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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 21:01

Le jeudi 22 septembre 2011, une rencontre s'est tenue à Pyongyang entre les représentants des principaux ordres religieux du Nord et du Sud de la péninsule, autour de trois thèmes principaux qui ont donné lieu à l'adoption d'une déclaration commune : la réconciliation nationale, l'unité et la réunification. Après le chef d'orchestre Chung Myung-whun et des bouddhistes, c'est la troisième fois en quelques semaines que le ministère sud-coréen de la Réunification, qui vient de changer de titulaire, autorise le déplacement de citoyens sud-coréens au Nord de la péninsule.

 

Les représentants des principaux ordres religieux du Nord et du Sud de la péninsule coréenne se sont rencontrés à Pyongyang le 22 septembre 2011.

 

Etaient présents, pour le Nord, Jang Jae-on, président du Conseil religieux des croyants de Corée, Kang Yong-sop, président du Comité central de la Fédération chrétienne de Corée, Sim Sang-jin, président du Comité central de la Fédération bouddhiste de Corée, Kang Chol-won, vice-président du Comité central d'orientation de l'Association des chondoïstes de Corée, ainsi que des représentants des différentes organisations religieuses.

 

La délégation des sept principaux ordres religieux du Sud était conduite par l'archevêque de Kwangju, Kim Hui-jung, président exécutif du Conseil religieux sud-coréen pour la Paix. Il était accompagné des vice-présidents du Conseil : le Révérend Kim Yeong-ju, président du Conseil national des Eglises (protestantes) de Corée, le Vénérable Jaseung, président de l'Ordre bouddhiste Jogye, le Vénérable Kim Ju-won, chef du Bouddhisme Won, Choi Gun-deok, président de l'Association confucéenne Sun Kyun Kwan, Rim Un-gil, chef de la religion chondogyo et Han Yang-won, chef de la religion ethnique coréenne.

 

Les participants ont adopté une déclaration commune pour la réconciliation nationale, l'unité et la réunification pacifique, sous le mot d'ordre "Par la nation coréenne elle-même", en appelant à mettre fin aux tensions et aux confrontations, à écarter le danger de guerre et à assurer une paix durable. Ils ont appelé à la tenue de réunions régulières pour encourager le dialogue et la coopération, en vue de l'unité des croyants et de la réunification de la nation coréenne.

 

KCRP sept2011 

rencontre religieuse intercoreenne 22 septembre 2011 1

  

rencontre_religieuse_intercoreenne_22_septembre_2011_2.jpg

 

rencontre_religieuse_intercoreenne_22_septembre_2011_3.jpg

 

Sources : KCNA , Yonhap

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 22:23

Revenu de République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) où il a séjourné du 12 au 15 septembre 2011 lors de la traditionnelle fête coréenne des moissons, le maestro Chung Myung-whun, chef de l'Orchestre municipal de Séoul et directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Radio France, a envisagé l'organisation d'un concert conjoint intercoréen. Si cet événement se concrétise, il sera un symbole puissant de la réconciliation entre le Nord et le Sud de la péninsule, divisée depuis plus de 60 ans contre le voeu du peuple coréen.

 

chung_myung_whun_conference_presse_16_septembre_2011.jpg

 

"Nous essaierons d’organiser un concert conjoint par les orchestres du Sud et du Nord" : par ces quelques mots prononcés lors de la conférence de presse qu'il a tenue à Séoul le 16 septembre 2011 à son retour de RPD de Corée, le maestro sud-coréen Chung Myung-whun a soulevé un immense espoir sur la voie de la réconciliation et de la réunification de la péninsule coréenne.

 

Détaillant son projet, le chef d'orchestre de Radio France a précisé : "le concert aura lieu à Séoul et à Pyongyang respectivement", en indiquant que chaque pays compterait un nombre égal de musiciens.

 

Chung Myung-whun a discuté à Pyongyang avec l'Association des échanges artistiques de la RPD de Corée et formé de jeunes talents musicaux au Nord de la péninsule, pendant son séjour de quatre jours du 12 au 15 septembre derniers.

 

Après avoir dirigé à Pyongyang l'Orchestre symphonique d'Etat de la RPDC en février 2008, Lorin Maazel, ému, avait déclaré que les musiciens étaient "fantastiques", et qu'ils constituaient "un groupe merveilleux, très professionnel, très uni, très concentré". 

Sources : AAFC, Yonhap.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:00

Le dimanche 18 septembre 2011, plusieurs agences de presse ont annoncé qu'une rencontre entre les représentants des deux Corée, à Pékin, aurait lieu le mercredi 21 septembre, en vue d'une reprise des pourparlers à six (les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon) sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. L'annonce a été faite par un officiel du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

 

Depuis quelques mois, les signes d'apaisement se multiplient entre la République de Corée (du Sud) et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Séoul s'est ainsi engagé au versement d'une aide d'urgence aux victimes nord-coréennes des inondations diluviennes de cet été, qui ont frappé l'ensemble de la péninsule. Pendant la fête coréenne traditionnelle des moissons, le chef d'orchestre sud-coréen Chung Myung-whun a été invité à Pyongyang. Les deux gouvernements coréens ont fait front commun face au Japon sur la souveraineté des îles Dokdo. Enfin, le nouveau ministre sud-coréen de la Réunification, M. Yu Woo-ik, dont la nomination a été annoncée le 30 août dernier avant son audition par le Parlement, a la réputation d'être ouvert au dialogue intercoréen.

 

ri yong ho wi sung lacDans ce contexte, les signes d'une possible reprise des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, interrompus depuis plus de deux ans, sont observés avec attention : le 22 juillet 2011, en marge du 18ème forum régional de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) en Indonésie, une rencontre entre les négociateurs des deux Corée aux pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule (photo The Djakarta Post), le Sud-Coréen Wi Sung-lac et le Nord-Coréen Ri Yong-ho, a constitué la première rencontre bilatérale entre les deux Corée sur la question nucléaire depuis 2008.

 

M. Kim Kye-gwan, premier vice-ministre des Affaires étrangères de la RPDC, s'est ensuite rendu aux Etats-Unis. Si sa visite, portant sur des discussions "exploratoires" en vue d'une reprise des pourparlers à six, n'a alors pas été suivie d'annonce particulière, elle a témoigné d'une intensification des échanges diplomatiques, alors que Séoul et Washington ont mis des conditions préalables à une reprise des pourparlers à six. Il est vraisemblable que les Etats-Unis et la Corée du Sud négocient les possibilités de leur retour à la table des négociations, alors que leurs exigences initiales ne pouvaient pas être acceptées par la RPDC.

 

Lors de sa rencontre en Russie avec le président Dmitri Medvedev, le dirigeant Kim Jong-il avait réaffirmé que Pyongyang était prêt à un retour sans conditions aux discussions sur le nucléaire, en faisant par ailleurs une proposition de moratoire de ses essais nucléaires et de la production d'armes nucléaires. Lors de cette même visite, la proposition de gazoduc entre la Russie et les deux Corée a par ailleurs reçu un écho favorable à Séoul.

 

M. Ri Yong-ho est arrivé à Pékin, qui abrite les pourparlers à six, le 17 septembre 2011. Le 18 septembre, un officiel du ministère sud-coréen des Affaires étrangères a annoncé, sous couvert d'anonymat, une rencontre avec son homologue sud-coréen Wi Sung-lac le 21 septembre. Mark Toner, porte-parole du département d'Etat américain, avait déclaré le 16 septembre que les Etats-Unis saluaient l'essor du dialogue entre les deux Corée.

 

Sources : AAFC, AP, Yonhap (dépêches des 17 et 18 septembre 2011).

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 21:08

Le maestro Chung Myung-whun, qui dirige l'Orchestre philharmonique de Séoul ainsi que l'Orchestre philharmonique de Radio France, est arrivé en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) le 12 septembre 2011, à l'occasion de la fête traditionnelle de Chuseok, célébrée dans l'ensemble de la péninsule. Chung Myung-whun a reçu une autorisation pour rester au Nord de la Corée jusqu'au 16 septembre. Ambassadeur auprès de l'Unicef, Chung Myung-whun devrait notamment engager des programmes de formation musicale pour les enfants nord-coréens.

 

L'agence KCNA de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé l'arrivée à Pyongyang, le 12 septembre 2011, d'une délégation conduite par le chef d'orchestre sud-coréen Chung Myung-whun. Toujours selon KCNA, le maestro a dirigé l'Orchestre symphonique d'Etat de la RPD de Corée ainsi que l'orchestre Unhasu (photo ci-dessous). Il a également eu des discussions avec les artistes nord-coréens et visité le palais des enfants de Mangyongdae de Pyongyang. Dans l'ensemble de la RPDC, les palais des enfants forment les jeunes élèves les plus doués aux différentes disciplines artistiques et sportives, le palais des enfants de Pyongyang étant le plus réputé du pays.

 

Chung_myung_whun_in_pyongyang.jpg

 

Selon le ministre sud-coréen de la Réunification, le chef d'orchestre, qui exerce des fonctions honorifiques d'ambassadeur auprès de l'Unicef, "donnera des cours à des enfants nord-coréens et discutera de l'organisation de concerts croisés dans les deux pays avec l’Association pour les échanges artistiques de la Corée du Nord".

 

L'accord donné par les autorités sud-coréennes à cette visite apparaît comme un signe de réchauffement dans les relations intercoréennes, les visites en Corée du Nord ayant été en principe interdites par Séoul le 24 mai 2010.

 

Toutefois, deux visites sud-coréennes en Corée du Nord ont été récemment autorisées par Séoul : avant celle de la délégation conduite par Chung Myung-whun, des religieux s'étaient rendus dans la partie Nord de la péninsule.

 

Par le passé, des échanges culturels dans le domaine musical ont déjà été un vecteur d'amélioration des relations bilatérales : en février 2008, l'Orchestre philharmonique de New York s'était ainsi rendu en RPD de Corée.

 

Sources : AAFC, The Canadian Press, KCNA (dont photo), Yonhap.

 

 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 18:12

Le 30 août 2011, Hyun In-taek a été remplacé par Yu Woo-ik au poste de ministre de la Réunification à Séoul. La ligne intransigeante de Hyun In-taek vis-à-vis de la Corée du Nord avait été largement critiquée, y compris dans son propre camp par le président du parti au pouvoir, Hong Joon-pyo, qui avait demandé le remplacement de Hyun In-taek. Les positions de ce dernier, qui resterait conseiller du chef de l'Etat pour les relations intercoréennes, ont été un des facteurs de détérioration des relations intercoréennes tout au long de ses deux ans et demi de mandat. Le remplacement de Hyun In-taek par un des bras droits de Lee Myung-bak lève un obstacle à un possible changement de cap des relations Nord-Sud, si le président sud-coréen, qui devra quitter son poste en février 2013, décide de s'engager en ce sens. Non rééligible, le président Lee Myung-bak a maintenant rendez-vous avec l'histoire : quel héritage des relations intercoréennes entend-il laisser à son successeur ?

 

yu_woo_ik.jpgHomme pragmatique, le nouveau ministre sud-coréen de la Réunification Yu Woo-ik a fait preuve de prudence lors son premier entretien avec des journalistes suite à sa désignation, lors d'un entretien à Samcheongdong. Ces derniers lui demandaient si sa nomination augurait d'une volonté d'infléchissement de Séoul vis-à-vis de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

 

En tout état de cause, les médias sud-coréens pro-gouvernementaux mettent en avant une volonté d'ouverture, alors que Yu Woo-ik a officiellement déclaré qu'il n'y a pas de changement de cap - probablement par souci de ne pas mobiliser la fraction la plus anticommuniste de l'électorat conservateur, à un an et demi d'une élection présidentielle où l'émergence d'une candidature à droite du Grand parti national (GPN, conservateur, au pouvoir) handicaperait lourdement les chances du GPN. L'agence de presse officielle sud-coréenne Yonhap a ainsi publié successivement, le 31 août 2011, deux dépêches au contenu très proche mais dont les titres avaient une tonalité radicalement différente : la première dépêche citait une déclaration du nouveau ministre déclarant "Nous maintiendrons notre ligne politique vis-à-vis du Nord", tandis que la seconde dépêche rectifiait le tir en citant une autre phrase de Yu Woo-ik : "Une souplesse est à envisager dans les relations intercoréennes". Ces différents propos réflètent la position exprimée par Yu Woo-ik.

 

Sur le projet de gazoduc entre la Russie et les deux Corée, qui a été un des sujets au coeur du récent sommet entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il et le président russe Dmitri Medvedev, Yu Woo-ik a été prudent, tout en observant que ce projet bénéficierait aux différentes parties : "les infrastructures, qui peuvent relier les deux Corées et qui peuvent profiter aux deux, seront certainement nécessaires, mais tant que je n’ai pas d’éléments concrets, il faudra que je réfléchisse à ce que je peux faire".

 

Dans une rencontre avec la presse le 29 décembre 2009, au lendemain de sa nomination comme ambassadeur en Chine, Yu Woo-ik avait déclaré qu'il s'efforcerait "d’assumer le rôle visant à faire avancer les relations intercoréennes". Yu Woo-ik n'avait pas reçu d'autre affectation après avoir quitté ce poste au printemps dernier, ce qui avait alimenté les rumeurs sur sa possible nomination au poste de ministre de la Réunification - alors qu'était confirmé l'échec des discussions sur la tenue d'un possible sommet intercoréen, à plusieurs reprises évoqué par le président Lee Myung-bak. La ligne dure adoptée sous la houlette de Hyun In-taek avait ainsi fait la preuve de son échec, en entraînant une profonde détérioration des relations intercoréennes et des pertes pour chacune des deux parties

 

Cet été, des contacts ont été renoués publiquement à un haut niveau, entre les deux Corée et entre la RPDC et les Etats-Unis.

 

Homme politique pragmatique ayant la confiance du président Lee Myung-bak, Yu Woo-ik a été présenté par la presse sud-coréenne comme l'une des canaux informels du dialogue intercoréen au sein du Grand parti national, au pouvoir à Séoul.

 

Sources : AAFC, Yonhap (dont photo).

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 09:59

(Article mis à jour le 11 août 2011, à 00h05) Le 10 août 2011, des tirs d'artillerie sont intervenus à proximité de la Ligne de limite nord (Northern Limit Line, NLL) qui sépare les deux Corée en mer de l'Ouest (mer Jaune). Les circonstances ne sont pas claires : la Corée du Sud a affirmé, par la voix de son ministère de la Défense, avoir procédé à des tirs en riposte après qu'un des tirs d'obus nord-coréens qu'elle dit avoir entendus est tombé au Sud de la NLL, tandis que d'autres sources sud-coréennes font état d'un obus qui aurait « presque  »  atteint cette ligne... Pour sa part, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a démenti avoir procédé à des tirs d'artillerie : les détonations entendues correspondraient à l'utilisation d'explosifs pour des travaux de construction. La Corée du Nord dénonce une provocation de la Corée du Sud, qui s'engage une nouvelle fois dans des exercices militaires de grande ampleur, conjoints avec les Etats-Unis, et vivement critiqués par la Corée du Nord. Toujours selon Séoul, ses tirs n'auraient - évidemment - pas atteint la NLL, qui apparaît donc comme une « frontière » que la Corée du Sud et son allié américain veulent défendre coûte que coûte, malgré son caractère contestable. Eclairage.

 

marine_sud_coreenne_exercices_mars_2010.jpg

 

Ce mercredi 10 août 2011, la Ligne de limite nord (Northern Limit Line, NLL) a montré qu'elle reste une zone d'extrême tension, comme l'avaient rappelé les tirs d'artillerie du 23 novembre 2010 sur l'île de Yeonpyeong. Fixée unilatéralement par l'armée américaine en 1953 pour délimiter le Nord et le Sud de la Corée en mer de l'Ouest (mer Jaune), la NLL est refusée par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Les Etats-Unis réaffirment quant à eux régulièrement leur engagement à défendre cette « frontière » maritime aux côtés de leurs alliés sud-coréens, y compris en organisant des manoeuvres militaires d'envergure à proximité de cette zone dangereuse. Mais les responsables de l'administration américaine savent que la NLL est légalement indéfendable, au moins depuis le début des années 1970.

 

Interrogé sur l'avis de l'administration américaine quant à la NLL en 2010 après les affrontements de Yeonpyeong, le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley avait préféré renvoyer vers les responsables militaires. C'est donc le colonel Jonathan Withington, porte-parole du Commandement des Nations Unies et des forces américaines en Corée du Sud, qui a répondu que la NLL ne devrait pas être renégociée car elle est « une mesure de surveillance militaire mise en place pour prévenir un conflit armé ». Le colonel Withington a ajouté : « Des actes hostiles tels que le torpillage du Cheonan et l'attaque de l'île de Yeonpyeong par la Corée du Nord, qui ont tous les deux eu lieu au sud de la NLL, constituent clairement de graves violations de l'accord d'armistice. »

 

Pourtant, « en cas d'arbitrage, la décision serait probablement de déplacer la ligne plus au sud », estime Mark J. Valencia, juriste maritime et chercheur au think tank National Bureau of Asian Research.

 

Une note rédigée par la CIA en juin 1953 révèle que, un mois avant l'armistice de la Guerre de Corée, le président sud-coréen Syngman Rhee refusait d'envisager une trêve. Dans ses mémoires parues en 1954, Du Danube au Yalu, le général Mark W. Clark, commandant en 1953 les forces des Nations Unies en Corée, décrit Syngman Rhee comme une « mèche allumée conduisant à un baril de poudre ». Mais si le Sud voulait poursuivre la guerre, celle-ci était devenue impopulaire aux Etats-Unis et Clark avait reçu du président américain Eisenhower l'ordre de rechercher une « paix honorable ».

 

C'est dans ce contexte que, selon certains spécialistes, la Ligne de limite nord a été tracée par le général Clark et ses collaborateurs, la « frontière » maritime de la mer de l'Ouest étant initialement destinée à empêcher la Corée du Sud de perturber l'armistice mettant fin aux combats de la Guerre de Corée. C'est notamment l'avis de Narushige Michishita, professeur associé à l'Institut national universitaire d'études politiques de Tokyo et de Larry Niksch, ancien spécialiste des affaires asiatiques au Service de recherche du Congrès des Etats-Unis. Pour Niksch, « il y avait des inquiétudes quant au président Rhee et à ce qu'il pourrait faire ». Mais, rappelle Michishita, la Corée du Nord n'a pas pas été consultée sur le tracé de la NLL.

 

NLL

La Ligne de limite nord serpente donc le long de la presqu'île nord-coréenne d'Ongjin, en laissant cinq îles sous le contrôle de la Corée du Sud : Baengnyeong, Daecheong, Socheong, Yeonpyeong, et U. Mais, et c'est peut-être le plus important, l'accord d'armistice du 27 juillet 1953 ne mentionne à aucun moment le tracé de la « frontière » inter-coréenne en mer de l'Ouest. Ce tracé ne figure sur aucune carte établie par les Nations Unies à cette époque.

 

En 1953, Clark a fixé la ligne de partage entre le Nord et le Sud selon la règle des 3 milles marins (5,56 kilomètres) qui était le standard à l'époque. Aujourd'hui, presque tous les pays, y compris les deux Corée, utilisent la règle des 12 milles marins (22,22 kilomètres). En suivant la règle des 12 milles marins, les cinq îles de l'ouest administrées par la Corée du Sud – dont l'île de Yeonpyeong – se trouvent en territoire nord-coréen. Actuellement, l'île la plus éloignée administrée par la Corée du Sud en mer de l'Ouest – l'île de Baengnyeong, à proximité de laquelle a coulé la corvette sud-coréenne Cheonan le 26 mars 2010 - se situe à 160 kilomètres d'Incheon, le grand port sud-coréen le plus proche...

 

Rien qu'entre octobre et novembre 1973, vingt ans après avoir été tracée, la Ligne de limite nord aurait été franchie à 43 reprises par des navires nord-coréens, selon un bilan établi par la Marine sud-coréenne. Le Nord déclarait alors opérer dans ses propres eaux territoriales et considérait la NLL comme non valide. Cette revendication était rejetée par le Commandement des Nations Unies - dirigé par les Etats-Unis -, mais des télégrammes diplomatiques aujourd'hui déclassifiés révèlent que l'administration américaine s'est alors beaucoup inquiétée de la légalité de la limite fixée entre les deux Corée en mer Jaune et de l'attitude à adopter vis-à-vis de l'allié sud-coréen dans cette affaire.

 

Ainsi, le 18 décembre 1973, l'ambassadeur américain à Séoul Francis Underhill écrivait dans un câble adressé à Washington que beaucoup de pays pourraient considérer que la Corée du Sud et les Etats-Unis « ont tort » en cas d'incident dans les zones frontalières disputées.

 

Le 22 décembre 1973, un message adressé conjointement par les départements d'Etat et de la Défense à l'ambassade américaine à Séoul disait que la Corée du Sud « se trompe si elle suppose que nous [les Etats-Unis]nous joindrons à une tentative d'imposer la NLL » à la Corée du Nord.

 

Le 28 février 1975, le secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger reconnaissait dans un télégramme diplomatique que la Ligne de limite nord « a été fixée de manière unilatérale et n'a pas été acceptée par la Corée du Nord ». Et d'ajouter : « Dans la mesure où [la NLL] consiste en une division unilatérale des eaux internationales, elle est clairement contraire à la loi internationale. »

 

La RPDC a justifié ses tirs d'artillerie du 23 novembre 2010 contre l'île de Yeonpyeong en déclarant qu'il s'agissait d'une riposte aux obus tirés par la Corée du Sud dans des eaux revendiquées par le Nord. « Yeonpyeong est située loin à l'intérieur des eaux territoriales » de la RPDC, affirmait ainsi l'agence nord-coréenne KCNA le 24 novembre 2010.

 

Deux jours plus tard, le président américain Barack Obama condamnait l'attaque « non provoquée » lancée par le Nord et déclarait que les Etats-Unis se tenaient aux côtés du Sud.

 

Le président sud-coréen Roh Moo-hyun (2003-2008) voulait réduire la présence militaire sur les îles situées en mer de l'Ouest afin de réduire les tensions dans cette zone, dans l'esprit de la Déclaration Nord-Sud du 4 octobre 2007. Prenant une fois de plus le contre-pied de la politique de rapprochement inter-coréen menée par ses prédécesseurs, le président Lee Myung-bak a donné l'ordre de faire des cinq îles de la mer de l'Ouest une « forteresse militaire ».

 

Pour défendre une frontière jugée illégale depuis plus de 30 ans, le ministère sud-coréen de la Défense débloquera en 2011 plus de 200 millions d’euros destinés à renforcer son arsenal militaire en mer de l'Ouest. L’armée sud-coréenne prévoit de déployer des armes de pointe et des troupes supplémentaires sur les cinq îles qui s'y trouvent. Ce projet s’inscrit dans le budget de la défense 2011, en hausse de plus de 6%, voté par l'Assemblée nationale sud-coréenne le 8 décembre 2010.

 

Sources :  

« Nouvel échange d'artillerie entre les deux Corée », Metro France, 10 août 2011 (dont photo AFP : exercices militaires de la marine sud-coréenne, mars 2010).

« La Corée du Nord dément des tirs d'artillerie près de la frontière », in Romandie News, 11 août 2011

Chico Harlan, "North, South Korea exchange fire along disputed border", Washington Post, 10 août 2011.

Daniel Ten Kate, Peter S. Green, "Defending Korea Line Seen Contrary to Law by Kissinger Remains U.S. Policy", Bloomberg, 17 décembre 2010.

« Séoul renforce ses capacités militaires en mer Jaune »,   KBS, 9 décembre 2010.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 23:05

Après le choix de la ville sud-coréenne de Pyeongchang pour accueillir les Jeux olympiques d'hiver en 2018, des voix s'élèvent, dans le Nord comme dans le Sud de la péninsule, pour que les JO de Pyeongchang soient les Jeux de l'ensemble de la Corée, en conférant un statut de co-organisateur à la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

 

jang_ung.jpgLors d'une réunion régionale du comité olympique à Tokyo le 13 juillet 2011 - qui marquait par ailleurs une rare visite de fonctionnaires nord-coréens au Japon -  Jang Ung, responsable du comité olympique de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et membre du CIO (photo Yonhap), a exprimé le souhait que son pays co-organise les Jeux olympiques d'hiver de 2018, qui se tiendront dans la ville sud-coréenne de Pyeongchang.

 

Alors que les athlètes des deux Corée avaient défilé ensemble lors des cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques d'été en 2000 et en 2004, puis que la candidature de Pyeongchang aux JO d'hiver avait été soutenue officiellement par Pyongyang en 2007, la RPDC n'avait pas appuyé cette candidature en 2011, dans un contexte de dégradation des relations intercoréennes. M. Jang Ung a d'ailleurs ajouté : "Les situations politique et militaire entre les deux Corées ne sont pas bonnes, et elles doivent s’améliorer (...) Autrement, elles pourraient influencer les jeux".

 

 Mme Sohn Jie-ae, porte-parole de la présidence sud-coréenne, a cependant rejeté la perspective d'une co-organisation avec la RPDC, en déclarant que "notre offre n'était pas pour des Jeux olympiques d'hiver conjoints avec la Corée du Nord". Toutefois, ce sera au prochain président de la République sud-coréen élu en décembre 2012 de se prononcer sur une co-organisation, ou non, avec la RPD de Corée.

 

La symbolique serait d'autant plus grande dans la perspective d'une réunification de la Corée que la province de la ville de Pyeongchang a été séparée entre le Nord et le Sud de la Corée lors de la division de la péninsule.

 

L'idée d'une co-organisation, souhaitée par l'AAFC dès l'annonce du succès de Pyeongchang, fait ainsi son chemin dans l'ensemble de la péninsule. L'un des principaux candidats à l'investiture du Parti démocrate, M. Sohn Hak-Kyu, président du Parti, s'est prononcé en ce sens le 11 juillet dernier, en déclarant lors d'une réunion de la direction du Parti démocrate : "Je vais sérieusement revoir les possibilités d’organiser conjointement les Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang avec la Corée du Nord (...) Les préparatifs pour les Jeux vont aller bien au-delà d’une simple équipe intercoréenne et mettre en place les bases pour un entraînement commun".

 

Sources : AAFC, AP (sur le site Syracuse.com), Yonhap.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 19:43

Le 18 juin 2011, des soldats de la marine sud-coréenne ont ouvert le feu sur un Airbus de la compagnie sud-coréenne Asiana, qu'ils auraient confondu avec un avion militaire nord-coréen. Si le drame a été évité, il est révélateur de graves dysfonctionnements dans la chaîne de commandement militaire sud-coréenne. Il montre aussi que, plus que jamais, la paix est nécessaire en Corée.

 

airbus_asiana_airlines.jpgCe samedi 18 juin 2011 un Airbus de la compagnie sud-coréenne Asiana Airlines descendait sur l'aéroport de Incheon-Séoul, avec à son bord 119 passagers et membres d'équipage en provenance de Chengdu en Chine, lorsque deux soldats de la marine sud-coréenne ont ouvert le feu pendant dix minutes, en utilisant des fusils d'assauts K-2. L'appareil n'a heureusement pas été touché, car il était hors de portée des tirs. Toujours selon l'agence officielle sud-coréenne Yonhap citant des sources militaires anonymes, les Marines sud-coréens auraient pris l'Airbus de la compagnie Asiana pour un avion militaire nord-coréen.

 

Un tel incident traduit un enchaînement de dysfonctionnements dans le système de défense sud-coréen. Il est anormal que deux soldats stationnés sur l'île de Gyodong située à seulement 1,7 km de la Corée du Nord, et qui seraient âgés de 18 ans, puissent manier impunément des fusils d'assaut dont ils ne connaissent pas le mode d'utilisation - pour preuve, leurs tirs répétés qui de surcroît -et par chance- ne pouvaient pas atteindre leur cible. Il est anormal qu'ils n'aient pas été encadrés par des supérieurs plus expérimentés. Il est anormal qu'ils commis une confusion aussi grossière entre des avions civil et militaire.

 

Mais cette situation, qui intervient dans un contexte de dégradation des relations intercoréennes, n'est pas le fruit du hasard, quelques semaines seulement après la provocation qu'a constituée l'affaire des cibles. En mars, le ministre de la Défense sud-coréen a en effet donné l'ordre que ses troupes ouvrent le feu en cas d'attaque nord-coréenne, sans attendre des ordres de leur commandement. Une décision lourde de conséquences quand on sait qu'un enchaînement d'incidents militaires, volontaires ou involontaires, peut dégénérer en un conflit ouvert.

 

Les tirs du 18 juin contre l'Airbus de la compagnie Asian Airlines sont le fruit de cet aventurisme, qui a menacé la vie de civils quand la mission première d'un gouvernement est de protéger ses citoyens. 

 

Plus que jamais, l'AAFC estime urgent de revenir sur la voie du dialogue intercoréen, pour une paix durable dans la péninsule et dans le monde, en appelant à signer et faire signer la pétition pour un traité de paix en Corée, afin que plus jamais des Coréens n'attaquent d'autres Coréens.

 

Sources :

- "Corée du Sud. Des soldats tirent sur un avion de ligne : le drame évité", in Le Télégramme, 18 juin 2011 ;

- "S. Koreans fire at plane", in Shanghai Daily, 19 juin 2011 ;

- "Official : S. Korea fires at civilan jet thought to be North Military", sur le site de CNN, 18 juin 2011. 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 22:02

Le 15 juin 2000 était adoptée une déclaration conjointe historique, lors du premier sommet entre le Nord et le Sud de la Corée qui s'était tenu à Pyongyang. Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée et président de la commission de la défense nationale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), avait accueilli Kim Dae-jung, président de la République de Corée (du Sud). La déclaration commune Nord-Sud a ouvert la voie à un renforcement des coopérations intercoréennes, en vue de la réunification de la péninsule divisée depuis plus d'un demi-siècle contre la volonté du peuple coréen. Mais un peu plus de trois ans après son accession au pouvoir, le président conservateur sud-coréen Lee Myung-bak a ruiné les espoirs de réconciliation par une politique intransigeante vis-à-vis du Nord. Solidaire de tous les Coréens sincèrement attachés au dialogue Nord-Sud, l'Association d'amitié franco-coréenne appelle à la mise en oeuvre des déclarations conjointes du 15 juin 2000 et du 4 octobre 2007.

 

Onze années après l'historique sommet intercoréen de Pyongyang, nombreux sont ceux qui, au Nord comme au Sud de la péninsule, ont tenu à commémorer le onzième anniversaire de la déclaration commune du 15 juin 2000, malgré la détérioration des relations intercoréennes imputable au gouvernement Lee Myung-bak.

 

Premier quotidien de la République populaire démocratique de Corée, le Rodong Sinmun a souligné que, sous l'impulsion du dirigeant Kim Jong-il, le sommet historique de juin 2000 a créé une dynamique pour la réunification indépendante de la patrie, en ouvrant la voie au second sommet du 4 octobre 2007. "Toutefois, le combat du peuple coréen pour réaliser la réunification du pays sous la bannière de la déclaration conjointe du 15 juin et de la déclaration du 4 octobre rencontre actuellement de graves difficultés". Le Rodong Sinmun poursuit en déclarant qu'il est du devoir de tous les Coréens, du Nord et du Sud de la péninsule comme d'outre-mer, de combattre la politique de confrontation du groupe de Lee Myung-bak, et de porter fièrement la cause historique de la déclaration du 15 juin.

 

sohn_hak_kyu_15_06_2011.jpgDans une réunion qui s'est tenue au parc Imjingak, près de la frontière avec la Corée du Nord, Sohn Hak-kyu, leader de la principale formation d'opposition, le Parti démocrate, a appelé les autorités nord et sud-coréennes à organiser un nouveau sommet intercoréen.

 

Kim Sang-geun, directeur du comité sud-coréen pour la mise en oeuvre de la déclaration du 15 juin, a relayé cet appel en dénonçant le rôle du gouvernement sud-coréen dans les tensions militaires actuelles entre le Nord et le Sud, et en appelant à la levée immédiate des sanctions prises en mai 2010 par Séoul après le naufrage du Cheonan - dont le gouvernement Lee Myung-bak a accusé le Nord alors que les preuves s'accumulent d'une absence de responsabilité de Pyongyang dans ce dramatique accident.

 

Le comité sud-coréen pour la mise en oeuvre de la déclaration du 15 juin avait déposé une demande de visite au Nord pour marquer cet anniversaire, mais sans réponse positive des autorités gouvernementales sud-coréennes qui ont ainsi  prouvé leur peu de considération pour les déclarations communes Nord-Sud, pourtant signées au nom des deux gouvernements nord et sud-coréens.

 

Sources : AAFC, KBS, (dont photo), KCNA, Yonhap.

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 13:37

Emotion en Corée après la révélation que des réservistes de l'armée sud-coréenne utilisaient des photos des dirigeants nord-coréens comme cibles pour leurs exercices de tir. Le commandement de l'Armée populaire de Corée de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a réagi le vendredi 3 juin en menaçant de représailles. Déplorant vivement des comportements qui ne peuvent que dégrader encore davantage les relations intercoréennes, l 'Association d'amitié franco-coréenne dénonce les actes commis par les réservistes sud-coréens comme une provocation qui appelle la plus ferme condamnation.

 

north_korea_military_parade.jpgEn mai 2011, des réservistes sud-coréens ont utilisé comme cibles pour leurs exercices de tirs des photos des dirigeants nord-coréens. Les faits se sont produits dans des centres d'entraînement de l'armée, qui a donc cautionné des actes de dénigrement de la RPD de Corée qui restaient jusqu'ici l'apanage des seuls activistes d'extrême-droite, que le gouvernement Lee Myung-bak s'est toujours refusé à interdire - contrairement à certaines manifestations de gauche. Une attitude qui révèle une inquiétante conception de la liberté d'expression, puisque si des soldats sud-coréens peuvent manifestement, en toute impunité, mettre gravement en cause un Etat étranger et ses dirigeants, plusieurs dizaines d'autres officiers sud-coréens sont, eux, menacés de poursuites pour s'être inscrits sur un forum de discussion classé pro-Nord par les autorités sud-coréennes.

 

Le vendredi 3 juin, le porte-parole de l'état-major interarmées de l'Armée populaire de Corée de la RPD de Corée a dénoncé une nouvelle provocation dans l'escalade de la tension, en rappelant qu'un drapeau de la RPD de Corée avait également été pris pour cible l'année dernière. Face à ces mises en cause du système socialiste de la RPD de Corée, l'état-major interarmées de la RPD de Corée a menacé de "représailles militaires totales" si les responsables de cette affaire ne sont pas punis. Il demande également des excuses des autorités sud-coréennes et des garanties que de tels actes ne se reproduiront pas.

 

L'état-major interarmées de l'Armée populaire de Corée a rappelé que les autorités sud-coréennes ont créé un climat engendrant l'hostilité à l'égard de la RPD de Corée: en 2010, le ministre de la Défense sud-coréen Kim Kwan-jin a appelé à resserrer les rangs face à la Corée du Nord décrite comme "l'ennemi principal".

 

L'AAFC rappelle la légitime émotion des habitants de tous les pays quand ses symboles nationaux sont piétinés, ainsi de l'émoi du peuple américain quand le drapeau des Etats-Unis est brûlé en n'importe quel pays du monde. Les citoyens et les soldats nord-coréens se gardent de tout geste vis-à-vis des symboles de la République de Corée (du Sud) ou des Etats-Unis qui pourrait être interprété comme une provocation. Il convient que les autorités sud-coréennes assurent que soient tout autant respectés les symboles et les dirigeants de la République populaire démocratique de Corée, qui plus est par les fonctionnaires (civils ou militaires) qui représentent l'Etat. L'AAFC estime enfin que tout doit être mis en oeuvre pour éviter une nouvelle escalade de la tension dans cette partie du monde où, plus que jamais, la paix est nécessaire.

 

Sources : AAFC, KBS, KCNA.

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