a démenti les rumeurs sur de prétendues restrictions à l'utilisation des devises étrangères en Corée du Nord. S'agissant de la nouvelle direction politique en RPD de Corée, elle a observé la stabilité du processus de succession et la continuité par rapport au Président Kim Il-sung et au dirigeant Kim Jong-il. Elle a également souligné que le général Kim Jong-un avait été bien préparé pendant dix-huit mois à l'exercice de ses nouvelles fonctions, et qu'il avait "confiance en lui". Selon elle, il n'y a donc ni vacance du pouvoir, ni instabilité politique à Pyongyang.

Toujours dans son entretien à l'agence Yonhap, l'ambassadrice Karen Wolstenholme a aussi souligné les acquis de la coopération bilatérale qu'a permis l'installation par Londres d'une représentation diplomatique permanente, au niveau d'une ambassade, à Pyongyang. Une aide est dispensée aux enfants des orphelinats et aux handicapés. Par ailleurs, la célébration du dixième anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et la RPD de Corée, fin 2010, avait été l'occasion de la venue de l'équipe de football féminin de Middlesbrough en Corée du Nord, tandis que la télévision nord-coréenne avait diffusé le film de Gurinder Chadha Joue-la comme Beckham. La culture a toujours été au coeur des échanges entre Londres et Pyongyang, l'Association britannique pour les études coréennes, en collaboration avec le British Museum, ayant notamment organisé des journées d'études en 2001 et en 2002, dont les travaux ont été publiés dans un recueil intitulé North Korean Culture and Society, après l'établissement de relations diplomatiques complètes. Des expositions d'art contemporain nord-coréen ont aussi été organisées en Angleterre dans la deuxième moitié des années 2000.

Dans l'immédiat, un des projets les plus prometteurs est la sélection en 2011, par le poste diplomatique britannique à Pyongyang, de deux boursiers nord-coréens pour des études à l’université de Cambridge dans le cadre du programme de bourses «Chevening» du ministère des Affaires étrangères, et dont l'équivalent français serait le programme «Personnalités d'avenir» du Quai d'Orsay. Cet exemple donne du grain à moudre pour le tout récent bureau français de coopération à Pyongyang, qui a ouvert ses portes en octobre 2011, si la France veut assurer son rayonnement parmi les futures élites nord-coréennes, comme elle en a manifesté la volonté dans le reste du monde.

Sources : AAFC, Yonhap (dont photo).
 

 

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 21:32

Au regard du rôle joué par la République populaire démocratique de Corée (RPDC) dans les luttes de libération du Tiers-Monde, au sein du mouvement des non-alignés et dans les combats contre l'impérialisme, notamment au Proche-Orient par un soutien indéfectible à la cause palestinienne, la disparition du dirigeant Kim Jong-il a entraîné de nombreux messages de condoléances et des expressions de solidarité dans les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, dont les premiers sont parvenus peu après ceux aussitôt adressés par la Chine et la Russie. L'Association d'amitié franco-coréenne analyse, de manière non exhaustive, quelques-uns des principaux messages adressés par les chefs d'Etat, dirigeants et anciens dirigeants nationaux, ainsi que par des responsables politiques, notamment des partis communistes, en dehors de la Corée du Sud, suivant les comptes rendus publiés par l'agence KCNA de la RPDC. Par ailleurs, un message de condoléances a été adressé par le secrétaire général des Nations Unies, le Sud-Coréen Ban Ki-moon.

 

 Alors que la solidarité entre la RPD de Corée et l'Afrique du Sud est née du soutien apporté par Pyongyang dans le combat contre l'apartheid, le Président sud-africain Jacob Zuma et le ministre des Relations internationales et de la coopération Maite Nkoana-Mashabane de la République sud-africaine ont exprimé leurs plus profondes condoléances, dans un message porté par un directeur du ministère à l'ambassade de la RPDC à Pretoria le 21 décembre. Un message de condoléances a aussi été adressé par Gwede Mantashe, secrétaire général du Congrès national africain (ANC). 


En Algérie, le Président Abdelaziz Bouteflika a adressé un message de condoléances le 2 janvier.

Le président de l'Angola Jose Eduardo Dos Santos a aussi envoyé un message de condoléances à Son Excellence (S. E.) Kim Jong-un, vice-président de la Commission militaire centrale du Parti du travail de Corée (PTC) : "au moment de cette perte, au nom du gouvernement de l'Angola et en mon nom propre, j'exprime mes plus profondes condoléances à Votre Excellence et au Gouvernement et au peuple de la RPDC, en hommage au dirigeant de la RPDC qui a travaillé durement pour la réunification pacifique de votre pays".

Dans son message de condoléances du 19 décembre, le président de l'Arménie Serge Sarkissian a exprimé son espoir que le peuple coréen manifeste "son courage et sa volonté indomptable".

En Autriche, le Président Heinz Fischer a exprimé ses profondes condoléances.

Le Sheikh Hamad Bin Isa al-Khalifa, roi de Bahreïn, a exprimé ses condoléances dans un message en date du 25 décembre.


Au Bangladesh, des couronnes de fleurs ont été déposées par les Comités centraux du Parti des travailleurs, du Parti socialiste et de la Ligue du peuple, ainsi que par Dilip Barua, ministre de l'Industrie et secrétaire général du Comité central du Parti communiste du Bangladesh (marxiste-léniniste), Hasanul Huq Inu, président du Comité central exécutif du Parti national socialiste du Bangladesh, ainsi que par Ghazi Zafar Ahmed, ancien Premier ministre.

Au Belize, le Premier ministre Dean Barrow a adressé un message de condoléances en son nom, celui du gouvernement et au nom du peuple.


Un message de condoléances à S. E. Kim Jong-un a été adressé, le lundi 19 décembre, par le président de la Biélorussie Alexandre Loukachenko.

En Bolivie, le président Evo Morales a exprimé ses condoléances et l'ambassadeur de la Bolivie au Brésil a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC à Brasilia, porteur d'un message oral du président bolivien exprimant "sa ferme conviction que le peuple coréen contrinuera à la victoire de la cause du socialisme" sous la direction du général Kim Jong-un.

Au Brésil, un message de condoléances et de solidarité est parvenu de la Présidente Dilma Rousseff, au nom du gouvernement et du peuple brésilien, ainsi que du Parti communiste brésilien, qui a décidé par ailleurs d'une période de deuil.

En Bulgarie, des messages de condoléances ont été adressés par le Parti communiste bulgare et Atanas Ivanov, président honoraire de l'Union des communistes bulgares.

Dans son message de condoléances, le Président du Burkina Faso Blaise Compaoré a souligné la grande perte que représente la disparition du dirigeant Kim Jong-il, qui "a contribué de manière tangible au développement socio-économique du pays avec une extraordinaire acuité politique".

Au Cambodge, Norodom Sihanouk, qui a vécu en exil à Pyongyang et était un ami du Président Kim Il-sung, et le roi Norodom Sihamoni, ont envoyé des couronnes de fleurs. Des délégations de l'Assemblée nationale du Cambodge, du Parti du peuple cambodgien, au pouvoir, et du Parti démocratique khmer ont rendu des visites de condoléances à l'ambassade de la RPDC à Phnom Penh.


Un message de condoléances a été adressé par le Comité central du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste).

En Chine, des visites à l'ambassade de la RPDC ont été effectuées, notamment par le Président Hu Jintao, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois. Lors de sa visite le 20 décembre, ce dernier a déclaré que Kim Jong-il "était le grand dirigeant du Parti et de l'Etat de la RPDC et un ami proche du peuple chinois", "qui avait consacré sa vie entière à la révolution coréenne", en souhaitant que "le peuple coréen (...) surmonte sa douleur et montre sa force sous la conduite du général Kim Jong-un".

En Colombie, un message de condoléances a été adressé par le secrétaire général du Parti communiste, Jaime Caicedo.

Au Congo, un message de condoléances a été adressé par le secrétaire général du Parti congolais du travail, au pouvoir.

En République démocratique du Congo, le message adressé par le Président Joseph Kabila à S. E. Kim Jong-un exprime ses plus profondes condoléances, en son nom propre et en celui de tout le peuple du Congo démocratique. Le ministre des Affaires étrangères Alexis Thambwe Mwamba a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC à Kinshasa le 22 décembre. Un message de condoléances a aussi été adressé par Evariste Boshab, secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, Jean-Baptiste Nkoy, secrétaire général du Rassemblement du peuple pour le socialisme, et Boswa Isekombe Sylvere, secrétaire général du Parti communiste.


Au Costa Rica, un message de condoléances et de solidarité a été adressé par le secrétaire général du Comité central de l'Avant-garde du peuple, qui est le parti communiste historique du Costa Rica.

Le Président Ivo Josipovic de la Croatie a adressé un message de condoléances à S.E. Kim Jong-un dès le 20 décembre.

A Cuba, Raul Castro, premier secrétaire du Comité central du Parti communiste, président du Conseil d'Etat et du Conseil des ministres, s'est rendu à l'ambassade de la RPDC à La Havane, accompagné du ministre des Affaires étrangères Bruno Parrilla. Au nom du Parti communiste de Cuba, du gouvernement et du peuple cubains, il a déclaré que la disparition du dirigeant Kim Jong-il était "une perte irréparable pour la nation coréenne et la cause du socialisme".

A la Dominique, des messages de condoléances ont été adressés par le Président Nicholas Liverpool, ainsi que par les secrétaires généraux du Mouvement de la gauche unie et du Parti de l'alternative révolutionnaire.

En Egypte, Mohamed Hussein Tantawi, Président du Conseil suprême des forces armées égyptiennes a adressé ses plus sincères condoléances à S. E. Kim Jong-un, en lui souhaitant plein succès "pour réaliser le progrès et la prospérité du peuple ami" coréen. Naguib Sawiris, ancien directeur général de la compagnie égyptienne Orascom Telecom, qui a investi en RPDC, s'est rendu à l'ambassade de la RPDC au Caire le 21 décembre. Rappelant sa rencontre avec le dirigeant Kim Jong-il, il a "exprimé ses plus profondes condoléances avec une amère douleur après la mort d'un grand dirigeant, une personne grande et tendre" qu'il "tenait en grande estime comme [son] meilleur ami et [son] grand frère". Un message de condoléances a également été adressé par le Premier ministre Kamal El Ganzouri.

En Equateur, une cérémonie d'hommage a été organisée, avec la participation de Fernando Maldonado, membre du Comité national exécutif du Parti socialiste - Front large, une des formations de la majorité parlementaire du Président Rafael Correa.

En Erythrée, le président Isaias Afewerki a adressé un message de condoléances à S. E. Kim Jong-un.

Dans un message du 2 janvier, le roi d'Espagne Juan Carlos a exprimé ses "profondes condoléances à [Son] Excellence [Kim Jong-un] en son nom, celui du Gouvernement et du peuple d'Espagne".

Aux Etats-Unis, l'ancien Président Jimmy Carter a présenté ses condoléances au général Kim Jong-un. Des messages de condoléances ont également été adressés par la Fédération des Coréens aux Etats-Unis et le Parti socialiste des travailleurs, ainsi que par le révérend Billy Graham et le révérend Franklin Graham, Président de Samaritan's Purse, présente en RPDC.


En Ethiopie, Haile-Mariam Dessalegn, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC, en tant que représentant du Président de la République, empêché pour des raisons de santé.

En Finlande, un message de condoléances a été adressé par le Président du Parti communiste des travailleurs de Finlande pour la paix et le socialisme.

En France, des visites de condoléances à la délégation générale de la RPDC ont été effectuées, notamment, par le sénateur Jean-Claude Frécon, président du groupe d'étude et de contact France-RPDC et une délégation du bureau de l'AAFC.

Au Ghana, dans son message à S. E. Kim Jong-un, le Président John Atta-Mills a déclaré que "le Ghana est certain que la RPDC avancera dans l'unité pour atteindre l'objectif de construire une puissante nation socialiste sous la direction de Votre Excellence Kim Jong-un, Grand Successeur, et du Parti du travail de Corée".

En Grèce, un message de condoléances a été adressé par le Comité central du Parti communiste.

Jusque dans les années 2000, la Guinée n'avait entretenu de relations diplomatiques, dans la péninsule coréenne, qu'avec la RPD de Corée. Le président Alpha Condé, issu des rangs de l'opposition jusqu'à son accession à la magistrature suprême, a envoyé une couronnes de fleurs. Le 22 décembre, une délégation du Parlement guinéen a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC à Conakry, conduite par son secrétaire général Cisse Saloun. Ce dernier a déclaré que "Son Excellence le secrétaire général Kim Jong-il était un fervent défenseur et un avocat de l'indépendance" nationale, en souhaitant à la RPDC de bâtir une nation puissante et prospère sous la direction de S. E. Kim Jong-un.

Dans un message de condoléances adressé dès le 19 décembre 2011, Tillman Thomas, Premier ministre de la Grenade, a souligné le "profond chagrin" du peuple et du gouvernement de la Grenade.

En Guinée équatoriale, un message de condoléances a été adressé par le Président Obiang Nguema Mbasogo, tandis que le Président de la Chambre des représentants a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC, le 26 décembre.


Le président Donald Ramotar du Guyana a également adressé un message de condoléances, où il a déclaré que ses pensées et ses prières étaient avec le peuple de la RPDC en ce moment de deuil national.

En Hongrie, le Parti communiste des travailleurs a envoyé une couronne.

En Inde, un messages de condoléances au Comité central du Parti du travail de Corée a été adressé par A. B. Bardhan, secrétaire général du Parti communiste de l'Inde.

En Indonésie, le Président Susilo Bambang Yudhoyono, a notamment déclaré dans son message adressé à S. E. Kim Jong-un, sa conviction que "les exploits de S. E. Kim Jong-il, son désir de faire de la RPDC une nation puissante, notamment, et ses exploits et ses efforts accomplis pour le développement des relations bilatérales entre la RPDC et l'Indonésie ne seront jamais oubliés". Un message de condoléances a également été adressé par le Parti des pionniers, fondé en 2002, et dont la première dirigeante a été Rachmawati Sukarnoputri, fille de l'ancien président Sukarno, et soeur de l'ancien président Megawati.

En Iran, le Président Mahmoud Ahmadinejad a exprimé ses condoléances à S. E. Kim Jong-un, en lui présentant ses voeux de santé et de succès, dans un message reçu le 24 décembre. Ali Akbar Salehi, ministre des Affaires étrangères, avait effectué une visite de condoléances à l'ambassade de RPDC à Téhéran dès le 21 décembre.

En Italie, Lamberto Dini, Président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, ancien ministre des Affaires étrangères, a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC à Rome. Il a dit que Kim Jong-il avait disparu à un moment où le prestige international de la RPDC augmentait et où la construction économique, sous sa direction, réalisait des progrès. Il a exprimé son souhait que le peuple coréen surmonte sa peine et transforme la RPDC en une puissance économique sous la direction de S. E. Kim Jong-un.

Au Japon, un message de condoléances au Comité central du Parti du travail de Corée a été adressé, le 23 décembre, par l'ancien Premier ministre Junichiro Koizumi, qui avait rencontré le dirigeant Kim Jong-il à Pyongyang, et dans lequel il a exprimé son souhait d'une normalisation des relations entre Japon et la RPD de Corée par la résolution des questions bilatérales entre les deux pays. Par ailleurs, des cérémonies d'hommages ont été organisées par l'Association des résidents coréens du Japon (Chongryon), dont les membres ont la citoyenneté nord-coréenne.

Le roi Abdallah II de Jordanie a adressé, dès le 19 décembre, un message de condoléances à Son Excellence Kim Jong-un.

Un message de condoléances et de sympathie a aussi été reçu, le 19 décembre, de la part du Président du Kazakhstan Nursultan Nazarbayev.

Au Kenya, le Président Mwai Kibaki a adressé un message de condoléances où il a déclaré partager le chagrin du peuple coréen à la triste nouvelle de la disparition de S. E. le Président Kim Jong-il, tout en se disant convaincu que les Coréens sauront surmonter leur peine et faire preuve de force et de courage.

Au Kirghizistan, un message de condoléances a été adressé par le Président Almazbek Atambaev.

Le 21 décembre, le Sheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, émir du Koweït, a adressé un message de condoléances à S. E. Kim Jong-un.

Au Laos, le Comité central du Parti révolutionnaire du peuple lao (PRPL) a déclaré, dans son message de condoléances, que le camarade Kim Jong-il avait "consacré toute sa sagesse et son énergie à l'avancée victorieuse du socialisme en RPDC et à la construction d'une nation puissante et prospère", en déplorant la perte d'un grand dirigeant et d'un ami du peuple lao. Un message de condoléances a été adressé, le 20 décembre, par Choummaly Sayasone, secrétaire général du PRPL, Président du Laos, qui avait rencontré le Président Kim Jong-il et le général Kim Jong-un, en septembre dernier à Pyongyang. Le Président du Laos ainsi que le vice-président Bounnhang Vorachith ont effectué des visites de condoléances à l'ambassade de la RPDC à Vientiane.

Bethuel Pakalitha Mosisili, Premier ministre du Lesotho, a exprimé ses condoléances, en son nom et en celui du Gouvernement et du peuple du Lesotho.

Au Liban, un message de condoléances a été adressé par Walid Joumblatt, président du Parti socialiste progressiste.

 

Au Mali, le Président Amadou Toumani Toure a présenté ses condoléances. Une visite à un centre de condoléances a été effectuée par le ministre de la Défense et des vétérans. Un message de condoléances a également été adressé par Marimantia Diara, secrétaire général du Parti africain pour la solidarité et la justice.

A l'île Maurice, Lohmus Ramsurn, Président du Comité central du Parti communiste a adressé un message de condoléances.


En Mauritanie, un message de condoléances a été adressé par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Au Mexique, des messages de condoléances ont été adressés, notamment, par le Parti socialiste, le Parti socialiste populaire et le Parti des travailleurs. Selso Humberto Delgado Ramirez, secrétaire international du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), longtemps au pouvoir au Mexique et dont le candidat est le favori de la prochaine élection présidentielle, a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC à Mexico.

L'ancien président de la Moldavie, Vladimir Voronine, dans un message de condoléances, a loué le souvenir immortel des exploits réalisés par le dirigeant Kim Jong-il pour le développement et la prospérité de la RPD de Corée.

En Mongolie, le Président Tsakhiagiin Elbegdorj et le Premier ministre Sukhbaataryn Batbold ont adressé des messages de profondes condoléances à S. E. Kim Jong-un. L'ambassadeur de Mongolie en RPDC a remis, au palais mémorial Kumsusan, une couronne de fleurs au nom du Président Tsakhiagiin Elbegdorj, sur le ruban duquel est inscrit "le grand dirigeant le camarade Kim Jong-il est immortel".

Au Myanmar (ex-Birmanie), le Président Thein Sein a adressé un message de condoléances. Le 24 décembre, le ministre des Affaires étrangères Wunna Maung Lwin s'est rendu à l'ambassade de RPDC à Rangoun, en exprimant sa conviction que le général Kim Jong-un conduira la RPDC à la victoire.

Au Niger, le Président de la République Mahamadou Issoufou a adressé un message de condoléances et de sympathie, le 22 décembre, à S.E. Kim Jong-un, à qui il adressé les assurances de sa plus haute considération comme "grand successeur" du dirigeant Kim Jong-il.

 
En Namibie, le message de condoléances du Président Hifikepunye Pohamba a souligné le combat mené par le Président Kim Jong-il pour la libération des peuples d'Afrique et "pour l'indépendance et la liberté du peuple opprimé de Namibie". Pendukeni Iivula Ithana, secrétaire général de la SWAPO, a également présenté ses condoléances à S. E. Kim Jong-un.

Au Népal, le Président Ram Baran Yadav a déclaré dans son message de condoléances que "le peuple népalais avait perdu un ami proche". Des messages de condoléances ont également été adressés, entre autres, par Sujata Koirala, dirigeant du Parti du Congrès, ancien Premier ministre du Népal, et par les directions des partis communistes qui, avec le Parti du Congrès, constituent les principales formations politiques népalaises.

 

Au Nicaragua, le message de condoléances du Président Daniel Ortega, également adressé au nom du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) a exprimé sa confiance au "peuple frère coréen" pour atteindre les objectifs qu'il s'est invariablement fixé sur la voie du développement.

 Dans son message de condoléances daté du 22 décembre, le Président du Nigéria Goodluck Ebele Jonathan a souligné que "notre cher ami nous avait quitté à un moment où il s'était lourdement investi pour la cause de la paix comme l'ont prouvé ses efforts pour reprendre les pourparlers à six. Le respecté camarade Kim Jong-il a aussi passé les derniers jours de sa vie à chercher la prospérité et le bien-être économique de son peuple", observant encore qu'il avait construit une "relation particulière" avec le Nigéria. Un message de condoléances a également été adressé par l'ancien Président Olusegun Obasanjo.

Un message de condoléances a été adressé à S. E. Kim Jong-un par Qaboos Bin Said, sultan d'Oman.

En Ouganda, dans son message de condoléances adressé dès le 20 décembre, le président Yoweri Kaguta Museveni a souligné "l'immense contribution" du Président Kim Jong-il au développement de son pays.

 

Au Pakistan, des messages de condoléances ont été adressés par le Président Asif Ali Zardari, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères.

 

En Palestine, Mahmoud Abbas, chef de l'Autorité palestinienne, a souligné que le Président Kim Jong-il avait fait "tous les efforts possibles pour le développement des relations amicales entre la RPDC et la Palestine, dont les fondements ont été posés par le Président Kim Il-sung et Yasser Arafat".

 

En Pérou, des messages de condoléances à l'ambassade de la RPDC à Lima ont été adressés ou inscrits sur le registre tenu à l'ambassade de la RPD de Corée par les représentants de plusieurs partis politiques, notamment le Parti communiste, le Parti socialiste, le Parti communiste (Patrie Rouge), le Mouvement de la Nouvelle gauche, l'Alliance populaire révolutionnaire américaine et le Parti des travailleurs.

 

Aux Philippines, le ministère des Affaires étrangères a publié un message de condoléances.

 

Au Portugal, un message de condoléances a été adressé au Comité central du Parti du travail de Corée par le Parti communiste portugais.

 

L'émir du Qatar Bin Khalifa Al-Thani, ainsi que le vice-émir le chiekh Tamim bin Hamad al-Thani, ont adressé des message de condoléances et de sympathie à S. E. Kim Jong-un.

 

En Roumanie, le Parti socialiste de Roumanie a mis en place un service funéraire.

Au Royaume-Uni, le Parti communiste de Grande-Bretagne (marxiste-léniniste) a adressé un message de condoléances.

 

 En Russie, des messages de condoléances ont été adressés, notamment, par le Président Dmitri Medvedev,Guennadi Ziouganov, secrétaire général du Parti communiste de la Fédération de Russie et Sergueï Mironov, dirigeant du parti Russie juste. Le premier vice-président de la Douma a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC à Moscou.

 

A Saint-Marin, une représentation du bureau de politique générale du ministère des Affaires étrangères s'est rendue à la représentation de la RPDC à Rome.

 

Le Président Manuel Pinto Da Costa de Sao Tomé et Principe a adressé un message de condoléances et de solidarité à S. E. Kim Jong-un dès l'annonce de sa disparition, le 19 décembre.

 

Au Sénégal, le Président Abdoulaye Wade a adressé un message de condoléances et de sympathie à S. E. Kim Jong-un et "au peuple frère coréen". Un message de condoléances a aussi été adressé par Mamadou Lamin Thiam, secrétaire national permanent du Parti démocratique sénégalais, qui soutient le Président Wade et est membre de l'International libérale.

 

Dans son message de condoléances, le Président des Seychelles James Alix Michel a exprimé le désir du renforcement des relations de coopération et d'amitié avec la RPDC.

 

A Singapour, le ministre des Affaires étrangères K. Shanmugam a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC dans la cité-Etat.

 

En Slovaquie, le Comité central du Parti communiste a adressé un message de condoléances.

 

Dans son message de condoléances, le Président du Soudan Omar Hassan Ahmad Al-Bashir a souligné la perte que représentait la disparition du Président Kim Jong-il dans le combat contre l'impérialisme.

 

Au Sri Lanka, le Président Mahinda Rajapaksa a exprimé ses condoléances à S. E. Kim Jong-un.

 

En Suède, le secrétaire international du Parti communiste a rendu une visite de condoléances à l'ambassade de la RPDC.

 

En Suisse, des représentants du Parti chrétien-démocrate et du ministère des Affaires étrangères ont rendu des visites de condoléances à la représentation diplomatique de la RPDC.

 

En Syrie, dans son message de condoléances le Président Bachar Al-Assad a souligné la perte que représentait la disparition de S. E. Kim Jong-il pour les peuples qui luttent pour la paix, la justice et la liberté. Il a également fait parvenir une couronne de fleurs.

 

Au Tadjikistan, le Président du Parti communiste a adressé un message de condoléances.

 

Le message de condoléances du Président Jakaya Mrisho Kikwete de la Tanzanie a souligné que le Président Kim Jong-il était "un grand ami de la Tanzanie et de l'Afrique" et a "exprimé sa conviction que la RPDC resterait un ami fiable et un compagnon de l'Afrique sous la direction de Kim Jong-un". Le Président Kim Yong-nam venait d'assister aux cérémonies du cinquantième anniversaire de la Tanzanie, alors que Julius Nyerere était un ami du Président Kim Il-sung.

 

Au Tchad, un message de condoléances et de sympathie a été adressé par le Président Idriss Déby.

 

En République tchèque, le Parti communiste a adressé un message de condoléances.

 

En Thaïlande, les drapeaux ont été mis en berne.

 

Au Togo, une représentation du ministère des Affaires étrangères a visité l'ambassade de la RPDC.

 

En Tunisie, le Président Al Moncef Al Marzouki a adressé un message de condoléances à S. E. Kim Jong-un.

 

Au Turkménistan, le Président Gurbanguly Berdymuhamedov a exprimé ses condoléances à S. E. Kim Jong-un.

 

En Ukraine, un message de condoléances a été adressé par Petro Symonenko, secrétaire général du Parti communiste.

 

En Uruguay, un message de condoléances et de solidarité avec "la grande cause révolutionnaire commencée par le grand dirigeant Kim Il-sung et continuée par le respecté camarade Kim Jong-il" a été exprimé par le Mouvement du 26 mars.

 

Au Venezuela, dans son message de condoléances, le Président Hugo Chavez a exprimé "ses sentiments de profonde solidarité avec le peuple coréen qui a perdu son dirigeant", et exprimé "sa conviction que le peuple coréen réaliserait certainement la prospérité de son pays".

 

Au Vietnam, des messages de condoléances et de solidarité ont été exprimés, notamment, par le Président Truong Tan Sang et le secrétaire général du Parti.

 

En Zambie, le Président Michael Chilufya Sata a adressé un message de condoléances le 21 décembre à S. E. Kim Jong-un.

Source principale : KCNA. Article mis à jour le 17 janvier 2011.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 00:21

Dès l'annonce de la mort du dirigeant Kim Jong-il, décédé d'un surmenage physique et mental lors d'une visite d'inspection, des messages de condoléances ont été adressés du monde entier, tandis que réagissaient les chancelleries des différents pays du monde. Ayant également présenté ses condoléances, l'Association d'amitié franco-coréenne présente les principales réactions de par le monde.

 

En Chine, le Comité central du Parti communiste chinois, le Comité exécutif du Congrès national du peuple chinois, le Conseil d'Etat et la Commission militaire centrale de la République populaire de Chine ont exprimé leurs profondes condoléances et leur sympathie au peuple coréen, dans un message adressé au Comité central du Parti du travail de Corée (PTC), à la Commission militaire centrale du PTC, à la Commission de la défense nationale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), au Praesidium de l'Assemblée populaire suprême de la RPDC et au gouvernement de la RPDC. Ils ont souligné que le dirigeant Kim Jong-il, ami proche du peuple chinois ayant renforcé l'amitié traditionnelle entre la Chine et la RPDC, était le grand dirigeant du PTC et de la RPDC, s'étant dévoué toute sa vie à la cause du peuple coréen pour la construction d'une nation socialiste prospère, et ayant accompli des exploits historiques immortels. La direction chinoise a exprimé sa conviction que le peuple coréen surmonterait sa douleur et montrerait sa force sous la direction du général Kim Jong-un.

 

Le président russe Dmitri Medvedev a également adressé un message de condoléances, à l'intention de Son Excellence (S.E.) Kim Jong-un : rappelant l'amitié traditionnelle entre la Russie et la RPDC développée par S.E. Kim Jong-il, il a exprimé sa conviction que la nouvelle direction de la RPDC poursuivrait les intérêts communs des deux pays et des deux peuples, en vue notamment d'accroître la coopération mutuelle, la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne.

 

En Corée du Sud, la veuve de l'ancien président Kim Dae-jung, Ri Hui-ho, a adressé un message de condoléances en rappelant le rôle de Kim Jong-il dans la déclaration conjointe du 15 juin 2000, lors du sommet historique avec le Président Kim Dae-jung, pour la réconciliation Nord-Sud, la coopération et la réunification. En moins de deux ans, les trois dirigeants coréens ayant porté la cause de la réunification coréenne lors des sommets de juin 2000 et octobre 2007 ont disparu, après la mort, en 2009, de Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun. Le dirigeant Kim Jong-il avait envoyé un message de condoléances à la disparition du Président Kim Dae-jung et envoyé une délégation à Séoul lors de ses obsèques.

 

Toujours en Corée du Sud, des messages de condoléances ont été adressés par les principaux partis d'opposition, de gauche et du centre-gauche, le Parti démocratique, le Parti progressiste unifié, et le Nouveau Parti progressiste, ainsi que par le Conseil des églises chrétiennes.

 

Les présidences et les gouvernements des Etats-Unis, du Japon et de la Corée du Sud ont réagi avec prudence, Washington et Séoul se refusant à indiquer, dans la journée du 19 décembre 2011, s'ils adresseraient un message de condoléances. Des contacts ont rapidement été pris entre les Etats-Unis et la Corée du Sud au niveau des chefs d'Etat pour renforcer les échanges d'informations et la coopération entre les deux pays, notamment au plan militaire, les troupes sud-coréennes étant placées en état d'alerte tandis que le président sud-coréen Lee Myung-bak convoquait le Conseil de sécurité national. La prise de position américaine la plus nette a été exprimée par la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton lors d'une conférence de presse le même jour, à Washington, avec son homologue japonais Koichiro Gemba : "Nous partageons un intérêt commun dans une transition stable et pacifique en Corée du Nord comme pour assurer la paix et la stabilité régionales", Mme Clinton se disant par ailleurs "préoccupée pour le bien-être de la population nord-coréenne".

 

En 1994, le refus du président sud-coréen Kim Young-sam d'adresser un message de condoléances après la mort du Président Kim Il-sung avait durablement tendu les relations intercoréennes, jusqu'à l'arrivée au pouvoir en 1998 de l'opposant historique Kim Dae-jung, qui avait engagé une politique d'ouverture au Nord, poursuivie par son successeur Roh Moo-hyun, avant qu'en 2008 la "politique du rayon de soleil" ne soit abandonnée de facto par l'actuel président conservateur Lee Myung-bak, aujourd'hui placé au pied du mur. Suivra-t-il l'opposition, unanime à adresser des messages de condoléances, ou les faucons de son administration ? 

 

Quant à la France, qui a ouvert un bureau de coopération à Pyongyang au début du mois d'octobre 2010 et dont la réaction devrait ainsi être plus particulièrement observée par la RPD de Corée, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé n'a réagi dans l'immédiat que par les commentaires suivants : "La mort d'un homme, ce n'est jamais réjouissant mais la souffrance d'un peuple m'attriste, c'est cela qui est important". Le ministre des Affaires étrangères britanniques, William Hague, a exprimé le voeu d'un "tournant pour la Corée du Nord", fondé sur une plus grande insertion de la RPDC sur la scène internationale, tandis que le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a évoqué, pêle-mêle, ses souhaits de libéralisation économique, de hausse du niveau de vie et d'abandon du programme nucléaire nord-coréen.

 

Pour l'AAFC, l'expression de simples voeux par les chancelleries de l'Union européenne relève d'une démarche plus politique que véritablement diplomatique. Pour leur part, avec les nuances propres à l'histoire de leurs relations avec la Corée du Nord, la Chine et la Russie, d'une part, les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon, d'autre part, ont pris des positions de politique étrangère en lien direct avec les enjeux de la péninsule coréenne. Ce décalage entre les réactions de ces cinq puissances, parties avec la RPDC aux pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, et la "vieille Europe", révèle, à ce stade, les limites conceptuelles de Paris, Berlin et Londres dans les réponses qu'elles peuvent apporter à la question coréenne : la division de la nation coréenne et la paix dans cette partie du monde ont été les grandes questions absentes des premières réactions de l'Allemagne, de la France et du Royaume-Uni.

 

 Sources : AFP, KCNA, Le Parisien.

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 20:04

Yongbyon_5MWe_Magnox_reactor.jpgDans une dépêche en date du 10 novembre 2011, l’agence officielle KCNA de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé que « le jour était proche où un réacteur [nucléaire] à eau légère, entièrement basé sur des ressources et une technologie domestiques, serait opérationnel en RPDC », ce programme étant conduit sur le site de Yongbyon. Ces observations ont été formulées au sein d’un article démentant certaines affirmations, aux Etats-Unis et en Corée du Sud, sur le recul économique supposé de l’économie nord-coréenne, Pyongyang soulignant au contraire les progrès technologiques récemment accomplis. Après les réprobations de plusieurs chancelleries occidentales ayant suivi la publication de cette dépêche de l’agence KCNA, le ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée a réaffirmé, le 30 novembre, le droit selon lui de la RPD de Corée de conduire des activités nucléaires pacifiques, tout en maintenant la porte ouverte aux négociations multilatérales. Pour sa part, l'Association d'amitié franco-coréenne réaffirme son soutien à une solution négociée à la question nucléaire dans la péninsule coréenne, refusant l'usage unilatéral de la force par les grandes puissances.

 

Pyongyang : un réacteur nucléaire expérimental à eau légère bientôt en service

 

Le 30 novembre 2011, dans une déclaration à l’agence KCNA, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée a réaffirmé que Pyongyang s’estimait en droit de se doter d’un programme nucléaire à des fins pacifiques, tout en précisant qu’un réacteur expérimental à eau légère serait prochainement en service et que Pyongyang était prêt à discuter de toute inquiétude qui pourrait survenir à ce sujet dans le cadre des pourparlers à six (les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon) et avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) :

 

« L'usage pacifique de l’énergie nucléaire est le droit légitime d’un Etat souverain reconnu par la loi internationale. C’est aussi la seule solution pour résoudre le grave problème de l’électricité en RPDC, car elle a de larges ressources en énergie nucléaire. […]

« La construction d’un réacteur expérimental à eau légère et la production d’uranium faiblement enrichi pour l’approvisionnement en matériaux de base progressent rapidement, en lien avec des fondations solides pour une économie nationale autosuffisante et les derniers bonds scientifiques et technologiques de notre pays.

« La RPDC a annoncé chez elle et à l’étranger que chacune des phases de ses activités nucléaires à des fins pacifiques enclenchait la production d’électricité car elle n’a à avoir peur de rien, ni rien à cacher. Elle a aussi clarifié sa position souple que toute inquiétude qui pourrait survenir pouvait être discutée dans le cadre des pourparlers à six et qu’elle pouvait convaincre le monde de la nature pacifique de ces activités par l’Agence internationale de l’énergie atomique. »

 

Des réactions à l’étranger au niveau des porte-paroles des ministres des Affaires étrangères : condamnations à Washington et Paris, appel de Pékin à reprendre les négociations, discrétion à Séoul

 

Le même jour, le porte-parole du département d’Etat américain, Mark Toner a déclaré que la construction d’un réacteur à eau légère et la conduite d’un programme d’enrichissement d’uranium étaient, selon Washington, des violations des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que de l’accord du 19 septembre 2005 sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, faisant part de son « inquiétude ». Le même jour, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, présente à Pusan pour un forum sur l’aide internationale, a réaffirmé que les Etats-Unis soutenaient leur allié sud-coréen et que Washington attendait de Pyongyang « de prendre des mesures concrètes pour encourager la paix, la stabilité et la dénucléarisation » de la péninsule coréenne. Ces déclarations reprenaient la position actuelle des Etats-Unis, sans faire allusion aux déclarations de Pyongyang sur son programme nucléaire à base d’uranium.

 

En visite quelques jours plus tard à Rangoon, Hillary Clinton a appelé le Myanmar à cesser sa coopération militaire avec la RPD de Corée et réitéré, en termes généraux, son appel à ce que Pyongyang prenne des mesures dans le sens d’une dénucléarisation. Plusieurs rencontres bilatérales, notamment entre Américains et Nord-Coréens, ont eu lieu depuis fin juillet.

 

Une semaine plus tôt, un an jour pour jour après les graves incidents de l’île Yeonpyeong, les troupes américaines et sud-coréennes avaient conduit des exercices conjoints, très vivement dénoncés par Pyongyang, à proximité de la même zone maritime contestée entre les deux Corée.

 

Lors d’un point-presse, Bernard Valero, porte-parole du Quai d’Orsay, a également déclaré que les progrès dont a fait état la RPD de Corée dans l’enrichissement d’uranium et la construction d’un réacteur à eau légère sont la preuve, selon Paris, que Pyongyang « continue de violer ses obligations concernant la suspension de ses activités nucléaires ».

 

Présent à Pusan, de même que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, lors du forum sur l’aide internationale, Henri de Raincourt, ministre français chargé de la Coopération, a exprimé son souhait que la RPD de Corée évolue « vers des pratiques qui respectent les valeurs que nous portons dans nos politiques de développement », mais sans faire allusion à la déclaration, quelques jours plus tôt, du porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée sur le programme nucléaire civil nord-coréen.

 

Hôte des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, la Chine a déclaré, le jour même de la déclaration du porte-parole des Affaires étrangères de la RPDC, que « en tout cas, [elle] espérait que toutes les parties concernées feraient des efforts conjoints pour reprendre les pourparlers à six dès que possible ». Pékin a également réagi au niveau de son porte-parole, Hong Lei, qui, lors d’une conférence de presse le même jour, a répondu que « tous les sujets d’inquiétude en question pouvaient être discutés dans le cadre des pourparlers à six ».

 

Dans ce contexte, l’AAFC n’a pas relevé, dans la presse sud-coréenne, de réaction du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, également engagé depuis juillet dans des discussions bilatérales avec Pyongyang sur la question nucléaire militaire. Toujours le 30 novembre 2011, Yu Woo-ik, ministre sud-coréen de la réunification, a fait état qu’un fonctionnaire de son ministère avait supervisé, au Nord de la péninsule, la distribution de farine offerte par des organisations civiques, en observant que les enfants nord-coréens étaient bien les bénéficiaires de cette aide.

 

Un nouvel élément sur la table des négociations ?

 

Si la RPD de Corée a procédé à des essais nucléaires en octobre 2006 et mai 2009, les engins utilisés étaient à base de plutonium. Faiblement enrichi, l’uranium peut servir à la production d’électricité nucléaire. A des niveaux plus élevés, il peut être utilisé pour la fabrication de bombes nucléaires.

 

Les réactions précitées des puissances occidentales se fondent sur l’idée que le programme nucléaire de Pyongyang, basé sur l’enrichissement d’uranium, pourrait avoir des fins militaires. La RPD de Corée le dément, en rappelant que l’article premier de l’accord à six du 19 septembre 2005 stipulait le droit pour la RPD de Corée d’avoir accès au nucléaire civil. Par ailleurs, l’accord-cadre entre les Etats-Unis et la RPD de Corée, signé à Genève le 21 octobre 1994, prévoyait la livraison de centrales à eau légère, à usage civil, en contrepartie de l’abandon par Pyongyang de son programme nucléaire militaire. Cet accord n’a pas été respecté, et les déclarations du porte-parole de la RPD de Corée, le 30 novembre dernier, soulignent qu’un programme – domestique, cette fois – poursuit le même objectif d’un programme nucléaire civil, fondé sur des réacteurs à eau légère.

 

La résolution 1874 du Conseil de sécurité des Nations Unies, prise après l’essai nucléaire du 25 mai 2009, vise bien les activités nucléaires militaires.

 

Au final, en réaffirmant une nouvelle fois être prête à reprendre les pourparlers à six tout en soulignant l’état d’avancement d’un programme nucléaire civil à base d’uranium, la RPD de Corée met potentiellement une nouvelle question sur la table des négociations. Si la volonté de Washington d’afficher sa fermeté rend peu probable à court terme une réponse positive à cette proposition de dialogue, il existe la possibilité d’un engagement, à plus ou moins brève échéance, d’un nouveau cycle de pourparlers bilatéraux entre les Etats parties aux discussions à six. 

 

Sources :

- AAFC

- KCNA, "KCNA Commentary Terms 'DPRK's Economic Meltdown' Absurd", dépêche du 10 novembre 2011

- KCNA, "Experimental LWR Construction: FM Spokesman", dépêche du 30 novembre 2011

- Ministère français des Affaires étrangères, point de presse du 30 novembre 2011 

- AP, "North Korea Claims Progress in Uranium Enrichment", sur le site de Foxnews, 30 novembre 2011

-Yonhap (notamment, dépêche du 2 décembre 2011)

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 12:16

En réponse à des questions posées par l'agence russe ITAR-TASS le 13 octobre 2011, le dirigeant Kim Jong-il, président de la Commission de la défense nationale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a évoqué l'excellence des relations entre la RPDC et la Fédération de Russie, l'importance des pourparlers à six (deux Corée, Etats-Unis, Chine, Russie, Japon) pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne, les perspectives de normalisation des relations entre la RPDC, les Etats-Unis et le Japon et, enfin, le développement économique en cours en RPDC. Nous donnons ci-après la traduction en français de la réponse du dirigeant Kim Jong-il publiée sur le site Naenara de la RPD de Corée.

 

 "Je remercie l’agence ITAR-TASS de m’avoir posé des questions écrites au sujet de notre visite fructueuse en Sibérie et en Extrême-Orient de la Fédération de Russie.

Vos questions sont nombreuses, et je tiens à y répondre en les rassemblant par sujets pour convenance.

D’abord, j’évoquerai les impressions que j’ai reçues en visitant la Russie ainsi que les perspectives de développement des relations coréo-russes.

Je suis très heureux d’avoir eu un rendez-vous avec le Président Dmitri Anatolievich Medvedev lors de ma visite en août dernier en Russie, voisin ami.

Je ne peux oublier l’aimable accueil que nous a réservé le Président Medvedev en venant jusqu’à Oulan-Oudé, à des milliers de kilomètres de distance de Moscou, je ne peux oublier non plus la chaleureuse hospitalité dont nous avons été l’objet de la part des cadres dirigeants de la capitale et de la province et du peuple russe à tous les sites que nous avons visités. Et j’ai eu le plaisir de me remémorer les journées où j’avais approfondi l’amitié avec l’ex-Président Vladimir Poutine à travers plusieurs rendez-vous au début du nouveau siècle.

J’étais vivement ému de revoir, au bout de dix ans près, l’Extrême-Orient et la Sibérie, lieux d’intérêt historique, si marqués de nobles traces du grand Président Kim Il-sung, artisan des précieuses traditions d’amitié coréo-russe et auteur d’une contribution immortelle à leur développement.

Au cours de notre troisième visite en Russie au nouveau siècle, nous avons parcouru plusieurs villes et établissements économiques et culturels, notamment la centrale hydro-électrique de Boureïa, grand centre énergétique d’Extrême-Orient, et le lac Baïkal, site pittoresque de Sibérie. Nous avons constaté avec une vive émotion les réalisations qu’accomplissent le gouvernement et le peuple russes dans l’édification d’un Etat puissant et avons enrichi notre connaissance des idées, sentiments et coutumes du peuple russe courageux et laborieux.

Développer constamment l’histoire et les traditions de l’amitié coréo-russe répond entièrement aux intérêts de nos deux peuples et revêt une importance majeure dans la sauvegarde de la paix et de la stabilité en Asie du Nord-Est.

La rencontre et les pourparlers au sommet coréo-russes d’Oulan-Oudé ont été une occasion importante pour porter à un haut palier les relations d’amitié et de coopération traditionnelles entre la Corée et la Russie conformément à l’aspiration et aux vœux des deux peuples. Au cours de cette rencontre et de ces pourparlers, les deux parties sont parvenues à l’idée commune que le développement diversifié des relations de coopération économique coréo-russes, notamment la pose d’un gazoduc et la jonction des voies de chemin de fer, répondra aux intérêts des deux peuples et contribuera en outre à la prospérité de la région. En conséquence, des mesures pratiques sont promues énergiquement entre la Corée et la Russie pour la coopération dans le domaine de l’énergie, notamment la pose d’un gazoduc.

J’ai la certitude que les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays s’étendront dans tous les domaines, politique, économique, culturel et militaire, sur la base de l’esprit des accords établis lors des récents rencontre et pourparlers au sommet coréo-russes, de la Déclaration commune RPDC-Russie, de la Déclaration RPDC-Russie de Moscou et du traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération RPDC-Russie. Notre gouvernement fait grand cas de l’amitié traditionnelle coréo-russe et s’efforcera de développer, de concert avec la partie russe, les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays et les deux peuples.

Ensuite, j’aborderai le problème nucléaire de la péninsule coréenne et celui de la reprise des pourparlers à six.

La dénucléarisation de toute la péninsule coréenne est la recommandation du grand Président Kim Il-sung et relève de la position invariable de notre gouvernement.

Le problème nucléaire de la péninsule coréenne est imputable aux Etats-Unis qui menacent en permanence la souveraineté et la sécurité de notre peuple.

La souveraineté est vitale pour chaque pays et chaque nation. La nécessité de sauvegarder notre souveraineté contre leur menace nucléaire ouverte et leur politique d’hostilité toujours exacerbée nous a amenés à nous doter d’une force de dissuasion nucléaire.

Nous restons invariables dans notre position de principe consistant à vouloir dénucléariser toute la péninsule coréenne grâce à une reprise des pourparlers à six dans les meilleurs délais et sans conditions préalables et à une application généralisée et équilibrée de la déclaration conjointe du 19 Septembre selon le principe de la simultanéité des actions, comme il en a été convenu lors des récents pourparlers au sommet coréo-russes.

Nous continuerons à nous attacher, de concert avec la Russie, à combattre le diktat et le despotisme sur la scène internationale, à établir un ordre international équitable et à défendre la paix et la sécurité en Asie et dans le reste du monde.

Pour ce qui est des perspectives de normalisation des rapports entre notre pays, les Etats-Unis et le Japon, elles dépendent entièrement de l’attitude de ces deux derniers.

Développer de bonnes relations avec tous les pays qui nous traitent amicalement, suivant les idées d’indépendance, de paix et d’amitié, telle est la politique extérieure immuable de notre République.

Même en ce nouveau siècle, les Etats-Unis, pratiquant une politique d’hostilité contre la RPDC, renforcent sur tous les plans leur pression sur notre pays et conduisent la situation à un palier dangereux.

Comme l’a prouvé l’histoire des relations d’hostilité coréo-américaines, tous les actes hostiles et toutes les manœuvres d’agression et de sape des Etats-Unis contre nous sont voués à l’échec, eux ne pouvant produire l’effet escompté.

Nous sommes prêts à améliorer les relations avec eux, s’ils renoncent, ne serait-ce que maintenant, à leur politique d’hostilité et nous traitent de bonne volonté.

Dans les rapports entre notre pays et le Japon, il est primordial que le Japon règle une fois pour toutes les méfaits commis autrefois contre notre pays et notre nation.

Les relations entre les deux pays pourront se normaliser si le Japon se décide à liquider son passé peu brillant et abandonne sa politique d’hostilité envers notre pays.

Les amis russes se sont intéressés au développement remarquable que notre peuple accomplit dans l’édification d’une nation puissante et prospère.

Lors de ma récente visite en Russie, le Président Medvedev a adressé des salutations bienveillantes à notre peuple qui se dévoue pour donner un nouvel essor à l’édification d’une nation puissante et prospère à l’occasion du centenaire de la naissance du grand Président Kim Il-sung ; de même, il a exprimé son soutien aux mesures actives que nous avons prises pour développer l’économie nationale et améliorer le bien-être du peuple et s’est déclaré persuadé que nous obtiendrons de plus grands succès dans l’édification d’une patrie riche et puissante. C’est un grand encouragement pour notre cause.

A l’heure actuelle, notre peuple s’emploie activement à édifier une nation socialiste puissante et prospère, vœu de toute la vie du Président Kim Il-sung, et surtout concentre toutes ses forces pour améliorer son bien-être.

Nous ne manquerons pas d’édifier brillamment une nation puissante et prospère par la force de l’union inébranlable entre le Parti, l’armée et le peuple et avec le concours du grand potentiel de l’économie nationale indépendante.

Permettre au plus tôt à notre peuple de vivre sans avoir rien à envier au monde est mon plus grand désir, et travailler énergiquement en partageant heur et malheur avec lui pour y parvenir, ma joie sans pareille. Je profite de cette occasion pour adresser une fois de plus mes salutations amicales au gouvernement et au peuple russes et leur souhaiter de grands succès dans leur effort pour l’édification d’une nation puissante."

 

Cette déclaration réaffirme donc solennellement l'engagement de la RPD de Corée de s'engager sur la voie de la dénucléarisation de la péninsule par la voie du dialogue, en reprenant sans conditions préalables les pourparlers à six. Au moment même où ITAR-TASS interrogeait le dirigeant Kim Jong-il, le président sud-coréen Lee Myung-bak rencontrait aux Etats-Unis son homologue américain Barack Obama, et la situation de la péninsule figurait en bonne place sur l'agenda des discussions entre les deux dirigeants.

 

Tandis que le dirigeant Kim Jong-il a réaffirmé que la question nucléaire intéresse déjà au premier chef Washington et Pyongyang, Mark Toner, porte-parole du département d'Etat américain, a annoncé que Stephen Bosworth, représentant américain pour la RPD de Corée, s'entretiendrait à Genève les 24 et 25 octobre prochains avec le premier vice-ministre des Affaires étrangères, M. Kim Kye-gwan, représentant de la RPD de Corée aux pourparlers à six. Les deux pays ont, par ailleurs, repris les discussions sur les recherches, au Nord de la péninsule, des dépouilles de soldats américains tués pendant la guerre entre 1950 et 1953, alors que 7.900 soldats américains sont portés disparus pendant ce conflit (dont 5.500 au Nord de la Corée). Autre signe de détente, une rencontre entre représentants d'ONG américaines et nord-coréennes est intervenue le 17 octobre à l'université de Géorgie, aux Etats-Unis.

 

Alors que la Chine est l'hôte des pourparlers à six, le vice-Premier ministre chinois, M. Li Keqiang, pressenti comme futur Premier ministre, doit rencontrer successivement, au plus haut niveau, les dirigeants nord-coréens (du 23 au 25 octobre) puis sud-coréens (à compter du 25 octobre). Parmi les sujets envisagés figurent la paix dans la péninsule coréenne et la question nucléaire, ainsi que la coopération chinoise avec la Corée dans son ensemble.

 

Le choix d'une agence russe pour la publication de la déclaration suivante  témoigne du resserrement des liens entre Pyongyang et Moscou, également partie prenante aux pourparlers à six, suite au sommet d'Oulan Oude, le 24 août dernier, entre le dirigeant Kim Jong-il et le président russe Dmitri Medvedev. Le 13 octobre a été inaugurée, après trois ans de travaux, l'ouverture d'un tronçon de chemin de fer entre la zone économique spéciale de Rajin-Sonbong (Rason), en RPDC, et la ville de Khasan, en Russie, illustrant les progrès de la coopération ferroviaire, et plus largement dans le domaine des transports, entre les deux pays.

 

Sources : Naenara (entretien paru en russe sur le site d'ITAR-TASS), agences de presse.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 14:38

PakKilyon_ONU_27092011.jpgDu 21 au 27 septembre 2011, à New York, s’est tenu le débat général de la 66ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, dont le thème était « le rôle de la médiation dans le règlement pacifique des conflits ». Lors de son intervention, Pak Kil-yon, vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), a plaidé pour le respect de la Charte de l’Organisation des Nations Unies, notamment du principe d’égalité souveraine des Etats membres contenu dans la Charte, contre les doubles standards dans les relations internationales. Concernant plus spécifiquement la situation en Corée, le vice-ministre nord-coréen a une nouvelle fois tendu la main aux Etats-Unis pour que ceux-ci acceptent de négocier un véritable traité de paix, tout en réaffirmant la volonté de la RPDC de reprendre, sans condition préalable, les pourparlers sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne qui réunissent les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon. Il a également enjoint le gouvernement sud-coréen à revenir sur sa politique de confrontation à l’égard du Nord et à mettre en application les déclarations adoptées lors des sommets Nord-Sud de 2000 et 2007. Voici le texte intégral du discours prononcé par le vice-ministre Pak Kil-yon devant l'Assemblée générale des Nations Unies le 27 septembre 2011.



Monsieur le Président,

En premier lieu, je tiens à vous féliciter, M. Nassir Abdulaziz AINasser, pour votre élection comme Président de la 66ème session de l’Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies, et j’ai confiance dans vos capacités de président pour faire de cette session un succès.

Mes félicitations vont aussi à la République du Soudan du Sud pour son admission au sein de l'Organisation des Nations Unies.

Monsieur le Président,

Cette année, cela fait 20 ans que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) est membre de l'Organisation des Nations Unies.

La RPDC a rejoint les Nations Unies en raison de son désir de défendre la paix mondiale et de parvenir à une prospérité commune pour l’humanité avec tous les membres des Nations Unies, et elle est depuis restée fidèle aux buts et principes de la Charte des Nations Unies comme elle l’avait promis.

Toutefois, dans les relations internationales actuelles la logique de puissance et la politique autoritaire deviennent d’autant plus évidentes qu’elles nient le principe d’égalité souveraine contre les efforts et souhaits des Etats membres des Nations Unies. Quelques pays cherchent à interférer dans les affaires internes et à user de la force contre des Etats souverains dans une tentative de dominer les régions qui représentent un intérêt stratégique pour eux, sous le prétexte de protéger les civils et de défendre la paix. Malheureusement, l’Organisation des Nations Unies est détournée dans ce processus.

La loi et l’ordre internationaux sont violés et sapés par les actions arbitraires et autoritaires de certaines grandes puissances. Cette réalité actuelle requiert que les Etats membres des Nations Unies réaffirment les principes de défense de la paix et d’égalité souveraine consacrés par la Charte des Nations Unies et accélèrent le processus de réforme des Nations Unies, dont le renforcement du pouvoir de l’Assemblée générale.

Il y a longtemps que l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté les résolutions demandant le démantèlement du « Commandement des Nations Unies » en Corée du Sud et la fin du blocus des Etats-Unis à l’encontre de Cuba, résolutions qui n’ont pas été appliquées à ce jour. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres qui met en évidence le besoin urgent de renforcer l’autorité de l’Assemblée générale.

Pour un renforcement de l’autorité de l’Assemblée générale des Nations Unies, il est nécessaire de mettre en place de manière urgente un mécanisme par lequel les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives à la paix et à la sécurité comme celles concernant les sanctions et l’usage de la force seront soumises à l’approbation de l’Assemblée générale avant de prendre effet.

Il y a un autre domaine où la logique de puissance se manifeste plus clairement dans les relations internationales. Il ne s'agit de rien d’autre que du Troisième Comité de l’Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Même si une réforme a été annoncée pour en finir avec la politisation, la sélectivité et les doubles standards dans le traitement des questions de droits de l'homme, la réalité qui prévaut encore est qu'on choisit certains pays pour discuter de leur situation quant aux droits de l'homme, alors qu'on passe sous silence ceux qui violent le plus les droits de l'homme, conformément aux objectifs et intérêts politiques de l'Occident et selon les critères des valeurs occidentales.

Nous pensons que le processus de réforme des organes dédiés aux droits de l'homme devrait s'intensifier de manière à parvenir à un système pouvant garantir d'authentiques droits et libertés aux peuples de tous les pays, dans le respect de la diversité des histoires et des cultures, des idées et des systèmes dans le monde.

Dans le même temps, certains progrès ont été accomplis dans le domaine du développement durable, un des trois objectifs fixés par les Nations Unies pour les deux décennies ayant suivi la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement. Cependant, nous faisons toujours face à d'immenses défis.

Nous considérons que la Conférence des Nations Unies sur le développement durable qui se tiendra en 2012 doit adopter des mesures pratiques concernant des questions telles que la création d'un environnement pacifique pour le développement, l'instauration de relations économiques et commerciales équitables, le retrait des sanctions, la mise en application des engagements pour l'Aide publique au développement (APD), le transfert de technologies bonnes pour l'environnement et une assistance financière accrue pour les pays en voie de développement.

C'est un droit inaliénable du peuple palestinien de mettre fin à l'occupation israélienne et de fonder lui-même un Etat indépendant. C'est aussi une obligation pour la communauté internationale d'admettre la Palestine comme Etat membre à part entière de l'Organisation des Nations Unies.

La RPDC qui a reconnu l'Etat palestinien en 1988 soutient son admission au sein de l'Organisation des Nations Unies et exprime sa conviction que les aspirations du peuple palestinien deviendront réalité.

Monsieur le Président,

Aujourd'hui en RPDC, la marche est générale et bat son plein pour mener à bien la cause de l'édification d'un pays prospère sous la sage direction du grand Général Kim Jong-il.

Le gouvernement de la RPDC concentre toutes ses ressources sur la construction économique en insistant principalement sur l'amélioration sensible des conditions de vie du peuple, parvenant ainsi à des succès remarquables et sans précédent.

La construction économique de la RPDC apportera une contribution significative aux efforts de la communauté internationale pour réaliser le développement régional et atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés par les Nations Unies.

Dans ce contexte, un environnement stable et pacifique constitue aujourd'hui un préalable indispensable pour la RPDC et son peuple dans leur lutte pour la construction économique.

Nous regrettons toutefois que la péninsule coréenne ne connaisse pas encore de mécanisme de paix permanente et durable.

La division de la nation imposée par les forces extérieures et le fragile armistice qui n'est ni la guerre ni la paix persistent depuis maintenant plus d'un demi siècle. Telle est la triste réalité de la péninsule coréenne.

En dépit des aspirations et désirs unanimes de tous les peuples qui, dans le pays et à l'étranger, veulent la paix et la stabilité, l'augmentation des armements et les exercices en vue d’une guerre nucléaire dirigés contre la RPDC se poursuivent dans la péninsule coréenne et dans ses environs. Pour ces raisons, une situation dangereuse se répète dans la péninsule coréenne qui est souvent amenée au bord de la guerre.

La situation qui prévaut ne présente pas seulement une grave menace pour la souveraineté et la sécurité de notre République, mais elle fait aussi obstacle à tous les efforts de notre peuple en vue d'un développement pacifique.

Sans la politique de Songun déployée par le grand dirigeant de notre peuple, le Général Kim Jong-il, et sans notre puissante force de dissuasion, la péninsule coréenne serait devenue un théâtre de guerre des douzaines de fois et notre construction économique pacifique aurait été inimaginable.

le gouvernement de la RPDC a maintenu sa position et désire garantir la paix, la stabilité et la dénucléarisation de la péninsule coréenne à travers le dialogue et les négociations.

Les circonstances présentes dans la péninsule coréenne exigent que toutes les parties concernées saisissent l’opportunité du dialogue et prennent la décision courageuse d’agir franchement pour résoudre les questions fondamentales.

La situation tendue persistant dans la péninsule coréenne est imputable aux relations hostiles entre la RPDC et les Etats-Unis qui accroissent la méfiance et la confrontation.

Aussi longtemps qu’il y aura de l’hostilité entre la RPDC et les Etats-Unis et que les parties à l’accord d’armistice pointeront leurs armes les unes sur les autres, la méfiance et la confrontation ne disparaîtront pas et la dénucléarisation de la péninsule coréenne ne trouvera pas de solution satisfaisante.

C’est dans cette intention que la RPDC a une nouvelle fois proposé l’année dernière de tenir des négociations pour remplacer l’accord d’armistice par un traité de paix.

La signature d’un traité de paix, en tant que mise en application de la résolution 3390 adoptée en 1975 à la 30ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, est la mesure la plus efficace pour bâtir la confiance et éloigner la méfiance entre la RPDC et les Etats-Unis, et servira en outre de moteur pour assurer la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

La dénucléarisation de toute la péninsule coréenne est la dernière instruction du Président Kim Il-sung, le grand dirigeant du peuple coréen.

La dénucléarisation de la péninsule coréenne figurant dans la Déclaration conjointe du 19 septembre 2005 est un processus visant à transformer toute la péninsule coréenne en une zone exempte d’armes nucléaires, basé sur l’élimination complète et vérifiable de la menace nucléaire pesant actuellement de l’extérieur sur la péninsule coréenne.

La question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne découle à tous égards de la politique hostile et de la menace de guerre nucléaire des Etats-Unis contre la RPDC. Pour cette raison, les Etats-Unis en sont les principaux responsables et ont la capacité d’éliminer la racine du problème. La question nucléaire n’aurait jamais été soulevée si les Etats-Unis n’avaient pas déployé d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne ni menacé la RPDC avec leur arsenal nucléaire.

Dans les circonstances actuelles qui voient la péninsule coréenne se tenir au carrefour de l’apaisement des tensions ou du cercle vicieux de l’aggravation des tensions, les Etats-Unis devraient abandonner franchement leur politique hostile à l’encontre de la RPDC et aller vers un dialogue complet, conformément à leur vision stratégique de long terme.

Dans le futur, la RPDC déploiera aussi d'énormes efforts pour établir un mécanisme de paix durable et soutenue dans la péninsule coréenne de continuera de coopérer avec toutes les parties concernées pour la reprise sans condition préalable des négociations à six parties.

Monsieur le Président,

Les relations inter-coréennes avaient évolué favorablement dans la péninsule coréenne après la publication de la Déclaration du 15 juin. Il est cependant extrêmement regrettable que les relations Nord-Sud se soient détériorées au point d’atteindre aujourd’hui leur pire niveau avec une atmosphère générale de guerre et de confrontation entre compatriotes après l’entrée en fonction des autorités sud-coréennes actuelles.

Il y a derrière tout cela un grave problème qui est la question de l’antagonisme et de la contradiction fondamentale dans les approches de la réunification de la péninsule coréenne.

Des idées et systèmes différents existent aujourd’hui au Nord et au Sud de la Corée. Compte tenu de cette réalité, le choix de la méthode de réunification est en lui-même une question essentielle qui mènera à une réunification nationale ou à un désastre national.

Le Nord et le Sud de la Corée, par la Déclaration conmune du 15 juin 2000, ont reconnu qu’il y a des points communs entre la formule fédérale proposée par le Nord et la formule confédérale proposée par le Sud pour la réunification, et ils ont convenu de faire progresser la réunification dans cette direction à l’avenir. 

Cet accord du Nord et du Sud a été accueilli et soutenu chaleureusement par tous les compatriotes comme par la communauté internationale, y compris l’Organisation des Nations Unies.

Mais les autorités sud-coréennes actuelles ont totalement renié la Déclaration du 15 juin sur la méthode convenue pour la réunification et ont présenté ce qu’elles appellent la théorie de l’ « unification par absorption », laquelle présuppose l’effondrement de l’autre partie, faisant ainsi entrer les relations inter-coréennes dans une phase critique de confrontation et accroissant chaque jour qui passe le danger de guerre.

Au vu de la réalité qui prévaut dans la péninsule coréenne, la dénommée « unification par absorption » est la route menant à la guerre alors que la formule fédérale conduit à la paix.

La formule fédérale est une proposition réaliste pour une réunification reposant sur la coexistence et la meilleure méthode possible pour une réunification pouvant empêcher une guerre. Elle est aussi une proposition raisonnable pour une réunification qui s’accorde avec les intérêts de la région et des pays voisins en ce qu’elle présuppose la neutralité de l’Etat réunifié.

Si les autorités sud-coréennes actuelles veulent vraiment voir la situation se détendre dans la péninsule coréenne et les relations inter-coréennes s’améliorer, elles doivent abandonner leur attitude provocatrice contre la paix et la réunification et changer de politique pour respecter et appliquer totalement la Déclaration du 15 juin et la Déclaration du 4 octobre, adoptées au sommet par le Nord et le Sud.

Monsieur le Président

Dans le futur, aussi, la RPDC renforcera et développera les relations d’amitié et de coopération avec tous les Etats membres des Nations Unies conformément aux idées d’indépendance, de paix et d’amitié qui sous-tendent sa politique étrangère, et fera de son mieux pour défendre la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne et dans le reste du monde et pour promouvoir le développement conjoint et la prospérité commune de l’humanité.

Je vous remercie.



Source : Organisation des Nations Unies (traduction : AAFC)
 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 21:45

Du 21 au 23 septembre 2011, Choummaly Sayasone, secrétaire général du Comité central du Parti révolutionnaire du peuple lao et président de la République populaire démocratique lao, a effectué une visite officielle en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) à l'invitation de Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée et président de la commission de la défense nationale de la RPDC. Cette visite a renforcé les liens traditionnels d'amitié et de coopération entre les deux démocraties populaires.

 

Né en 1936, le président Choummaly Sayasone est un vétéran des combats pour l'indépendance et la libération du Laos. Ayant participé à la révolution de 1954, il a exercé les fonctions de commissaire politique et de commandant en chef d'un bataillon, puis des armées stationnées dans la région de Xiengkhouang, entre 1962 et 1975. Il a été successivement ministre de la Défense en 1991 et vice-président de la République en 2001. En 2006, il a été élu secrétaire général du Comité central du Parti révolutionnaire du peuple lao (PRPL) puis président de la République. Il a été reconduit dans ces fonctions en 2011.

 

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A son arrivée à l'aéroport de Pyongyang, le président Choummaly Sayasone a été accueilli notamment par Kim Yong-nam, président du praesidium de l'Assemblée populaire suprême de la RPD de Corée, membre du praesidium du Bureau politique du Comité central du Parti du travail de Corée (PTC), et Choe Thae-bok, membre du bureau politique et secrétaire du Comité central du PTC. Choummaly Sayasone et Kim Yong-nam ont passé en revue une garde d'honneur des trois armes de l'Armée populaire de Corée et des Gardes rouges ouvriers et paysans.

 

La délégation lao était également composée, entre autres, de Thongloun Sisoulith, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Laos,  membre du Bureau politique du Comité central du PRPL, et président de la commission des affaires extérieures du PRPL, de Bounpone Bouttanavong, membre du Bureau politique et secrétaire et secrétaire général du Comité central du PRPL, et de Cheuang Sombounkhan, secrétaire du Comité central du PRPL et président de la commission de l'éducation idéologique et de la propagande du PRPL. 

  

Lors du banquet offert par le Comité central du PTC, le soir du 21 septembre, en l'honneur du président Choummaly Sayasone, le président Kim Yong-nam a souligné que les relations d'amitié et de coopération entre le Laos et la RPD de Corée étaient fondées dans un combat commun contre l'impérialisme et pour le socialisme. Le président Choummaly Sayasone a remercié le peuple de RPDC pour le soutien apporté dans la lutte de libération nationale et dans l'effort de défense nationale.

 

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Des discussions se sont tenues entre les deux chefs d'Etat le 22 septembre. Le président lao a visité le palais mémorial Kumsusan où il a rendu hommage au président Kim Il-sung, en soulignant - dans le message laissé sur le livre d'or - que le fondateur de la RPD de Corée avait créé, avec le président Kaysone Phomvihane, les relations traditionnelles d'amitié et de coopération entre leurs deux pays et leurs deux peuples.

 

Après avoir visité Mangyongdae, le président Choummaly Sayasone a assisté à une représentation du spectacle de gymnastique de masse Arirang.

 

choummaly_sayasone_kim_jong_il_kim_jong_un.jpg

 

Le 23 septembre, il a rencontré le président Kim Jong-il, en présence notamment de Kim Jong-un, vice-président de la Commission militaire central du PTC, Ri Yong-ho, membre du praesidium du Bureau politique du Comité central du PTC et commandant en chef de l'Armée populaire de Corée, Kim Yong-il et Pak To-chun, membres suppléants du Bureau politique et secrétaires du Comité central du PTC, et Ju Kyu-chang, membre suppléant du Bureau politique et directeur de département du Comité central du PTC. 

 

Choummaly Sayasone a souligné les efforts du peuple coréen de RPDC pour construire une nation puissante et prospère. Rappelant le soutien matériel et moral apporté depuis la lutte d'indépendance du peuple lao, il a appelé à développer les relations traditionnelles d'amitié et de coopération entre les deux peuples. Il a remis des présents au président Kim Jong-il et au général Kim Jong-un.

 

Le président Kim Jong-il a appelé à développer les relations entre le Laos et la RPDC conformément au voeu des générations les plus anciennes. Avec le président Choummaly Sayasone, il a visité une exposition retraçant l'histoire du développement des armes et des équipements de l'Armée populaire de Corée. Il a offert un banquet en l'honneur du président lao.

 

Source : KCNA (dont photos).

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 18:28
Suite aux attentats d’Oslo, le 22 juillet 2011, ayant causé 77 morts, et à l’arrestation d’Anders Behring Breivik, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) s’est jointe à la condamnation unanime des attaques terroristes. Dans un article en date du 5 août 2011 intitulée Le contexte du carnage tragique en Norvège, traduit ci-après de l’anglais par l’AAFC, l’agence KCNA de la RPDC a analysé les causes de cette tragédie, en dénonçant la résurgence de l’extrême-droite et la montée de la xénophobie en Europe, sur fond de crise économique.
 
anders behring breivik (2)
   

Un élément d’extrême-droite a mené récemment en Norvège une attaque à la bombe et des fusillades, entraînant la mort de 77 personnes et des dizaines de blessés.

 

Ces tragédies atroces ont abasourdi l’Europe après l’attaque à la bombe à Madrid de 2004 et l’attaque dans le métro de Londres en 2005.

 

Ces épisodes sans précédents dans l’histoire pacifique de la Norvège constituent un avertissement à la communauté internationale sur la résurgence des forces d’extrême-droite en Europe, et le grave défi qu’elles posent à l’ordre social sur le continent.

 

Le suspect des fusillades est un élément classique d’extrême-droite qui se définit lui-même comme un « Norvégien conservateur ». Dans le passé il n’avait pas dissimulé ses positions extrémistes et s’était catégoriquement opposé à l’idée d’une coexistence des différentes cultures.

 

Son hooliganisme dit au monde entier que c’est une tâche urgente pour les pays européens de contenir la propagation des idées d’extrême-droite et, dans le même temps, d’assurer la stabilité sociale, quelles que soient les différences d’idées politiques, de religions et de cultures.

 

Après la fin de la Seconde guerre mondiale, le contrôle d’Etat sur le nazisme avait considérablement affaibli les forces d’extrême-droite en Europe, tandis qu’un exode de migrants des pays arabes et africains avait compensé le manque de main-d’œuvre en Europe de l’Ouest. Avec le temps, leur intégration sociale est apparue comme un casse-tête en raison des grandes différences de culture et de mode de vie des différents groupes ethniques.

 

La récente dépression économique en Europe a redonné de la vigueur aux forces d’extrême-droite. L’économie européenne est sévèrement touchée par la crise financière globale et la crise de la dette, augmentant le nombre de chômeurs et provoquant des réactions de xénophobie chez certaines personnes.

 

Les mouvements d’extrême-droite se sont fait entendre parmi les forces politiques de plusieurs pays européens, dont le Danemark, les Pays-Bas, la Finlande, la France, l’Allemagne et l’Autriche.

 

Des organisations d’extrême-droite telles que les Skinheads et de soi-disant nationalistes sont souvent apparues dans les rues, en vandalisant les biens immobiliers et en organisant des manifestations violentes. Ils font peser une menace au sens large sur la vie des personnes.

 

Plus de 20.000 crimes et délits commis par de tels éléments ont été rapportés en Allemagne en 2008.

 

Ces tendances d’extrême-droite touchent aussi la politique européenne. Des partis d’extrême-droite ont obtenu une représentation parlementaire et, pour certains d’entre eux, occupé d’importants postes gouvernementaux, influençant les orientations politiques des Etats dans une remise en cause de la tolérance culturelle.

 

Le carnage tragique en Norvège a averti l’ensemble de l’Europe que les tendances d’extrême-droite ont dépassé les limites de l’acceptable, en permettant à l’extrémisme de mettre en danger la société et la vie des personnes.

 

La communauté internationale doit tirer les leçons du carnage choquant commis contre les habitants pacifiques de la Norvège et redoubler de vigilance face à la renaissance des forces d’extrême-droite.
     
Source : KCNA (article traduit de l’anglais par l’AAFC)
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