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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 13:00

Avec l'Estonie, la République française est aujourd'hui l'un des deux derniers Etats de l'Union européenne à ne pas avoir établi de relations diplomatiques complètes avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Si les causes de cette situation préjudiciable aux intérêts mutuels des deux pays sont relativement bien connues, la comparaison avec les processus ayant conduit à la normalisation des relations diplomatiques entre la Chine, d'une part, le Japon et les Etats-Unis, d'autre part, offrent d'utiles points de référence pour identifier les canaux pouvant conduire à la reconnaissance diplomatique de la République populaire démocratique de Corée par la France, et sur le rôle que peut jouer l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC).

Après la proclamation de la République populaire de Chine, en octobre 1949, il faudra près d'un quart de siècle pour l'établissement de relations diplomatiques avec Washington et Tokyo, en 1972. Quels ont été les canaux de la normalisation des relations entre la Chine, d'une part, les Etats-Unis et le Japon, d'autre part ? Quels enseignements peut-on tirer de cette analyse pour une reconnaissance de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) par la France, alors que notre pays est l'un des deux derniers Etats membres de l'Union européenne à ne pas avoir établi de relations diplomatiques complètes avec Pyongyang ?

Rétrospectivement, comme le montre notamment l'étude des mémoires des principaux protagonistes américains et japonais, la normalisation des relations avec la Chine s'est heurtée à de très fortes résistances des milieux pro-Taïwan, aux Etats-Unis et au Japon : aux Etats-Unis, la pétition des "un million", dans le contexte du maccarthysme, a conduit à chasser du département d'Etat américain les principaux spécialistes de la Chine, tout en soumettant à une très forte pression tout homme politique qui enfreindrait le principe de la solidarité avec Taïwan.

Le changement qui s'opère aux Etats-Unis après l'élection du président américain Richard Nixon, en 1968, soucieux de sortir les Américains du bourbier vietnamien et de contrebalancer l'influence soviétique en prenant appui sur la puissance grandissante de la Chine, a déjà été le fait d'une décision politique prise au plus haut niveau, tout en veillant à marginaliser l'influence du département d'Etat par le rôle donné au Conseil de sécurité nationale, et en particulier à Henry Kissinger. Mais des parlementaires américains et des universitaires, ainsi que des chefs d'entreprise, avaient préparé le terrain dès la fin des années 1960, en diffusant des analyses montrant l'intérêt de faire preuve de réalisme politique, en développant les relations avec la Chine populaire. Le processus d'établissement de relations diplomatiques a été long, étalé sur plusieurs années, et conduit de manière secrète, tout en lançant certains signaux - en particulier, l'assouplissement des conditions de déplacement d'Américains en Chine, ou la levée de certaines restrictions aux échanges économiques. Par ailleurs, des pays tiers - la Pologne, la France - ont servi d'intermédiaires pour créer des canaux de communication directe entre négociateurs chinois et américains.

Au Japon, l'annonce par Richard Nixon de la reconnaissance de la Chine a créé un choc et un sentiment de trahison par les Etats-Unis : craignant d'être isolés, les dirigeants japonais se sont lancé dans une course de vitesse pour la normalisation de leurs relations avec la République populaire de Chine.

Dans ces deux processus parallèles, mais distincts, d'établissement de relations diplomatiques, quels ont été les acteurs impliqués, et quel parallèle pouvons-nous effectuer, en tant que AAFC, avec la France et la RPDC ?

Tout d'abord, une sensibilisation de l'opinion, et d'abord des milieux spécialisés, a joué un rôle déterminant : ce sont des parlementaires de toutes sensibilités politiques, ainsi que des universitaires, qui ont popularisé l'idée d'une normalisation des relations diplomatiques, avant que ne s'engage le processus lancé par Richard Nixon et Henry Kissinger. Certains de ces acteurs ont été impliqués dans les équipes de campagne du candidat républicain. De même, au Japon, une ligue d'amitié avec la Corée du Nord s'est formée au sein du Parti libéral-démocrate, tandis que les socialistes (et non les communistes) ont été les plus en pointe dans la reconnaissance de la République populaire de Chine. Pour l'AAFC, cela signifie, s'agissant de la Corée, que des contacts politiques doivent être pris avec l'ensemble des forces politiques, et pas seulement celles perçues comme situées les plus à gauche sur l'échiquier politique, et a priori les plus favorables à Pyongyang - ainsi des diplomates nord-coréens assistent à des congrès de l'UMP, mais plus à ceux du PCF. Les relations anciennes nouées avec les groupes d'étude sur la Corée du Nord à l'Assemblée nationale et au Sénat méritent d'autant plus d'être développées que, dans ces deux assemblées, le président du groupe en charge de la Corée du Nord est vice-président du groupe en charge de la Corée du Sud, et vice versa. Les parlementaires des groupes liés à la Corée du Nord et à la Corée du Sud ont ainsi développé des analyses largement communes, favorables à la reconnaissance diplomatique de Pyongyang par Paris, à contre-courant de la position du gouvernement français. Des parlementaires pourraient ainsi être chargés de mission, par le gouvernement ou par la présidence de la République, pour préparer une reconnaissance diplomatique, en dehors des circuits du ministère des Affaires étrangères.

De même, des liens doivent être tissés avec les milieux de la recherche universitaires et culturels impliqués dans les échanges avec la Corée, en général, de manière à isoler les partisans anticommunistes du statu quo qui, comme aux Etats-Unis et au Japon dans les années 1950 et 1960, peuvent trouver un écho favorable dans certains médias. En France, dans la presse, ce sont deux médias de centre-gauche et de centre-droit, respectivement Libération et L'Express, qui ont développé les analyses les plus critiques envers Pyongyang, mais ils ne doivent pas être considérés comme occupant la totalité du champ médiatique. De même que les spécialistes américains de la Chine dans les années 1950 et 1960, les spécialistes actuels français de la Corée - s'ils ont pu occuper des postes diplomatiques - n'appartiennent pas à l'administration du ministère des Affaires étrangères, où le coréen n'est d'ailleurs même pas proposé comme une des langues des concours de catégorie A (encadrement). 

Le rôle des milieux économiques est essentiel : la création d'un club d'affaires, pour l'ensemble de la Corée ou la seule Corée du Nord, a fait ses preuves pour d'autres pays, comme dans le cas de "Cuba Coopération". A cet égard, les investisseurs potentiels en RPD de Corée sont d'abord ceux implantés dans le sud de la péninsule. Aujourd'hui des consultants sont déjà spécialisés dans les relations avec les deux Corée, tandis que la Chambre de commerce et d'industrie de l'Union européenne a comme champ de compétences toute la Corée. Il faut avouer que l'AAFC est en retard dans ce domaine, tant dans ses relations avec le monde de l'entreprise que dans le recueil d'une documentation nécessaire à l'investissement en Corée du Nord.

Une priorité doit ensuite être d'identifier le niveau politique pertinent : Richard Nixon n'avait pas une totale confiance dans le département d'Etat américain pour normaliser les relations avec le Chine. En France, une opportunité est offerte par le rôle joué aujourd'hui par le conseiller diplomatique du Président Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte. Ce dernier dirige d'ailleurs un organisme, le Conseil de sécurité nationale, créé sur le modèle américain. Toutefois, si la décision d'ouvrir des négociations pour une reconnaissance diplomatique ne vient pas du plus haut niveau de l'Etat, des pays tiers ou des personnalités doivent jouer un rôle d'intermédiaire, sous réserve d'un inventaire des liens avec leurs homologues étrangers qu'ont su établir les diplomates de RPD de Corée en poste en France.

Enfin, les diplomates nord-coréens peuvent jouer un rôle pour positionner les associations d'amitié comme des interlocuteurs incontournables. Au Japon, les associations d'amitié avec la Chine se sont renforcées en se voyant confier la mission de préparer le rapatriement des prisonniers de guerre qui étaient restés en Chine. De ce fait, elles sont apparues comme des interlocuteurs crédibles, indépendants des autorités chinoises, disposant d'une réelle marge d'action. Des caractéristiques d'un renforcement de l'AAFC passent ainsi par l'établissement de relations de confiance toujours plus étroites, un partage d'informations et le soutien aux manifestations organisées en France. 

Dans le cas de la Chine, les réactions de Taïwan ont été un frein évident à la normalisation. Si l'établissement de relations diplomatiques entre Paris et Pyongyang sera évidemment favorisé par une détente dans les relations internationales et intercoréennes, rien ne semble indiquer, bien au contraire, que la République de Corée (Corée du Sud) entende s'opposer à un processus de normalisation, à la différence de Taïwan. A cet égard, l'invitation par les autorités sud-coréennes, notamment lors des réceptions officielles, des parlementaires et des fonctionnaires parlementaires en charge des relations avec la Corée du Nord témoigne de l'état d'esprit des Sud-Coréens, même si la nouvelle politique intercoréenne de Lee Myung-bak peut remettre en cause cette pratique.

Au terme de cette analyse, des différences doivent cependant être soulignées : les intérêts économiques des Américains et des Japonais en Chine en 1972 ne sont pas ceux de la France en RPD de Corée aujourd'hui ; de même, la volonté des Américains et des Japonais d'isoler l'Union Soviétique n'a pas de point de comparaison possible avec les relations actuelles franco - nord-coréennes. Mais la situation de la France, en cas de reconnaissance diplomatique de la RPDC par Washington, ne serait pas très différente du "choc Nixon" reçu par les Japonais à l'annonce de la normalisation des relations avec Pékin. Le risque est celui d'une marginalisation politique et économique de la France si, contrairement aujourd'hui aux Etats-Unis et au Japon dans leurs relations avec Pyongyang, elle ne saisit pas l'opportunité d'engager, elle aussi, un processus de normalisation avec la RPDC. (Source : AAFC)

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 12:32

Avec l'Estonie, la France est le seul pays de l'Union européenne à n'avoir toujours pas établi de relations diplomatiques complètes avec la République populaire démocratique (RPD) de Corée. Pour mettre fin à ce qu'elle considère comme une anomalie qui dessert les intérêts de notre pays, André Aubry, président de l'Association d'amitié franco-coréenne, a envoyé la lettre suivante en date du 17 mars 2009 à M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, conformément aux décisions prises par l'assemblée générale de l'AAFC le 13 février 2009.


Monsieur le Ministre,

 

Oeuvrant depuis quarante ans au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les peuples français et coréen, l’Association d’amitié franco-coréenne (AAFC) regrette vivement que notre pays soit, avec l’Estonie, l’un des deux seuls de l’Union européenne à ne pas avoir encore établi de relations diplomatiques complètes avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

 

L’AAFC estime en effet que cette situation n’est pas favorable à la défense des intérêts français en Asie du Nord-Est. Ainsi, la présence des entreprises allemandes et britanniques y est supérieure à celle des entreprises françaises. Par ailleurs, l’apprentissage de notre langue est en net déclin en RPDC où il n’existe pas d’Alliance française alors que, a contrario, a été créé un Institut Goethe à Pyongyang.

 

Si nous connaissons les conditions posées par la République française à une reconnaissance diplomatique de la République populaire démocratique de Corée, nous souhaiterions savoir si des discussions ont été engagées à cette fin, à l’instar des démarches conduites par les Etats-Unis et le Japon – qui n’ont pas non plus établi de relations diplomatiques complètes avec la RPDC – suite à la signature de l'accord de Pékin sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, le 13 février 2007. La presse a ainsi évoqué une mission qui pourrait être confiée à M. Jack Lang, lequel s’est dit personnellement favorable à l’établissement de relations diplomatiques avec la RPDC. Une telle mission est-elle effectivement en cours ou envisagée ?

 

Par ailleurs, permettez-nous de vous solliciter à nouveau sur deux questions restées sans réponse dans le courrier en date du 22 mai 2008 de M. Jean-Noël Poirier, sous-directeur d’Extrême-Orient :

 

-     Pourquoi les diplomates de la République populaire démocratique de Corée en poste à Paris ne figurent-ils pas dans l'annuaire diplomatique du ministère des Affaires étrangères, contrairement, par exemple, aux représentants de la Palestine ? Cette situation ne nous semble pas conforme à l’accord conclu entre les gouvernements français et nord-coréen lors de la création d’une représentation diplomatique à Paris de la République populaire démocratique de Corée.

 

-     Pourquoi la République populaire démocratique de Corée ne figure-t-elle pas dans la liste des destinations pour lesquelles le site Internet du ministère des Affaires étrangères donne des conseils aux voyageurs, alors que des informations concernant ce pays sont disponibles sur le site du département d'Etat américain ?

 

S’agissant des liens bilatéraux entre la France et la RPDC, la Fondation Europe-Corée, créée à l’initiative de la Chambre de commerce de l’Union européenne en Corée, a mis en place un programme de bourses d’accueil d’étudiants nord-coréens en Europe. Nous souhaiterions ainsi connaître les actions envisagées, ou en cours, dans le domaine de la coopération éducative entre la France et la RPDC.

 

Enfin, nous vous serions reconnaissants de nous indiquer les actions entreprises par la France dans le domaine humanitaire, suite notamment aux très graves inondations qui ont affecté le nord de la péninsule coréenne à l’été et à l'automne 2007, alors que la RPDC lutte toujours pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

En nous tenant à votre disposition pour évoquer ces questions avec vous-même, vos collaborateurs ou vos services, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de notre très haute considération.

   

 

 

André Aubry

Président de l’Association d’amitié franco-coréenne

ancien Sénateur-Maire d’Antony

 

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 18:36

Selon le magazine Challenges, l'ancien ministre socialiste Jack Lang serait pressenti par l'Elysée pour une mission en direction de différents pays, dont l'Iran, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et Cuba. A titre personnel, il s'est déclaré favorable à l'établissement de relations diplomatiques avec Pyongyang.

Est-ce bientôt la fin d'une exception française, la France étant le seul pays de l'Union européenne (avec l'Estonie) à ne pas avoir établi de relations diplomatiques complètes avec la République populaire démocratique de Corée ?

En tout cas, l'ancien ministre socialiste Jack Lang s'est dit favorable, "sur un plan personnel", à l'ouverture de relations diplomatiques avec Pyongyang, et son point de vue ne serait "pas très éloigné de celui de l'Elysée" qui envisagerait de confier une mission à ce proche de Bernard Kouchner, sur des pays tels quels que Cuba, l'Iran et la Corée du Nord.

Alors que les principales autres puissances mondiales à ne pas avoir encore établi de relations diplomatiques avec la République populaire démocratique de Corée (représentée en France au niveau d'une délégation générale), à savoir le Japon et les Etats-Unis, ont entamé des négociations bilatérales en ce sens parallèlement aux discussions sur le nucléaire nord-coréen, l'AAFC ne peut que se féliciter que la France envisage elle aussi, ouvertement, la normalisation de ses relations diplomatiques avec Pyongyang. L'AAFC a plaidé de manière constante pour une reconnaissance diplomatique, afin notamment de garantir les intérêts économiques et culturels français dans le Nord de la Corée.

Jack Lang dispose déjà d'une expérience comme représentant de la France avec des Etats, comme l'Iran et la Syrie, avec lesquels Paris a cherché à améliorer ses relations diplomatiques. En cas de confirmation de l'annonce de Challenges - laquelle comporte du reste une coquille : il ne s'agit pas de "réouvrir" des relations diplomatiques complètes, mais bien de les établir pour la première fois - le processus suivi ne serait pas fondamentalement différent de ceux ayant conduit, par exemple, à l'établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les Etats-Unis, ou entre la Chine et le Japon, dans les années 1970. Dans les deux cas, les négociations avaient été menées à l'initiative directement du pouvoir exécutif (s'agissant des Etats-Unis, à l'initiative du Conseil de sécurité nationale, et notamment du conseiller du président Nixon, Henry Kissinger), avant d'impliquer les ministères des Affaires étrangères. Par ailleurs, ces initiatives avaient répondu à des objectifs de réalisme politique : garantir au mieux la défense des intérêts nationaux en tenant compte de l'émergence d'un monde multipolaire.

S'agissant des relations franco-nord-coréennes, François Mitterrand, alors candidat à l'élection présidentielle, avait promis l'établissement de relations diplomatiques complètes avec la RPDC, lors d'un voyage à Pyongyang, en février 1981. Les pressions des milieux d'affaires, alors soucieux de ne pas perdre d'importants marchés en Corée du Sud, l'avaient découragé, avant que cette question ne refasse débat au début des années 2000, après la première rencontre au sommet intercoréenne de juin 2000. Toutefois, les décisions unilatérales de l'Allemagne et de l'Angleterre de reconnaître la RPD de Corée, sans en référer aux autorités françaises alors que notre pays exerçait la présidence de l'Union européenne, avaient déclenché l'ire du président Jacques Chirac, ayant ainsi conduit le ministère français des Affaires étrangères à fixer des conditions à une reconnaissance diplomatique. Depuis cette date, le dossier n'a guère avancé, faute de volonté politique des gouvernements français successifs, et malgré les encouragements discrets des gouvernements sud-coréens de Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun à l'établissement de relations diplomatiques avec Pyongyang, en vue d'une pleine intégration de la RPD de Corée sur la scène internationale. (Sources : AAFC,
Challenges.fr)

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 23:00
Bonne fête nationale à la France !
Cette fanfare féminine n'a (hélas) pas joué à Paris le 14 juillet 2008, mais à Pyongyang le 14 août 2005,
veille du 60ème anniversaire de la Libération, au cours d'une manifestation internationale de soutien
à la réunification de la Corée (photo : AAFC)

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 22:43

Dans son dernier rapport sur les investissements étrangers en France, retraçant les opération de l'année 2007, l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) détaille notamment les implantations d'entreprises sud-coréennes en France. En vingt ans, elles ont créé 1.400 emplois dans notre pays.

Comme le souligne l'Agence française pour les investissements internationaux, dans son dernier rapport annuel (concernant l'année 2007), la Corée du Sud est un investisseur récent en France : les premiers groupes sud-coréens se sont implantés en France à la fin des années 1980. 

Pourtant, en 20 ans, ils ont embauché 1.400 collaborateurs, principalement dans la période 2000-2006, durant laquelle 850 emplois ont été créés. En 2002, l'entreprise française Corail a été reprise et étendue par YG-1, entreprise spécialisée dans les machines-outils, ayant permis le maintien ou la création de 100 emplois à Villeroy, en Seine-et-Marne.

Avec 584 millions d'euros d'investissements directs à l'étranger (IDE) en septembre 2007, selon la Korea Export-Import Bank, la France n'est toutefois que le sixième pays d'Europe destinataire des investissements sud-coréens, après les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Pologne et la Slovaquie. 

La trentaine d'entreprises coréennes présentes en France sont spécialisées dans l'électronique (comme LG Electronics, opérateur de téléphonie mobile, ou Samsung Electronics), les cosmétiques (AmorePacific) et l'automobile. Les emplois créés concernent d'abord le commerce et le marketing (à plus de 60 %), suivis des secteur de la production et de la recherche-développement (respectivement, 18 % et 13 %).  

90 % des entreprises sont localisées en grande région parisienne, la principale unité de production, appartenant à AmorePacific, étant située à Chartres. L'exemple d'AmorePacific montre l'intérêt pour la France d'entreprises sud-coréennes de taille moyenne, en particulier depuis 2002.

Parmi les opérations d'investissement réalisées en 2007, Sangji Construction a créé 15 emplois à Beaulieu dans les Alpes-Maritimes, en se spécialisant dans les habitations haut de gamme, tandis que la première implantation de LG Electronics en dehors de Paris, à Saint-Priest, pour des produits de climatisation, a entraîné la création de 12 emplois.

Pour l'avenir, la forte présence de touristes sud-coréens en France (530.000 en 2005, en hausse de 10 % sur un an), la participation de la Corée du Sud au projet ITER et la
communauté sud-coréenne en France, forte de quelque 17.000 membres (dont une majorité d'étudiants), constituent autant de facteurs positif pour un renforcement des investissements coréens en France

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 18:54

Les 12 mars et 21 avril 2008, l’Association d’amitié franco-coréenne a écrit, respectivement, au ministère des Affaires étrangères et européennes et au Président de la République, en posant des questions précises sur l'attitude de la République française vis-à-vis de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Le 22 mai, M. Jean-Noël Poirier, sous-directeur en charge de l'Extrême-Orient au ministère, nous a adressé la lettre reproduite ci-dessous. Ce courrier est pour le moins décevant : le ministère français des Affaires étrangères ne répond à aucune des questions posées tout en semblant ignorer les derniers développements de la situation en Corée. Une ignorance bien singulière qui confine à un inquiétant aveuglement de la part des autorités de notre pays...

 


Monsieur le Président,


vous avez bien voulu faire part au Président de la République et au Ministre des Affaires étrangères et européennes de vos vues sur les relations entre la France et la Corée du Nord. J’ai été chargé de vous répondre.


Ainsi que je vous l’écrivais précédemment, l’établissement de relations diplomatiques entre la France et la République populaire démocratique de Corée dépend de progrès effectifs dans trois domaines : la question nucléaire, les relations inter-coréennes et la situation des Droits de l’homme. Les conditions ne sont pas aujourd’hui réunies pour l’établissement de telles relations.


La diplomatie française suit avec une grande attention la situation en Corée du Nord, et se préoccupe particulièrement aujourd’hui du sort de la population nord-coréenne qui endure une situation de disette voire de famine très grave. A cet égard, il nous apparaît particulièrement urgent que le gouvernement nord-coréen accepte de faire appel à l’aide internationale, ce qu’il s’est refusé à faire jusqu’à présent en dépit de l’urgence humanitaire.


Enfin, s’agissant de la mission d’information du Ministère des Affaires étrangères et européennes en Corée du Nord que vous évoquez, elle a fait l’objet d’une déclaration de la Porte-parole du Ministère le 4 février dernier, disponible sur le site internet du Ministère. Cette mission entre dans le cadre des échanges réguliers que nous entretenons avec les autorités nord-coréennes.


Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération distinguée.


Jean-Noël Poirier

 



Réaction de l'Association d'amitié franco-coréenne suite à la réponse de M. Poirier

Une fois encore, le ministère des Affaires étrangères ne répond pas à notre proposition de rendez-vous et nous donne les mêmes arguments que ceux présentés, invariablement, depuis 2001, sans mention des évolutions récentes de la situation en Corée suite à l'
accord signé à Pékin le 13 février 2007 sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne ; de même, la réponse qui nous est parvenue passe sous silence la visite en France, qui venait d'avoir eu lieu, d'une délégation du ministère des Affaires étrangères de RPDC, conduite par le vice-ministre.

Alors que l'accord de Pékin a permis l'ouverture de négociations en vue de l'établissement de relations diplomatiques complètes avec les dernières grandes puissances n'ayant pas reconnu la République populaire démocratique de Corée, notamment les Etats-Unis et le Japon, nous constatons que la France ne semble pas engagée dans un tel processus : faut-il y voir un choix d'effacement de la diplomatie française, ou une préférence pour la diplomatie secrète telle qu'elle était pratiquée avant la Première Guerre mondiale ?

Le ministère des Affaires étrangères ne répond pas à deux questions très précises que nous lui avons posées :

-

Pourquoi les diplomates nord-coréens en poste à Paris ne figurent pas dans l'annuaire diplomatique du ministère des Affaires étrangères contrairement, par exemple, aux représentants de la Palestine, avec laquelle la France n'a pas de relations diplomatiques officielles ?

-

Pourquoi la Corée du Nord ne figure pas dans la liste des destinations pour lesquelles le site internet du ministère des Affaires étrangères donne des conseils aux voyageurs, alors que des informations concernant ce pays sont disponibles sur le site du département d'Etat américain ?


S'agissant de la situation alimentaire, nous enregistrons le refus de la France, seule parmi les grandes puissances, à fournir la moindre aide bilatérale après les inondations de l'été 2007 en RPDC, alors même qu'un appel a été adressé à la communauté internationale,
appel relayé par la presse. Le ministère français des Affaires étrangères avait-il cessé ses activités, éteint les postes de télévision et cessé d'effectuer des revues de presse au moment des pires inondations en Corée du Nord depuis quarante ans, contrairement à ses confrères américains, britanniques, allemands -- pour ne citer que ceux-là -- dont les gouvernements ont porté assistance à la RPDC ?

Alors que la France prétend soutenir le rapprochement intercoréen, nous constatons qu'elle mène une politique contraire en refusant encore récemment, le 6 juin 2008, d'accorder des visas d'entrée en France à des artistes et des universitaires nord-coréens présents en Allemagne à l'invitation de Sud-Coréens dans le cadre de la célébration du huitième anniversaire du sommet intercoréen du 15 juin 2000... 

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 11:22

Une délégation du ministère des Affaires étrangères (MAE) de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), conduite par le vice-ministre M. Kung Sok-ung, achève demain, le 14 mai 2008, une visite de huit jours en Europe. A l'invitation du CILRECO, la direction de l'Association d'amitié franco-coréenne a rencontré à Paris, le 12 mai 2008, la délégation nord-coréenne. A cette occasion, elle a fait le point sur les récents développements diplomatiques dans la péninsule coréenne.

Lors d'un déjeuner de travail le 12 mai 2008, la direction de l'AAFC a rencontré une délégation du
ministère des Affaires étrangères (MAE) de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) en visite en Europe, conduite par M. Kung Sok-ung, vice-ministre.

MM. André Aubry et Benoît Quennedey, respectivement président et secrétaire général de l'AAFC, étaient présents à cette réunion, organisée à l'initiative du secrétaire général du CILRECO, M. Guy Dupré, par ailleurs également vice-président de l'AAFC.

La délégation du MAE de RPDC achevait à Paris un déplacement de huit jours en Europe, qui l'avait conduite précédemment à Varsovie, Prague et Bruxelles. Les échanges en République tchèque et en Pologne ont permis de préciser les modalités d'association de ces deux pays à la commémoration du soixantième anniversaire de l'établissement de relations diplomatiques après la fondation de la RPDC, le 9 septembre 1948. A Bruxelles, M. Kung Sok-ung et ses collaborateurs ont rencontré des représentants du Parlement européen et eu également des échanges approfondis avec la Commission européenne et le Conseil des ministres. L'Union européenne conduit actuellement des projets de coopération avec la RPDC, notamment dans le domaine de l'aide au développement.

Alors que l'Union européenne est actuellement absente des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, le
récent accord américano - nord-coréen sur le dossier nucléaire ouvre la voie à une reprise prochaine des pourparlers multilatéraux. La semaine dernière, M. Sung Kim, chef du bureau Corée du département d'Etat américain, s'est vu remettre en mains propres plus de 18.000 pages de documents sur le programme nucléaire nord-coréen depuis 1986, lors d'un déplacement à Pyongyang. Les Américains doivent par ailleurs livrer un demi-million de tonnes de céréales.

En revanche, l'entretien entre l'AAFC et la délégation nord-coréenne a confirmé que les progrès dans les relations bilatérales avec les Etats-Unis étaient indépendants d'une amélioration du dialogue intercoréen au niveau gouvernemental, lequel s'est dégradé après les
prises de position du nouveau président sud-coréen, M. Lee Myung-bak, élu le 19 décembre 2007. 

A Paris, le programme de la délégation du MAE de RPDC comprend des rencontres avec les parlementaires (sénateurs, députés) au Sénat, ainsi qu'avec le ministère français des Affaires étrangères, à la veille de la présidence française de l'Union européenne (du 1er juillet au 31 décembre 2008). Alors que la France est l'un des deux derniers pays de l'Union européenne à ne pas avoir établi de relations diplomatiques avec la RPDC, comme l'a encore rappelé récemment l'AAFC dans un
courrier adressé au président de la République M. Nicolas Sarkozy, l'étape française du voyage de la délégation nord-coréenne, la première à ce niveau depuis plusieurs années, est annonciatrice d'une amélioration des relations bilatérales, quatre mois après le déplacement à Pyongyang d'une délégation du ministère français des affaires étrangères.

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 21:00

Soucieuse de renforcer les relations entre les peuples français et coréen, l'Association d'amitié franco-coréenne plaide notamment pour l'établissement de relations diplomatiques complètes entre la République française et la République populaire démocratique de Corée. Dans un contexte de grave crise alimentaire en Corée et dans le monde, et alors que la solidarité internationale est plus que jamais nécessaire, M. André Aubry, président de l'AAFC, a interpelé M. Nicolas Sarkozy, Président de la République française,  par  une lettre en date du 21 avril 2008. En voici le texte.

 

 

Paris, le 21 avril 2008




M. Nicolas Sarkozy

Président de la République française

Palais de l'Élysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris




Monsieur le Président de la République,

 

OEuvrant depuis 1969 au renforcement de l’amitié entre les peuples français et coréen, l’Association d’amitié franco-coréenne vous avait écrit dès le lendemain de votre élection pour vous demander les actions que vous souhaitiez entreprendre en vue de la reconnaissance de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).


Malgré les assurances données par votre chef de cabinet dans sa réponse du 23 août 2007, et plus d’un mois après les courriers adressés le 12 mars 2008 à M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, et à M. Jean-Noël Poirier, sous-directeur en charge de l’Extrême-Orient au ministère des Affaires étrangères et européennes, nous n’avons reçu aucune information sur l’avancée du dossier de la reconnaissance diplomatique de la RPDC par la République française.


La présidence française de l’Union européenne, à partir du 1er juillet 2008, va amener notre pays à se trouver dans la situation délicate de discuter de programmes de coopération européens avec la RPD de Corée, notamment dans le domaine humanitaire, en restant l'un des deux derniers États de l’Union européenne, avec l’Estonie, à ne pas avoir établi de relations diplomatiques complètes avec ce pays.


Une délégation du ministère des Affaires étrangères et européennes, dont faisait partie M. Jean-Noël Poirier, s’est pourtant rendue à Pyongyang du 29 janvier au 2 février 2008, sans que le ministère réponde à notre courrier précité. Au demeurant, cette information n’a été rendue publique que le 4 février 2008 par le porte-parole du ministère, en réponse à un journaliste informé de cette visite par l’agence officielle nord-coréenne KCNA.


Cette situation nous préoccupe d’autant plus que la RPDC est confrontée, de l’avis même du Programme alimentaire mondial, à l’une des pires crises alimentaires de son histoire, comparable à celle des années 1990 qui avait entraîné des centaines de milliers de victimes.


Faut-il voir un lien entre la non-reconnaissance diplomatique de la RPDC et le fait que la France soit le seul des grands pays industrialisés à ne pas avoir fourni d’aide bilatérale après les inondations catastrophiques de l’été 2007 en Corée, à l’origine du drame humain imminent qui pourrait se jouer en Extrême-Orient ? Même les États-Unis, qui ne reconnaissent pourtant pas la RPD de Corée, ont fourni une aide médicale et alimentaire exceptionnelle à ce pays.

 

Comment expliquer que la RPD de Corée ne figure pas dans les destinations pour lesquelles le site internet du ministère des Affaires étrangères donne des conseils aux voyageurs ? Là encore, même le Département d’État américain fournit des informations aux citoyens des États-Unis désirant se rendre en Corée du Nord.


Comment expliquer que les diplomates nord-coréens en poste à Paris ne figurent pas sur l’annuaire diplomatique du ministère des Affaires étrangères, contrairement aux représentants d’autres États avec lesquels la France n’entretient pas de relations au niveau d’ambassadeurs, comme la Palestine ?


Interrogé sur ces deux points, M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, ne nous a pas répondu.


Comment expliquer que la France ne réagisse pas face à un recul sans précédent de l’apprentissage de notre langue dans un pays étranger ? Dans les années 1970, le français était l’une des principales langues étrangères étudiées en RPD de Corée ; aujourd’hui, le nombre d’étudiants en français est estimé à moins d'une centaine dans ce pays de 23 millions d’habitants. A notre connaissance, le poste de lecteur de français à Pyongyang est vacant depuis l’été 2007, au moment même où les pires inondations dans ce pays depuis quarante ans auraient nécessité d’approfondir les actions de coopération et de solidarité.


Comment expliquer que les étudiants nord-coréens en France ne puissent pas déclarer leur nationalité lorsqu’ils s’inscrivent dans certaines de nos universités, comme Paris-Dauphine ? Comment expliquer que les mêmes étudiants nord-coréens ne puissent pas bénéficier de bourses, contrairement aux ressortissants des autres pays en voie de développement ?


Tels sont les éléments qui nous amènent à considérer que la discrimination à l’égard de la République populaire démocratique de Corée et des Nord-Coréens s’est non seulement poursuivie depuis votre élection à la présidence de la République française, mais qu’elle s’est même aggravée avec l’inaction du pouvoir exécutif lors des graves crises récentes.


Nous renouvelons donc notre demande d’un dialogue avec vous et vos collaborateurs sur la question de la reconnaissance diplomatique de la RPD de Corée, tout en appelant la France à ne pas rester la grande absente en Corée du Nord.


Compte tenu de l’urgence de la situation alimentaire en RPD de Corée, nous souhaitons très vivement que cette nouvelle lettre ne reste pas sans réponse, huit mois après le précédent courrier de votre chef de cabinet. Nous avons l'intention d'informer l'opinion publique de la situation en Corée et de la position de la France. A cette fin, nous envisageons de rendre publique la présente lettre.


Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de nos salutations très respectueuses.



 

André Aubry

Président de l’Association d'amitié franco-coréenne

Ancien sénateur-maire d’Antony

 

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 10:56

Une délégation du ministère français des Affaires étrangères a visité la République populaire démocratique de Corée du 29 janvier au 2 février 2008.

Selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA, la délégation française a rencontré des représentants des ministères nord-coréens des Affaires étrangères, de l'Agriculture, de l'Education et de la Culture pour discuter du développement des échanges entre la France et la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

D'après les informations recueillies par l'AAFC, la délégation française comprenait deux sous-directeurs du ministère des Affaires étrangères, en charge respectivement de la zone Asie et de la coopération internationale et du développement. Le site du ministère des affaires étrangères ne fournit pas d'informations sur cette visite.

La France est, avec l'Estonie, le dernier pays de l'Union européenne à ne pas avoir établi de relations diplomatiques complètes avec la RPDC. Cette situation est de nature à fragiliser la position diplomatique de la France par rapport à ses principaux partenaires de l'Union européenne, alors que la République française exercera la présidence de l'Union européenne au second semestre de l'année 2008. Par ailleurs, le prochain sommet entre l'Union européenne et la République de Corée (du Sud) est prévu en octobre 2008.

La République populaire démocratique de Corée est aujourd'hui représentée, en France, par une délégation générale. Le délégué général de la RPDC en France a également rang d'ambassadeur auprès de l'UNESCO.

L'AAFC est favorable à l'établissement de relations diplomatiques complètes entre la République française et la République populaire démocratique de Corée, afin d'encourager les échanges entre nos deux pays et contribuer à la réunification de la péninsule coréenne. 

Les investissements français en Corée du Nord, bien que développés dans certains secteurs comme la production de dessins animés, sont ainsi très en retard par rapport à l'Allemagne et au Royaume-Uni.

L'établissement de relations diplomatiques complètes permettrait également d'enrayer le recul de l'apprentissage du français : alors que le français était, il y a vingt ans, une des principales langues étrangères d'enseignement en Corée du Nord, le nombre d'étudiants nord-coréens apprenant le français serait aujourd'hui inférieur à 100. Le poste de lecteur de français à Pyongyang est vacant depuis l'été 2007. Selon l'AAFC, il n'existe pas a fortiori de projet de création d'un Institut français, alors qu'un Institut Goethe a déjà été mis en place par l'Allemagne dans la capitale nord-coréenne.

 

Rencontre avec les étudiants en français de l'université Kim Il Sung, à Pyongyang,
lors du voyage en Corée organisé par l'AAFC en 2006 (photo : Alain Noguès)
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